Je suis désolée pour cette si longue attente, c'est impardonnable !

A vrai dire, je pense que je ne vais pas promettre de délais pour cette fic et que les chapitres viendront en fonction de mes idées, je suis désolée :(:(

En tout cas voici enfin la suite et bonne lecture à tous !


Tornade sourit légèrement à se souvenir. Elle se souvenait très bien de cette nuit, c'était à ce moment-là qu'elle avait commencé à comprendre et à apprécier son don.

Ses yeux se tournèrent vers la fenêtre et devinrent blancs. La tempête se calma à l'extérieur, les éclairs, la pluie et le tonnerre cessèrent, tout comme sa colère. Elle ne devait pas se mettre en colère, elle savait ce qui arriverait si elle laissait sa rage l'emporter...

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- Nooonnn !

Tornade hurlait. Elle hurlait sa douleur et le vent hurlait avec elle. Il tourbillonnait autour d'elle alors qu'elle s'élevait dans les airs, arrachant les branches, détruisant les volets et faisant fuir les autres élèves.

Sa rage semblait sans limite et des nuages noirs firent leur apparition, plongeant le parc dans une atmosphère de fin du monde.

- Tornade, arrête !

Jean hurlait pour se faire entendre de son amie, mais celle-ci n'entendait plus que ses propres cris et le tonnerre assourdissant. Pourquoi eux ? Pourquoi ?! Ça faisait si mal, il fallait que ça sorte, qu'elle expulse sa colère avant qu'elle ne la fasse exploser. Le vent augmenta encore et vint la pluie, froide et fouettante, qui venait se mêler aux larmes d'Ororo.

Scott tira sur le bras de Jean pour la faire reculer un peu. Cette dernière n'avait jamais vu son amie ainsi. Elle était d'une terrifiante beauté, ses cheveux blancs éclatants volaient autour de sa tête et ses yeux rendus blanc par son pouvoir n'exprimaient que rage et douleur.

La tempête s'intensifia encore, si bien que Jean s'accrocha fortement à Scott lorsqu'elle sentit ses pieds décoller du sol. Celui-ci enroula ses bras autour d'elle pour la retenir mais la force du vent reflétait la force de la rage de Tornade et celle-ci semblait innaretable.

- Jean, Scott, rentrez maintenant !

Tous deux relevèrent la tête vers l'entrée où se tenait le professeur Xavier. Il ne les regardait pas, ses yeux fixés sur Tornade.

- Dépêchez-vous !

Scott et Jean se mirent à courir vers l'Institut mais, alors qu'ils atteignaient les marches, une bourrasque plus puissante que les autres les frappa et emporta Jean qui se cogna contre un mur et retomba au sol, assommée.

Scott, qui s'était accroché à la rambarde de l'escalier, se précipita vers elle.

- Ramène-la à l'intérieur, ordonna le professeur.

Cyclope la prit dans ses bras et se précipita à l'intérieur de l'école.

Charles se retourna vers Tornade dont la fureur ne cessait de croitre. Des éclairs s'abattirent dans le parc, mettant le feu à l'herbe et entourant la mutante furieuse d'une barrière infranchissable.

Des jets d'eau partirent de l'Institut et éteignirent le début d'incendie. Le professeur X regarda derrière lui et vit que les autres élèves se tenait aux fenêtres, terrifiés mais assez courageux pour tenter de limiter les dégâts causés par la colère d'Ororo.

- Reculez-vous, dit le professeur à tous les jeunes mutants. C'est dangereux de rester là.

Ils obéirent et Charles se concentra de nouveau sur Tornade, essayant de l'apaiser télépathiquement. Mais sa colère était si forte que c'était comme si elle hurlait dans son esprit et le professeur eu une grimace de douleur avant d'abandonner son projet.

Il ne pouvait rien faire tant que sa rage était telle et s'employa donc à la calmer.

- Ororo ! cria-t-il. Écoute-moi, je t'en prie Ororo !

L'intéressée était trop prise dans sa colère et son désespoir pour pouvoir percevoir quoi que ce soit d'autre. Sa mère, son père, morts, morts, morts ! Partis pour toujours ! Mais pourquoi ?! Qu'es qu'elle avait bien put faire pour mériter une telle douleur ? Elle avait l'impression que son cœur s'était brisé en même temps que la nouvelle de l'accident de voiture lui avait été annoncée, et que plus jamais il ne pourrait se reconstruire.

Mais, malgré l'assourdissant bruit de sa rage, Tornade crut percevoir autre chose. Une voix, une voix qui l'appelait. Elle se concentra le plus possible, s'accrochant à ce son comme à une bouée de sauvetage dans la mer déchainée de sa douleur.

- Ororo, je sais ce que tu ressens pour avoir vécu la même chose que toi mais crois-moi, la colère ne t'aidera en rien. Ecoute le son de ma voix et uniquement le son de ma voix Ororo : calme toi, apaise ton esprit et ton cœur, calme toi…

La jeune fille tenta de faire ce que lui dit Charles mais c'était si dur ! Alors qu'elle ne pensait pas pouvoir y arriver, elle sentit une présence dans son esprit.

- Charles ! appela-t-elle par télépathie.

- Je suis là, ne t'inquiètes pas. Écoute-moi Ororo, je veux t'aider, nous voulons tous t'aider, mais pour cela il faut que tu calmes ton pouvoir. Oui, comme ça, calme-toi…

Ecoutant les conseils du professeur, Ororo tenta de son mieux de s'apaiser. L'orage cessa et le vent se calma alors que Charles utilisait son don pour la détendre.

Au bout de quelques minutes, le temps redevint normal et Tornade tomba à genoux au sol en sanglotant. Le professeur avança son fauteuil vers elle et hésita quelques instants avant de commencer à lui caresser doucement les cheveux.

Lorsqu'elle sentit la main de son mentor sur sa tête, la jeune femme se releva prestement et se jeta dans ses bras. D'abord surpris, Charles lui rendit son étreinte et la berça doucement comme un enfant. « Elle ne sera plus jamais un enfant, plus après aujourd'hui », songea-t-il avec tristesse.

Après de longues minutes, Charles baissa la tête vers Ororo alors qu'elle reprenait la parole.

- Professeur… dit-elle d'une voix chevrotante. Mes parents, ils sont morts n'es pas ? Je ne les reverrai plus jamais ? Je suis seule maintenant, je n'ai plus rien, ni personne, je suis sans famille, seule…

Des sanglots la coupèrent et Charles se saisit alors doucement de son visage et la força gentiment à le regarder.

- Ororo, dit-il de sa voix si paternel, je suis désolé de devoir confirmer un tel malheur mais oui, tes parents sont décédés. Cependant une chose est sure : tu n'es pas seule, et tu ne le seras jamais. Nous serons toujours là pour toi Ororo, tous les X-Mens, nous ne t'abandonnerons pas. Je ne prétends pas que nous puissions remplacer ta famille, mais je peux te jurer que jamais tu ne seras seule. Nous serons toujours là pour toi et quoi qu'il puisse advenir tu pourras toujours compter sur nous. Ne te crois jamais seule ou abandonnée Ororo, car tu ne le seras jamais, et cela je peux te le promettre.


Voilà ! Un peu plus d'action dans ce chapitre et je ne sais pas pourquoi je le trouve un peu différend des autres, pas vous ?

Je suis désolé si il y a des fautes mais je suis un peu fatiguée ce soir :(

En tout cas merci de m'avoir lue et n'hésitez pas à laisser un commentaire ;)