Bonsoir à tous ! Je suis désolée pour le retard, ça va bientôt faire deux ans que je n'avais pas posté sur cette fic. La vérité c'est qu'au début je n'avais vraiment pas le temps d'écrire. Mais après je n'avais tout simplement plus la motivation, et d'ailleurs elle n'est toujours pas revenue. Mais j'ai promis (à vous et à moi-même) que je finirai cette histoire et je le ferai, donc j'ai écris. Et même si ce n'était plus avec la passion d'avant (pour tout vous dire j'ai un peu honte de cette fic) j'ai écris ce chapitre. Peut-être que cela se ressentira dans l'écriture, je n'espère pas.

Le prochain chapitre sera l'épilogue qui clôturera cette fiction (youpi!) et je n'ai pas commencé à l'écrire. Cependant il sera bien moins long, car ce sera juste la résolution du dernier problème, et devrait mettre moins de temps à paraître (je ne promets rien - -'') que celui-ci. D'autant que je suis dans une frénésie d'écriture en ce moment (c'est les vacances!)

Je remercie tous ceux qui ont laissé des reviews,sachez que je les ai lu et qu'elles m'ont fait plaisir, c'est d'ailleurs ce qui m'a forcé à me remettre devant ce document abandonné, nommé chapitre 9. Oui je n'ai pas répondu et je ne le ferai PAS d'ailleurs. A l'époque, c'était parce que j'avais honte de répondre que je n'écrivais plus. Maintenant c'est plutôt que je ne vois pas l'intérêt de répondre à des trucs qui datent d'il y a deux ans. Sachez que je ne vous ai pas oublié, et que c'est grâce à vous que j'ai repris l'écriture de cette fic aujourd'hui.

Avertissements : il s'agit (toujours, ça n'a pas changé depuis le premier chapitre!) d'un slash ! Donc homophobe s'abstenir ! On parle ici de relation entre un mineur et un adulte sensément responsable. Il y a en plus dans ce chapitre quelque chose qu'on pourrait appeler zoophilie (je ne suis pas sûre du terme, si vous avez une idée…) entre un adulte et un...être.

Bonne lecture, et n'oubliez pas les reviews ;)

Disclaimer : tout est à JKR

Résumé (réclamé par une lectrice, et j'avoue que c'est une bonne idée vu que le temps a coulé sous les ponts depuis le dernier chapitre!) : se passe durant la cinquième année d'Harry. Notre Gryffondor préféré est très inattentif en classe de Potions, après enquête et fausses conclusions, notre Snape national comprend que le gamin le désire. Il lui demande alors de devenir son initié grâce à la magie de Merlin. L'initié et l'initiateur ont des droits et des devoirs : l'initié doit obéir à l'initiateur, et l'initiateur doit protéger, former sexuellement et respecter l'initié. Sans savoir à quoi il s'engage, Harry accepte, et devient ainsi pour sept jours l'initié de Snape. S'ensuit une série de soirées, officiellement des rattrapages de potions, officieusement des cours d'éducation sexuelle. Snape aime dominer, et Harry se révèle un soumis agréable et malin qui trouve des façons de contourner les ordres de son dominant. Sur un autre plan, Severus décide -plus ou moins aidé par la magie de Merlin- de venger secrètement Harry d'Ombrage et lui fait subir une série d'humiliation en espérant qu'elle quittera Poudlard. Minerva découvre et désapprouve la relation entre Potter et Snape.

Dans le dernier chapitre : Minerva et Severus se disputent à mots couverts à propos de Potter. Ombrage demande à Severus du Veritaserum pour interroger les élèves à propos des farces qu'on lui fait subir, Severus en profite pour se faire nommer dans une ligue élitiste de Potion. Severus fournit une antidote du Veritaserum à Harry pour lui et ses amis de l'AD. Severus fait une fellation à Harry et lui montre comment bien se branler. Severus dépose devant chez Ombrage un cadeau piégé accompagné d'une pseudo lettre d'amour bien mièvre.

Septième jour : Jour J

« Severus ? » demanda Dumbledore d'une voix moqueuse.

La journée avait à peine débuté mais le Maître des Potions semblait déjà dans un état catatonique. Il n'avait pas beaucoup dormi la nuit dernière, les mêmes questions sans réponse tournant et retournant dans sa tête.

« Hum ? » grogna-t-il vaguement en réponse, espérant sans trop d'espoir que le directeur se désintéresserait rapidement de sa personne. Il suffirait qu'il reste en sa présence et avec son attention plus de dix minutes pour que l'homme devine tout. Et ce n'était certainement pas le moment.

