Disclaimer : HP ne m'appartient pas, toute comme cette fic que je ne fais que traduire. Elle est l'oeuvre de Jocelyn

Tout d'abord, merci à toutes pour vos reviews qui m'ont fait très plaisir !

Pour le rythme des publications, je vais essayer de publier toutes les semaines, voire toutes les deux semaines...Il y a près de 70 chapitres dans cette fic, pour avoir une idée.

Par ailleurs, je tenais à vous dire que j'ai envoyé un mail à l'auteure de cette fic pour lui demander l'autorisation de la traduire, mais à l'heure actuelle je n'ai toujours pas reçu de réponses...

Et enfin, avant de vous laisser à votre lecture, j'ai mis à la fin du chapitre un teaser sur le prochain chapitre (comme dans la version originale). Si ça vous plaît, je continuerais à les mettre à chaque fin de chapitre !

Enjoy et review !


Chapitre 2 : Désastre sur Privet Drive

Pendant qu'Oncle Vernon poussait Tante Pétunia et Dudley dans la maison, Harry fit face et lança un assaut de sortilèges. Si les protections magiques ne tenaient pas, il savait qu'il ne tiendrait pas longtemps seul contre ces nombreux Mangemorts. « Impedimentia ! » Son propre sort fila à travers le jardin, traversa la rue et toucha un Mangemort. « Stupefix ! » Un autre fût touché.

« Oncle Vernon ! Le professeur Lupin est au téléphone ! Dis lui ce qui se passe ! Il va ramener des renforts ! » cria Harry par-dessus son épaule, espérant que Lupin n'ait pas raccroché, et qu'Oncle Vernon ne soit pas trop paniqué ou obstiné pour demander de l'aide à un sorcier….

La porte claqua derrière lui, et il cria « Expelliarmus ! », esquivé par les Mangemorts.

« Stupefix ! »

Un autre touché, mais les autres continuaient à affluer, et maintenant Harry pouvait entendre encore plus de craquements dans la rue et encore plus d'hommes en noir le charger, invoquant des sorts pour détruire les protections de la maison, quelles qu'elles soient. Je vais mourir…

Dans une exclamation collective, les Mangemorts atteignirent le coin du jardin des Dursleys, mais là semblèrent se stopper, alors que Harry entendit un bruit semblable à un morceau de caoutchouc élastique. Il les entendit grogner et s'efforcer de franchir la barrière invisible, puis il y eut un éclair vert aveuglant, et les hommes en noir furent projetés dans la rue et les jardins voisins. Harry soupira avec soulagement. Ils ne pouvaient pas l'atteindre. Les protections ont tenu.

Tout d'un coup, il y eut un nouveau « POP » et un sorcier apparut dans l'enceinte magique. Harry laissa s'échapper un cri d'alarme, et il entendit Tante Pétunia hurler de la fenêtre. « Ferme la fenêtre ! »s'écria-t-il, brandissant sa baguette.

« Stupef… »

« Non ! Harry ! » C'était une voix familière.

Harry stoppa net, le cœur au bord des lèvres. « Remus ? » il bredouilla, alors qu'il enregistra finalement le visage de l'autre sorcier.

Remus Lupin dévala les marches, ignorant les sorts et les maléfices lancés en vain contre le bouclier invisible entourant le n°4 de Privet Drive. « Harry, Dieu merci, tu es sauf ! »

Il sortit de sa robe une boîte : « Poudre de Cheminette. Les Aurors ont scellé le réseau, ainsi seuls les habitants de cette maison peuvent l'emprunter. Si les protections cèdent, emmène ta famille au bureau de Dumbledore. Vous serez en sécurité à Poudlard si les barrières tombent. Les renforts sont en route. »

Dans la rue, il y eut encore plus de craquements, et les Mangemorts se virent obligés de tourner leur attention de la maison de Harry vers les robes claires des Aurors de l'Ordre du Phénix qui venaient à leur rencontre. En quelques secondes, Privet Drive fût rempli de cris et d'exclamations de sorciers s'affrontant et de jets d'éclairs colorés.

