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To Be Loved by MoW88

TV » Bones Rated: T, French, Angst & Romance, S. Booth & T. Brennan, Words: 31k+, Favs: 24, Follows: 25, Published: 6-13-11 Updated: 1-30-13
102 Chapter 2

Voilà pour vous. Merci de suivre cette fic qui me tient à Cœur. J'avais déjà écrit sur ce sujet pour une fic sur JAG et je me suis dit que Booth (comme Harm) était le « protecteur vulnérable » type.

Bonne Lecture.

Chapitre 2 : It Feels Like Home.

Le sonnerie de sa ligne d'urgence la fait sursauter, elle pose délicatement le crane qu'elle était en train d'observer, se séparent de ses gants de latex et décroche, la voix juste un peu trop serrée, un nom cognant de tout son poids dans sa tête. Booth.

_Allô ?

_Bren ? La voix est tremblante, émue.

_Ange ?

Un soupir de soulagement lui répond. Elle tremble.

_Caroline n'était pas sure que j'arriverai à te joindre… Je suis contente de t'entendre ma chérie.

Pourtant contente ne semble pas être l'expression qui transperce le son de sa voix.

_Ange qu'est-ce qui ne va pas ? Hodgins est blessé ? Tu es blessée ?... Cam…

_Non, non Bren aucun de nous n'est blessé…c'est… L'artiste soupire, se souvient étrangement d'une nuit lointaine, dans un karaoké.

_C'est Booth, il… enfin, ce serait bien si…Il faut que tu viennes Brennan…Il faut que tu rentres.

Elle ne dit rien de plus, de l'autre côté de la ligne il n'y a plus que pour seul son, le bruit d'une respiration saccadée.

Quand le silence s'éternise, Angela s'aperçoit de son erreur, son cerveau fatigué par les dernières heures d'attente, n'a pas pris soin d'informer sa meilleure amie que son partenaire n'est pas en danger.

_ Bren, Chérie, Booth va bien.

Un sanglot lui répond, un hoquet de soulagement et finalement un soupir d'incompréhension.

_Je… Je ne sais pas ce que ça veut dire.

Elle ne peut voir le sourire de son amie. Cette dernière ferme les yeux avant de commencer son récit.

_ Il y a eu cette affaire, le Jefferson n'était pas impliqué, un cas de maltraitance répétée, le type battait ses enfants et à l'instant où quelqu'un le suspectait, s'arrangeait pour changer d'Etat. Il a tenu quatre ans.

Il y a quinze jours, Booth a été mis sur l'affaire, ils ont attrapé le salaud dans le soirée…Seulement il y a ce petit garçon, Bren… Il est si petit et… Et Booth ne veut pas partir… Cam, Jack et moi sommes avec lui, mais… ça va faire six heures et il n'a pas bougé.

Elle soupire de nouveau, passe une main sur ses yeux, sa tête vient se perdre sur le mur blanc de l'hôpital, quand elle parle de nouveau ses yeux sont encore fermés.

_ On ne sait pas quoi faire, Bren, il… je ne sais pas…c'est un Booth différent, cette affaire l'a changé, et depuis son retour d'Afghanistan… Il faut que tu reviennes Brennan.

L'artiste ne sait que dire d'autre, elle n'a pas de faits rationnels, pas de logique, elle sait seulement qu'elle ne veut plus voir le regard empli de douleur de l'Agent et que la seule personne qui pourra apaiser sa peine se trouve actuellement à dix-sept mille kilomètres de Washington DC.

A l'autre bout du monde, Temperance Brennan tente de calmer sa respiration, les souvenirs affluant dans sa mémoire un gâteau gâché par une confession, une autre dans le bureau de Sweets, Jared, Pops, Teddy Parker... Son cœur se serre, il est loin et pourtant elle sait à quoi il pense. Un instant elle veut vomir, se racle la gorge, laisse une larme faire son chemin sur ses joues de porcelaine, agrippe avec force le combiné et répond la voix rauque de sentiments.

_ Il faut que tu viennes me chercher à l'aéroport.

L'artiste sourit.

Les portes pourtant la notion « Personnel autorisé seulement » s'ouvrent avec facilité, leur battement créant un air artificiel dans l'atmosphère pesante de la salle d'attente. Le médecin qui précède le courant d'air semble fatigué et triste. Un instant ses yeux scannent la salle avant qu'il ne fonce droit vers l'Agent son regard perdant de sa dureté, face à la silhouette épuisée de l'homme qui lui a amené son petit patient.

_Agent Booth ?

Seeley se lève serrant la main que le médecin lui tend.

_ Dr Conrad Ramirez, je me suis occupé de la chirurgie de William.

L'Agent approuve, ne dit rien, il n'est pas apparenté à l'enfant sait qu'il n'aura que très peu d'informations.

Ramirez soupire et à la surprise de Booth s'installe dans la chaise vacante à ses côtés.

_Ecoutez, normalement je n'aurais pas le droit de vous informer de la condition de William, comme vous n'êtes pas un proche de l'enfant, mais nous n'aurons qu'à dire que c'est pour les besoins de l'enquête et afin de déterminer les charges retenues contre l'accusé.

