Voici une histoire que j'ai écrit pendant tout l'été, j'espère qu'elle vous plaira. Je vous de suite que je n'ai pas aimé la longueur de mes chapitre, certains sont court, certains longs, désolée d'avance.
La première fois que je me suis rendue compte de mon don, c'était il y a de ça 1 an. Je m'en souviens comme si c'était hier, le 19 mai.
Comme tous les matins, mon réveil sonna et me réveilla à exactement six heures. Je grognais et restais quelques minutes au lit avant la deuxième sonnerie. Cette fois ci, je me levais du lit et, après m'être étirée, j'étais partie me préparer un bon café. Et oui, j'étais, et je suis encore, d'ailleurs, totalement accro à cet arôme amer de caféine. Même si j'en buvait avec modération, je ne pouvait pas passer une journée sans, au moins, deux tasses de café.
Ma première tasse avalée, je rinçai mon Mug dans l'évier et partis prendre une bonne douche.
Le poste de radio dans la salle de bains m'indiqua que en premier lieu, la température était plus que raisonnable pour éviter le pull à manches longues, et ensuite, que Mika avait écrit un nouveau single en français, que la station s'empressa de diffuser. J'avais appris le français dans ma jeunesse, et même si j'étais un peu rouillée, je compris la chanson et je l'adorais aussitôt.
Je sortis de la douche et éteins le poste, avant de m'habiller d'un débardeur bleu, d'un pantacourt de couleur brune pour ensuite mettre mes chaussures à talons et m'attacher les cheveux en une queue de cheval serrée.
Je pris ma voiture mais pour une fois, je n'allumai pas la radio, l'air de la chanson de Mika encore dans la tête.
Elle me dit : tu deviendra milliardaire,
t'auras de quoi être fier,
ne finit pas comme ton père..
Elle me dit, qu'est ce qu'il y a t'as l'air coincé,
t'es défoncé ou t'es gay,
tu finiras comme ton frère...
Elle me dit, elle me dit fais ta vie, fais cque tu veux tant pis,
un jour tu comprendras, un jour tu t'en voudras,
Elle me dit t'es trop nul, sors un peu de ta bulle
Tu fais n'importe quoi, on dirais que t'aimes ça.
Ça a toujours été comme ça. Quand j'entendais une chanson qui me plaisait, je l'apprenais par cœur, l'enregistrais sur mon Mp3, et je l'écoutais en boucle. Et celle là n'échappa pas à la règle.
J'arrivai donc le sourire aux lèvres au poste de police, saluai mon équipe d'un geste de la main et je m'installai à mon bureau, pour commencer ma journée.
Je travaillais à fignoler un rapport d'enquête quand mon téléphone sonna. Sur le moment je pariais avec moi même que ça allais être une enquête.
-Beckett.
-Lieutenant Beckett, ici l'Agent Mac Allister, de la patrouille 12. Nous venons de trouver un corps dans la forêt de Burdey.
-Où exactement ?
-Cent mètres après l'entrée nord.
-Très bien nous arrivons.
Je raccrochai et informai Ryan et Esposito qu'on avait une affaire. Ils se levèrent d'un seul mouvement, et prirent leur armes et leurs insignes. Pendant ce temps, j'appuyais sur la touche raccourci numéro un, qui appela de suite Castle. Une sonnerie puis deux et j'entendis une petite voix ensommeillée au bout du fil.
-Moui ?
Je ne lui avouerais jamais, même pas aujourd'hui, mais à cet instant, j'ai souris et je m'étais dit qu'il était craquant quand il était mal réveillé.
-Debout marmotte, un corps a été retrouvé.
-Bonjour à vous aussi Lieutenant de mon cœur.
-Bonjour Writerboy...Vous avez cinq minutes pour vous habillez, votre appartement est sur le chemin, je passe vous prendre.
-Merchi...à tout' suite.
Je raccrochais en souriant, espérant qu'il ne se rendorme pas. Je pris ma voiture alors que Ryan et Esposito allaient dans la leur, et je pris la route de l'appartement de Castle.
