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Il était une fois by Kaorilili

Anime » Naruto Rated: K, French, Parody & Romance, Naruto U. & Hinata H., Words: 9k+, Favs: 2, Follows: 3, Published: 5-21-09 Updated: 9-2-09
11 Chapter 3: La Belle Ino au bois dormant

Voici un nouveau conte : La Belle au bois dormant.

Par contre, il fait parti des contes que je connais le moins bien. En plus, mes souvenirs de cette histoire datent du dessin animé de Disney que je regardais quand j'étais petite. Donc s'il y en a qui connaissent très bien ce conte, ils remarqueront qu'il doit sûrement y avoir de grosses différence avec la version originale. Je ne me souvenais plus trop alors j'ai adapté pour que l'ensemble reste cohérent en gardant les éléments les plus connus du conte.

Aucun des personnages de cette histoire ne m'appartient, ils sont tous issus de l'imagination de Masashi Kishimoto. Et la trame du conte n'est pas de moi non plus. Je ne suis responsable que du fait d'avoir mélangé les deux.


Il était une fois un petit royaume paisible et prospère, dirigé par la famille Yamanaka.

La reine de ce royaume venait d'avoir une petite fille. Pour la fête de son baptême, qui fut une fête somptueuse, le roi invita les fées du royaume à devenir les marraines de la petite princesse. Alors, les douze fées invitées vinrent chacune offrir leur don au bébé, comme c'était la coutume.

-Tu seras belle comme le jour, déclara la première.

-Tu seras d'une grande intelligence, promit la deuxième.

Tu seras gracieuse comme le cygne, lui offrit la troisième.

Ainsi continua le cortège des bonnes fées, jusqu'à ce que toutes eurent offert une précieuse qualité à la princesse.

Mais lorsque vint le tour de la douzième bonne fée de se pencher au dessus du berceau royal, un vent froid souffla à travers la salle, éteignant d'un coup toutes les lumières. Un nuage de fumée rouge envahi la salle et au milieu de ce nuage surgit alors la treizième fée.

Cette fée était plus sorcière que fée et c'est pour cela qu'elle n'avait pas été invitée.

Tout le monde fut épouvanté en la voyant. Cette femme, qui répondait au nom de Konan, s'avança lentement dans la grande salle du château.

-Alors comme ça on ne m'invite même pas pour le baptême de sa fille vieux roi, dit-elle d'une voix mielleuse sous laquelle perçait la menace. Je suis déçue. Très déçue. Si tu m'avais mise sur ta liste d'invités, j'aurais pu offrir quelque chose de bien à ta fille. Mais tu m'as vexée, alors je vais être moins conciliante.

Et la méchante femme s'approcha du berceau où le bébé dormait. La reine voulut prendre sa fille dans ses bras pour essayer de la soustraire au courroux de la sorcière mais cette dernière la repoussa.

Elle pointa son doigt dont l'ongle état peint en violet sur l'enfant qui dormait et prononça d'une voix terrible :

-Cette enfant aura certes toutes les qualités mièvres qui lui on été données, mais le jour de son seizième anniversaire, elle se piquera le doigt à une quenouille et elle mourra !

A peine avait-elle finit de prononcer ces mots affreux qu'elle éclata d'un grand rire maléfique et disparut, à nouveau dans un grand nuage de fumée rouge.

Le roi n'eut pas le temps de crier à ses gardes « Attrapez-là ! » qu'il ne restait plus d'elle que quelques relents de fumée et l'écho de son rire effrayent.

La reine pleurait en serrant son bébé contre elle. La doyenne des douze bonnes fées, une femme blonde à la poitrine généreuse appelée Tsunade, intervint.

-Ne désespérez pas Majestés, dit-elle de sa voix douce. Tout n'est pas encore perdu. Mon élève, Sakura, n'a pas encore offert son don à votre fille.

Elle présenta une jeune fille à la belle chevelure rose et aux grands yeux verts.

-Je n'ai pas le pouvoir d'annuler la malédiction, prononça la jeune fée d'une voix hésitante. Elle se piquera bien le doigt à une quenouille le jour de son seizième anniversaire, mais elle n'en mourra pas. Elle s'endormira d'un profond sommeil qui durera cent ans, jusqu'à ce qu'un prince vienne la réveiller d'un baiser d'amour.

Le don de la dernière marraine fée permis donc à la princesse d'échapper à la mort promise par la vénéneuse Konan.

Cependant, afin de protéger sa fille unique, le roi Yamanaka ordonna que l'on fouille tout le royaume, que l'on confisque toutes les quenouilles que l'on trouverait et qu'ils soient tous brûlés. Désormais, quiconque serait surpris en possession de cet objet serait condamné à mort. Ainsi, il espérait que la malédiction de la sorcière ne se réaliserait jamais.

