Hello minna!
Oui, oui, je sais... Vous vous languissiez de moi, c'est ça? Je vous manquais à ce point? Pourtant, je pensais avoir fait le nécessaire pour calmer vos ardeurs!XD Il faut croire qu'il vous en faut toujours plus! Mais, faut dire, c'est que j'adore chez vous!Hihihihihihi!
Ed: Avez-vous remarquer comme elle a chopé la grosse tête, c'te banane? Je le savais, elle est pourrie!
Dois-je m'excuser pour cette attente intolérable? Je pense que oui mais je vous ai offert des piti OS pour vous prouver que, malgré tout, je ne vous oublie pas! Mais oui, je sais, ma pièce maîtresse (à savoir, cette fic!XD) est la plus demandée et, si je me souviens bien, certaines d'entre vous ne se sont pas gênées pour me demander la suite! (n'est-ce pas, Loow, Touthankaton?)
Ed: t'as pas un peu l'impression de te répéter?
D'ailleurs, j'en profite pour remercier tous mes lecteurs qui me laissent des reviews non-signées! Ne pas pouvoir vous répondre me chagrine mais... asi es la vida!
Allez, stop au blabla, place au chapitre!
Ed: Ouf! J'y croyais plus!
Bonne lecture!
Chapitre 8: Retour de bâton
Ed croisa ses bras sur la table de travail, posant sa tête dessus. Il n'en pouvait plus. Il avait toujours pensé qu'une première fois, quelle que soit le domaine, était toujours le pas le plus difficile à franchir. Mais il se trompait. En l'occurrence, pour lui, c'était plutôt la deuxième fois qui avait été la plus difficile! Un véritable calvaire! Cette danse était déjà une torture, mais devoir l'exécuter dans un espace aussi réduit, c'était bien pire que de la torture! Il ne comptait plus le nombre de fois où il s'était tordu la cheville, où il s'était cogné contre chaque meuble qui l'entourait et, pire que tout, il était tombé bien trois à quatre fois.! Et le bâtard, dans son immense sadisme, l'avait obligé à reprendre à chaque fois depuis le début!
Les dernières paroles du colonel résonnaient encore à ses oreilles, tout comme il voyait encore son sourire affreusement arrogant et hautain danser devant ses yeux: « Quel dommage, Edona! Tu y étais presque! C'est le stress qui t'empêche de danser correctement ou bien il y a quelqu'un ici qui te trouble? » Ce qu'il pouvait l'énerver! il aurait bien voulu lui faire ravaler ses paroles à coups d'automails, mais il était sûr que si il l'avait fait, ça n'aurait pas effacé ce sourire de son visage, au contraire!
_ Je crois que tu peux te redresser, Edona, murmura une voix douce à son oreille.
Ed sursauta, surpris. Il ouvrit les yeux pour croiser ceux, narquois, du colonel.
_ A moins, bien sûr, ajouta celui-ci, moqueur, que tu n'aimes exhiber tes sous -vêtements!
A ces mots, Ed se releva d'un coup, tirant sur la jupe qui était resté relevé, clou du spectacle oblige. Il sentit ses joues brûler de honte. Il ignora les ricanements moqueurs des autres derrière lui.
_ Non, pas du tout, répondit Ed, mécontent. Je me reposais juste un peu. Cette danse m'a exténué! Et puis, un petit peu plus, un petit peu moins, je ne vois pas ce que ça change, vu qu'on les voit de toute façon.
Ed eut le plaisir de voir une expression légèrement irrité apparaître sur le visage du colonel.
_ Il faut dire que le colonel s'est montré très dur avec toi, Edona, dit le lieutenant Hawkeye en jetant un regard sévère au colonel. Il aurait pu éviter de te demander de refaire la danse depuis le début à chaque fois que tu tombais. C'est cruel.
_ Oui, tout à fait, rajouta le lieutenant Havoc. Colonel, je croyais que vous étiez plus aimable et plus doux avec les femmes. A croire que votre réputation n'était basé que sur des mensonges!
Le colonel fronça les sourcils, mécontent. Il se détourna et alla s'installer à son bureau. Il prit un dossier et fit mine de s'y intéresser. Ed l'observa un instant. Même si l'intervention de Hawkeye et d'Havoc ne changeait rien à son défi, elle avait eu le mérite d'adoucir sa peine. Du moins, pour le moment.