J'eus à peine le temps de me garer qu'il sortait déjà de l'immeuble, les yeux à moitié clos, et une moue boudeuse sur le visage. Il avait revêtu un jean bleu, ce que je voyais rarement chez lui, et une chemise blanche relevée jusqu'aux coudes. Il entra et s'assit sur le siège passager. Je démarrai et m'engageai dans la circulation.
-Qu'est ce qu'on a ?
-Un corps retrouvé dans la forêt de Burley. Je n'en sais pas plus...Mais qu'est ce que vous faites ?
Je n'en croyais pas mes yeux. Il avait sortit un peigne portatif de sa poche de jean et utilisait le miroir sur le pare soleil pour se coiffer.
-Ça se voit non ? Je me coiffe. Vous m'avez laissé cinq minutes donc maintenant, je rattrape.
-Vous voulez pas non plus qu'on s'arrête boire le café vu que vous n'avez pas eut le temps ?
-C'est si gentiment demandé avec plaisir !
-Dans vos rêves Castle. Vous connaissez le mot ''professionnalisme'' ?
Il mit un doigt sur son menton et le tapota trois coup avant de dire d'une voix se voulant lasse.
-Oui vaguement.
Je levai les yeux au ciel et me re-concentrai sur la route. Pour me calmer, je commençai à fredonner l'air de ''Elle me dit''. Je voulais être discrète mais je ne m'attendais pas à ce que mon partenaire connaisse la chanson et ne commence à dire les paroles.
-Elle me dit : Regarde un peu tes amis, qu'est qu'ils vont faire de leurs vies, y a de quoi se foutre en l'air..Je ne savais pas que vous aimiez Mika ?
-Je...je l'ai entendu ce matin et elle m'a bien plut. Et vous ? Vous êtes fan ?
-Non. Je suis le père d'une fan. C'est pire.
Je ne put m'empêcher de rire et d'imaginer Alexis qui faisait écouter ça à son père.
-Vous parlez bien français.
-Merci. Mais quand on fait des tournées internationales et qu'on arrive en France, il vaut mieux savoir comment demander un croissant...
Je lui souris et je tournai à gauche pour arriver à l'entrée de la forêt. Nous descendîmes de la voiture pour rejoindre les gars. Les gens étaient rassemblés contre les barrière de sécurité surement pour voir ce qui se passait. Nous nous frayâmes un chemin parmi eux et Castle souleva le cordon pour me laisser passer. Gentleman. Alors que je commençai à m'éloigner vers le corps, je ne senti pas Castle me suivre. Et quand je me retournai, je vis Castle dans une discussion agitée avec le vigile. Je tendit l'oreille pour entendre la fin.
-...Elle s'occupe de ses fesses et vous, vous vous occupez de la foule !
Si j'avais bien comprit, ce qui arrive très souvent, le garde m'avait reluqué...et Castle m'avait défendue. Je souris en voyant qu'il avait utilisé une réplique de ''Heat Wave''. Cet homme me surprendra toujours. Il arriva à ma hauteur, le regard penaud et je dus me mordre l'intérieur de la joue pour ne pas sourire devant lui. Son regard bleu fondit dans le mien et je me sentis perdre pied, mais heureusement, la voix de Esposito coupa court à notre échange.
-Lanie vient d'arriver !
En effet, ma meilleure amie sortait tout juste de sa morgue mobile comme s'amusait à l'appeler Richard. Le regard chocolat que lança Esposito à Lanie me fit sourire. Je le voyais bien l'imaginer en train de descendre au ralenti, remettant ses cheveux dans le vert, comme le ferait un amoureux transi. Lanie lui sourit et s'avança vers moi.
-Alors chérie, quoi de neuf ?
-Un corps pour toi ma chère.
-Youpi..
Je souris et nous suivîmes l'agent pour qu'il nous montre le corps. J'analysai la scène, cherchant à m'imprégner de chaque détails. Le corps était sur le ventre, face contre terre, une tache sanglante au milieu du dos.
-Lanie, alors ?
-Je pense que le coup de poignard a était fatal. Il n'y a aucune autre blessure.
-Heure de la mort ?
