Bonjour, bonsoir à tous !... Bon en fait, comme j'ai pas eu de reviews je boude.. xD ! Voici quand même le chapitre suivant. J'ai fait quelques illustrations sur Recto verso pour ceux que ça intéresse, elles sont sur la page profile!
Bonne lecture
Disclaimers : ….. JE LES AI VOLE A TAKAO AOKI. ?
CHAPITRE IV
Le jeune Jadien hésita tout d'abord, devant la lourde double porte faite de marbre et de fer forgé, il se posa plusieurs questions. Mais il n'avait plus le choix, son délai expirait et il avait rempli les deux missions. Il avait réuni toutes les emplettes demandées par sa mère et son professeur d'un côté, et de l'autre, il connaissait à présent presque tout de Rei. Enfin, ce que demandait Kaï. Son cœur se resserra, l'angoisse du départ aussi pensait-il en serrant un rouleau de papier. Il s'était lié avec cet être mythique. Le quitter déjà le peina. Mais il tenta d'effacer toute sensibilité et entra dans la suite princière. Il longea les corridors et plus il approcha du cabinet du Prince, plus son cœur accentua le rythme.
« Ah te voilà. Il était temps ! »
Il inspira un grand coup puis posa son rouleau sur le bureau du Prince.
« Bien le bonjour sire Kaï. Effectivement comme vous l'avez si bien deviné, j'ai… »
Une légère inspiration.
«Je peux amplement vous renseigner sur… sur-
- Eh bien allez ! Racontes-moi ce que tu as trouvé.
- C'est.. Euh…»
Il ouvrit le rouleau, le positionna sous le regard grenat de son camarade, puis montra du doigt un cryptogramme.
« Il vient de ce village au pied de ces montagnes. »
Kaï leva un sourcil. Ah. Ceci explique cela.
« On peut dire que c'était une belle prise alors. »
Olivier n'osa pas lever son regard qu'il saurait révolté. C'est tout ce que cela lui inspirait, de la fierté à posséder ce qu'il n'a pas ! Mais il se tût. Non il n'ouvrit pas la bouche, il savait que cela ne servirait à rien de protester pour un droit inexistant sur ces Terres. Rappelons-nous il y a deux catégories d'êtres sur ces Terres-là, les Pyriens, et les autres. Les autres ne sont rien, mais vraiment rien aux yeux de ces soit - disant descendants du dieu de la Guerre.
« Que comptez-vous faire à présent ?
- Eh bien à toi de deviner voyons ! »
Un silence s'installa. Deviner ? Facile à dire… A moins que… Oh ce serait trop beau… Alors il s'avança timidement puis tout aussi timidement il murmura :
« Voudriez-vous… Lui rendre sa liberté en le ramenant chez lui ? »
Kaï sourit. Il sourit paisiblement. Que faire d'un trésor qui ne sait pas s'adapter dans une cage dorée ? Qu'en faire si ce n'est que de le voir s'amenuiser sous ses yeux.
« Exactement. Et puis, c'est presque sur ton chemin. »
Olivier ramassa la carte qu'il avait ramenée, tourna le dos au Prince qui retourna à ses amusements. Il l'avait surpris, ce guerrier, il l'aurait presque choqué. Mais, après avoir reçu cette réponse, le jeune apprenti s'en trouva complètement heureux. Il sait qu'il ne le retrouverait plus, qu'il ne le reverrait plus mais au moins, il saurait qu'il sera dans un endroit chaleureux, un endroit qui l'aura manqué. Il sera… chez lui.
…
Aux portes du Royaume Pyrique, Cinq chevaux attendaient. Tous les cinq chevaucheraient des semis - divinités. Ainsi le voyage serait moins long pour le petit groupe. Car ces semis – divinités sont capables de galoper au rythme d'une borée, les sabots flottant sur la prairie. Beaucoup plus robustes, et moins mangeurs qu'une race hippique mortelle, ils sont tout simplement idéaux pour n'importe quel cavalier.