La jeune princesse grandit. Elle se nommait Inolessa, mais bien vite, on ne la nomma plus qu'Ino. Elle devint une jeune fille splendide, très gracieuse et charmante, d'une grande intelligence. Tous les dons de ses marraines les bonnes fées s'étaient réalisés. Ce qui faisait craindre secrètement au roi et à la reine que la malédiction de la sorcière ne se réalise aussi.

Quand approcha le jour des seize ans de la princesse, Ino surpassait toutes les autres femmes de par ses qualités. Les princes et les ambassadeurs venaient de loin pour la contempler.

Pour son anniversaire, une grande fête était prévue. Les préparatifs prirent toute la journée et Ino avait interdiction de descendre au rez-de-chaussée pour qu'elle ne voie pas ce qu'on lui préparait.

Dans sa chambre au premier étage, elle s'ennuyait et boudait devant son miroir. Elle avait bien essayé d'enfreindre l'interdit mais à chaque fois sa gouvernante Shizune l'avait rattrapée alors qu'elle se glissait dans les escaliers et l'avait reconduite à ses appartements.

-Très bien, se dit Ino. Puisque que je ne peux pas descendre, je vais monter. Allons voir un peu dans les étages supérieurs du château. Je suis sûre qu'on peut y trouver des cachettes secrètes que je n'ai jamais vues.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Voilà notre princesse qui part à l'aventure, explorer les recoins plein d'araignées du son château familiale. Elle n'avait absolument pas peur des araignées comme un bon nombre de princesses. Le courage faisait parti des qualités offertes par ses marraines les bonnes fées. Elles ne lui avaient pas offert la curiosité mais cette dernière était cependant un train de caractère bien marqué de la princesse.

Alors qu'elle marchait dans un couloir, Ino sentit tout à coup un courant d'air venir de derrière une tapisserie. Elle souleva le lourd tissu pour voir d'où cela pouvait bien provenir. Elle découvrir alors un passage qui s'enfonçait entre les murs du château. Dévorée par la curiosité, Ino décida d'explorer cet étroit couloir. Elle se munit d'une chandelle et y entra. La tapisserie retomba derrière elle dans un froissement.

Le passage n'était pas souvent utilisé et on pouvait même le qualifier d'abandonné. Les mouvements de sa longue robe soulevaient des nuages de poussière fine et les empreintes de ses semelles s'imprimaient dans la couche de saleté qui recouvrait le sol. Elle devait parfois écarter de la main des toiles d'araignées qui menaçait de se prendre dans sa coiffure.

Elle arriva devant un escalier qui montait dans l'obscurité. Avançant devant elle la lueur de sa bougie, elle commença à gravir les marches, toujours nullement inquiète. Au contraire, elle était de plus en plus piquée de curiosité et excitée, se demandant bien ce qu'elle allait pouvoir trouver au bout de ce passage. Les préparatifs de sa fête d'anniversaire lui étaient complètement sortis de l'esprit.

Elle finit par arriver sur un palier qui débouchait sur une porte sans poignée ni serrure. Notre princesse curieuse poussa le panneau de bois qui s'ouvrit sans résistance, dans un grincement.

En entrant dans la pièce, Ino constata qu'elle était arrivée au sommet d'une tour.

Devant elle se tenait un étrange objet qu'elle n'avait jamais vu. Il s'agissait d'un rouet avec sa quenouille, chose qu'elle ne pouvait pas connaître, puisque son père les avait tous fait brûler peu après sa naissance pour la protéger de la malédiction de la sorcière. Et quand bien même aurait-elle reconnu l'objet que se trouvait devant elle, elle n'avait aucune raison de s'en détourner puisqu'on l'avait aussi tenue dans l'ignorance de la malédiction.

Intriguée, elle avança la main pour toucher cet étrange objet et se piqua le doigt au bout de la quenouille.

Une minuscule goutte de sang perla au bout de son index alors qu'elle sentait une étrange somnolence l'envahir. Elle n'eut pas le temps de se demander ce qui lui arrivait qu'elle gisait déjà au sol, plongée dans un profond sommeil, appelé à durer de longues années.

Quand on constata la disparition de la princesse Ino, tout le monde repensa aussitôt à la malédiction prononcée seize ans plus tôt. Tous furent réquisitionnés pour se mettre à sa recherche ; du grand chambellan au petit commis de cuisine, en passant par les gardes et les femmes de chambre, tout ce que le palais comptait de personnel arrêta son occupation du moment pour se mettre à la recherche de la princesse. Le vaste château fut fouillé de fond en comble, de la cave au grenier.