-Avec la température du foie, je dirais entre 23h et 4h du matin. Je serais plus précise quand je l'aurais examiné dans mon labo.
-Très bien.
Je notais les informations et me tournai vers Ryan.
-Une idée sur l'identité de la victime ?
Je vis alors que Ryan avait le porte feuille de la victime dans sa main et qu'il lisait.
-Bryan Claver...45 ans, né dans le Missouri...
J'entendis une branche craquer et je me retournai rapidement. Il y avait un homme derrière l'arbre. Surement un civil qui jouait les curieux.
-Monsieur vous n'avez pas à être ici.
L'homme ne bougea pas pour autant. Pas d'un pouce. J'allais de nouveau lui dire de partir mais Castle me coupa.
-À qui vous parlez Beckett ?
-Et bien à l'homme qui est là...
Je lui montrais du doigt l'endroit où l'homme se trouvait, mais quand je vis son haussement de sourcils je regardai à mon tour, et je vis que l'homme avait disparut.
-Était là...Il a dut partir.
Castle haussa les épaules et se retourna vers Ryan. Je me retournais moi aussi vers l'arbre et je revis l'ombre de la personne que je venais entrevoir. Cette fois ci, je m'avançais pour être à sa hauteur, et le convaincre de partir en sortant les menottes si nécessaire.
-Monsieur pour la dernière fois...
J'arrivais derrière l'arbre et l'homme avait de nouveau disparut. Je me passais une main sur le front, un peu perdue. Je me retournai et tombai nez à nez avec lui, ce qui me fit lâcher un petit cri de surprise. Je me ressaisis et le foudroya du regard. L'homme était assez grand, les cheveux blancs comme la neige, et portait un costume trois pièces. Il avait une petite cicatrice sur le haut de la bouche. Et bizarrement, il me faisait penser à quelqu'un.
-Monsieur, vous devez partir sinon...
-Vous me voyez ?
Je haussais un sourcil surprise de la question.
-Quelle question, bien sûr que je vous vois.
-Personne ne me voit...sauf vous.
Ça y est, j'étais encore tombée sur un malade.
-Très drôle alors maintenant vous devez partir sinon je vous envoie en garde à vue.
-Aidez moi. Il faut l'arrêter.
Là, je commençais vraiment à m'inquiéter. Que voulait il ?
-Arrêter qui ?
-Celui qui a demandé qu'on me tue.
-Quelqu'un veut vous tuer ?
-Il l'a déjà fait.
D'accord, il se foutait de ma gueule. Si si, je vous assure. Je ris puis mon sourire s'effaça pour laisser place à un regard noir.
-Monsieur je n'ai pas de temps à perdre, j'ai un meurtre à résoudre.
-C'est le mien que vous devez résoudre.
-Bon quel est votre nom ?
-Charles Grant.
Je relevais les yeux vers lui et l'observai un moment. Charles Grant...Ce nom me disait quelque chose...
-Alors écoutez moi bien, Charles Grant...J'ai ici un homme qui est mort d'un coup de couteau dans le dos, alors je n'ai pas le temps de...
Une soudaine rafale de vent m'arriva dessus et je regrettais de ne pas avoir prit une petite veste. La ravale ne s'arrêtait pas et quand je relevais le visage vers l'homme qui prétendait être Grant, je vis son regard bleu devenir noir.
-Écoutez bien...J'ai été tué et je demande réparation sinon, je rend justice moi même ! EST CE QUE C'EST CLAIR ?
Une nouvelle rafale arriva et je dut fermer les yeux. Mais quand je les rouvrit, l'homme avait disparut. J'entendis Castle arriver derrière moi.
-Kate ça va ?
Il ne m'appelait Kate que lorsqu'il était inquiet pour moi, et ça, je le savais mieux que personne.
-Ce..ça va, j'ai juste..était surprise par les rafales de vent.
-Quelles rafales ? Il n'y a pas un souffle d'air ici.
Je relevais les yeux vers lui pour voir son ironie, mais non il était sérieux. Pourquoi avais je sentit un vent à décorner un bœuf sans que mon ami ne le ressente, à seulement quelques mètres de moi ?