La Grande Salle se remplissait peu à peu sous l'œil vigilent de certains professeurs et totalement indifférents d'autres. Severus faisait bien entendu parti des derniers. Ces gamins pouvaient faire ce qui leur plaisaient en dehors de ses cours, il n'en avait rien à faire ! Enfin, c'était le cas avant...avant Potter.

« J'ai parlé à Minerva et…

-je vous arrête tout de suite, vous ne pouvez rien faire et ce que je fais est parfaitement légal. Votre lionne de compagnie a simplement du mal à accepter que son petit protégé va bientôt voler de ses propres ailes.

-...et j'aimerai savoir pourquoi vous mettez aussi souvent Harry en retenue. Mais ce dont vous me parliez me paraît certainement plus intéressant, alors je vous en prie, poursuivez ! »

Il s'était fait avoir en beauté, songea le Serpentard en s'empêchant de fracasser sa tête contre la solide table en bois qui supportait le petit déjeuner. Et bien évidemment, le sourire digne d'un pur Serpentard qu'arborait son mentor laissait sous entendre qu'il était au courant depuis le début mais qu'il attendait simplement une occasion de le faire parler. Comme d'habitude en somme.

« Je lui apprend la discipline, et croyez moi il en a bien besoin !

-Ne soyez pas trop dur avec lui, il s'agit toujours d'un enfant » répliqua Dumbledore sévèrement, en penchant la tête vers son employé, faisant ainsi glisser ses lunettes en demi lune et dévoilant son regard pétillant. « J'ose espérer que vous vous contrôlerez suffisamment pour ne pas vous faire de mal à tout les deux ! »

Soudain, les portes de la Grande Salle s'ouvrirent en grand, laissant paraître une Ombrage ravie, vêtue d'une robe rose de princesse de conte de fée absolument hideuse pour quiconque avait un minimum de goût. Pour l'occasion, elle avait transformé sa baguette de bouleau en une scintillante tige argentée et pailletée, ornée d'une étoile dorée à son extrémité. Elle portait un chapeau pointu du même rose que sa robe et décoré de petits cœurs d'un rouge vif.

Severus soupira de soulagement : cette discussion gênante s'arrêtait là. D'autant qu'Albus semblait pour une fois littéralement soufflé par ce qui arrivait et ne manqua pas de lui glisser un discret « chapeau Severus, mais c'est peut-être un peu lourd pour mon pauvre cœur, la prochaine fois prévenez moi. » qui ne manqua pas de lui filer le cafard : le vieux avait encore une fois deviné qu'il était le seul responsable. N'empêche il ne pensait pas qu'elle oserait porter l'horrible ensemble. Il était cependant ravi de pouvoir en profiter et fit un discret geste de la baguette vers le futur siège de l'enseignante pour activer le piège.

Il y eut quelques cris de stupeur dans la salle, puis des applaudissements débutèrent de la table des Gryffondors - ayant étrangement pour origine les Jumeaux Weasley - pour enfin gagner toute la salle. Les prenant sans doute pour des compliments pour sa splendide tenue, Ombrage avança la tête haute jusqu'à la table des professeurs, ignorant royalement les ricanements sur son passage, croyant avoir affaire à des rares jaloux de sa grande beauté.

Elle monta lourdement sur l'estrade, se plaça juste devant sa chaise sans s'asseoir, et fit doucement tinter sa cuillère contre son verre afin d'obtenir le silence. Les élèves se turent progressivement, gardant pour la plupart un sourire en coin moqueur.

« Je voudrai simplement remercier affectueusement la personne qui m'a fait ce splendide cadeau » fit elle en désignant d'un geste quelle devait espérer gracieux sa tenue. Elle agrémenta sa déclaration de battements de cils rapprochés et de regard énamourés dans le vide, espérant ainsi montrer le plus vif intérêt qu'elle éprouvait pour son mystérieux admirateur. Elle n'eut que le temps de s'asseoir avant que les premiers rires n'éclatent avec force, certains élèves ne pouvant plus se retenir devant le spectacle ridicule.

