Bon, ça fait pas 2 ans, c'est mieux que le chapitre précédent, non ?! Surtout considérant ma répugnance à écrire cette fin… Je n'ai plus aucune affection pour cette fiction, mais je me dois et vous dois de la terminer, et d'ainsi pouvoir enfin la ranger dans la section complète du site, et trèèèèèès loin dans mon esprit. On va dire qu'il est heureux qu'en 3 ans j'ai autant évolué ^^.

Avertissements : il s'agit (toujours, ça n'a pas changé depuis le premier chapitre!) d'un slash ! Donc homophobe s'abstenir ! On parle ici de relation entre un mineur et un adulte sensément responsable.

Disclaimer : tout est à JKR

Résumé (réclamé par une lectrice, et j'avoue que c'est une bonne idée vu que le temps a coulé sous les ponts depuis le dernier chapitre!) : se passe durant la cinquième année d'Harry. Notre Gryffondor préféré est très inattentif en classe de Potions, après enquête et fausses conclusions, notre Snape national comprend que le gamin le désire. Il lui demande alors de devenir son initié grâce à la magie de Merlin. L'initié et l'initiateur ont des droits et des devoirs : l'initié doit obéir à l'initiateur, et l'initiateur doit protéger, former sexuellement et respecter l'initié. Sans savoir à quoi il s'engage, Harry accepte, et devient ainsi pour sept jours l'initié de Snape. S'ensuit une série de soirées, officiellement des rattrapages de potions, officieusement des cours d'éducation sexuelle. Snape aime dominer, et Harry se révèle un soumis agréable et malin qui trouve des façons de contourner les ordres de son dominant. Sur un autre plan, Severus décide -plus ou moins aidé par la magie de Merlin- de venger secrètement Harry d'Ombrage et lui fait subir une série d'humiliation en espérant qu'elle quittera Poudlard. En échange de véritaserum, Severus obtient sa nomination dans une ligue élitiste de potion il fournit à Harry de quoi s'en protéger. Minerva découvre et désapprouve la relation entre Potter et Snape, ce qui entraîne une dispute. Severus offre anonymement un cadeau piégé à Ombrage.

Dans le dernier chapitre : Dumbledore admet à demi-mot connaître la relation entre Harry et Severus, il lui demande de ne pas le brusquer. Ombrage est ridiculisée à son insu par le cadeau de Severus, puis capturée par les centaures qui la transforment en pouliche, ce qu'elle semble apprécier et qui est fêté par toute l'école. Severus et Harry couche finalement ensemble et termine la dernière soirée sous l'emprise de la magie de Merlin en se câlinant. Soucieux de l'avenir de sa relation avec Harry, Severus se rend dans la forêt interdite et assiste à une scène digne d'un mauvais porno avec Ombrage et une quantité de centaures ahurissante.

Je n'ai pas répondu aux reviews, je ne le ferai plus pour cette fiction. J'ai juste besoin de l'oublier, désolée pour ceux qui l'aiment. Donc ne vous sentez absolument pas obligée d'en laisser !

Bonne lecture !


Épilogue :

Severus avait eu du mal à se persuader de sortir de son lit ce matin là. L'idée de faire face à Potter et de voir le dégoût et la haine sur son visage l'avait encouragé à rester profondément enfoui sous la couette. Mais Minerva et Albus n'était pas d'accord et l'avaient pratiquement tiré jusqu'à la Grande Salle pour lui faire prendre son petit déjeuner. Albus, il pouvait comprendre, c'était le directeur de l'école et il ne devait pas apprécier de payer des professeurs qui restaient sans raison valable enfermés dans leur appartement au lieu de faire cours. Enfin c'était la raison officielle, officieusement Albus était simplement un vieux croûton qui croyait tout savoir de la vie et être l'unique détenteur de la vérité et des bonnes décisions, ce qu'il montrait allégrement en faisant pétiller ses yeux comme une bouteille de soda moldu. La trahison venait de Minerva : l'animagus faisait habituellement front avec le reste du corps professorale contre la sénilité croissante de l'ancêtre. La voir de bon matin devant sa porte, près à le tirer vers une foule de cornichons, lui avait rappelé qu'elle était très rancunière, et que ses vengeances étaient vicieuses. Et il l'avait récemment contrarié avec sa relation avec son Gryffondor préféré. Mauvais tout ça.