-Kate, vous êtes sure que...
-Oui ça va ! Retournons voir les autres.
J'essayais de cacher mon trouble, mais je savais que Castle remettrait le sujet sur le tapis tôt, ou tard. Quand je revins au niveau du corps, il était sur le dos et prêt a être emmener. D'un coup j'eus comme une absence. J'entendis la voix de l'homme et vis quelques scènes. Je voyais une jeune femme rousse, un sourire aux lèvres qui marchait à ses côtés.
-Kate ?
Je sentis alors la main de Castle sur mon épaule et je clignai des yeux pour sortir de mes pensées. Je me rendis compte alors que le corps venait d'être enlevé et que je fixai le vide.
-Kate, vous êtes toute pale.. .
-Ça va... Ça va j'ai juste eut une absence...
Je le vis lever les sourcils puis finalement il ouvrit la marche pour aller jusqu'à la voiture. Je pris ma place au volant et j'attendis que Castle s'assit à mes côtés. Nous partîmes vers le commissariat, et le trajet se passa dans le silence pour mon plus grand bonheur. Nous n'échangeâmes pas un mot, et la tension était à son comble. Je sentais le regard de Castle sur moi à un intervalle régulier, mais il respecta le silence.
Nous entrâmes dans l'ascenseur et j'appuyais sur le bouton de l'étage. Nos regards se croisèrent un instant, et je me sentais observée, comme si son regard entrait en moi et m'analysait. Quand les portes allaient s'ouvrir, rougissante, j'avais baissé les yeux et j'étais sortie.
-Alors quoi de neuf les gars ?
-La victime est un grand commerçant sur le terrain international. Il s'est fait connaître par la vente de tasse personnalisées Mug's Shop.
-Oui je connais, il fait vraiment de belles tasses.
-Nous avons appeler sa femme, elle arrive d'ici quelques temps..
-Et son frère arrive demain il est à Phœnix.
-Alors demain, vous avez un coupable et vous pourrez vous occuper de moi.
Je me retournais précipitamment et vit l'homme du parc. Je me penchais vers Castle, pour lui montrer l'homme.
-Castle, l'homme du parc, il est là...
Castle se retourna et quand je me retournai à mon tour, je ne vit rien. Comme si l'homme avait disparut en une poignée de secondes.
-Il était là...
Si ça se trouve je devenais folle. Quelqu'un m'avait mit un hallucinogène dans le café il n'y a pas d'autres explications...Castle me regardait, inquiet. Super, il pensait lui aussi que j'étais
folle.
-Excusez moi j'ai besoin de me rafraichir.
Je courut alors vers les toilettes des dames pour m'y enfermer. J'arrivai devant le miroir et me mouillai le visage. Peut être que j'avais attrapé une insolation...Je faillis crier quand je vis le reflet de l'homme dans le miroir. Je me retournai vivement
-Qu'est ce que vous faites là ? Pourquoi vous me suivez ? Pourquoi personne ne vous vois ?
-Je vous l'ai dit. Mais vous ne me croyez pas...
-Je n'ai jamais crut aux fantômes, c'est pas aujourd'hui que je commencerais.
-Vous devriez...Je suis mort, et vous vous me voyez...Bizarre hein ?
-Qu'est ce que vous me voulez ?
-Que vous coffriez le salaud qui voulait ma mort !
-Alors laissez moi tranquille.
-Non. Parce que la vérité n'est pas là ou on croit.
-On trouve toujours le coupable !C'est pas vous qui allez m'apprendre mon métier, aussi étrange soyez vous.
Les portes des cabines de toilettes claquèrent les unes après les autres et les lumières clignotèrent.
-Fermez la et vengez moi !
-Alors dites moi qui vous a tué !
-Celui qui m'a tué n'est pas important. Seul celui qui l'a forcé est important.
Et sous mes yeux, il s'évapora, comme un songe. Les jambes flageolantes, je me laissais tomber par terre, tentant de reprendre mon souffle. Je n'avais pas rêver, il venait de disparaître. De disparaître...Comme un fantôme. Oh Dieu...Je voyais les fantômes.

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