Bonjour à toutes et à tous. Voici ma première fiction sur X-Men, j'espère que vous aimerez.

Attention: Spoiler X-Men 3 !

Cette fic parle des sentiments d'Ororo après la mort du professeur Xavier. Je ne vous en dit pas plus, à vous de découvrir ;)

Je ne vous promets pas 0 fautes mais je vous promets d'essayer de faire de mon mieux.

Quelques précisions tout de même :

- en gras, se sont les dialogues télépathiques / en italique se sont les souvenirs / en normal se sont les moments présents.

- les souvenirs ne sont pas racontés uniquement du point de vue de Tornade, ça peut faire bizarre mais je préfère comme ça.

- cette fic était censée être un long OS mais compte tenu de sa longueur j'ai décidé de la couper en plusieurs chapitres, ce qui fait que les chapitres se suivent vraiment et qu'il vaut mieux ne pas les lire dans le désordre.

- le passé d'Ororo est totalement inventé.

- Je considère que Tornade est arrivée à l'école quelques années avant Jean et Scott et qu'elle est légèrement plus vieille.

- il n'y a pas de pairing Tornade/Charles Xavier dans cette fic.

Bonne lecture ! :D


La nuit était bien avancée et les ténèbres régnaient à l'Institut Xavier. Dans le parc, le vent semblait hurler sa douleur et les arbres pliaient sous la force des bourrasques alors que les feuilles tourbillonnaient dans l'air, rapides et gracieuses, formant un ballet aussi terrifiant que fascinant. Les nuages s'accumulaient dans le ciel, cachant la douce lumière de la lune et plongeant l'école dans une obscurité effrayante. La tempête se déchainait et la pluie ne tarda pas à arriver, venant ainsi compléter le sinistre tableau que la colère et la tristesse d'Ororo créaient.

Car cet orage n'était naturel, il était créé par une mutante désespérée et reflétait les sentiments qui la traversaient en cet instant. Tristesse, colère, peur, désespoir... Tous se mêlaient et fusionnaient au vent, à la pluie et aux sombres nuages qui occultaient toute lumière.

Un éclair traversa ce ciel apocalyptique, éclairant un instant le visage d'une femme d'une grande beauté. Sa peau mate contrastait magnifiquement avec ses cheveux d'un blanc éclatants, les traits de son visage étaient si parfaits, qu'il semblait impossible de trouver une imperfection, si ce n'était les sillons tracés par les larmes dévalant ce si joli visage.

En remontant le tracé de ce poison salé, on découvrait des yeux d'un blanc laiteux, semblable à la chevelure de cette personne si tourmentée.

Soudain, le blanc s'évapora, laissant place à des yeux marrons remplient de larmes. Des sanglots la secouèrent, ses genoux flanchèrent, et Tornade tomba au sol. Elle replia ses jambes contre sa poitrine et des larmes trop longtemps retenues glissèrent sur ce séduisant visage comme les gouttes d'eau sur la vitre.

Le temps ne semblait plus avoir d'emprise sur Tornade, et elle n'aurait sut dire combien de temps elle était restée ainsi, prostrée, avec sa tristesse pour seule compagne. Au bout d'un temps qui lui parut infiniment long, elle se releva et sécha ses larmes, mais celles qui tombaient dehors ne cessèrent pas pour autant.

Alors, légèrement tremblante, elle releva les yeux. Ceux-ci se posèrent sur un fauteuil, un fauteuil roulant, vide, désespérément vide. Elle sentit les sanglots revenir face cela, mais elle les retint. Il n'aurait pas voulu qu'elle se morfonde ainsi, Charles aurait voulu qu'elle soit forte. Mais c'était si dur !

Ororo aurait tant voulut lui dire. Lui dire qu'elle ne pouvait pas. Qu'elle n'avait pas la force ni le temps de se remettre pour affronter cette nouvelle guerre. Qu'elle ne pouvait être forte alors qu'il n'était plus là pour la soutenir. Elle aurait voulu lui parler, l'écouter, le remercier. Elle aurait tant voulu...

Pourquoi ? Pourquoi était-il partit alors qu'elle avait tant besoin de lui ? Pourquoi ne lui avait-on pas laissé la chance de lui parler une dernière fois ? Pourquoi ? Pourquoi ?!

Les souvenirs affluèrent sans qu'elle ne puissent les contrôler, elle les laissa donc l'emporter dans un passé plus heureux, où Charles était encore là.

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Elle avait 10 ans et se trouvait dans sa chambre. Elle avait peur, affreusement peur. Les objets volaient autour d'elle et le vent lui giflait le visage. Elle était recroquevillée dans un coin de sa chambre, ses jambes repliées contre sa poitrine, et des larmes silencieuses coulaient sur son visage déformé par la terreur. Ses cris avaient depuis longtemps cessé, sa gorge ne supportant plus ses hurlements de frayeur.

Le bruit des objets s'entrechoquant et du vent tourbillonnant dans la pièce devenait insupportable et elle ne souhaitait plus qu'une chose : le calme.

Elle crut entendre les voix de ses parents derrière la porte. Ils avaient essayé de l'aider, mais lorsque le vent les avait projetés hors de la chambre et avait claqué la porte derrière eux, ils avaient dû reconnaitre leur impuissance.

C'est alors qu'Ororo sentit quelque chose effleurer son esprit. Elle fut d'abord effrayée, mais la sensation devint une douce caresse et elle sentit le calme tant espéré prendre peu à peu possession d'elle. Elle ferma les yeux pour apprécier ce sentiment si agréable qui venait la sortir de cet enfer.