Les yeux fixés sur son bol de café, comme s'il allait lui révéler les numéros gagnant de la tombola annuelle de la gazette du sorcier, Severus tentait d'ignorer les regards en coin de ses collègues et les cris de boursouflet étranglé venant de la table des Poufsouffles. Un premier année s'amusait un peu trop vivement avec son animal de compagnie apparemment. Un rapide coup d'oeil au-dessus de son bol lui appris que son gryffondor préféré n'était pas arrivé, et il se hâta de terminer de manger pour quitter en vitesse la salle. Il aperçut, à l'instant où il passait la petite porte réservée aux professeurs, une touffe de cheveux noirs ébouriffés et il détourna la tête d'une manière tout sauf naturelle.

Malheureusement pour Severus, la stratégie de l'autruche ne pouvait pas fonctionner toute la journée puisque son dernier cours était consacré aux cinquièmes années de Gryffondor. Minerva et Albus s'assurait bien entendu chacun de leur côté qu'il ne puisse pas y réchapper, et c'est la mort dans l'âme qu'il fit entrer la-dite classe. Le cours fut catastrophique, entre ses nerfs mis à rude épreuve par l'insupportable Granger-je-sais-tout qui prenait des notes inutiles et posait sans cesse des questions, la maladresse de certains élèves qui firent exploser deux chaudrons en même temps (Finnigan et Thomas étant dans le coup, il doutait de la coïncidence mais ne pouvait rien prouver), et la manière dont le garçon tortillait des fesses dès qu'il s'approchait. Autant dire que lorsque la cloche sonna, tous les élèves se ruèrent hors de la salle en maugréant contre sa mauvaise humeur légendaire. Sauf un. Forcément.

« Potter» Il laissa planer un instant de silence avant de reprendre. « Puisque vous restez planté là à ne rien faire, aidez moi à ranger les ingrédients dans la réserve. » Il repoussait encore la discussion, il fuyait, il le savait, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Sans protester, le garçon le suivit et ramassa des écorces sanguines et des feuilles d'aubépines avant de se diriger d'un pas ferme vers le petit placard de rangement. A peine eut-il déposé les ingrédients sur les étagères dédiées qu'il fit demi tour et plaqua d'un mouvement vif Severus contre la porte du rangement.

Avant que le professeur ne puisse réagir, les hanches de son élève étaient collées aux siennes et imprimaient un mouvement rapide et autoritaire qui le fit gémir. Les lèvres d'Harry longèrent son cou, léchèrent son oreille, avant de venir mordre la lèvre inférieure jusqu'à faire perler une goutte de sang. Le Maître des potions pouvaient sentir contre sa hanche le sexe ferme de son amant, et le sien ne restait pas inerte face à ce traitement. Il laissa échappé un long gémissement sourd, et Harry attaqua sa gorge de violents suçons avant de venir chuchoter à son oreille.

« Tu aimes ça, hein ? Tu veux que je te la mette bien profond ? Ici ? La porte est ouverte, n'importe qui peut entrer et nous surprendre, mais ça t'excite pas vrai ? »

Et oui c'était vrai, ça l'excitait. Le risque qu'ils couraient le faisait frissonner de plus bel sous les coups de langues du jeune homme, il sentait sa verge pulser contre le jeans sous ses robes, elle voulait sortir et se libérer, enfin. Mais il y avait l'adolescent un peu perdu et très excité devant lui, contre lui. Et il réalisa que ce n'était pas une bonne idée. Pour une fois, il allait parler avant, et baiser ensuite, enfin si le gryffondor était toujours partant.

Il repoussa d'un coup d'épaule un Harry surpris, avant d'ouvrir la porte, de sortir du débarras et de lui faire signe de le suivre. Un peu blessé dans son orgueil, le garçon pris place sur le siège réservé au professeur avec un sourire revanchard. Severus haussa les épaules devant son comportement, et se contenta de tirer à hauteur un tabouret des élèves. Aucun des deux n'avaient perdu leur excitation, ce qui était légèrement contraignant pour leurs mouvements et les empêchaient de s'asseoir normalement.

Il y eut un long silence mal à l'aise, coupé par le rire nerveux du gamin.

« J'imagine que c'est le moment où je m'énerve et où je te balance tes quatre vérités à la figure. Puis tu t'excuses et expliques que tu as fait ça pour mon bien. Personne n'est convaincu mais on oublie et baise comme des lapins. J'ai raison ? »

Severus ne retint pas son rictus amusé aux paroles narquoises de son vis-à-vis.

« J'espère que la partie sur la baise se réalisera, mais je veux d'abord un peu parler avec toi. A propos de cette semaine…

- Tu as été un vrai connard ! Je n'avais jamais entendu parler de cette histoire de magie de Merlin, et tu en as profité ! »

Harry avait viré au rouge, ses gestes se faisant moins maîtrisés alors qu'il hurlait soudainement sur son professeur et amant. Il avait retenu sa verve depuis ce matin, s'énervant d'autant plus à chaque fois qu'il voyait Severus le fuir. C'était le retour du Gryffondor dans toute sa splendeur, et il sortait les crocs, sa précédente attitude nonchalante oubliée.