_ Je n'y peux rien si Edona a le souci de la perfection. Elle m'a avoué qu'elle serait morte de honte si jamais elle se trompait ou tombait. Je faisais ça pour elle! Dit le colonel, sans relever les yeux de son dossier.
_ Vous auriez pu vous y prendre autrement! S'exclama Havoc. La gentillesse, ça mange pas de pain, vous savez!
Puis, se tournant vers Ed, il demanda, compatissant:
_ Ça va aller? Je peux aller vous chercher de l'eau, si vous voulez.
Ed cligna des yeux, éberlué. Havoc ne l'avait toujours pas reconnu? Il jeta un regard au colonel qui le regardait, les sourcils froncés. Il s'autorisa un petit sourire avant de se tourner vers le lieutenant, prenant un air qu'il espérait le plus innocent possible.
_ Vraiment? Dit-il d'une voix où perçait l'incrédulité et la reconnaissance. Ce serait tellement gentil de votre part!
_ B-bien sûr! Bredouilla -t-il, en rougissant légèrement.
_ Vous êtes un amour! S'exclama-t-il.
Il n'en revenait pas. C'était bien LUI qui était en train de dire ça! Jamais il n'aurait cru qu'il dirait ce genre de choses un jour, et surtout pas au lieutenant Havoc! Celui-ci le regarda avec surprise durant quelques secondes puis, se reprenant (n'oubliez pas qu'il a reçu les conseils du Grand Séducteur de Central!), il saisit Ed par le bras et, avec son plus beau sourire, murmura d'une voix suave:
_ Tenez, asseyez-vous là pendant que je vais vous chercher un verre.
Ed, gêné, baissa un instant les yeux. Le lieutenant dut sentir sa gêne car son sourire devint plus amical.
_ Je reviens, murmura-t-il avant de sortir du bureau.
Ed croisa les bras sur sa poitrine, perturbé. Le pauvre Havoc ne s'était toujours pas rendu compte de sa véritable identité. Et il était en train de le draguer! Il ne savait pas quoi faire. Il ne voulait pas profiter de la gentillesse du lieutenant et risquer de le blesser lorsqu'il comprendrait enfin qui il était. Même si il mourait d'envie de s'amuser aux dépens du colonel. Si seulement il pouvait trouver autre un moyen de faire enrager le colonel!
Le colonel se leva et s'approcha d'Ed. Il s'accroupit devant lui et murmura d'une voix trop douce:
_ A quoi tu joues, Edona?
Ed ouvrit de grands yeux surpris avant de répondre sur le même ton:
_ Mais à la jeune stagiaire gentille, souriante, serviable et ingénue, voyons! A quel autre jeu pourrais-je donc jouer?
Puis, il lui offrit un magnifique sourire. Le colonel lui jeta un regard mauvais et retourna à son bureau. La porte s'ouvrit à nouveau sur un Havoc abasourdi.
_ Dis donc, Edona! Vous en avez du succès! Il y a une foule de militaires derrière la porte qui n'attendent que vous!
Ed ouvrit de grands yeux. Non. Ce n'était pas possible. Il se leva et se précipita à la porte qu'il ouvrit en grand. Un brouhaha envahit la pièce alors que Ed, figé sur place, regardait tous ces militaires qui n'attendaient que lui pour l'humilier. Il referma soudain la porte d'un geste brusque, et retourna s'assoir sur son siège, un brouillard envahissant peu à peu son esprit. Il ne prit même pas la peine de regarder le colonel. Il ne savait que trop bien quel genre d'expression pouvait se lire sur son visage! Il ferma les yeux et laissa sa tête retomber en arrière. Il n'y arriverait jamais. Il allait craquer. Forcément. Tenir toute une journée avec ces idiots autour de lui? Impossible. C'était tout simplement impossible!
_ ça va? Demanda la voix inquiète d'Havoc.
Ed rouvrit les yeux et croisa le regard du lieutenant. Non. Il ne devait pas abandonner. Pas encore. Il avait des moyens de lutter. Des moyens qui l'aideraient à tenir. Et, sans le savoir, Havoc allait l'aider. Il lui offrit un pauvre sourire.
