Bonjour, bonjour, avant que l'on me dise "plagieuse", oui j'ai déjà posté les premiers chapitres de cette fanfiction sur d'autres sites (mes pseudos sont souvent "Seijitsu" ou "Sei") en 2011. Puis je suis restée silencieuse dans mes publications pour me concentrer sur mes études. Ensuite, une fois mes études terminées, je me suis remise à jour dans la parution de mes fics sur Fma dans un premier temps car j'étais beaucoup plus proche de la fin avec celles-ci. Maintenant que cela est fait, je viens me mettre à jour dans cette fanfiction que je compte bien terminer. Et pour l'occasion je viens également la poster sur ce site pour la partager avec le plus de lecteurs fan de City Hunter !

Bonne lecture !


Un ange perdu dans les ténèbres.

Chapitre 1 : Bienvenue en Enfer.

« Chut ! Il ne faudrait pas réveiller les morts ! »

La jeune femme se figea de frayeur et laissa tomber sa lampe de poche sous le choc, celle-ci s'écrasa lourdement sur le sol, plongeant ainsi les lieux dans une obscurité des plus total. Maintenant que sa lampe était cassée, elle était encore plus effrayée. Cette voix ne fut qu'un simple murmure, une simple caresse du vent qui effleura son oreille. Elle était pourtant persuadée d'être seule dans la pièce à son arrivée, alors d'où pouvait bien provenir cette voix si… effrayante !? Il ne fallait pas qu'elle panique, ni même qu'elle fasse un mouvement brusque, après tout si cet individu avait voulu la tuer, elle serait déjà morte, peut-être n'avait-il pas d'arme ? Elle ne pouvait pas le savoir puisqu'elle lui tournait le dos…

« Règle numéro une, ne jamais tourner le dos à un ennemi, tu entends ? Jamais ! »

La voix de son coéquipier surgit dans sa tête, sa phrase se répéta en écho. Oui c'était bien l'une des premières règles de survit qu'il fallait appliquer quand on faisait parti de ce milieu, tourner le dos à son ennemi c'était se tourner vers la mort. Plongée dans ses pensées, son cœur rata un battement. Derrière elle le plancher s'était mis à grincer, elle n'osa plus faire le moindre geste, il y avait quelqu'un… Quelqu'un qui s'approchait d'elle. Mais qui ? Sa respiration se stoppa sous l'effet de la peur, elle entendait son propre cœur battre à cent à l'heure, des filets de sueur coulaient le long de ses tempes, plaquant ses cheveux acajou contre son front et obstruant ainsi son champ de vision qui ne lui était de toute façon guère utile dans cette pénombre. Elle devait faire appel à tous ses autres sens maintenant que la vue lui était inutile, elle devait concentrer son ouïe, son odorat et son toucher, si elle ne voulait pas être prise par surprise par cet assaillant. Elle sentait ses mains devenir moites, elles tremblaient de terreur, tout comme ses jambes, qui peinaient avec difficulté à la tenir debout. Pendant le long de son corps, sa main gauche ne cessait de frôler un objet dur et froid, la peur lui faisant perdre ses moyens, elle l'avait complètement oublié. Mais oui, comment avait-elle pu oublier que son partenaire lui avait confié une arme !? « Simple précaution Sugar.» L'avait-elle entendu murmurer lorsqu'ils avaient quitté l'appartement. C'était comme s'il avait préconisé le danger.

« Kaori ressaisis-toi ma vieille, sinon tu ne vas pas faire de vieux os ! » Marmonna-t-elle entre ses dents.