Olivier replaça sa chaîne argentée au cou, puis aida Mademoiselle Mathilda à enfourcher sa monture. Il fit de même pour Rei. Il lui expliqua que ces chevaux étaient assez capricieux, qu'il fallait simplement se faire choisir plutôt que de forcer celle-ci à l'accepter. De plus, une fois qu'elle vous acceptait, elle était d'une fidélité immortelle ! Mais avant de les suivre, Olivier vit un groupe de petits enfants l'acclamer. Il leur donna à chacun une pièce de bronze ainsi qu'une petite bourse en cuir pleine de friandises. Il enfourcha alors sa monture de lui-même puis les voilà tous partis. Sire Kaï, son loyal aide de camp Yuriy, son second et excellent hallebardier Boris(1), Rei, Olivier l'apprenti mage et sa camarade et amie Mathilda. Tous partaient pour un voyage vers une contrée mythique. Une contrée qui inspirait aux érudits un peu de fascination et beaucoup de crainte dûe aux nombreuses superstitions alimentées par un grand nombre de rumeurs…
Cela faisait plusieurs heures qu'ils étaient partis, derrière eux, ils avaient laissé les longues et larges plaines de Pyros. Ils avaient également abandonné la longue chaîne de volcans et le territoire fondamentalement interdit de geysers de lave ! Devant eux, s'ouvraient les pentes escarpés qui menaient d'abord à un désert aride et sec. Heureusement Olivier avait une carte sur lui, il guida tout d'abord le petit groupe vers un dernier « oasis » afin de faire le ravitaillement nécessaire avant deux jours d'aridité craquelée.
La nuit tombait, Mathilda de ses yeux avisés trouva une grotte entre deux énormes rochers de sables s'embrassant. On laissa les chevaux libres de tous bagages. Kaï ordonna à Yuriy et Boris de partager les rondes de la première nuit, Rei et Oliver la deuxième et enfin il se ferait la troisième entièrement malgré la protestation de Mathilda.
Il savait qu'on le suivait une seconde fois, une seconde fois car grâce à la première, il reconnut la démarche alerte et légère de Rei. Il faisait nuit noire. Même la lune s'était enveloppée de son voile d'ébène, elle aussi dormait.
Le jeune homme prit la main du jeune apprenti celui-ci s'arrêta net. Il leva ses yeux devant les ors assombris sous la nuit. Rei le força à s'asseoir un instant. Il écrivit sur le sable. Olivier connaissait une des capacités charnelles de ces êtres, qui consistait à voir excellemment bien de nuit comme de jour. Ce qui n'était pas son cas. Il sortit d'une de ses poches la petite bille éclairante, prononça imperceptiblement quelques mots, la bille éclaira d'une lumière blafarde le sable tranché de part et d'autre.
'La lumière de vos yeux s'est éteinte depuis que nous sommes partis.'
Il mit du temps, bien entendu, pour lire cette longue phrase. Puis Rei se remit à écrire :
'Pourquoi ?'
Olivier trembla légèrement. Il ne savait pas exactement pourquoi il était triste. Peut-être était-ce les départs qu'ils lui faisaient cet effet ? Peut-être qu'il s'était attaché à quelqu'un qu'il n'avait pourtant pas connu depuis si longtemps que ça. Il n'en savait rien encore. Il effaça avec de grands coups de mains, secoua ses manches poussiéreuses. Il voulut s'en aller mais Rei le retint de nouveau. Il le suppliait du regard. Olivier nia de la tête.
Cette nuit-là, il n'eut pas le cœur de dormir, de toute manière il eut du mal à s'endormir, à force de se tourner de tous les côtés. Il regarda près de lui, Mathilda dormait à poings fermés, Kaï également. Il se leva, peut-être qu'en marchant, il trouvera le sommeil. Il observa d'abord la silhouette représentant l'ancien esclave. Non, le souffle régulier, lui aussi dormait. Puis en sortant de la grotte, il perçut des bribes de conversations chuchotées par Yuriy et son compatriote.
« Des ruines j'te dis, y a que dalle là-bas.
- et Kaï le sait ?
- Sûûûr. Obligé qu'il le sache.
- Mais c'est pas possible, on m'a dit que personne n'était arrivé jusque là-bas. »
Le jeune apprenti se rapprocha un petit peu.
« Ecoutes, répéta encore l'Hallebardier, je te répètes que là où on va, il n'y a plus rien, je ne sais même pas si le mot ruine existerait. Ils ont rasé là-bas, ils ont éradiqué tout ce qu'ils pouvaient massacrés.