_ Oui, je crois. C'est juste que cette danse m'a épuisé.
_ Vous voulez aller à l'infirmerie? Demanda Havoc.
« Bingo! » songea Ed, ravi. Il ne pouvait pas trouver de meilleur refuge. Et, si il n'y passait pas la journée complète, au moins, il pourrait échapper à son défi pour la matinée.
_ Inutile, Havoc. Edona va bien, dit le colonel d'un ton sec. Il lui faut juste un peu de repos, n'est-ce pas?
Ed soupira. Évidemment, avec le colonel dans les parages, il allait être difficile d'y échapper. Mais il lui en fallait plus pour se laisser démonter.
_ Oui, un peu de repos me fera du bien, dit Ed avec un sourire candide.
_ Tenez, buvez ça, ça vous fera du bien, dit Havoc en lui tendant le gobelet d'eau.
_ Merci, fit Ed en prenant le gobelet.
Il but le contenu à petites gorgées, réfléchissant à d'autres plans qui lui permettraient d'éviter sa corvée du jour. Mais il avait beau réfléchir, rien ne lui venait en tête. Il n'avait pas le choix.
_ Vous savez, c'est la première fois que je viens au QG de Central et, je dois l'avouer, tout cela m'impressionne un peu. Tout est si grand, et il y a tant de monde qui y travaille! Mais rien qu'à l'idée du travail que je vais avoir aujourd'hui...
Ed laissa s phrase en suspens, poussant un profond soupir pour illustrer son désespoir, sous les yeux compatissants du lieutenant.
_ Sans parler de tous ces militaires qui me regardent bizarrement..., ajouta-t-il, une note effrayé dans la voix.
_ Vous pourriez vous occuper de nos archives, alors, dit le lieutenant Hawkeye avec un petit sourire à l'adresse d'Ed. On a de quoi vous occuper toute la journée. Le travail est simple et facile, vous ne risquez pas de vous fatiguer, et il n'y aura personne pour vous embêter.
Ed regarda le lieutenant Hawkeye comme si il la voyait pour la première fois. Il ne savait pas quoi dire. Elle venait de lui offrir l'excuse dont il avait besoin! Il ne la remercierait jamais assez pour ça. Il sentit un immense sourire de reconnaissance grandir sur son visage.
_ Impossible! S'exclama le colonel, irrité.
_ Mais pourquoi? Demanda Havoc. C'est exactement ce dont elle a besoin!
_ En quoi croyez-vous que ce stage lui sera utile si elle reste enfermée toute la journée dans une salle d'archives, hein? Le but n'est pas seulement de nous aider mais aussi de lui permettre de voir comment nous fonctionnons, comment les départements interagissent entre eux pour permettre à notre armée d'être rapide et efficace. Si c'est pour faire de l'archivage, autant annuler tout de suite son stage!
Le silence accueillit la fin de la tirade du colonel. Ed se mordit la lèvre de fureur. Il était impossible que ce type ait prévu tout ça! Sa rapidité et son sens de la répartie le rendaient dingue! Il venait de détruire une occasion en or! Ce bâtard!
_ Je n'ai qu'à vous accompagner! S'exclama soudain Havoc, le visage déterminé. Comme ça, aucun d'eux n'osera vous faire de mal!
_ Vous feriez ça? S'étonna Ed.
_ Et ton travail? Demanda le colonel, de plus en plus irrité.
_ Il peut attendre. Vous n'allez tout de même pas laisser cette jeune fille seule et risquer qu'elle se fasse agresser, non? Et puis, elle repartira avec une image erronée de l'armée. Déjà que notre image n'est des plus florissantes auprès de la population.
Le colonel ne dit rien, mais son expression devint plus sombre encore. Ed se sentit jubiler. Certes, il n'échappait pas à son défi, mais voir cette expression sur le visage du colonel en valait largement la peine. Il se tourna vers le lieutenant et saisissant son bras, tout en essayant de garder une expression de joie candide, il s'écria:
_ Merci, lieutenant, vous êtes mon sauveur! J'avais si peur de ces militaires! Mais avec vous à mon côté, je ne crains plus rien! Je ne sais pas comment vous remercier!