La jeune femme inspira un grand coup pour se donner du courage, après tout elle était la moitié de City Hunter, elle avait déjà connu pire et frôlé la mort à plusieurs reprise, même si à chaque fois c'était lui qui était venu la sauver. Elle n'avait pas le droit de se laisser submerger par la peur, il fallait qu'elle prouve à ce crétin de Ryo qu'elle était tout aussi capable que lui de se défendre elle-même et qu'elle n'avait pas besoin de lui pour venir la secourir dès qu'un malfrat croissait son chemin. Il fallait qu'elle le lui prouve, sinon il lui demanderait de quitter Shinjuku, pour sa propre sécurité. Mais elle ne voulait pas quitter cette ville qui l'avait accueillie, elle ne voulait pas quitter cette ville qui avait vu mourir son frère, elle ne voulait pas quitter cette ville ou elle avait enfin trouvé un sens à sa vie, mais surtout elle ne voulait pas le quitter lui. C'était la voie qu'elle avait choisit, devenir nettoyeuse pour pouvoir rester auprès de celui qui avait capturé son cœur. L'ange de pureté qu'elle était avait sombré dans les ténèbres. Pour lui, elle survivrait. Elle devait être la pour empêcher que l'ange de la mort ne réapparaisse un jour. Hideyuki avait tout fait pour tuer cet ange destructeur, pour qu'il disparaisse à jamais de cet homme qui se croyait dépourvu d'âme, il lui avait offert une âme et un cœur, à présent que son frère n'était plus là pour l'épauler dans cette épreuve, c'était à elle, Kaori, de faire en sorte que le cœur de Ryo continue de battre et que son âme ne s'évanouisse pas dans les ténèbres. C'est sur cette pensée que la nettoyeuse saisit son arme et fit volte-face vers l'individu qui se trouvait derrière-elle, mais ce qu'elle y découvrit l'effraya encore plus, qu'elle en laissa tomber son arme qui s'écrasa avec fracas contre le sol au côté des débris de sa lampe.

Vide. La pièce était vide ! Complètement dénudée d'une quelconque présence humaine. Il n'y avait personne derrière elle. Juste la porte par laquelle elle était entrée. Elle était seule, oui toute seule. C'était quoi ce délire ? Cette voix ? Et ce grincement sur le plancher qui démontrait qu'une personne avait marché dessus ? Elle ne l'avait quand même pas imaginée ? Si ? Prise de panique la jeune femme se retourna brusquement. L'individu se cachait-il derrière son dos ? Non, personne là non plus. Elle était seule, il fallait se rendre à l'évidence. Respirant avec difficulté et toujours sur ses gardes Kaori fit un tour sur elle-même scrutant les moindres détails de la pièce en quête d'un ennemi potentiel caché dans un recoin. Mais la pièce se dévoila complètement vide. Pas âme qui y vive mis à part la sienne. Elle ne savait pas si elle devait se sentir soulagée ou si au contraire elle devait être inquiète. Si personne n'était là, qui avait parlé ? Et… Qui avait fait grincer le plancher ?

« Ma pauvre fille mais tu deviens complètement folle ! »

Sa voix se répéta en écho dans cette pièce quasiment vide. En effet mis à part la porte d'entrée et une fenêtre aux vitres cassées située face à celle-ci, cette pièce ne comportait rien d'autres qu'une pile de cartons délabrés et un vieux meuble en bois. Cette demeure était inhabitée depuis des lustres à présent, une rumeur circulait qu'elle portait poisse à tous ceux qui osaient y mettre les pieds. On contait qu'elle serait maudite. Plus personne n'osait y mettre les pieds, par peur de disparaître à jamais. En effet, selon les sources sûres de Saeko, ses derniers occupants n'eurent même pas le temps d'emménager entièrement dans leur nouveau domaine, qu'ils disparurent de la circulation sans laisser la moindre trace. La police avait lancé des recherches pendant plus d'un an sans relâche, et sans jamais trouver un seul petit indice, pas la moindre piste ne s'offrait à eux… C'était comme-ci ils s'étaient volatilisés. Jamais on ne retrouva leur corps, que se soit dans la maison, ou dans les alentours. Jamais la police n'avait eu à faire à un cas comme ça, ça en devenait surnaturel. Puis l'enquête fut abandonnée et placée dans les dossiers non élucidés. Fin de l'histoire. Et voilà qu'à présent la nettoyeuse se retrouvait à visiter cette fameuse maison « hanté »… Elle qui avait peur des fantômes, elle était servie. Et Ryo qui avait décidé de se séparer soi disant pour aller plus vite en besogne. Elle l'aurait étranglé ! À présent elle était persuadée qu'il l'avait laissé seule volontairement, juste pour la faire flipper un bon coup ! Et bien s'il voulait jouer à ça, elle allait lui montrer qui elle était !