Ombrage tenta de se relever pour rétablir le silence et le respect qui avaient disparu pour une raison inconnue (pour elle!), pour découvrir qu'elle était littéralement collée à son siège. Sans qu'elle ne le sache, un cercle de runes venait de s'activer sous ses fesses, et des changements commençaient à opérer : d'abord le chapeau s'allongea et devint transparent, prenant l'aspect d'un préservatif usagé marqué de grosses lettres noires formant l'inscription « sortez couverts ». Ensuite, sa tenue rose avait pris la forme d'un immense marshmallow percé de plusieurs trous pour chaque membres. Autant dire que la modification n'avait en rien calmé les rires moqueurs, et qu'Ombrage, loin d'apprécier, avait viré à un rouge colérique qui tranchait affreusement avec le reste de sa tenue. Incapable de faire taire la salle et de se libérer, elle dut attendre que Dumbledore daigne remarquer le problème, le directeur parlant avec animation avec le professeur Sinistra d'un sujet qui mobilisait toute sa concentration.

Humiliée, elle quitta la salle en se trémoussant à petit pas, incapable de bouger normalement à cause du costume. Bien entendu, les gloussements la suivirent pendant tout le parcours jusqu'à ses appartements, et nombre d'élèves s'empressèrent d'envoyer des photos de l'événement à leur famille et à la gazette.

De son côté, Severus réussit à se persuader de toquer à l'hideuse porte de la Grande Inquisitrice pour prendre des nouvelles officiellement de la personne, et officieusement de sa nomination dans la Ligue d'Élite des Maîtres de Potions d'Angleterre. Récupérant son badge officiel, il lui promis que le Veritaserum serait près le lendemain dans la soirée, espérant qu'elle aurait quitté l'école d'ici là.

… … … …

La journée se déroula calmement, marquée par le nombre de hiboux toujours plus croissant qui arrivaient à part égale pour Dumbledore et pour Ombrage. Il n'était pas rare d'entendre durant les cours une beuglante soudaine qui, n'ayant pu trouver son destinataire – les deux s'étaient barricadés dans leur bureau respectif pour protéger ce qui leur restait d'oreille et de dignité-, explosaient dans le hall ou un couloir du château dans un vacarme effroyable.

Au déjeuner, Minerva, qui avait reconnu sa signature magique sur la chaise de leur confrère de défense contre les forces du mal, lui adressa un bref signe de tête en remerciement. Il lui semblait que son ressentiment diminuait et qu'elle avait plus ou moins accepté le nouveau rôle de son élève. De son côté, Dumbledore observait la situation d'un œil pétillant et ne semblait pas pressé de mettre un terme au remue-ménage. Peut-être l'homme était-il un poil rancunier contre celle qui lui avait volé certaines de ses prérogatives de directeur finalement.

A la table des Gryffondor, Potter était en grande discussion avec Granger, les deux étudiants se penchaient sur un long morceau de parchemin sur lequel ils rayaient des lignes. Severus s'obligea à détourner le regard lorsqu'il s'aperçut qu'il était immobile depuis plusieurs minutes, hypnotisé par le mouvements des cheveux d'encre du gamin sur ses épaules. Il ne manqua par le clin d'œil d'Albus, au moment où il réussit ce tour de force, et grimaça à ce signe de camaraderie.

Ombrage se présenta à table avec près d'une demi-heure de retard. D'après les rumeurs colportées par un elfe de maison, elle avait eu beaucoup de difficulté à se dés-engoncer de son costume qui l'avait collé comme une seconde peau, et n'avait pas réussi à retirer le bonnet-préservatif qu'elle cachait sous un petit chapeau rose qui paraissait incongru en intérieur. Elle n'était installée sur sa chaise que depuis quelques minutes lorsque les larges portes de la Grande Salle s'ouvrirent en grand, laissant avancer une délégation de centaures portant des fleurs, des fruits et d'autres présents de la nature.

Le meneur, un magnifique croisement entre un étalon à la robe sombre et un torse basané et musclé, indiqua à ses compatriotes de déposer les offrandes devant la Grande Inquisitrice perplexe. Dolores était flattée qu'on lui apporte des présents, mais navrée que cela provienne de sous-hommes.