- Et t'y était ? insista Yuriy
- Naaan… Moi j'étais autre part à c'moment là. A me taper tu sais qui eheh ! »
Se pourrait-il qu'ils parlent bien de ce que je pense. Oui évidemment. Il n'y a pas d'autre endroit. Sire Boris a dit « là où on va. » Et si Prince Kaï n'a pas menti, il s'agirait bien du village de Rei. Etait-ce pressentiment qui me rongeait depuis que nous avions quitté Pyros ?
…
Le soleil matinal brûlait déjà le sable de ces hautes plaines. C'est sous la sueur que la troupe engageait la course contre la température qui montait. Les chevaux reposés la veille galopaient à folle allure en direction de la frontière Est. Là-bas, une auberge les attendait. Mathilda avait envoyé un message au propriétaire de l'auberge afin de leur réserver des chambres ainsi que quelques places à l'écurie.
Le groupe arriva vers l'heure du déjeuner. La chaleur alourdissait tout âme. Les chevaux arrivèrent sans encombre dans leur suite toute désignée, pendant que leurs cavaliers regagnèrent la fraîcheur du comptoir peu affluent. Bien qu'habitués par ces températures, néanmoins, les trois guerriers de Pyros –Kaï, Boris et Yuriy- furent épuisés. Il était vrai qu'ils n'avaient pas eu le temps de se reposer, entre les missions d'ambassades, et les divers combats pour repousser quelques envahisseurs ne les ont pas vraiment laissés le temps.
« Ah j'suis bien content de m'asseoir dis donc. Alors qu'est ce qu'on nous sert par ici ? »
Ils mangèrent en silence, la faim les avait pris de court ! Mais elle n'était pas assez puissante pour ne pas remarquer certaines choses qui ne changeront pas.
« … Moué ça ne vaudra jamais les goulaches de Dame Irvyne !
Le jeune apprenti se lança. Après avoir longuement tergiverser, après avoir réussi à supprimer ou plutôt à reléguer dans un coin de sa tête le dilemme qui le rendait fou il inspira un bon coup puis au vue de l'assistance qui digérait sous la somnolence, il dit timidement :
« Nous… Nous vous quitterons plus tôt que prévu.»
Il y eut quelques secondes de silence, le temps pour l'ancien esclave de tenter de déchiffrer ce drôle de langage, le temps pour les autres d'ouvrir les yeux et surtout les oreilles.
« C'est-à-dire, soupira le Prince Kaï. »
Olivier avala sa salive.
« C'est que… Je me suis rappelé sur le chemin d'une course urgente que je n'avais pas encore rempli.
- Vraiment ?
- Oui… Enfin, disons que… Je n'irai pas jusqu'au bout avec vous. Nous changerons de direction à la prochaine croisée des chemins à l'aube prochaine.
- De toute façon il n'était pas dit que tu venais avec nous, si ? »
Le jeune apprenti était toujours surpris des réactions du Prince de Pyros à son égard. Ils ne sont pas de très grands amis certes, mais un peu plus de respect vis-à-vis de lui n'était pas trop demandé. Peut-être que si. Il prit congé d'eux et s'en alla retrouver la chambre qu'on lui avait assignée et qu'il partagerait avec la demoiselle Mathilda. Par ailleurs, cette dernière fut assez étonnée des réactions de son ami. Cette soudaine envie de s'enfuir. Pour sûr, le jeune adolescent cachait quelque chose, et elle était prête à tout faire pour le savoir. Seulement, elle devinait d'avance l'attitude fuyante et buttée de son compagnon. Elle le suivit jusque dans la chambre. Elle le trouva près de la fenêtre, le regard perdu dans l'horizon flou causé par l'extrême chaleur de l'endroit. Elle le vit aussi avec ce simple veston sans manche. Il transpirait. Elle lui proposa un verre d'eau glacée qu'il accepta de suite.
« Sire Olivier ?
- Oui demoiselle Mathilda. »
Quel bon début, le voilà qu'il boude !
« Enfin, il faut bien que je vous appelle par quelque chose.
- Olivier est le prénom que l'on m'a assigné. Vraiment rien ne me ferait plus plaisir que vous l'utilisiez sans autre ajout superficiel. »
Et oui, tout dans le naturel.
« Pourquoi écourter le voyage ? Je vous savais excité de trouver ces territoires mythiques et de pouvoir discuter avec les indigènes, je me trompe ? »
Olivier soupira. Lui aussi avait bien deviné le contenu de la discussion.