Ed coula un rapide regard vers le colonel et le vit grincer des dents. Ed décida de pousser le vice un peu plus loin et se mit sur la pointes des pieds pour déposer un léger baiser sur la joue du lieutenant. Puis, ignorant le regard surpris et les joues rouges du lieutenant, il se tourna vers un colonel fou de rage et s'exclama joyeusement:
_ Alors? Comment que ça se passe?
Le colonel ne dit rien, se contentant de le fusiller du regard. Mais il avait l'effet inverse à celui escompté. Ed se sentait au contraire stimulé par ce regard. Il se permit de hausser un sourcil, comme pour dire ''jaloux?''. Il vit avec plaisir le colonel serrer les poings. « Et c'est lui qui devait s'amuser, aujourd'hui! » songea Ed, heureux.
_ Je ne sais pas comment vous avez prévu cette journée, colonel, mais je vous préviens: il est hors de question d'être dérangé toutes les cinq minutes par un militaire demandant l'aide d'Edona.
Il colonel lança un regard incendiaire à sa subordonnée qui le soutint sans grande difficulté. Le colonel ferma les yeux en soupirant.
_ Pfft! Vous n'avez qu'à prendre des feuilles vierges et les accrocher à la porte. Tous ces imbéciles n'auront qu'à marquer leur nom, leur département et leur étage et Edona ira docilement leur faire son petit numéro.
_ Colonel! S'exclama le lieutenant Hawkeye.
_ Quoi? S'écria le colonel, irrité. Après tout, elle va vraiment faire son show à tout le monde.
Il saisit une liasse de feuilles vierges, le scotch et sortit. Ed regardait la porte, heureux, mais tout de même un peu surpris. Il se doutait que son attitude risquait d'énerver le colonel, mais il n'aurait jamais cru que ce serait à ce point-là! Mais il n'allait pas s'en plaindre, loin de là! Le colonel voyait maintenant que, malgré la situation, Ed n'était pas homme à se laisser abattre.
La voix étouffé du colonel lui parvint. Il devait leur expliquer l'intérêt des feuilles. Soudain, la porte vibra sous le poids de tous les militaires qui se pressaient pour noter leur nom. Ed sourit. Si seulement le colonel se trouvait pris dans le tumulte, aplati comme une crêpe contre la porte!
_ Ça risque de durer un moment, Edona, dit calmement le lieutenant Hawkeye. En attendant que ça se calme, tu veux bien classer tout ça pour moi?
Pour toute réponse, Ed sourit. Il se leva pour saisir les documents qu'elle lui tendait.
_ Merci pour tout à l'heure, murmura Ed.
_ De rien, répondit-elle avec un micro sourire. Je n'aime pas quand les choses se passent trop facilement pour lui. Il faut bien lui mettre un peu des bâtons dans les roues. Et puis, grâce à toi, il travaille!
Elle lui fit un clin d'œil qui le laissa perplexe.
_ Quant à vous, je vous conseille de travailler car, tout à l'heure, vous serez l'escorte de Edona, dit-elle à l'adresse du lieutenant.
Ed s'installa à la table de travail et commença son classement. Il ne pouvait s'empêcher de sourire au souvenir du regard furieux du colonel. Non seulement il avait eu l'aide de deux de ses subordonnés mais, en plus, il avait pu retourner ses propres exigences contre lui! Bon, c'est vrai, il n'aimait pas particulièrement son rôle. Mais son but était atteint. Et pour l'instant, s'était tout ce qui comptait.
Un léger courant d'air sur sa nuque lui fit lever les yeux. Il vit le colonel, la poignée de la porte encore dans la main, un immense sourire aux lèvres qui ne lui augurait rien de bon.
_ Edona! Chantonna le colonel. Je crois qu'il est temps pour toi d'y aller!
Ed se sentit légèrement frissonner. Si le colonel était de si bonne humeur, c'était qu'il avait une bonne raison.
Le lieutenant Havoc se leva de son siège, prêt à accompagner Ed dans ses ''missions'' mais le colonel l'arrêta net dans son élan.