Quand elle les rouvrit, elle fut surprise de constater la présence d'un homme dans sa chambre. Il était chauve et assit dans un fauteuil roulant, mais plus que cela, ce fut ses yeux qui l'interpellèrent. D'un bleu acier, ils étaient si pénétrants qu'elle se sentait inexorablement attirée par eux. Pour une raison qu'elle ignorait, elle eu toute suite confiance en cet étranger.

- Bonjour Ororo, dit celui-ci, je m'appelle Charles Xavier, n'ai pas peur, je ne te ferais aucun mal.

L'enfant voulue lui répondre qu'elle n'avait pas peur, mais ses mots restèrent coincés dans sa gorge endolorie. L'homme dû le remarquer car il lui demanda si elle avait mal à la gorge, elle hocha la tête.

- Ne t'inquiètes pas, répéta t'il. Penses-tu pouvoir me faire confiance ?

La petite fille hocha de nouveau la tête. Charles lui offrit un sourire rassurant puis reprit :

- Bien. Je suppose que tu dois avoir peur. Mais rassures toi, tout cela va prendre un sens.

Le vent commençait déjà à se calmer et la fillette retrouvait peu à peu son calme.

- Tu n'es pas malade Ororo, ni victime d'une malédiction ou quoi que se soit d'autre. Tu es simplement différente. Je le suis aussi tu sais, je suis comme toi, veux-tu que je te montre ?

Ororo, curieuse, hocha la tête avec enthousiasme. L'homme sourit à nouveau et porta lentement ses doigts à sa tempe. Alors que l'enfant commençait à se demander ce que signifiait ce silence, une voix se fit entendre dans sa tête.

- Bonjour Ororo.

L'intéressée sursauta et par réflexe porta les mains à ses oreilles. Elle tourna la tête dans tout les sens en quête du détenteur de cette voix lorsque ses yeux se posèrent sur Charles. Il était la seule personne présente dans la pièce, pourtant elle était sûre qu'il n'avait pas ouvert la bouche ! Elle le regarda avec interrogation et peur mais également avec une légère admiration. La voix résonna de nouveau dans son esprit :

- Oui; c'est bien moi. Tu vois, tu n'es pas seule.

La fillette écarquilla les yeux et ne put retenir un rire. La légère brise encore présente dans la pièce cessa et le calme revint.

- Nous sommes des mutants Ororo, nous avons des dons particuliers. Moi, je suis un télépathe, je peux par exemple lire dans les esprits ou communiquer par la pensée comme nous le faisons maintenant. Toi, il me semble que tu peux contrôler certains éléments, comme le vent ou la pluie c'est cela ?

L'enfant acquiesça, émerveillée.

- Tu peux me répondre si tu le souhaites,dit-il. Il te suffit de penser à ta réponse et je l'entendrais.

L'enfant, étonnée, tenta timidement de faire ce qu'il disait.

- Vous m'entendez là ?

- Oui, très bien, répondit-il toujours par télépathie.

- Qui êtes vous ?

- Je te l'ai dit, je m'appelle Charles Xavier. Je suis professeur. J'enseigne et dirige une école pour les mutants comme toi et moi. C'est pour cela que je suis ici, pour te proposer une place dans mon établissement.

- Et il n'y a que des mutants dans cette école ?

- Oui, bien que pour l'instant je n'ai que peu d'élèves. L'école est assez récente mais, si tu viens, tu auras tout de même quelques camarades de classe. Tu as le temps d'y réfléchir, mais penses-tu pouvoir être intéressée ?

Ororo réfléchit quelques instants. L'idée était plaisante, mais elle avait peur de l'école. Dans les dernières où elle était allée, les gens la rejetaient. Elle avait beau cacher ses pouvoirs, les élèves se moquaient de sa couleur de cheveux et les professeurs avaient peur et se méfiaient d'elle. Pour rien au monde elle ne souhaitait revivre cela. Mais le professeur Xavier avait l'air gentil, et si les autres enfants étaient vraiment comme elle, peut être ne se moqueraient-t-ils pas...

- Je ne sais pas, répondit-elle, j'ai peur de l'école et des moqueries. Dans toutes mes anciennes école c'était comme ça, et je ne veux pas que ça recommence...

- Je comprends, dit-il, mais sache que dans notre école cela ne se passera pas ainsi. Les professeurs n'auront pas peur de toi, les élèves ne se moqueront pas car ils sont comme toi. Les différences font partis de leurs vies et ne sont en aucun cas un défaut ou un sujet de moquerie. De plus, si tu te sens mal, tu pourras venir me voir. Je serais toujours là pour t'aider, je te le promets.

L'enfant réfléchit quelques instants puis déclara :

- Et bien d'accord alors ! Mais je pourrais tout de même voir mes parents des fois ?

- Bien entendu, aussi souvent que possible du moment que cela ne gêne pas les cours. Et si nous allions leur annoncer la bonne nouvelle ? Je crois qu'ils ont hâte de te serrer dans leurs bras.

- Comment le savez-vous ? demanda Ororo, curieuse.

- Je l'ai lu, répondit-il en souriant et en tapotant sa tempe.

L'enfant ria et lui saisit la main. Charles serra sa petite main dans la sienne et tout deux sortirent de la chambre pour annoncer la nouvelle d'un nouveau départ aux parents d'Ororo.

XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX

"Je serais toujours là pour t'aider, je te le promets"... Elle avait crut à cette phrase, dès l'instant où ces mots avaient été prononcés elle y avait crut. Elle se trompait. Aujourd'hui, il n'était plus là pour elle, ni pour personne.


Voilà ! J'espère que vous avez apprécié et, que se soit le cas ou pas, n'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours très plaisir d'avoir des commentaires.

Les prochains chapitres ne devraient pas tarder, merci de m'avoir lue et à bientôt j'espère ! ;)