Rating : M pour violence. Âmes sensibles s'abstenir.
Disclamer :
Oui oui, Stiles m'appartient ainsi que toute la clique. Mais si je vous assure! ;)
Sinon concernant l'histoire, elle sort totalement de mon imagination (assez bizarre, je le consens) et toute ressemblance avec une autre histoire est absolument fortuite.
Note :
UA
Pairing : Sterek

Note de l'auteur:
Bonjour mes petits caribous =)
Ayant décidé de vous faire plaisir (oui je sais je suis trop bonne), je vous publie ce soir le début de ma nouvelle histoire intitulée M-59. Oui, un titre bien mystérieux que vous comprendrez en temps voulu. Je suis en train de finir d'écrire le premier chapitre, je ne le publierai que lorsque j'aurai bien avancé le deuxième (et si ce début vous plaît), l'histoire d'avoir un peu d'avance ;)
On se retrouve en bas, en espérant que ce prologue vous donne envie de lire la suite!


Prologue

C'est la bouche pâteuse et un arrière goût amer de médicaments qui le réveillèrent. Il fronça les sourcils, les yeux fermés, et ce simple mouvement provoqua un vif mal de crâne. Gémissant, il tenta vainement d'ouvrir les yeux en se redressant mais ses paupières et ses membres étaient bien trop lourds et il abandonna au bout de quelques secondes. Stiles tenta de deviner l'endroit où il pouvait se trouver mais le matelas dur sous son dos et l'absence totale de bruit ne lui fournirent aucunes indications. Seule la lumière clignotante qu'il pouvait percevoir à travers ses paupières fermées lui signala qu'il ne se trouvait ni chez lui, ni chez Scott. Il inspira fortement, réprimant la grimace engendrée par la contraction de son diaphragme, et banda tous ses muscles. Dans un ultime effort il se redressa en position assise. Un voile noir l'envahit et il tomba dans les pommes.

Lorsqu'il reprit connaissance, la lumière était éteinte et son mal de crâne avait baissé d'un cran. Après quelques essais infructueux, Stiles réussit à ouvrir les yeux et à regarder autour de lui, tentant de comprendre où il se trouvait. Ce qu'il perçut, malgré l'obscurité, accéléra nettement les battements de son cœur. Qu'est-ce-que...La surface sur laquelle il se trouvait, qu'il avait aux premiers abords pris pour un matelas, s'avérait être un sol blanc entièrement capitonné. Levant les yeux, il s'aperçut que la totalité des murs et du plafond étaient eux aussi molletonnés, comme... Comme une cellule d'asile. Une bouffée d'effroi le prit à la gorge et il se releva rapidement, luttant contre une envie de vomir et un vertige soudain. Il s'appuya contre l'un des murs pour éviter de retomber au sol, ferma les yeux et compta jusqu'à dix. Au décompte, il les rouvrit, espérant se retrouver dans sa chambre, au lycée, n'importe où mais pas ici. Malheureusement, son vœu ne fut pas exaucé et il se pinça plusieurs fois avant d'admettre que ce qu'il observait autour de lui était la réalité. Bordel.

Sentant venir l'angoisse par vagues, il se rassit lentement et mit la tête entre les jambes, se berçant à l'aide de ses bras. Ne perd pas pieds. Souviens-toi putain. Pourquoi était-il ici ? Il essaya de ses remémorer son dernier souvenir mais rien ne venait, la panique l'envahissant et l'empêchant de penser correctement. Il gémissait pitoyablement, la bouche collée contre son avant bras, des larmes menaçant de couler à chaque respiration. Puis : Le lycée, Scott, l'accident. Oh mon dieu. Tout lui revint.

Stiles venait de jeter un coup d'œil ennuyé à son portable. Encore treize minutes abominablement longues à garder le silence et à hocher la tête en écoutant les lamentations de son meilleur ami à propos d'une belle histoire d'amour potentielle entre lui et Allison Argent. Stiles soupira discrètement, blasé par son meilleur ami qui continuait à décrire à jeune fille à grand renfort de superlatifs.

Laissant son regard vagabonder, il se retrouva à fixer une crinière rousse bien connue. Lydia était appuyée contre un casier, entourée de sa bande d'amies qui riaient d'un air un peu crétin à une remarque qu'un joueur de Lacrosse venait de faire en passant devant elles. Lydia, elle, se semblait pas affectée par la plaisanterie, elle regardait d'un air vague ses ongles parfaitement manucurés, comme si elle n'était pas dans le même monde. Soudain, un bruit l'attira et elle releva la tête brusquement, plongeant son regard dans celui de Stiles. Un léger sourire s'épanouit sur ses lèvres et ses yeux reprirent vie tandis qu'elle l'observait.

Étonné (Lydia avait dû lui adresser la parole une fois dans sa vie), Stiles commença à lever la main pour lui faire un signe mais il fut coupé dans son élan par un coup porté à son épaule, le faisant trébucher.

- Bouge, Stilinski.

Stiles tourna la tête et rencontra le regard moqueur et supérieur du capitaine de Lacrosse du lycée. Et accessoirement le petit ami de la belle Lydia. Petit ami qu'elle fixait avec un grand sourire, constata-t-il avec dépit lorsqu'il retourna la tête vers la jeune femme. Arrête de rêver, Stiles.

La sonnerie stridente annonçant la fin de la pause déjeuner - et le début des cours par la même occasion - retentit et Stiles soupira de soulagement, ignorant le regard surpris de Scott, qui n'avait pas arrêter de parler, même durant le petit interlude que Jackson lui avait très gentiment offert. Il présenta un sourire crispé à son meilleur ami et lui proposa d'aller en cours.