_ Inutile de vous lever, Havoc. Une personne a déjà libéré sa journée pour pouvoir accompagner cette demoiselle.
Surpris, Havoc resta un instant dans la position dans laquelle il se trouvait, c'est à dire les jambes pliés, les fesses à quelques centimètres du siège, les mains posées à plat sur le bureau.
Personne n'eut le temps de demander de qui il s'agissait qu'une tête familière apparut, un immense sourire aux lèvres. Ed se prit la tête entre les mains. Il comprenait maintenant pourquoi le colonel était de si bonne humeur, tout à coup.
_ Yo! S'exclama Maes. J'espère que vous allez bien!
Il entra dans le bureau, son éternel sourire joueur aux lèvres.
_ Alors? Elle est pas mignonne, la petite stagiaire? Demanda-t-il.
Tous hochèrent la tête avec un petit sourire entendu.
_ Allez, viens ma belle, dit-il en direction d'Ed. Il est temps que tu découvres comment cette grande machine fonctionne!
Il lui saisit la main et l'entraîna vers la sortie. Ed se laissa faire en soupirant. Il n'avait pas le choix, de toute façon.
_ Bonne chance, Edona, murmura le colonel avec un sourire de vainqueur lorsqu'il passa à côté de lui. Ne traîne pas trop surtout, pour tes tâches ou entre!
Ed lui lança un un regard courroucé. La porte du bureau se referma aussitôt derrière lui, lui permettant de tomber un peu le masque.
_ C'est bon, Hugues, lâchez-moi! S'exclama Ed, hargneux.
_ Bah qu'est-ce qu'il t'arrive, Edona? On devient familière, tout à coup! S'écria Maes, faussement outré.
_ Arrêtez de me parler comme ça! Je sais que vous m'avez reconnu! S'énerva Ed.
_ Oui, je sais qui tu es, Edona. Tout comme je sais ce que tu peux ou ne peux pas faire! Dit Maes avec un sourire mystérieux.
Ed fronça les sourcils. Qu'avait bien pu lui dire le colonel? Il lui était aussi interdit de parler du marché. Il ne pouvait tout simplement pas lui avoir raconté son défi!
_ Il ne m'a rien dit de spécial, ajouta Maes devant son air suspicieux. Il m'a juste demandé de m'assurer que tu te comportais comme la jeune fille charmante, souriante, gentille et serviable que tu es sensé être aujourd'hui.
_ Tiens donc! Il n'aurait pas aussi dit ingénue, par hasard? Demanda Ed, un brin malicieux.
_ Non. Il m'a juste dit charmante, souriante, gentille et serviable. Ce qui est déjà bien suffisant, si tu veux mon avis! Alors? Comment en es-tu arrivé à te déguiser en fille? Demanda Maes, avide.
_ Le colonel ne vous a rien dit? Demanda Ed en retour.
_ Non..., soupira Maes d'un air malheureux. J'ai bien essayé de lui tirer les vers du nez mais il n'a rien voulu savoir. C'est qu'il peut être coriace quand il s'y met.
Oui, ça Ed le savait. Il était même bien placé pour le savoir. Ce bâtard...
_ Edonaaaa...? C'est pas le moment de rêvasser! T'as du boulot, ma petite! S'exclama Maes joyeusement. Et moi, j'ai plein plein de photos à prendre!
Ed serra les poings de rage. Il inspira profondément pour se calmer. Non. Surtout ne pas céder. Il n'avait rien entendu. Le lieutenant-colonel ne lui avait pas dit... rien du tout. Il n'avait rien dit du tout!
Pour se donner une contenance, Ed regarda la liste épinglé à la porte et vacilla devant sa longueur. Il souleva la première feuille, le deuxième, la troisième...
_ Dites... je suis sensé aller les voir tous AUJOURD'HUI? Demanda Ed.
_Ma foi, si tu en as le temps, oui, répondit Maes sur le ton de l'évidence. Mais bien sûr, si tu es trop fatigué, je suis sûr que l'un d'entre eux sera très heureux de t'accompagner à l'infirmerie.
_ Non, c'est bon. Je suis sûr que ça ira. J'ai un bon entraînement, après tout.