Derrière Harry, la porte s'ouvrit, et Oncle Vernon sortit, regardant fixement Harry, puis Remus, puis le chaos dans la rue. Tante Pétunia et Dudley restaient dans le vestibule, les yeux écarquillés. Oncle Vernon posa son regard à nouveau sur Harry. « Tu…tu… »

Le cœur de Harry se fit lourd dans sa poitrine, et il baissa la tête. Là, Remus posa la main sur son épaule et avança. « Je suis ravi de voir que votre famille n'est pas blessée, M. Dursley. Aussi longtemps que vous resterez dans votre propriété, nous sommes sûrs que vous serez en sécurité. » Il tourna brusquement sa tête vers les sorciers qui s'affrontaient au milieu des haies et des voitures en feu à causes de leurs sorts. « Je suis vraiment désolé de …tout ça. Nous avions espéré que ça n'irait pas si loin, et je vous assure que Harry ne le voulait pas non plus. »

Osant un regard vers le visage de son oncle, Harry fut stupéfait d'y voir ce qui pourrait ressembler à de la sympathie. « Ce groupe en a après toi alors ? » Harry acquiesça de la tête. « Pourquoi ? »

« C'est plutôt une longue histoire » répondit Remus, sa main toujours sur l'épaule de Harry.

Derrière eux, deux autres Aurors apparurent dans le jardin. « Lupin ! Assez de civilités ! On a besoin de toi ici ! Potter, rentre avec ta famille ! » beugla Maugrey Fol'œil, se retournant et envoyant des sorts dans la sécurité des barrières.

« Te voilà, Maugrey ! Allez, Harry, M. Dursley, gardez votre famille à l'intérieur, je dois…m'occuper de tout ça. » Donnant une légère pression sur l'épaule de Harry, Lupin se retourna et se dirigea vers le coin du jardin, là où les autres Aurors avaient suivi l'exemple de Maugrey et s'étaient réfugiés derrière le bouclier qu'offrait la maison.

« Remus ! l'appela Harry soudainement. Le dernier Maraudeur encore vivant s'arrêta et le regarda. Harry déglutit et lui dit d'une voix faible « Soyez prudent. » Remus sourit et leva le pouce en direction de Harry avant de courir rejoindre Tonks sur la route.

« Allez, rentrons. » dit Oncle Vernon depuis le seuil. Harry savait amèrement qu'il serait plus un poids que d'une grande aide s'il rejoignait la bataille, les Aurors étaient trop déterminés à le protéger. Se retournant lentement, il rentra dans la maison de la sœur de sa mère et ferma la porte derrière lui.

« Qu'est-ce qui se passe ? demanda Tante Pétunia alors que Harry se dirigeait calmement vers la fenêtre du salon. « Qu'est-ce que tous ces…gens font là dehors ? »

« Voldemort les a envoyé »répondit Harry, enroulant ses doigts autour de sa baguette. Même s'il ne pouvait rien faire, il se sentait mieux avec elle dans sa main. « Ceux en rouge sont des Aurors. Ils sont là pour les stopper. »

« Pourquoi ce Lord Voldymort te veux ? » demanda Dudley, venant à côté de Harry regarder par la fenêtre.

Tante Pétunia lança un regard chargé de sens à Harry, tout en répondant à Dudley « C'est une longue histoire, mon chéri. » Alors qu'elle attrapa la main de Vernon, Harry se demanda à quel point elle savait des choses sur la première guerre avant que Dumbledore ne l'envoie à elle. Il pensait à la Beuglante de l'été dernier, et il se demanda alors comment elle pouvait vraiment avoir des connaissances sur la seconde.

Dirigeant à nouveau son regard sur la fenêtre, il vit que la plupart des Aurors étaient derrière le bouclier maintenant, et que Tonks et Remus traînaient une forme de derrière les autres.

C'était Kingsley Shacklebolt.

Ils se rassemblèrent au dessus de l'homme un moment, puis levèrent lentement la tête, leur visage solennel confirmant la peur de Harry. Il poussa un gémissement et mit sa tête entre ses mains.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Tante Pétunia, qui se pressa aux côtés de Dudley pour regarder.

« Cet homme, » dit Dudley, pointant Kingsley. « Il est mort ? »

« Oui. » répondit Harry, d'un air hébété. Tante Pétunia poussa un glapissement et agrippa Dudley à nouveau.

Oncle Vernon les rejoignit. « Combien de temps ça va encore durer ? »demanda-t-il mollement, par-dessus le vacarme assourdi de dehors.

« Je ne sais pas. »murmura Harry. Kingsley…Je suis désolé. Je suis tellement désolé ! Ce n'est pas juste ! Combien encore de bonnes personnes vont devoir mourir en essayer de le protéger ?

« Qu'est-ce qui se passe si ces hommes en noir arrivent dans le jardin ? » demanda Pétunia avec une voix emplie de peur.