Kaori sentait la rage monter en elle, elle n'aimait pas que son partenaire se moque d'elle comme ça, mais alors pas du tout ! Il était toujours prêt à la rabaisser dès qu'on lui faisait un compliment ! Et voilà que maintenant il jouait avec ses nerfs. Car oui, il le savait parfaitement qu'elle avait une peur bleu des fantômes, même si elle était persuadée que ces derniers n'existaient pas. Elle fulminait, une massue apparut comme par magie dans ses mains, prête à s'abattre sur ce pauvre Ryo dès qu'elle le croiserait. Mais cette nouvelle rage envers sa moitié s'évanouit aussitôt lorsque son regard perçut dans la pénombre un objet scintillant au claire de lune, son arme était toujours sur le sol et les doux reflets de lune, jusqu'à présent caché par un gros un nuage, vinrent se poser dessus, comme pour rappeler à la jeune femme la raison pour laquelle elle se trouvait ici. La nettoyeuse le ramassa et le garda en main par prudence. D'un coup elle redevint plus sérieuse. Ryo lui avait confié une arme. Pourquoi l'aurait-il fait s'il n'avait pas pressenti un danger quelconque ? Il ne lui confier d'arme à feu qu'en cas de nécessité absolument, soi disant parce qu'elle était nulle en tir. À vrai dire, il n'avait pas tout à fait tort. Visant la tête elle serait tout à fait capable d'atteindre les jambes, et encore si elle atteint la cible ! Et pourtant elle s'était entrainée pendant des heures et des heures, jours après jours dans cette maudite salle de tir ! Mais elle ne progressait pas… Elle était nulle, elle devait ce l'avouer. Elle était étonnée d'ailleurs que Ryo la garde comme coéquipière malgré ses déboires en tir, surtout avec la vie qu'ils menaient dans le milieu. Elle était plus un boulet qu'autre chose… Rien qu'ici, elle paniquait alors qu'il n'y avait pas lieu d'être vu que les lieux étaient vides. Complètement vides ! Mais qu'est-ce qu'ils fichaient ici à jouer à « bouh, fais moi peur » ? Ah oui, cette fameuse histoire de deux corps disparus sans laisser de trace… Elle n'y avait pas cru un mot, elle ne croyait pas à ce genre de baratin, tout comme aux fantômes. Mais maintenant qu'elle se trouvait seule dans cette pièce, elle commençait à douter de son jugement… Pourquoi Ryo n'était pas à ses côtés en faite ? Pourquoi s'étaient-ils séparés ? Et puis qu'est-ce qui les avaient conduits dans cette demeure abandonnée ! Ils avaient l'air de deux gamins à la chasse aux fantômes…

BANG BLONG BLANG PAFF!

« KYAH! » Hurla Kaori. Ce cri était sorti de sa bouche sans qu'elle ne s'en rende compte, décidément, elle manquait d'attention… Le regard plongée sur son arme, elle se remémorait ses déboires en tir, oubliant tout ce qui l'entourait, elle n'avait pas vu cette ombre basculer et tomber sur le sol, seul le choc de la chute sur le sol la ramena à la réalité. Son cœur se stoppa sous la peur et elle s'effondra par terre sous le coup de l'émotion. Décidément, cette demeure allait avoir raison de ses nerfs ! À ses pieds gisait le meuble qui, une minute plus tôt, se tenait encore droit contre le mur. Elle n'avait jamais eu aussi peur de toute sa vie ! Mais comment ce meuble avait-il basculé pour s'écraser au sol ?! Il n'y avait pourtant personne dans cette pièce, elle en avait fouillé les moindres recoins ! L'individu se trouvait-il dans le meuble ? Si c'était le cas, à présent il était coincé à l'intérieur, car les portes de l'armoire se trouvaient contre le plancher… Où alors était-ce son partenaire qui venait lui jouer un mauvais tour ? Non, elle ne pensait pas qu'il irait jusque la ! Enfin elle le saurait très vite, si Ryo avait entendu le bruit, il allait accourir à grand pas.

« KAORI ! »

Elle ne s'était pas trompée, quelqu'un courrait à l'étage inférieur, des pas pressés qui se trouvaient à présent dans l'escalier.