Il tourna le dos au lieutenant-colonel, inspira un grand coup et se dirigea vers sa première tâche.
Ed souffla bruyamment. Il avançait à pas lents, s'appuyant sur le mur. Il n'en pouvait plus. Qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour un bon lit! Il rêvait de s'allonger et s'endormir de longues heures pou récupérer de cet enfer. Il n'avait pas arrêté!
Comme l'avait exigé le Bâtard, il ne pouvait pas traîner. Ce qui rendait ses ''missions'' encore plus difficiles à mener. Sans compter, évidemment, un Maes Hugues aux anges, qui le photographiait sous tous les angles possibles et dans toutes les situations. Il avait, par exemple, adoré immortalisé le moment où Ed s'était retrouvé obligé de servir le café à des militaires hilares et qui ne rataient pas cette occasion unique pour lui lancer quelques petites moqueries, sur sa taille notamment. Un moment très difficile à passer pour Ed, qui avait bien failli craquer. Il avait dû faire appel à toute sa détermination pour se retenir de leur jeter le café brûlant à la figure.
Il l'avait photographié aussi dans ces moments délicats où le militaire ayant besoin de ses services essayait de le séduire avec des techniques plus ou moins douteuses. Et comment devait-il réagir lorsque son interlocuteur le regardait ailleurs que dans les yeux (au choix: les faux seins – certaines habitudes ont la vie dure – les lèvres, les jambes...) et se permettait de lui peloter les fesses de manière un peu trop insistante. Là aussi, il avait dû faire appel à sa plus grande détermination pour ne pas succomber à la tentation de leur faire goûter à son poing de métal.
Heureusement, la seule pensée de l'expression victorieuse que le colonel arborerait si il cédait à sa colère le retenait in extremis de commettre l'irréparable. Enfin... pas toujours. Il avait, par exemple, fait un petit croche-pied à un militaire sans que Hugues puisse le photographier en flagrant délit, ou il avait malencontreusement renversé du café brûlant sur un de ses ''admirateurs''. Évidemment, vu les regards que le lieutenant-colonel lui avait jeté, il avait compris qu'il savait parfaitement ce qu'il l'avait fait exprès. Mais il n'allait pas s'inquiéter pour ça. Il n'avait pas de preuves donc... Et ça avait eu l'avantage de calmer les ardeurs de ces militaires qui avaient soudain donné l'impression de se rappeler qui se cachait sous le visage d'ange d'Edona Elmerich. Il avait beaucoup apprécié ces moments. Il avait senti qu'il pouvait faire peur sans avoir forcément recours à la violence. Malheureusement, sa joie avait été de courte durée car il avait fallu repartir pour une nouvelle ''mission''.
Et, aux yeux d'Edward, quelque soit la tâche, elle ne pouvait qu'être rébarbative. Il ne pouvait vraiment pas être passionné par la transmission de notes, la retranscription de comptes-rendus - depuis quand il savait lire la sténographie? -, l'archivage... Et puis, il y avait ceux qui le faisaient se déplacer juste pour le voir danser et chanter, pour ramasser un stylo tombé à taire, pour ouvrir la fenêtre ou pour la fermer... Et dire qu'il était obligé de courir dans tout le QG pour ça! Sans parler de cette fichue danse qu'il devait effectuer devant chaque militaire qui le saluait! Il fallait danser dans les couloirs. Il fallait danser devant ceux qui avaient demandé ses services. Il courait, il dansait, il courait, il dansait, il courait, il dansait... Voilà comment il aurait pu résumer ce début de matinée.
Résultat: il était littéralement sur les rotules, la gorge en feu à force de chanter. Et il n'était que... 11h30 du matin! Une éternité pour le blond! Si on lui avait dit que 3 petites heures pouvaient passer aussi lentement... Et dire qu'il y en avait un qui se plaignait de son travail, confortablement installé dans son fauteuil!
_ Oh! Ça tombe bien, je vous cherchais, Edona! S'exclama soudain quelqu'un.
Ed releva les yeux pour voir un militaire s'approcher de lui au pas de course.
_ J'étais venu pour ajouter mon nom à la liste mais, j'ai eu de la chance, on dirait! Dit l'homme d'une voix qui se voulait suave mais qui était tout simplement insupportable aux oreilles du blond.