« Madame Ombrage, il nous a été rapporté que vous étiez apparue ce matin vêtue comme un immense bonbon rose. Les étoiles nous ont informés que notre prochaine poulinière nous apparaîtrait comme une grosse femme dans un couffin de douceur et de sucre. Vous paraissez suffisamment solide pour porter nos enfants et nous sommes ravis de vous accueillir parmi nous. Nous vous avons apportée quelques modestes cadeaux pour vous honorer, nous vous attendrons à l'orée de la forêt dans une heure. »

Ombrage n'eut pas le temps de répliquer qu'ils avaient déjà quitté la salle, laissant derrière eux une puissante odeur de phéromone. La professeure hurla sa rage et son mépris pendant quelques minutes sous le regard effaré de la population estudiantine et du reste des professeurs. Même Severus était soufflé, il ne l'avait pas vu venir celle-là ! Enfin, ça faisait un problème de moins à régler : de quelque manière que ce soit, ils étaient débarrassés de la folle en rose. Ombrage avait deux possibilités : soit elle réussissait à quitter le château suffisamment discrètement et ne remettait plus jamais un pied ici, soit elle se rendait ou se faisait capturer et engrosser par la communauté. Le Maître des potions avait une très nette préférence pour la dernière possibilité, il avait une envie folle de voir Ombrage enceinte d'un poulain ! Vu le nombre d'ennemi qu'elle s'était faite dans l'école, il n'aurait même pas besoin d'intervenir pour voir son souhait réalisé, des garnements s'en chargeraient pour lui.

… … … …

Au dîner, la nouvelle que les centaures avaient emporté Ombrage loin dans la forêt alors qu'elle tentait de fuir avait déjà fait plusieurs fois le tour du château. La majorité des élèves abordait un large sourire de victoire, apparemment la battue pour la mener droit vers la foret interdite avait été menée par une coalition des quatre maisons. Albus rayonnait littéralement à l'idée de voir coopérer tous les élèves, au point qu'il avait malencontreusement oublié de prévenir le ministère et d'envoyer une équipe de récupération chercher la pauvre enseignante.

Les elfes de maison avait préparé un festin pour célébrer la nouvelle et les armures cliquetaient au son de la musique festive qui flottait dans l'air. On aurait presque dit qu'on était une veille de vacances, et Severus se préparait mentalement à recadrer le lendemain tous les cornichons persuadés que le départ d'Ombrage était synonyme de relâchement disciplinaire. Mais avant cela, il avait une dernière soirée agréable à passer au côté du charmant Potter.

… … … …

Severus avait quitté la Grande Salle pour se rendre dans sa salle de classe. Le trajet lui sembla se dérouler comme dans un rêve, et soudain il était dans la sombre pièce, à peine éclairée par les fines fenêtres noircies par les fumées des potions à travers lesquelles peinaient à traverser les rayons du soleil couchant. Il alluma d'un claquement de doigt les torches prévues à cet effet et encastrées dans les murs et observa avec satisfaction les ombres mouvantes que les flammes projetaient sur les murs. Il caressa d'un doigt distrait les bureaux de bois brut et nettoya de quelques coups de baguettes les plans de travail encore gluant et visqueux du travail des premières années de l'après-midi.

Ce soir c'était le grand soir. Le dernier soir avant que Potter ne retrouve sa liberté et ne le fuit. L'ultime fois où il pourrait le tenir dans ses bras et l'embrasser. C'était le soir de la première fois de Potter aussi. Il espérait en faire un bon souvenir pour tous les deux. D'un mouvement compliqué de baguette, l'initiateur retira la couche de protection contre les potions qui imprégnait ses cheveux et leur donnait cet aspect gras et repoussant. Il ne pouvait rien faire pour améliorer les traits de son visage, mais le Gryffondor n'aurait pas à subir des cheveux sales. C'était effrayant à quel point il devenait prévenant, songea-t-il.

Il transforma un tabouret de bois en un fauteuil confortable, recouvert d'un tissu vert émeraude de la même teinte que les yeux du gamin. Rapidement, il retira robe, chemise, pantalon et finalement boxer, puis s'assit jambes légèrement écartées. Déjà, il sentait l'excitation monter à l'idée du déroulement de la soirée. Il ne restait plus que quelques minutes avant l'arrivée de son élève, et d'une main sûre il commença à doucement se masturber, les yeux fixés sur la porte de la salle de classe.

Lorsqu'Harry franchit le seuil, il s'immobilisa quelques secondes devant la scène qui s'offrait à lui. Son enseignant lui faisait face dans un siège de style Louis XV, le sexe à la main et le regard fixé sur son visage empreint de surprise. Il remarqua avec un sourire que le rythme que la main exerçait sur le pénis avait légèrement accéléré depuis son entrée dans la pièce.

