Disclaimer : Si Hetalia était à moi, il y aurait ( encore ) plus de fanservice. Si And so it goes était à moi, je ne changerais rien, car The Goliath Beetle a fait un job super !


AND SO IT GOES

CHAPITRE VII


Toc, toc toc.

« Lovi ? Ve, je rentre! »

Féliciano pénétra dans sa chambre, suivi par une délicate odeur de pâtes fraîches. Lovino était allongé sur son lit, un bras en travers du visage pour couvrir ses yeux, mais il se rassit en voyant son frère. Celui-ci lui adressa un de ses doux sourires qui semblaient faits pour son visage, déposa l'assiette de nourriture sur la table de chevet et se faufila sous les couvertures, pour se blottir contre Lovino.

« Qu'est ce que tu fais idiot ? » cracha le plus vieux des jumeaux.

« Je te colle ! »

« Sans rire, j'avais pas remarqué ! Et pourquoi est-ce que tu me colles ? » aboya Lovino en s'éloignant autant que possible de son frère.

« Parce que tu as un air triste »

« Idiota ! Je ne suis pas triste. »

« Oh ! » piailla Féli. Il s'assit et dévisagea Lovino avec un drôle de regard.

« Je croyais, vu que tu ne m'as pas crié dessus pendant une demi-heure alors que j'ai invité Luddy ici. C'est ce que tu fais d'habitude, alors j'ai pensé que quelque chose n'allait pas »

Lovina roula des yeux et leva les bras pour faire signe à Féliciano de faire tourner les pâtes. Sauce Alfredo et penne, de quoi faire saliver le plus vieux des jumeaux. Après quelques instants de silence, Lovino en engloutit une énorme fourchetté. Il prit un moment pour respirer.

« Tu connais bien Antonio ? » demanda-t-il à son frère, pensif.

« Ve, non, pas vraiment. Mais je l'aime bien ! Il est gentil, et c'est un ami du frère de Luddy ! » sourit Féli. « Pourquoi ? »

Lovino mordilla l'intérieur de sa joue. Il ne savait même pas pourquoi il s'occupait de cette affaire, qui n'était pas la sienne. Il ne l'aimait pas du tout... mais dans son état, l'espagnol allait se faire rouler dessus par une voiture en traversant. Il avait l'air de planer à dix miles.

« Le bâtard-aux-patates est encore là ? »

« Si ! »

Lovino inclina la tête vers celle se son frère.

« Est-ce que je peux te demander un service ? » soupira-t-il ?


Matthew sourit en voyant l'enthousiasme de Gilbert. Ils étaient installés dans leur café préféré à leur place habituelle, dans un coin de la salle. C'était familier, agréable et à l'abri des oreilles indiscrètes. Son petit ami all... prussien faisait des moulinets dans les airs avec ses bras en décrivant tout ce qu'il avait fait pendant l'été. Gilbert lui avait tellement manqué. Par bien des aspects, Gilbert ressemblait à Alfred, même si aucun des deux n'acceptait la comparaison.

« Et voilà comment j'ai prouvé à mon pauvre petit frère que je suis awesome ! »

Le canadien éclata de rire. Ça lui rappelait beaucoup l'habitude qu'avait Alfred de crier « je suis un héros ! » dans toutes les conversations. L'adolescent aux cheveux argentés lui sourit et glissa un bras autour de ses épaules.

« Et toi, alors, comment était Hawaii ? Des filles sexy à la pelle ? »

Matthew rougit.

« Eh, bien sur. Mais tu es le seul que... »

« Tu vois ce que je veux dire » l'interrompit Gilbert. « Est-ce que tu as surfé ? Nagé avec des requins ? Fini une soirée complètement bourré ?

« J'ai... surfé. Je n'ai pas trop aimé mais... ouais » répondit lamentablement Matthew. « Alfred a beaucoup surfé, il est très doué. Et pas mal de filles lui tournaient autour, aussi. »

« Je me fiche de ce qu'Alfred a fait, Mattie ! Parle moi de ce que tu as fait ! »

Le visage de Matthew prit une ravissante teinte magenta. Ça le prenait toujours au dépourvu – et d'un certain côté, ça lui faisait étrangement plaisir – que Gilbert lui porte autant d'attention. Le canadien n'était pas du genre à se placer sous les projecteurs et il vivait avec un peu d'embarras l'intérêt constant de son petit ami.

C'est grâce à ça qu'ils étaient devenus amis : tous les deux souffraient de la comparaison avec leur frère respectif. Gilbert avait fait tout ce qu'il pouvait pour être aussi différent que possible de Ludwig, allant jusqu'à se considérer plus « prussien » qu' « allemand ». A l'école, il était bruyant et insolent, et parvenait toujours à s'attirer une foule de problème : en d'autres termes, il cherchait l'attention d'autrui. Mais Matthew savait que Gilbert avait aussi de bons côté, il savait que répéter encore et encore qu'il était « awesome » n'était qu'une manière pour lui de se rassurer : « Je suis awesome, je suis awesome, je suis awesome ». Voilà ce qu'il se répétait lorsqu'il se sentait rejeté. Négligé. Oublié. Matthew savait aussi que Gilbert aimait les animaux, surtout les petits, les mignons – comme les oiseaux. Et que ses yeux rouges le voyaient toujours, même quand le canadien se sentait complètement invisible.