_ Vous avez besoin de moi? Pas de souci. Je suis là pour ça, marmonna Ed.
Un sourire satisfait apparut aussitôt sur le visage du militaire.
_ Vous êtes seule? Demanda le militaire. Je croyais que le lieutenant-colonel Hugues vous accompagnait.
_ Je ne fais pas le poids lorsqu'il s'agit de sa fille, répondit Ed. Sa femme a appelé pour l'avertir que sa fille était tombée. Il s'est précipité vers la sortie en pleurant pour son pauvre bébé d'amour!
_ Vraiment? Intéressant, murmura l'homme en s'approchant d'Ed. Ça tombe bien, j'avais envie d'un petit tête à tête avec vous, belle Edona.
_ Eh bien, ce n'est pas mon cas, fit Ed en reculant d'un pas. Et si vous êtes intelligent, vous ne vous approcherez pas plus de moi.
_ Pourquoi? Demanda l'homme, surpris.
_ Parce que je suis persuadé que vous savez qui je suis vraiment. Alors, à moins que vous ne soyez maso et que vous mourriez d'envie de connaître le confort d'un lit d'hôpital, je vous conseillerais de garder vos distances.
L'homme s'arrêta et regarda Ed avec une légère crainte. Un petit sourire machiavélique apparut sur les lèvres d'Ed qui ajouta, mielleux:
_ Vous voudriez bien me faire une faveur? Allez prendre la liste collé à la porte du bureau du colonel Mustang et allez faire le tour des militaires qui y ont inscrits leurs noms. Vous leur direz que Edona Elmerich ne viendra pas les voir et que c'est préférable qu'ils ne se plaignent pas si ils ne veulent pas subir la colère du Fullmetal. Lorsque vous aurez fini, vous feriez mieux de prévenir un maximum de militaires que le programme de la stagiaire est complet et qu'il est donc inutile de venir lui demander son aide. Si jamais je me fait accoster par des militaires, je vous tiendrai pour responsable et vous en payerez les conséquences. Vous m'avez bien compris,... euh...? C'est comment votre nom, déjà?
_ DaRonzo...Lieutenant Ruben DaRonzo..., murmura le militaire, tétanisé.
_ Eh bien, lieutenant, j'espère que vous m'avez bien compris parce que je ne me répéterai pas, murmura Ed, toujours aussi mielleux. Et dépêchez-vous! Le temps vous est compté!
L'homme le dévisagea encore un instant avant de partir en courant, comme si le diable était à ses trousses. Le sourire d'Ed s'étira. Il était enfin débarrassé de son affreux défi! Il reprit sa marche avec un peu plus d'entrain. Il se sentait toujours autant fatigué mais cette petite victoire lui avait rendu son énergie. Il n'aurait plus à se soucier des éventuelles erreurs qu'il pourraient commettre avec les militaires. Il ne restait plus que le problème de Mustang.
Il se dirigea à pas lents vers le bureau du colonel, se demandant comment il allait faire pour se débarrasser définitivement de ce défi. Les conseils que Sienna lui avait donné alors qu'elle l'entraînait à la danse lui revinrent en mémoire. Pourquoi s'en souvenait-il aussi précisément? Il fallait dire qu'elle lui avait rabâcher un peu les mêmes conseils à chaque entraînement. A force, c'était rentré.
Une idée si saugrenue lui traversa l'esprit qu'il s'arrêta net en plein milieu du couloir. Il ne pouvait pas faire ça. Il ne savait pas s'il en aurait la force. Cependant, l'idée faisait doucement son chemin dans son esprit. Un supplice de Tantale. Voilà la façon dont il répondrait à ce défi stupide.
Voilà... c'est fini...
pour l'instant!XD
Je vais vous faire un aveu. Normalement, ce chapitre devait être beaucoup plus long. Mais, dans mon immense sadisme, je me suis dit que ça vous ferait certainement plaisir de découvrir ce fameux supplice au prochain chapitre!XP
Mais ne vous inquiètez pas. J'ai presque fini d'écrire ce prochain chapitre. Conséquence: vous n'aurez pas à attendre de longs mois!
Reviews? Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!8D

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