L'agent sourit, soulagé, le médecin le rejoint.

_William a supporté l'opération, cependant nous l'avons perdu deux fois sur la table et il est actuellement dans un coma artificiel qui a pour but de soulager sa douleur tout en lui permettant de guérir… Cependant nous ne pouvons pas le garder longtemps dans cet état car nous avons trouvé de fortes doses de calmants dans son sang, un mélange de Valium et de Xanax, le garder dans le coma provoquerait une nouvelle dépendance, c'est pour cela aussi que nous devons être prudent avec les doses de morphine.

Il soupire.

_ Ce que je veux vous dire Agent Booth c'est que les jours qui attendent William vont être durs, presque insupportables et surtout incertains.

Il a cinq côtes fêlées, quatre cassées, dont une lui a perforait le poumon que avons réussi à réparer, sa rate a explosé sous les coups et son bras est cassé à deux endroits, les doigts de la main droite ont été écrasés à plusieurs reprises, il a une commotion cérébrale importante et son arcade à nécessité douze points de suture. Il a été poignardé dans l'épaule droite, heureusement la plaie n'est pas profonde, mais douloureuse puisqu'elle a pénétré le muscle. A tout cela s'ajoute d'autres fractures anciennes et mal guéries, sans compter la dépendance aux calmants et antidépresseurs qui va entrainer un état de manque assez violent.

Le médecin s'arrête regarde le visage pâle de son auditeur, lit dans ses yeux que lui aussi a connu un enfer, seulement cet enfant, ce petit garçon a connu L'Enfer, celui dont on ne revient pas, ou rarement.

Booth passe une main tremblante sur son visage, comme pour effacer les flashbacks qui se pressent sous ses paupières closes.

_Qu'en est-il de la mère de l'enfant ? Questionne innocemment le chirurgien.

_Complice. Grogne l'Agent.

Ramirez acquiesce, ses mains formant des poings dans sa blouse.

_Nous pouvons le garder ici le temps de sa guérison, malheureusement après nous devrons lui trouver une famille d'accueil.

C'est au tour de Booth d'acquiescer, il connait la procédure.

_Est-ce je peux rester, même dans la salle d'attente j'ai juste besoin de…de rester.

La main du médecin vient sur son épaule, il lui offre un sourire triste.

_Je vous tiendrais au courant si son état change. Mais vous devriez aller prendre une douche et changer de vêtements.

_On m'apporte des vêtements. Répond l'agent la voix tendue.

_Très bien… je peux mettre à votre disposition la salle des internes, il y a une douche, vous pourrez vous changer.

Booth acquiesce.

_Merci.

Ramirez s'en va.

Il s'est assoupi quand une chaise grince à ses côtés.

_Où est Angela ? Demande Booth en acceptant la tasse de café des mains de l'entomologiste.

_Disons que je n'ai pas eu le temps de lui demander qu'elle m'avait déjà ôter les clés de la Porsche en criant qu'elle m'aimait. Huit années et je ne comprends toujours rien à cette femme.

Cette phrase arrache un rire à l'Agent.

_Je crois c'est un fait universel dans tous les rapports homme/femme.

Ils rient tous les deux.

Soudain une silhouette blonde attrape le regard de Booth qui sans le vouloir laisse échapper un soupir.

_Seeley ! Murmure Hannah en fonçant dans les bras de son amant, elle le serre, il fait de même, ferme les yeux essaie de ne pas penser à une autre femme. Quand il les rouvre il tombe sur le regard gêné de Camille, se surprend à souhaiter qu'elle ne le connaisse pas si bien.

Les amants se dégagent l'un de l'autre, la main de la journaliste se perd sur la joue de l'Agent.

_Tu aurais dû m'appeler, je serais venue.

_Je sais.

Ils soupirent.

_Je t'ai amené des vêtements, mais tu devrais peut-être… on pourrait rentrer Seeley, je veux dire, le petit garçon est sauvé, tu as fait tout ce que tu pouvais, tu as une vie. Tu es exténué, rentre avec moi, on appellera l'hôpital dans la semaine pour prendre de ses nouvelles.

Il a envie de rire, ou de pleurer il ne sait pas.

Sa bouche s'ouvre pour répondre qu'elle ne sait pas de quoi elle parle, mais il ne peut finir sa phrase, car le temps s'est arrêté.

Elle est là. Juste là, juste elle. Elle ne sourit pas à les yeux rougis sous lesquels des cercles noirs ont pris place. Elle est pâle. Elle est belle. Sa tête se penche doucement, elle l'observe, lit dans sa posture, dans ses yeux tout ce que les autres n'ont su déceler. Ses yeux de glace voguent un instant sur la beauté blonde qui est accrochée à son bras. Elle ne dit rien, Angela l'a prévenue. Leurs regards se trouvent une nouvelle fois, il se détache du bras possessif et s'avance, Elle laisse le fantôme d'un sourire se peindre sur ses lèvres et le rencontre.

_J'ai peur. C'est le secret qu'il lui murmure.

Elle l'enlace dans une étreinte aux senteurs d'Indonésie, d'actes manquée, de cœurs piétinés et quelques part de nouveau départ.

A suivre.


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