« Pour toi, je n'étais qu'un gamin idiot et gâté à qui il fallait apprendre la vie, et si tu pouvais en même temps prendre ta vengeance sur James Potter, tant mieux ! Tu m'as traité comme de la merde, comme un chien, comme une pute…

-… et tu as aimé ça. »

Severus sut aussitôt qu'il avait fait une erreur. Le regard vert de son élève s'était fait glacial et sa bouche se tordit dans une grimace équivoque.

« Oui, j'ai aimé, mais je pense que toi tu as aimé pour d'autres raisons que je déteste. J'ai aimé car j'aime aussi passer du temps avec toi, j'aime t'entendre parler de potion, j'aime te voir sourire. Toi, tu aimes voir le fils de ton ennemi d'enfance asservi et mis plus bas que terre, tu aimes me voir rampant, suppliant pour que tu me fasses du bien, pensant à toi comme mon maître !

-Je ne nies pas qu'au début il y avait beaucoup de ça, je ne t'ai pas pris comme élève par pur bonté d'âme. Mais il y a rapidement eut beaucoup plus, et je doute que ton père aurait accepté de se comporter comme ça. Je n'ai plus pensé à toi comme le fils de James depuis des jours maintenant ! Et oui j'aime te voir soumis, mais ça ne t'est pas réservé, j'ai toujours préféré mes amants ainsi. »

Le Maître des Potions eut la surprise de voir le visage d'Harry se contracter violemment de jalousie à ses derniers mots. Il se releva doucement, et franchit la distance qui les séparait d'un pas, sa main se leva doucement pour caresser la joue de son jeune amant, qui s'appuya inconsciemment plus contre lui, avant de faire un brusque mouvement en arrière, renversant son siège. Son corps le désirait mais son esprit était encore au commande, et il menait une bataille serrée.

Les deux hommes étaient maintenant debout face à face, le plus jeune semblant prêt à en découdre au moindre mouvement de son vis à vis. Harry croisa les bras sur son torse, attirant le regard de son enseignant sur les boutons de sa chemise trop serrée – sûrement plus à sa taille depuis un ou deux ans -, puis éclata d'un rire nerveux, un peu triste.

« On va baiser, ne t'inquiète pas, tu m'as rendu accro à ta bite, je suis incapable de m'en passer maintenant. Inutile de me faire un de tes tours ou de me faire boire une potion, même si je suis furieux, j'ai qu'une envie c'est que tu me sautes sur ce bureau. »

Harry afficha une moue dégoûtée, semblant se détester.

Severus s'approcha et plaça ses mains en coupe autour du visage du gamin. Il lui effleura le nez, lui ferma les yeux et caressa les paupières, avant de s'arrêter sur la bouche vermeille, entrouverte, dont s'échappait un souffle devenu rapide. Il était fasciné par cette bouche qu'il ne pouvait s'empêcher d'imaginer comme un fourreau parfait pour sa bite.

Harry restait immobile sous ses caresses, se détendant peu à peu, et finit par rouvrir à demi les yeux. Les émeraudes le fixaient, tentant de paraître impassibles, en vain. Le garçon poussa un profond soupire avant de finalement poser sur front contre l'épaule de son amant. Ils restèrent un moment ainsi, Severus effleurant le dos de son élève dans de larges mouvements rassurants. L'enseignant s'éloigna à regret du corps chaud et accueillant pour fixer sérieusement les yeux du Sauveur.

Il essaya de faire passer dans son regard toute sa sincérité et son affection. Il n'aurait jamais cru que cela arriverait un jour, mais il devait être franc avec le jeune homme pour que leur relation s'arrange. Il devait certainement être ridicule à le regarder ainsi, mais il fut récompenser par un sourire timide et c'était tout ce qu'il attendait. Il abaissa légèrement sa tête et lui chuchota à l'oreille :

« On ne va pas baiser, Harry, nous allons faire l'amour. Je t'aime. »

Il fut récompensé par un sourire lumineux qu'il s'empressa d'embrasser, jusqu'à ce que le corps qu'il tenait contre lui ne soit plus qu'une loque gémissante, suppliant d'obtenir quelque chose pour le remplir, ce qu'il accepta de faire. Sans plus aucun remord. La vérité avait parfois du bon, même pour un Serpentard.


Merci d'avoir lu cette fiction jusqu'au bout, c'est un véritable soulagement pour moi de la clôturer. J'espère que vous l'avez apprécié (contrairement à moi qui ne la supporte plus!), et j'espère vous revoir dans d'autres de mes écrits !