Harry se retourna vers les Dursley et tendit la boîte que Remus lui a donné. « De la Poudre de Cheminette. Vous vous souvenez comment les Weasleys sont arrivés par la cheminée il y a deux ans ? Si quoi que ce soit arrive, c'est comme ça qu'on se sauvera. »

« Et où mène cette…cheminée ? » demanda Dudley, sceptique.

« Poudlard. »dit Harry. « Mon école. C'est le lieu le plus sûr du monde magique. »

« Quoi ?! Ils nous envoient nous cacher à cet endroit avec tes semblables ? » beugla Vernon.

« Tu préfères tenter ta chance avec ceux là ? » répliqua violemment Harry, qui s'était levé d'un bond et désignait la bataille qui faisait rage dehors. Oncle Vernon déglutit avec peine et Tante Pétunia semblait vraiment sur le point de pleurer. Harry prit une longue inspiration. « Ecoutez, je suis désolé. » dit-il sèchement. « Remus avait raison je n'ai jamais voulu ça. Vous n'avez aucune idée de ce qu'ont été ces dernières années. Je veux que tout ça finisse aussi, mais ça ne sera pas le cas, et vous ne pourrez plus faire l'autruche plus longtemps. »

« Mais nous n'avons rien à voir avec tout ça ! » s'écria Oncle Vernon, se prenant la tête dans les mains.

On entendit un éclat de rire sans joie, un rire amer, et Harry réalisa soudainement qu'il venait de lui-même. C'était un son étrange, même à ses propres oreilles.

« Croyez-moi… » dit-il, se retournant vers le combat dehors et ignorant les Dursleys circonspects. « Ils s'en moquent. Complètement. »

« Et si… » balbutia Tante Pétunia. « Si ils traversent…et qu'ils te tiennent…qu'est-ce qui va nous arriver ? »

Harry garda ses yeux vers la bataille pendant un moment. Les Aurors étaient tous maintenant derrière la barrière et chargeait les Mangemorts de sorts, alors que les partisans de Voldemort redoublaient d'efforts pour franchir les protections. Dumbledore avait dit que rien ne pouvait le blesser tant qu'il était protégé par le sang de sa mère, mais…il se retourna et regarda les Dursleys. Avalant avec peine, il leur expliqua calmement. « L'année dernière, quand j'ai vu Voldemort revenir, il y avait un autre élève avec moi. Cédric » ajouta-t-il, fixant Dudley. « Il ne devait pas être là, c'était un accident. Quand Voldemort a vu Cédric, il a ordonné à son serviteur de « tuer l'autre ». Et il l'a fait » continua-t-il, en détachant chaque mot, furieusement. « Cédric n'avait encore mieux que vous à voir avec tout ça. Il était juste là. Mauvais endroit, mauvais moment.

« Donc… » répondit Oncle Vernon « pour Lord Voldytruc, nous sommes… »

« Les autres » finit Harry, amèrement. Ce n'était pas la peine de le cacher. C'est ce que Dumbledore avait fait pour lui, garder les parties effrayantes secrètes, et voilà où ça l'a mené.

« Maman… » dit Dudley. « J'ai faim. »

Si Harry n'avait pas été si tendu, il aurait pu rire. Tante Pétunia répondit « Et bien, nous ne savons pas pour combien de temps nous sommes coincés là. Va à la cuisine. Vernon, pourquoi tu ne l'accompagnerais pas ? Je vais rester là. »

Alors que l'oncle et le cousin de Harry quittèrent le salon en traînant des pieds, Tante Pétunia vient de tenir près de Harry à la fenêtre. Privet Drive était en ruine. Il y avait de la fumée, du feu et des débris partout Harry pouvait voir des maisons brûler, mais il ne pouvait pas deviner si les habitants s'étaient échappés. Ils n'auraient pas su ce qui se passait. Un frisson lui échappa.

« Pourquoi Lord Voldemort a tué ma sœur ? C'était une "autre", elle aussi ? »

La gorge de Harry était douloureusement sèche. Il acquiesça. « Il en avait après moi. Elle ne se serait pas écartée, donc il… »

Tante Pétunia laissa échapper un bruit étrange. Il garda son regard sur les combats. Un moment après, elle demanda : « Pourquoi ? Pourquoi il en a après toi ? »

Harry ferma les yeux et appuya sa tête contre la fenêtre. La sensation de frais était agréable par rapport à sa cicatrice qui brûlait et picotait. « A cause de renseignements. Je suis le seul qui peut l'arrêter. »

Un sifflement s'échappa de tante Pétuni, qui soufflait entre ses dents. « L'arrêter ? Tu veux dire… »

« Oui » dit Harry, gardant les yeux fermés. Il ne développa pas. Le silence de Pétunia lui apprit qu'il n'avait pas besoin.