« Le cadeau que j'attendais avec impatience » ronronna le maître des potions à cette vue. « Avance toi et déshabille toi devant moi »

Sans un mot, Potter acquiesça et franchit quelques mètres supplémentaires avant de laisser tomber sa robe au sol, révélant un pantalon moulant en cuir et un marcel. Ce n'est décidément pas l'uniforme officiel que demandait Poudlard, mais Severus était près à fermer les yeux, d'autant plus que cela le ravissait. L'initié retira le haut d'un mouvement de bras révélant par la-même son torse musclé et dorré, orné de deux petits bourgeons de chair dressé. Le devant du pantalon laissait voir que l'adolescent est légèrement excité, et il s'empressa de le retirer, tortillant ses mignonnes petites fesses pour s'en extirper.

« Bien, maintenant, tu te prends en main comme je t'ai montré, et en même temps tu élargis ton anus avec tes doigts. Commence par un, lubrifie le, et enfonce le doucement, attend d'être habitué pour en rajouter d'autre… Enfin j'imagine que ça n'a plus vraiment de secret pour toi après tes enrichissantes lectures ! » Tout en exécutant à la lettre les ordres de Snape, Harry lui envoya un sourire complice, prouvant que celui-ci avait tout à fait raison.

S'excitant manuellement devant son professeur, le jeune homme tomba rapidement à terre, deux doigts enfoncés dans les fesses et une main sur sa verge, gémissant des propos incohérents. Severus dut faire appel à toute sa maîtrise pour ne pas lui sauter dessus et le prendre aussitôt à même le sol froid des cachots. Il le laissa se tortiller quelques instants supplémentaires et ajouter un nouveau doigt dans son joli derrière, avant de lui ordonner de cesser et de se relever. Pantelant, les yeux brillant de luxure, Harry se remit difficilement sur ses pieds, et sembla dès lors incapable de se détourner du pénis dressé de son initiateur. Souriant celui-ci, claqua ses mains sur ses cuisses, faisant tressauter sa hampe qui prit le signal pour se dresser encore un peu plus.

« Viens t'asseoir. Tu vas t'enfoncer mon sexe là où étaient tes doigts il y a quelques instants, ça va faire mal, mais tu vas aimer ça. »

Ce n'était certes pas la meilleure position pour débuter, mais l'élève avait été facilement excité par la douleur durant les séances et il ne pensait pas que cela le dérangerait de souffrir un petit peu pour sa première fois. Et puis, il faut dire ce qu'il était, Severus était diablement excité par cette configuration. Le fauteuil dans lequel il était assis était bas, ce qui permettait à l'étudiant de décider à quelle vitesse il allait s'enfoncer s'il réussissait à se contrôler pour rester immobile.

La croupe tendue en arrière, Harry prit appuis sur les accoudoirs pendant que son instructeur plaçait devant son entrée son membre dur duquel suintait le liquide pré-éjaculatoire. Puis il s'abaissa lentement, accueillant le professeur dans son antre humide, jusqu'à sentir les bourses tendues lui effleurer l'anus. Comme pour compenser la lenteur à laquelle il s'était empalé, il commença un mouvement rapide que Snape dû calmer pour éviter que tous deux n'éjaculent trop rapidement.

Le Maître des Potions attrapa les hanches de son partenaire, qui s'était maintenant habitué à la sensation de pénétration, pour le ralentir et imposer un rythme plus lent qui devint bientôt une douce torture pour les deux protagonistes.

N'en pouvant plus, Severus retourna la situation pour asseoir Harry à sa place dans le fauteuil, les jambes écartées, et tremblant sous ses coups de boutoir. Le garçon gémissait, les yeux clos, le corps relâché, sa queue emprisonnée entre leur deux corps, totalement abandonné. Son corps se tortillait pour se rapprocher de celui de son dominant, semblant en quémander toujours plus. Ne luttant pas contre ses envies, toute inhibition tombée, Snape emprisonna ses lèvres et avala ses gémissements, mordillant les lèvres écarlates jusqu'à faire perler le sang. L'adolescent atteignit l'orgasme quelques instants plus tard, son anus se contractant violemment sous les sensations extrêmes qui parcouraient son corps brusquement contracté.

Ne ralentissant qu'à peine, l'enseignant continua ses allées et venues jusqu'à se vider dans l'antre bouillante et humide. Sous lui, le magnifique corps était avachi, repus par le plaisir atteint plus tôt. Il le prit dans ses bras et déposa une série de petits baisers le long de son cou et sur son visage et, après un rapide sort de nettoyage, il se réinstalla confortablement dans le siège, l'étudiant encore dans une brume post-orgasmique sur ses genoux. Pendant qu'il revenait lentement à lui, Severus entreprit d'embrasser chaque morceau de peau à porté de ses lèvres, en murmurant des paroles sans queue ni tête. Lorsque le garçon reprit conscience de son environnement, il se retourna sans quitter ses genoux pour se retrouver face à son amant. Ainsi positionnés, leur deux sexes s'effleuraient à chaque mouvement, leur redonnant de la vigueur. Le professeur avait les mains qui caressaient doucement la croupe ronde de son élève tandis que celui ci, les mains sagement posées sur ses épaules, lui donnait avec passion un baiser brûlant.