Quelqu'un finit par remarquer la tapisserie déplacée, celle qui cachait le passage que la princesse avait emprunté. On suivit la piste laissée par ses traces de pas et on finit par la découvrir endormie à côté d'une quenouille, une trace de piqure au doigt.

Le roi et la reine crurent mourir de chagrin quand ils apprirent que la malédiction avait fini par se réaliser.

Mais la douzième bonne fée Sakura, qui avait entre temps quitté son statut d'apprentie, vint leur rappeler qu'elle avait transformé la malédiction et que leur fille se réveillerait un jour. Il suffisait d'attendre que le baiser d'amour d'un prince vienne la tirer du sommeil.

Le roi et la reine allongèrent donc leur fille sur un lit à baldaquin paré de draps fins et se préparèrent à attendre.

Sakura, sachant que le sommeil de la princesse pourrait durer un siècle, décidé de plonger tout le château et la vallée environnante dans un sommeil magique qui ne cessera qu'avec le réveil de la princesse. Et afin de les protéger d'intentions malveillantes, elle entoura le château d'une muraille de ronces magiques que seul un cœur pur pourrait traverser.

Quand la nouvelle se répandit qu'une princesse endormie attendait le baiser d'un prince charmant pour se réveiller, de nombreux prétendants vinrent tenter leur chance, espérant qu'une fois sortit du sommeil, la princesse les épouserait. Mais aucun ne réussit. Ils se faisaient tous repousser ou déchiqueter, pour les moins chanceux, par les ronces magiques.

Finalement, les prétendants se découragèrent, il n'y eut plus aucun volontaire pour tenter sa chance et la contrée sombra dans l'oubli.

Plusieurs décennies plus tard, dans un royaume à quelques lieux de là, un roi tentait de convaincre son fils de se trouver une épouse. En effet, le roi Shikaku Nara commençait à en avoir assez de régner et aurait bien passé le pouvoir à son fils pour pouvoir se reposer mais le prince Shikamaru n'était pas encore marié. Et le roi était d'avis qu'un monarque exerçait sa fonction dans de meilleures conditions s'il avait une épouse à ses côtés. Mais son fils trouvait les femmes galères, selon sa propre expression, et il n'avait absolument pas envie de se démener pour trouver une épouse qui lui plaise. Le roi décida donc d'organiser un voyage pour son fils.

Il le trouva allongé sur l'herbe du parc du château en train de regarder les nuages.

-Shikamaru.

-Oui père ?

-Il est grand temps que tu te maries mon fils.

-Pff c'est galère le mariage.

-Je sais mon fils. Mais un bon roi se doit d'avoir une femme à ses côtés. J'ai donc décidé que tu partirais en voyage initiatique pour te trouver une princesse avec qui te marier.

-C'est fatigant les voyages.

-Arrête de râler, je ne te laisse pas le choix. Tu pars sur l'heure, tes bagages sont déjà près.

Et c'est ainsi que le prince Shikamaru partit, sur ordre de son père, en quête d'une princesse à épouser. Il prit la route en compagnie de son valet, qui était aussi son meilleur ami, un jeune homme de son âge un peu rondouillard du fait qu'il mangeait tout le temps et qui s'appelait Choji.

Shikamaru entama ce voyage avec une mauvaise volonté évidente. Ils visitèrent plusieurs princesses, mais aucune ne semblait convenir à Shikamaru. Le prince semblait ne pas pouvoir s'accommoder de leur caractère. Choji crut un instant que son ami s'entendrait avec la princesse de Suna, même si les deux jeunes gens se disputaient dès qu'ils se voyaient, mais ce ne fut pas le cas. Et puis le frère de la princesse Temari, Gaara, le monarque de Suna, avait un caractère un peu psychopathe et cela n'enchantait pas Shikamaru de devenir son beau-frère. Ils continuèrent donc leur voyage.

Un soir, en arrivant dans une auberge où ils comptaient passer la nuit, ils entendirent parler de la légende de la princesse Ino. Un voyageur était en train de raconter l'histoire de celle qu'on appelait dorénavant la belle au bois dormant. Pourquoi l'appelait-on comme cela ? Le conteur n'en savait rien. La seule chose dont il était sûr était qu'elle dormait toujours dans son château entouré par les ronces, sinon la contrée qui l'entourait se serait réveillée aussi.

Intéressé, Shikamaru lui demanda un peu plus de détails sur cette étrange princesse. Le voyageur lui parla alors du moyen de briser la malédiction. Il lui indiqua même la route à suivre pour arriver au château, mais en lui précisant bien qu'aucun de ceux qui avait essayé de réveiller la princesse Ino n'avait réussit et que certains y avaient même perdu la vie.

