Titre : Une histoire de Dragons

Fandom : Harry Potter

Genre : Aventure/ Romance

Résumé : Harry en a marre, de sa vie parfaite de Sauveur, de tout ses gens qui veulent simplement ses faveurs. Et de ceux qui pensent le connaître. Il claque tout et part vers d'autres horizons. Pour le meilleur et pour le pire !

Disclaimer : Les lieux et les personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété de J.K Rowling et de ses ayant-droits. Je ne me fais pas d'argent avec cette histoire.

Bonjour ! Voici le premier chapitre de la version corrigée d'une histoire de Dragons, j'espère qu'elle vous plaira. Bonne lecture !

Harry soupira, il ne laissera jamais en paix n'est ce pas ? Qu'avait-il espérer ? Quel sot était-il ! Cette lettre le mettait hors de lui. Ne pouvait-il pas avoir enfin une vie normal ?! Dans deux semaines, cela ferait sept ans jour pour jour que Voldemort était mort et le ministère voulait de nouveau faire une fête pour célébrer cette date.

Y aurait-il une fin ?

Après tout, les années précédentes avaient reçu également le même traitement... Malgré cela, il n'avait jamais rien dit jusqu'à il y a peu mais ça c'était une toute autre histoire, ne voulant inquiéter personne, ni parler de ses sentiments à quiconque, il avait pris l'habitude de cacher ses impressions, ses émotions, ses angoisses, habituer à être l'homme de la situation, celui qui résolvait tout, qui était fort, celui sur lequel on se reposait impunément tel Atlas devant soutenir la voûte céleste.

Et puis, Ginny aimait tellement ces célébrations -et elle n'était pas la seule- la minute de silence en hommage aux personnes merveilleuses qu'il avait fallu perdre pour pouvoir vivre en paix aujourd'hui était toujours aussi forte en émotions, aidait sa femme et tous les autres à aller de l'avant, à ne pas se focaliser sur leur souffrances, le dîner qui suivait marquait la fin de la guerre, des privations. Les tables étaient pleines de nourritures, de fruits, de viande, de poissons. Simplement parce que l'on pouvait le faire. Qu'il était désormais inutile de se rationner.

Le bal qui terminait la soirée avec beauté et classe faisait du bien à tout le monde en permettant à tous de se retrouver, de rire, autour d'une joie commune et sincère et de faire fit des différences, et des problèmes qui persistaient. Pour lui c'était un calvaire. Lors de cette soirée il ne voyait que les absents, les morts, et non tous ces gens sauvé grâce à lui, en vie, heureux et reconnaissant envers lui accentuant jour après jour sa culpabilité, il savait que c'était illogique, qu'il n'y était pour rien, que le seul à blâmer était le Mage Noir et ses Mangemorts, pourtant, malgré toutes les années écoulées, le sentiment n'en était toutefois pas moins fort. Dans ses moments là, il se disait qu'il aurait pu faire mieux. Trouvez les horcruxes plus vite. Etudiez d'avantage... Le doute est après tout l'un des pires poisons pour l'âme et il en faisait les frais.

Et en dépit de tout ça, il faisait avec, se résignant à son sort en quelque sorte. Sa vie était comme ça, c'est ce qu'il était, et même si ça l'énervait souvent il n'allait pas se plaindre ! Il avait ce que beaucoup rêvait ! La gloire, l'argent, la célébrité, et la reconnaissance. Mais bon, même avec ses arguments, il en avait quand même raz-le-bol, et le monde sorcier dans son ensemble avait tout intérêt à le laisser tranquille pendant cette soirée, il assisterait à la cérémonie et ensuite il rentrerait chez lui, au calme avec son fils. Bon sang ! Il voulait des vacances !

Quand cette exaspération lui était venu ? Et bien cela faisait presque un an désormais qu'il ne supportait plus la situation, qu'il se sentait oppressé, oh il ne savait pas exactement quand ça avait commencé, ça avait évoluer bien trop lentement pour qu'il s'en souvienne avec précision néanmoins il se rappelait parfaitement ce qui avait été pour lui le point de non-retour.

Ca avait commencé un matin en arrivant au bureau ou des journalistes l'attendait, un flot incessant de paroles et plus particulièrement de questions plus idiotes les unes que les autres sortant de leur bouche, comme l'eau d'un fleuve, absolument intarissable, du même genre que Skeeter en somme.