Bientôt, ils haletaient devant leur désir respectif, et leur main partirent d'un commun accord vers la verge de leur partenaire. Au contraire de son initiateur, Harry n'avait pas beaucoup d'expérience en la matière et réagissait à la branlette qu'on lui faisait, en accélérant inopinément dès que sa propre excitation augmentait d'un cran. Autant dire que le directeur des Serpents était ravi de se faire surprendre par de brusques accélérations et ralentissements. Ils firent durer le jeu quelques temps, avant de finir par s'écrouler, Harry sur Snape, et Snape profondément dans le fauteuil. Ils restèrent ainsi jusqu'à la fin de l'horaire officiel de la retenue, où l'enseignant détacha doucement le garçon de son torse avant de le nettoyer et de le renvoyer à sa tour, non sans un dernier baiser.

… … … …

Tard dans la nuit, incapable de dormir par peur de ce qui se passerait le lendemain, Severus décida de sortir pour se changer les idées. Il savait exactement comment faire pour cela : une petite visite dans la forêt interdite, et plus particulièrement dans la clairière des centaures serait certainement efficace.

Il enfila une chaude cape noire par dessus son pantalon droit et sa chemise, attrapa sa baguette ainsi que la pochette qu'il réservait à la cueillette des ingrédients frais – peut-être allait-il par hasard tomber sur une espèce rare, ce serait dommage de manquer l'occasion – et quitta le château. Il traversa le parc sombre en silence, le bruissement de sa cape était le seul son audible mis à part quelques hululements de hiboux.

Rapidement, il s'enfonça dans la forêt, suivant un sentier qu'il connaissait par cœur pour l'avoir de nombreuses fois utilisé en tant qu'élève, puis en tant qu'enseignant. Une vingtaine de minutes de marche plus tard, il arrivait aux abords d'un campement bien éclairé dont l'ensemble des membres semblaient réunis au centre. Avant même de pénétrer discrètement dans le camp, il n'entendait plus que les ahanements des mâles en rut et les cris de plaisir d'une femelle. L'air sentait les phéromones à plein nez, et cela avait fait fuir les petits animaux les plus proches.

S'approchant un peu plus, il constata qu'il s'agissait en réalité d'Ombrage qui se faisait véritablement défoncer le vagin par un magnifique centaure à la robe auburn. Derrière celui-ci, une file s'était organisée, et les centaures semblaient attendre calmement de baiser l'humaine, un par un. Dolores avait, semble-t-il, revu ses principes anti-créatures à la baisse, car elle semblait apprécier énormément les attentions qu'on lui procurait actuellement. Peut-être avait-elle découvert le sexe dans la soirée ? C'était une véritable question car il ne voyait pas quel sorcier humain aurait pu vouloir du crapaud rose. En tout cas, elle avait beaucoup de succès chez les demi-humains, qui semblaient ravis de lui faire subir un par un les pires outrages.

Du peu qu'il pouvait entendre de ses gémissements, elle semblait ravie d'avoir une multitude de partenaires et attendait de chacun qu'il ''la lui mette bien profond''. C'était fou ce que la magie pouvait faire : même transformer le corps pour lui faire accepter un sexe bien trop long et large pour lui était possible. Le bon côté des choses, c'est qu'il pourrait dire à Dumbledore que cela ne servait à rien d'aller la chercher car elle semblait se complaire dans sa nouvelle position.

Il quitta la clairière sous un tonitruant « Baiser moi tous, par tous les trous » dont il eut bien du mal à ne pas se moquer ouvertement. Il dut attendre d'arriver à l'orée de la forêt pour laisser échapper un rire hystérique qui, bien évidemment, réveilla Hagrid. Il lui fut difficile, dans son fou-rire, de trouver une excuse plausible pour sa présence en pleine nuit dans le parc. Le garde-chasse finit par le raccompagner lui-même dans ses cachots, semblant avoir peur qu'il ne lui claque entre les doigts. C'est vrai qu'un Snape rieur, on n'en voyait pas tous les jours.