« KAORI ! Où es-tu ? Que se passe-t-il !? »

La dite Kaori ouvrit la bouche pour indiquer sa position à son partenaire, mais aucun son n'en sortit, trop abasourdi, elle regardait l'armoire avec des yeux ronds. Elle était comme hypnotisée par cette masse en bois, c'était comme s'il l'appelait. Oui quel étrange cas de figure, un meuble ne parle pas et ne peut donc appeler personne, mais elle n'aurait su dire comment, elle ne parvenait pas à détourner le regard de l'objet, comme si elle n'avait plus le contrôle d'elle-même... Au loin, elle percevait un point lumineux s'agrandir au fur et à mesure que l'homme montait l'escalier avec sa lampe torche. Le nettoyeur perçut la présence de sa moitié dans la pièce au fond du couloir, mais aucune source de lumière n'en sortait, il hésitait à sortir son arme. Il ne sentait aucune présence, personne n'entourait Kaori, elle était seule, il se demandait bien ce qu'il se passait dans cette pièce… Et il fut surpris de la scène qu'il y trouva : Kaori, le regard bloqué devant un meuble écrasé sur le sol… Sûrement le coupable d'autant de raffut songea l'homme.

« Kaori, ça va ? Tu n'as rien ? Mais réponds bon sang ! » Cria le nettoyeur accourant au côté de la jeune femme qui restait muette, il l'examina du regard cherchant un coup, une coupure, un bleu, mais non, aucunes ecchymoses ne parcouraient son corps, il soupira de soulagement. Par contre il ne comprenait pas le comportement de son ange… Pourquoi se comportait-elle ainsi ? Il lui avait dit de ne pas venir avec lui faire des emplettes dans cette vieille demeure à l'abandon, il aurait pu y aller seule, elle sortait tout juste d'une grosse grippe et elle était censée rester encore quelques jours au lit, jusqu'à la fin de son traitement. Mais elle était bornée ! Elle lui avait dit que City Hunter s'était lui et elle, donc que c'était son devoir d'être à ses côtés, il avait refusé mais après avoir était assommé par une énième massue « espèce de Crétin » il fut obligé d'abdiquer, elle ne lui aurait pas laissé le choix de toute façon. Il aurait insisté, elle l'aurait suivit en secret… Ce n'était pas une Makimura pour rien ! Aussi têtue que son frangin.

Ryo attrapa la jeune femme sous les aisselles, l'obligeant à se relever.

« Allez ma grande, tu ne vas pas me dire que tu as eu peur de cette vieille armoire ! Qu'est-ce que tu as fait pour la faire tomber au sol ! »

La jeune femme sembla revenir à la vie lorsque la main de son partenaire se posa sur elle, c'est comme si elle avait reçu une décharge électrique. Elle le regarda dans les yeux effarée, elle était déconnectée de la réalité, sa tête tournait.

« Je… Je n'ai rien fait ! Elle est tombée toute seule ! »

Son partenaire la regarda stoïque, inquiet pour sa santé, il posa sa main sur le front de la nettoyeuse, elle semblait un peu fiévreuse. Il soupira… D'accord, elle voulait se rendre utile, mais si c'était pour tomber malade en plein milieu de l'action… Il y aurait eu un ennemi dans cette demeure, il y a longtemps qu'elle aurait trépassé. Se rendait-elle seulement compte du danger dans lequel elle s'impliquait elle, mais aussi lui-même qui aurait du assurer sa protection en même temps que la sienne ?

« Kaori… » Dit-il dans un murmure. « Imagines-tu une seconde ce qu'il se serait passé s'il y avait eu un ennemi dans les parages ? Il aurait profité de ton état de faiblesse pour t'abattre ! Tu as de la chance que cette maison soit vide ! Allez viens, je te ramène à la maison ! Et cette fois-ci hors de question que tu en sortes ! Est-ce clair !? »

Et sans attendre la moindre raison, il prit la jeune femme dans ses bras, elle ne tenait même plus sur ses jambe.

Alors qu'il descendait l'escalier avec précaution, Kaori agrippa le bras de son partenaire.

« Ry… Ryo… »

« Oui » dit l'intéressé baissant son regard sur celui de la jeune femme croissant ainsi son regard fiévreux.

« Je… Je… C'est faux. » Annonça-t-elle difficilement, ayant du mal à trouver du souffle pour parler, mais il fallait qu'elle parle, il fallait qu'elle lui dise qu'il se trompait. Il le fallait avant qu'elle ne perde conscience.

« Faux !? Mais de quoi parles-tu !? »

Son regard scruta celui de sa partenaire, il ne voyait pas du tout, mais alors pas du tout de quoi elle parlait. Son regard l'invité à en dire plus sur cet aveu. Kaori s'exécuta avec un peu de mal.