« Rien de ce qui vous concerne mademoiselle. »
Il lui tourna le dos. Typiquement lui, pour ne pas parler, pour ne pas lui faire voir ce doux visage si expressif, il préfère le donner au soleil de cuivre.
« Êtes-vous fâché contre moi ? Ai-je dit chose qui vous déplaise monseigneur ? »
Mathilda vit la tête du jeune apprenti mage tourner en sa direction, et aperçut l'esquisse d'un sourire. Elle le vit même s'approcher d'elle. Progressivement, elle comprit qu'elle avait touché un point sensible
« Maintenant vous m'irritez mademoiselle. Sachez à présent, que je ne vous dirai rien tant que nous serons tous ensemble. Autrement dit, je vous promets de vous en parler lorsque nous pénétrerons dans nos contrées. M'avez-vous bien compris ? A présent, cessez de m'importuner avec vos titres inutiles ! »
Elle sourit. Même si elle dût utiliser la force, l'essentiel c'est qu'elle ait gagné… Une fois de plus !
Si les journées brûlaient la sueur et l'huile de cajou, les nuits étaient glaciales. Ce changement de température fort heureusement était progressif. Tous les corps ou presque le supportait. Enfin.. Je ne comprends pas, je suis fatigué et même très fatigué. Mais ça n'empêche pas le marchand de sable de passer, pourtant, cette fois, je suis dans ses contrées. Il ne peut pas me rater ! Le jeune apprenti mage regardait les craquelures sur le plafond. Il se mit sur le côté, après une dizaine de minutes à restructurer des yeux le plafond. Puis quand il en eut assez de végéter, il se leva d'un coup et sortit de sa chambre. Il fit le tour de l'auberge. Il entendit un bruit de tissu, il se retourna d'un coup et se retrouva avec une ombre le submergeant. Il eut si peur qu'il en poussa un cri. L'autre personne posa une de ses mains sur l'épaule d'Olivier puis se mit vers la lumière de la lune. Rei.
« Vous êtes toujours aussi… aussi… surprenant ! »
Rei sourit. Il lui prit la main, ils marchèrent quelques instants, puis s'assirent près du poste de garde, à l'entrée du hameau. Rei prit un bout de bois et se mit à écrire sur le sable. Les pictogrammes cristallisés sur le sable brillaient sous la lumière céleste nocturne. Olivier pouvait aisément les lire ainsi.
'Qu'avez vous dit tout à l'heure ? Je suis un peu curieux de cette chose.'
Olivier traça la réponse avec son index. Rei reprit son bout de bois puis continua. 'Comment alors je vais retrouver les miens.' Olivier rougit fortement. Il ne le savait même pas. Oh dieux, j'ai fait une bêtise, une horrible bêtise. Irrattrapable et stupide bêtise. Le cœur du jeune apprenti bondissait dans sa poitrine. Rei le secoua par les épaules. Bien sûr qu'il est heureux. Et moi, mais moi … que vais-je faire ?... Qu'est ce que je suis en train de planifier ? Olivier traça quelques pictogrammes tremblotants. 'Je ne pourrai pas vous accompagner monseigneur'. Il effaça de suite. Qu'est ce que je dis ? Pourquoi lui mentirai-je ? Et puis… Et si je me trompe. Olivier s'était mis seul dans une situation délicate. Il sait qu'il ne s'en tirera jamais.
Rei le raccompagna près de sa chambre. Puis juste avant, il prit une allumette, la craqua, souffla dessus attendit quelques instants puis écrivit sur le sol en bois : voici pour dormir. Il lui présenta un petit flacon, lui donna une petite dose. Olivier eut peur sur le coup, mais n'aura jamais le temps d'en faire le commentaire. Il tomba de suite dans les bras de l'ancien esclave. Et oui, concentré soporifique, appelé communément, somnifère ! Rei le souleva délicatement puis le remit dans son lit et rejoignit le sien. Il était si heureux. Il retrouvera sa mère-patrie. Une grandiose journée l'attendait demain. Il en était tout excité ! Il fit une belle nuit de sommeil, une nuit qu'il n'avait pas eu ces temps-ci…
…..
tbc...
Il est très court par rapport aux autres… Je sais aussi !

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