Arrivés devant leur classe, on leur appris que leur professeur était malade et qu'il ne pourrait pas assurer leur dernier cours de la journée. Stiles ne sut pas s'il devait être soulagé que la journée se finisse, et que le week-end commence, ou agacé d'avoir eu à écouter son ami fantasmer pendant une heure pour rien. Il opta pour la première solution, se disant qu'il valait mieux voir le bon côté des choses, surtout durant une journée comme ce vendredi.

Cela faisait trois ans jour pour jour que sa mère les avait quittés, son père et lui, et chaque année ce jour lui restait en travers de la gorge. Il chassa ses pensées déprimantes de son esprit (enfin, les enfouit un peu plus profondément) en avisant le regard curieux de Scott. Il lui sourit, cette fois-ci plus naturellement.

- On y va ? J'ai envie de glander dans mon lit, dit-il en s'étira, les bras vers le haut.

- Tu m'étonnes, renchérit Scott. Je peux squatter chez toi ? Ma mère est toujours au boulot et j'ai pas envie de m'ennuyer chez moi, ajouta son meilleur ami avec une moue gênée.

- Un peu mon n'veu ! C'est parti !

Lui passant un bras au-dessus des épaules, Stiles entraîna son ami vers la sortie, précédant de peu le couple fétiche du lycée. Ils étaient en train de rire de tout et de rien (surtout de rien) sur la route du retour quand le bruit d'un crissement de pneus sur l'asphalte les stoppa. Les deux adolescents tournèrent la tête vivement vers la route et virent débouler, du coin de la rue, trois voitures noires, du genre Range Rover.

Les quelques élèves qui se trouvaient sur le même trottoir qu'eux observèrent, l'air ébahi, les bolides zigzaguer sur le bitume à une vitesse qui devait se trouver bien au-dessus de celle autorisée. Ce n'est qu'au bout de quelques secondes que les jeunes commencèrent à bouger, certains allant sur les pelouses des maisons avoisinantes, d'autres se mettant à courir pour l'éloigner le plus possible des engins dont les conducteurs n'avaient apparemment pas appris à conduire au même endroit qu'eux. Malheureusement, Stiles et Scott n'eurent pas cette présence d'esprit et ils restèrent sur le trottoir, les bras ballants, regardant les voitures rouler inexorablement dans leur direction.

Ce n'est qu'à quelques mètres d'eux que Stiles réagit enfin et évita la première voiture qui lui fonçait dessus, se tordant la cheville dans la foulée qui émit un craquement inquiétant. Sonné par la douleur, il n'entendit plus qu'il ne vit l'accident. Il y eut un hurlement, un bruit de frein et celui sourd d'un impact. Il vit, les yeux emplis de terreur, le corps de son ami atterrir juste devant lui. Stiles se releva, grimaçant à cause de sa cheville qui commençait à gonfler à vue d'œil, et se précipita vers son meilleur ami qui ne semblait plus bouger. Il se laissa tomber à côté de lui, lui prit les épaules, et le secoua. Ce n'était pas forcément la chose à faire mais la panique avait pris le dessus sur la raison. Concentré sur Scott et lui aboyant de se réveiller, il ne vit pas plusieurs personnes sortir des trois voitures maintenant à l'arrêt. Il les remarqua seulement lorsque l'une d'entre elles lui agrippa les poignets, le forçant à lâcher son meilleur ami.

- Lâchez-moi ! Lâchez-moi putain ! Stiles criait et des larmes lui roulaient sur les joues. Il a besoin d'aide espèce de connard ! Scott ! Il tenta de donner un coup de coude à son assaillant pour se libérer mais celui-ci était beaucoup plus fort que lui, et il ne fit qu'alerter un des autres hommes qui vient prêter main forte au premier.

Il continuait de se débattre en hurlant des insanités, entendant sans vraiment y faire attention que d'autres jeunes de son lycée étaient apparemment dans le même cas que lui. La dernière chose qu'il vit fut le regard affolé et plein de larmes de Lydia alors qu'elle observait Jackson se prendre des coups à terre. Puis il sentit une forte douleur à l'arrière de son crâne et tout devint noir.

Stiles revint au moment présent lorsqu'il entendit la porte de la pièce s'ouvrir dans un cliquettement de clés, porte qu'il n'avait pas encore remarquée puisqu'elle se fondait dans les murs. Deux hommes en habits blancs entrèrent.

- Debout, ordonna le plus grand des deux d'un ton sec. Les deux mains derrière le dos. Dépêche.

Sous le choc des souvenirs et sans vraiment réfléchir à ce qu'il faisait, Stiles obéit, se faisant plaquer durement contre l'un des murs alors que le second homme lui mettait des sortes de menottes. Puis ils se mirent de part et d'autre de Stiles, chacun mettant une main sur son épaule, et ils le forcèrent à avancer vers la sortie. La seule pensée cohérente qui habita l'esprit de Stiles fut qu'il n'avait bizarrement pas mal à la cheville.


Rebonchour =D

Alors qu'en pensez-vous ?
Avez-vous des idées quant au lieu où se trouve Stiles ? Le pauvre quand même, je le plains... Mouahahahaha
Voulez-vous la suite ou bien êtes vous déjà blasés par ce prologue (ou par moi)?
Je veux tous vos avis, les bons comme les mauvais (tant qu'ils ne contiennent pas d'insultes ou de tomates, bien sûr)
Bisou bisou et à bientôt j'espère pour de nouvelles aventures!

Daelys/Cely/Comme vous voulez m'appeler