Mais cela ne suffit pas à entamer le flegme du jeune prince et le lendemain matin, le duo se mit en route pour le château de la belle Ino au bois dormant.

Ils y arrivèrent dans l'après-midi.

Les ronces avaient continué de pousser depuis que la princesse s'était endormie et formaient maintenant un mur inexpugnable autour de la demeure.

-Ça ne va pas être facile de passer, remarqua Choji. Le voyageur nous a dit que cela fait cent ans qu'elle est endormie et que les ronces poussent depuis ce temps là.

-Cela fait quatre-vingt-dix-sept ans précisément.

-Comment sais-tu ça ?

-Cela se voit à la taille de la végétation et à l'usure des pierres.

-C'est vrai que tu es doué pour réfléchir. Tu as trouvé comment on allait entrer ?

Shikamaru ne répondit pas mais s'assit dans l'herbe, joignit les doigts et se mit à réfléchir intensément. Au bout d'un moment, il se releva.

-J'ai trouvé, déclara-t-il simplement.

Il fit le tour du château, cherchant quelque chose.

-Le ruisseau que nous avons croisé tout près d'ici, en venant, a manifestement était détourné. Probablement pour alimenter le château en eau pure. Il pénètre donc logiquement à l'intérieur de l'enceinte. Les ronces n'ont pas pu pousser dans l'eau. Il suffit donc de trouver ce ruisseau, de suivre son cours et on devrait pouvoir entrer par un passage pas trop touffu dans ce mur végétal piquant, exposa le prince.

En effet, après avoir contourné le château, ils tombèrent sur un petit cours d'eau qui s'enfonçait au-delà du rempart de ronces.

Shikamaru avait raison, les ronces n'avait pas poussées dans le lit du ruisseau. En entrant dans l'eau, il était possible de passer à condition de ne pas avoir peur de se mouiller. C'est ce que firent les deux jeunes hommes, agrandissant le passage à coups d'épée.

Enfin, ils pénétrèrent à l'intérieur du château, là où aucune personne éveillée ne s'était tenue depuis près de cent ans.

Cela créait un étrange effet de voir tous ces gens tombés endormis au beau milieu de leur activité. Le silence régnait dans le grand château et seul le bruit de leurs pas raisonnait sous les hauts plafonds décorés alors que le prince gravissait le grand escalier qui menait à la plus haute chambre de la plus haute tour, là où reposait la princesse.

Quand il y entra, son regard suivit un rayon de soleil qui éclairait doucement la chambre pour se poser sur la princesse endormie. Ses délicates et fines mains blanches reposaient, croisée sur son ventre. Ses cheveux blonds étalés sur l'oreiller formaient une auréole dorée autour de son visage paisible. Sa peau semblait avoir le touché délicat d'une peau de pêche. Sa robe mauve rehaussait son teint et ses lèvres vermeilles et charnues semblaient inviter au baiser.

En la voyant, un torrent d'émotions se déversa en Shikamaru. Cette divine créature endormie lui faisait oublier qu'il trouvait les femmes et un bon nombre de choses galère. En dépit de sa remarquable intelligence, il était incapable de qualifier ce tourbillon qu'il ressentait au fond de lui. Son cerveau était comme déconnecté.

En tremblant, il s'approcha de la belle endormie. Il se pencha sur elle, effleura ses lèvres de son souffle chaud et sans vraiment savoir ce qui le poussait à agir ainsi, l'embrassa.

Il allait se relever quand il la sentit répondre à son baiser.

Ino ouvrit les yeux. Au dessus d'elle se tenait un très beau jeune homme. Son air un peu blasé n'enlevait rien à son charme au contraire. Elle lui offrit un sourire éclatant.

Au moment où la princesse se réveilla, le château repris vie. Tout le monde se réveilla et les ronces se rétractèrent pour disparaître comme si elles n'avaient jamais existées. La vie revenait dans la vallée.

Le roi et la reine, heureux de voir leur fille réveillée et bien vivante, acceptèrent sans aucune hésitation d'accorder la main de leur fille au prince Shikamaru qui la leur demandait. Il était définitivement tombé amoureux de la jeune fille en la voyant. Et Ino semblait elle aussi ravie de devenir sa femme.

Une grande fête fut organisée pour leurs noces, à laquelle furent conviées les douze bonnes fées, marraines de la princesse.

Et la princesse Ino et le prince Shikamaru eurent beaucoup d'enfants et ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours.


Chapitre corrigé par mes soins, donc normalement sans faute mais l'erreur est humaine et jusqu'à preuve du contraire, je suis humaine.


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