Il les avaient bien entendu rapidement renvoyé, mais ils étaient plus tenaces que des sangsues et n'avaient pas lâché l'affaire ! Ils le harcelaient encore et encore, le mitraillait avec leurs appareils photos, suivaient et décortiquaient ses moindres faits et gestes, jusqu'au jour où, il y deux mois, cette affaire d'adultère vienne mettre en lumière tout ça.

Cette affaire enfin plutôt cette rumeur, infondée, qui avait fait souffrir sa femme et mit à mal son couple. Sa femme avait été distante pendant un long moment, préférant s'éloigner de lui pour se protéger, parce qu'apprendre que l'homme que l'on aimait l'avait trompé ça faisait très mal.

Ca avait été éprouvant de faire face à toute cette situation, de pardonner, de refaire confiance, démêler le vrai du faux, de ne plus se préoccuper des on dit , de communiquer, d'être honnête envers son amant au risque de le blesser. Et quelques rendez-vous chez un spécialiste avait été nécessaire se rendant vite compte que d'anciennes blessures n'avait pas été guéries. Il ne faut pas se faire d'illusions, une guerre laisse des séquelles, la perte d'un parent, d'un ami, d'un frère aussi, sans même parler de son enfance plus que désastreuse mais finalement leur couple en était sortie grandi, plus fort, plus complice et plus soudés que jamais.

C'était lors de ses rendez-vous que Harry avait appris à ouvrir peu à peu la carapace qu'il portait constamment. Lui parler de ses doutes, de ses sentiments, ça l'avait beaucoup aidé, il se sentait plus libre et apaisé. Qu'est ce que c'était agréable ! Seulement le revers de la médaille venait grisé la situation, cette nouvelle capacité à se laisser laisser l'avait rendue un peu plus sensible, tendu et à bout. De nouvelles questions étaient apparus, sur sa vie, son manque de choix, ses regrets. Il était libre. Il pouvait découvrir le monde comme il avait toujours voulu le faire. C'est pourquoi il avait demandé à Hermione de refaire des sorties dans le monde moldus.

Ces promenades étaient pour lui une renaissance, personne ne le reconnaissait, il n'était pas obliger de porter les même vêtements pour embêter les journalistes qui le harcelaient, il pouvait rire, être lui sans avoir peur des quand dira-t-on... C'était grisant. C'est ainsi qu'il avait pu retourner au zoo, aller à la fête foraine et manger de la barbe à papa ou encore jouer au auto-tamponneuse, son fils quant à lui avait adoré la pêche au canard. Il ne remercierait jamais assez Terence Shelton, son thérapeute pour tout ça

Pour en revenir, après plusieurs mois de thérapies, de pleurs, de conflits, de cris et finalement de discussions calmes et posées ils avaient réussi à passer au dessus tout ça et ne voulaient plus jamais laisser personne s'immiscer entre eux et se permettre de les juger, eux et leur amour. Après tout lorsqu'il c'était dit oui devant leurs amis, leurs familles et le prêtre, ne c'était-ils pas promit qu'ils étaient unis « pour le meilleur et pour le pire » ? En fin de compte, lui avait finit par admettre que lorsque tout le monde vous dit ce dont vous redoutez, vos doutes prennent souvent le dessus.

Quant à Ginny, elle avait appris à être plus à l'écoute, plus compréhensive, à faire confiance plus facilement. Désormais ils étaient devenus plus qu'un couple, des confidents, des amis. Se soutenant envers et contre tout. Terence leur avait tout d'abord demander d'écrire dans des carnets leurs soucis, leurs questionnements, mais aussi les bons moments, les souvenirs positifs qu'ils partageaient, toutes les bonnes choses qu'ils avaient pu faire afin d'aider leur prochains. Il leur avait donné aussi une règle qui était à la fois simple et compliquer à mettre en place : PAS DE RELATIONS SEXUELLES. De son point de vue, les relations sexuelles empêchaient une vrai communication de se mettre en place. Un an était passé et tout allait mieux...