« Je… Il y avait quelqu'un dans la pièce, j'ai entendu… j'ai entendu ses bruits de pas… Je pense que… Que c'est lui qui a fait tomber l'armoire. »

Le nettoyeur s'arrêta perplexe… Son instinct lui ferait-il défaut ? Il n'avait pourtant sentit aucune présence en posant les pieds dans cette demeure. S'il avait voulu faire le tour de la maison c'était en repérage, voir ce qui à l'époque aurait pu échapper à la police. C'est tout. Et certainement pas pour partir à la recherche de quelqu'un… S'il avait décidé de se séparer de la jeune femme c'est parce qu'il savait qu'elle ne risquait rien. Sinon, jamais il ne l'aurait laissé seule, surtout avec son état de santé. D'ailleurs c'était aussi pour cela qu'il avait décidé de se disperser le boulot, plus vite ils auraient eu finit, plus vite elle serait retournée au lit.

« Sugar… » Dit-il d'une voix qui se voulait rassurante. « La fièvre te fait perdre la raison. Il n'y a personne ici, sinon crois-moi j'aurais senti sa présence »

La jeune femme agrippa sauvagement la veste de son partenaire, il fallait qu'il la croit, elle ne délirait pas, c'était vrai, elle en était sûre. Elle n'avait pas rêvé cette voix. Et puis… Et puis cette ombre…

« No… Non ! J'ai entendu sa voix, je… J'ai vu… Une… Une silhouette… Il m'a parlé ! Il… Il… il m' dit… » Kaori se tue, c'était seulement maintenant qu'elle se rendait compte réellement de la gravitée des paroles qu'avait prononcé ce murmure… Cette ombre qu'elle avait aperçu derrière elle lorsque Ryo avait approché de la pièce avec sa lampe, oui elle avait vu une ombre se mouvoir, et elle était certaine qu'il ne s'agissait pas de celle de son coéquipier, cette ombre… Elle lui avait demandé de ne pas faire de bruit, pour ne pas réveiller les morts… les morts ? Quels morts ? Y aurait-il un lien avec les corps disparus ? La tête de Kaori tourbillonna, elle ne savait plus quoi penser, ni même qu'elle raisonnement avoir… C'était trop pour elle, elle devenait folle… Elle était fatiguée et malade, elle avait envie de s'endormir. Dormir et oublier tout ce qu'elle venait de voir ou d'entendre. Juste se reposer…

Ryo quant à lui regarder son ange sans comprendre, elle avait arrêté sa phrase au moment le plus intéressant. Qu'avait-elle vu ? Qu'avait-elle entendu ? Elle semblait dans ses pensées, se remémorant sans doute les paroles qu'elle disait avoir entendu.

« Oui Kaori ? Qui t'a dit quoi ? » Dit-il devant le mutisme de sa partenaire, essayant d'en savoir plus.

La jeune femme leva difficilement les yeux vers lui. La fièvre reprenait le dessus, elle avait du mal à garder les paupières ouvertes, elles étaient devenues lourde, trop lourde. Elle voulait être dans son lit, pourquoi était-elle sortie ? Ryo avait raison, sa place était dans sa chambre, pas ici. Elle n'était qu'un boulet…

« Kaori ? Dis-moi. » Insista le nettoyeur dans un murmure aussi glacial que celui qu'elle avait entendu dans cette pièce.

Kaori frissonna au souvenir de cette sensation étrange qu'elle avait ressenti quand cette voix avait caressé son ouïe... Quand cette ombre l'avait frôlée…

« Il… Il a dit… De ne pas réveiller les… » Mais elle n'acheva pas sa phrase, la fièvre eu raison d'elle et elle sombra dans l'inconscient lorsque son partenaire passa le pas de la porte. Celui-ci ne se rendit compte de rien, il laissa sa douce aux bras de Morphée, elle avait besoin de repos, il lui demanderait des explications plus tard. Il l'embrassa sur le front puis l'allongea délicatement à l'arrière de la mini avant de se mettre lui-même derrière le volant et de démarrer, s'éloignant petit à petit de la demeure, en ne se doutant pas, qu'en faisant cela, il condamnait son ange à errer au milieu des ténèbres.

Le cauchemar ne fait que commencer...