Bonjour!
Oui, c'est moi! Je suis de retour ! *Gnak gnak gnak* Je dois être complétement folle, puisque je me lance dans une nouvelle histoire, alors que j'ai aussi deux collab' en cours (à venir bientôt sur ce site, les prologues sont déjà écrits par les auteurs avec qui je collabore, et ils sont géniaux!)... Mais que voulez-vous... Je ne résiste pas à l'appel de l'écriture!
Cette fic'... C'est à l'origine juste deux mots. J'avais le titre en tête et je trouvais que ça sonnait bien. J'en ai fais une histoire !
Combien de chapitres...? Je ne sais pas encore. Deux, cinq, dix ou vingt... On verra! Tout dépendra aussi de ce que vous en pensez !
Au programme: Du Tibbs, beaucoup de Tibbs. Mais aussi les mêmes ingrédients que dans mes fics habituelles...
C'est un AU, les âges des personnages ne sont pas ceux de la saison 9. Mais ça, vous allez vite le découvrir au fil de la lecture...
Sur ce, assez de blabla... Et bonne lecture !
Prologue : Comme tous les matins
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Comme tous les matins, il arriva au travail en traînant sa carcasse vide de sens, d'espoir et de joie jusqu'à son fauteuil, pour s'y laisser lourdement tomber.
Comme tous les matins, il vida d'une traite son premier gobelet de café noir, avant de boire plus lentement le second, tout en feuilletant le journal du jour pour se renseigner sur les dernières nouvelles, les dernières catastrophes, les derniers meurtres.
Comme tous les matins, il allait chercher et quérir l'enquête la plus difficile et la plus exécrable parmi les dossiers qu'on lui refilait, et ce dans le but de les oublier, elles, en se tuant au travail jusqu'à l'heure tardive –ou plutôt matinale- où il s'écroulerait de fatigue sur son bureau.
Et comme tous les matins… Il pensait vraiment que ce matin allait être comme tous les matins.
Mais, ce matin… Il avait tort.
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-Tiens, le Bleu, du boulot !
Un mince dossier à la couverture jaune pâle atterrit vivement sur son bureau, tandis que son supérieur lui balançait cette remarque de sa voix éraillée par la cigarette. Son gobelet de café noir se stoppa à mi-chemin dans sa lancée vers sa bouche, alors qu'il jetait un bref regard au dossier. Il reposa alors le gobelet Starbuck d'un mouvement vif sur le bureau de hêtre, et attrapa le document que venait de lui jeter Mike Franks.
Il sourcilla en constatant que ce n'était que quelques pages enfermées dans un fin dossier cartonné. Il le savait, il n'y avait là pas de quoi lancer une enquête juteuse. Les dossiers si petits étaient souvent transmis aux stagiaires ou aux Bleus, et non à une personne travaillant depuis plusieurs années au NIS, comme lui.
Agacé, il souleva ses deux sourcils noirs vers Franks, tout en levant le dossier devant lui. Son regard d'acier croisa les prunelles de Mike, il constata que l'homme le fixait avec un regard brillant, et même avec un certain amusement. Ses épaules se crispèrent. Il comprit que le fumeur était en train de ricaner sous cape devant sa consternation face à un tel dossier.
Il décida de se lever, tendant le fin document vers Franks comme pour lui rendre, pour lancer entre ses dents serrées :
-Je ne veux pas de ce dossier, Patron.
Franks croisa les bras devant lui, et s'assit sur le bord du bureau qui lui faisait face, sans quitter son regard.
-On conteste un de mes ordres, le Bleu ?
-Je… Vous me refilez un dossier pour débutant, grogna Gibbs en baissant un regard dédaigneux vers le document. Ou vous me ménagez. Dans les deux cas, je n'aime pas ça, Franks.
-Je ne fais rien de ça, le Bleu. Lis le dossier.
Sous cet encouragement lâché d'une voix rocailleuse et abimée par la cigarette, Gibbs reposa le fichier jaune pâle devant lui –non sans avoir lâché un soupir agacé-, et l'entrouvrit pour se plonger dans la lecture de la première page. Son aîné s'installa d'une meilleure façon sur le bureau qui lui faisait face, et croisa ses bras devant lui, patientant silencieusement qu'il ait terminé sa lecture.
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« Jeune homme arrêté à Quantico alors qu'il essayait d'entrer par effraction dans une entreprise fermée pour le week-end.
Personne non connue dans les fichiers de police. Semble avoir entre quinze et dix-huit ans.
Portait une arme sur lui – Un Sig-, ainsi qu'une liasse de billets. Pas de documents d'identité. Traces de sang non identifiées sur le Sig.
En garde à vue depuis douze heures. N'avons pour le moment pas réussi à obtenir un nom. ».
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Un descriptif de l'interrogatoire était disponible en seconde page, il y jeta un coup d'œil, curieux malgré lui.
Les questions des agents du NIS étaient inscrites en gras. Les réponses en italique.
Hors, il n'y avait qu'un mot en italique. Lâché au bout de dix heures de questionnement intensives.
Un prénom. La seule chose qu'avait murmuré le jeune homme pendant les douze heures qu'avaient durées l'interrogatoire.
« Tony »
Juste « Tony ».
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Il reposa le document sur le bureau, et revint ancrer son regard à celui de son aîné. Celui-ci prit la parole en premier, devant le microscopique sourire qui naissait sur les lèvres de l'ancien marine.
-Je savais que ce dossier allait t'intéresser, le Bleu. Il est fin, parce que, pour le moment, la seule personne qui peut nous renseigner dessus est complétement muette. Alors, tu vas me faire parler cet ado rebelle et m'expliquer à qui appartient ce sang?
Gibbs se redressa, et acquiesça d'un mouvement de tête. On lui demandait de faire parler une personne muette depuis des heures, on comptait sur sa facilité à faire parler les coupables en salle d'interrogatoire. Il allait montrer qu'il méritait cette confiance. Il allait vite faire déblatérer la vie de l'adolescent silencieux qui se tenait un étage plus bas.
-C'est comme si c'était fait, Patron.
Qui me suit?

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