« Peut-être devrait-il proposer à sa femme de partir ailleurs ? » se questionna Harry. Dans un endroit ou personne ne le connaissait lui et sa fameuse cicatrice , comme lorsqu'il avait dans le monde moldu en fait, un endroit ou il pouvait sortir faire ses courses, ou emmener James au parc sans être constamment pris en photo ? Il ne voulait blesser personne, encore moins Ginny, elle était la femme de sa vie, elle l'avait soutenu lorsqu'il était au plus bas, lorsqu'il se réveillait la nuit suite à un cauchemar, elle le réconfortait calmement, le prenait dans ses bras en lui chuchotant qu'elle était là, que tout irait bien.

Comme tout le monde, la guerre l'avait changé, le temps avait fait le reste, elle s'était assagi, perdant légèrement son côté tête brûlé. Elle était sa force, son pilier, sa joie de vivre. Mais il commençait à être à bout, il pensait qu'il arriverait à faire face mais entre ça et son travail d'auror qui le mettait dans un état d'énervement constant il n'était plus sûr.

A la fin de la guerre, il avait sans aucun doute pris des décisions à la vite, sans vraiment réfléchir, se laissant porter par toute cette joie qu'il n'avait pas pris entièrement conscience du poids de ses actes et surtout des conséquences que ça apporteraient à sa vie et surtout à celle de son fils.

En y réfléchissant plus attentivement, rechercher des fugitifs ne faisait que lui rappeler son ancien statut, et son poste de chef des aurors comportait beaucoup trop de responsabilités pour lui qui en avait eu toutes sa vie, mais il avait tenu, grâce à Ginny, ses amis, sa famille, il s'était trouvé un équilibre précaire certes mais un équilibre, et il ne voulait pas perdre tout ça, sa femme et son enfant ! Il ne le permettrait pas ! Quitte à être malheureux toute sa vie, il aimait ses deux trésors, il aimait voir son fils d'un an faire ses premiers pas. Il aimait jouer avec lui, le changer, lui raconter des histoires et le câliner. Il voulait rester présent pour lui, il ne voulait pas l'abandonner, comme lui c'était senti lorsqu'il était chez les Dursleys. Seul, pas désiré, pas aimé.

Il en parlerait avec sa femme, peut être aurait-elle une solution. De toute façon ce n'était pas la mer dans la potion d'eau perpétuelle , il se sentait juste à l'étroit, forcer de jouer un personnage constamment.

On frappa à la porte et Harry sortit de ses pensées remontant ses lunettes sur son nez sans même y penser :

« Entrez ! Fit-il clairement

– Me revoilà chéri, James c'est beaucoup amusé, prendre l'air lui a beaucoup plu, expliqua Ginny, de retour du parc, tout sourire, ses long cheveux de feu tombant doucement sur ses épaules. Est-ce-que tu vas bien ? demanda-t-elle en se rapprochant de son mari.

– Oui, enfin pas vraiment répondit-il en soupirant, c'est si visible que ça Gin ? demanda le brun, reprenant son aplomb en voyant sa merveilleuse épouse. Elle le connaissait si bien.

– Cette fête ne me dit rien, expliqua-t-il en grimaçant. Je suis fatigué de tout ça, Ginny, j'en ai raz le bol de signer des autographes dès que je suis dehors soupira-t-il, mais ou est James ?reprit-il

– Ne t'en fais pas, tout vas bien je l'ai déposé chez Hermione pour que nous puissions passer un peu de temps ensemble, tu sais à quel point James adore sa tante, fit-elle en souriant, sûr d'elle.

– Hum en effet, et qu'avez-vous en tête Mme Potter ? Répondit le brun, joueur.

Je suis sur que tu as une petite idée au vu de ce que je vois, chuchota-t-elle en posant sa main sur la bosse déformant légèrement le jean de son mari.

– Et bien oui en effet, je te montre ? »

Le reste restera privé, bande de chenapans. En tout cas deux mois plus tard, lors d'une soirée chez les Weasley, tout commença doucement mais sûrement à changer. Ginny qui s'inquiétait vraiment pour son mari qui s'était confié à lui, finit par en parler à Charlie, son frère, et de surcroît un très bon ami de son compagnon. Et il lui avait proposé quelque chose. C'était un peu fou, mais si ça pouvait faire du bien à son mari elle n'allait pas passer à côté ! Elle lui en parlerait ce soir, foi de Weasley ou Potter ? Bref. Elle était sûre que son mari serait intéressé. Ginny sortit de ses pensées en souriant, fière de sa trouvaille.