Ils étaient devenu amis le jour où on avait demandé à Matthew d'aider Gilbert en géographie l'année précédente. Après quelques semaines ils avaient commencé à s'ouvrir l'un à l'autre – quelque chose de difficile, pour tous les deux. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, c'était Mattie qui avait osé demander un rendez-vous à Gilbert. Bien sur, ça n'avait pas plu du tout à Alfred. Il ne faisait absolument pas confiance à Gilbert, qu'il ne connaissait que comme le membre le plus bruyant et le plus insupportable du fameux « Bad Touch Trio ». Mais finalement, ils avaient réussi à s'entendre ( même si Matthew suspectait qu'Alfred avait multiplié les menaces de mort à l'encontre du prussien avant de l'autoriser à sortir avec lui )

« Moi ? » marmonna-t-il. « Eh bien c'était sympa. Très beau. Même si je suis sans doute passé à deux doigts de l'insolation » Gilbert eut un petit rire et il sourit. « La nourriture était délicieuse. Surtout le Saimin. C'est une soupe de nouilles avec plusieurs viandes »

Gilbert acquiesça.

« En parlant de nourriture, j'ai eu envie de tes pancakes pendant tous l'été »

Matthew éclata de rire.

« Je peux en faire plus tard, si tu veux. »

« Ja, je veux bien ! »

Ils continuèrent de discuter en sirotant leur café. Tout cela avait le goût du bonheur. Matthew n'avait jamais l'occasion de parler aussi librement avec Alfred. 95% de leurs conversations voyaient son frère blablater non-stop en ignorant totalement ses interventions timides. Leur mère, elle, savait écouter, et le canadien aimait lui parler, mais maintenant qu'ils étaient rentrés, elle avait moins de temps pour lui. Le père d'Alfred était mort quand les deux garçons étaient très jeunes et depuis, la mère d'Alfred avec élevé les deux garçons comme s'ils étaient les siens.

« Hé Birdie » fit Gilbert, soudainement sérieux. « Je t'ai vu avec Ivan à la cantine. Tu n'as pas de problèmes avec lui, n'est-ce pas ? »

« Oh, tu nous as vu ? » rit Matthew, et Gilbert haussa un sourcil.

« Ah, non, Gil, Ivan est vraiment gentil. Il voulait juste jeter un coup d'œil à mes notes, c'est tout. »

Gilbert sembla accepter cette réponse : son visage se détendit.

« Bon... d'accord. J'essaye juste de prendre soin de toi. Ce mec est timbré. »

Matthew n'eut pas l'occasion de répondre puisque le portable de Gilbert se manifesta bruyamment, et fit complètement flipper le prussien.

« C'est Ludwig » grommela Gilbert, le regard lourd de sous-entendu. « Désolé Birdie, je vais régler ça vite fait. »

« C'est bon, Gil. Prends ton temps. »

Gilbert décrocha.

« Ja, qu'est ce que tu veux, Luddy ? … Quoi ?... Attends, je capte que dalle, je ne peux t'entendre. »

Il mit la main sur le micro du téléphone pour s'adresser à Matthew :

« Je vais dehors. Cet endroit ne fait pas bon ménage avec mon portable. »

« Oh. D'accord. »

« Je reviens. »

Il picora une dernière fois les lèvres de Matthew, se leva et sortit du café.

« Re » fit Gilbert, une fois dehors. « Je t'entends. Qu'est ce que tu racontes ? »

« Selon Féli, Lovino lui a dit... oh, attends, je te passe Féliciano. »

« Okay. »

« Allô ? Gilbert ? C'est moi, Feliciano ! »

« Salut, qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Ve, Gilbert, est-ce que tu pourrais voir comment va Antonio ? Lovino m'a inquiété... »

Gilbert fronça les sourcils.

« Qu'est ce qu'il s'est passé ? »

« Il a dit qu'Antonio avait ... craqué ? Il pleurait et il n'avait pas trop l'air de savoir où il allait et - »

Malgré le boum boum incessant de son cœur, Gilbert réussit à entendre des cris, à l'autre bout de la ligne. La voix emplie de colère de Lovino Vargas hurlait quelque chose comme « IDIOTA, DONNE MOI CE PUTAIN DE TELEPHONE ».

« Allô ? Mais qu'est ce qu'il se passe ? » insista Gilbert.

« Écoute moi, frère du bâtard-aux-patates. Va voir ton ami, le bâtard-espagnol. Et oublie ce que mon crétin de fratello a dit, on aurait dit qu'Antonio avait une putain d'attaque. Je ne sais pas ce qu'il se passe et ce n'est pas mon problème, bordel ! Je l'ai trouvé, il avait l'air mal, je te le dis. Mon job est fait, occupe toi du reste. »

Et Lovino raccrocha.

A/N : PruCan est tellement ADORABLE. Je serais aussi heureuse si vous alliez jeter un coup d'oeil à ma nouvelle fiction sur Prussia et Inde qui s'appelle « An Unlikely Friendship ». ( T/N : pas traduite mais si vous avez des bases en anglais, GO ON ! Ce n'est qu'un one shot ).

Bref, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avec pensé, je remercie celles ( et ceux ? ) qui m'ont laissé des reviews et je me sens un peu coupable de ne pas vous répondre... je vais essayer de m'y mettre pour la semaine prochaine ( je n'ai jamais eu de fictions à chapitre alors il faut que je prenne le pli )

A bientôt !