Tout d'un coup, le verre de la fenêtre contre son front s'échauffa, sa cicatrice éclata douloureusement, et les cris des Aurors dehors prirent des tons frénétiques. Harry redressa la tête.

Son cœur se glaça.

Une silhouette grande, vêtue de noir se déplaçait lentement à travers les ruines de la rue. Alors qu'il se faufilait entre les rangs diminués des Mangemorts, Harry aperçu les yeux rouges flamboyants, dirigés droit sur lui.

« Oh non… »

Tante Pétunia hurla alors qu'il se mit sur ses pieds « Qui...qu'est-ce que c'est ?! »

« Voldemort. C'est lui » La propre voix de Harry tremblait. Remus, Tonks, Fol'œil, les Aurors – Voldemort les tuera pour l'atteindre. Dumbledore ! Où est Dumbledore ?

« Dudley ! Vernon ! « cria Pétunia. Ces deux derniers revinrent dans le salon à toute vitesse.

« Qu'est-ce que c'est que ça ?! geint Dudley, s'empressant de se blottir contre sa mère au moment où il croisa la créature aux yeux rouges se rapprochant du 4, Privet Drive.

« C'est Voldemort. » dit Harry, se cramponnant à sa baguette. Il se sentait tiré dans trois directions : une partie de lui voulait prendre la Poudre de Cheminette à Poudlard avec les Dursley, une autre voulait franchir la porte et rejoindre la bataille, et une autre part souhaitait, priait de se réveiller ! Que tout ceci soit un rêve.

Mais ça ne l'était pas : son cœur rapide et sa cicatrice lancinante lui disaient. Les Dursleys étaient tous trois pelotonnés par la terreur, et Harry aurait aimé avoir quelqu'un à serrer dans ses bras à ce moment là. Il se souvint de la façon dont Mme Weasley l'a pris dans ses bras, de l'étreinte brève de son parrain, des embrassades sauvages d'Hermione dès que quelque chose arrivait qui l'excitait, Olivier Dubois et l'équipe après leur victoire à la coupe de Quidditch – il aurait étreint n'importe lequel d'entre eux. Juste deux bras amicaux juste à cette seconde pour le serrer et lui dire que tout irait bien, même si c'était faux. ..Sirius ! Sirius, pourquoi devais-tu mourir ! J'ai besoin de toi !

« C'est ça qui en a après toi ? » s'exclama Oncle Vernon. « Ce…monstre ?! »

« Voici Lord Voldemort. » confirma Harry, alors que les Aurors commencèrent à reculer. Remus se retourna vers la maison. Au moment où il aperçut Harry par la fenêtre, il se mit à crier frénétiquement. Sa voix était perdue dans les bruits de fracas au milieu des exclamations, mais Harry sut ce qu'il voulait. « Je pense qu'il est temps d'y aller ».

Il se dirigea vers la cheminée.

« Mais tu as dit qu'ils ne pouvaient pas venir jusqu'ici » s'exclama Dudley tout en le suivant.

« Mieux vaut ne pas tenter le diable » murmura Harry. « Reducto ! » La cheminée s'ouvrit dans une explosion.

Soudain, une lumière jaune rayonna à travers toute la maison, et un son semblable à une explosion retentit.

Harry ressentit une onde d'énergie, comme un choc électrique le long de sa peau.

« Harry ! » s'écria Tante Pétunia.

Il bouscula Dudley et se précipita vers la fenêtre. Ce qu'il y vit le fit haleter. « Non… »

Les Aurors avaient été propulsés comme des poupées de chiffon dans chaque direction. D'après leurs regards, les Mangemorts avaient subit le même sort. Le jardin des Dursley était en feu, tout comme leur voiture. Il semblait que la seule personne encore debout était Voldemort, juste au coin de la rue. Alors que Harry et les Dursley regardaient, le mage noir enjamba le trottoir…et s'avança dans le jardin.

« Comment peut-il faire ça ?! » hurla Tante Pétunia, alors que Voldemort se déplaçait lentement, presque nonchalamment, sur la pelouse dévastée.

« Le sang… » murmura Harry. A leurs propos confus, il se tourna vers Pétunia et lâcha « Il a mon sang ! ». Elle couvrit sa bouche, comprenant ce qu'il voulait dire.

Pas Oncle Vernon. « Qu'est-ce que tu… »

« ALLEZ ! » s'écria Harry, les pressant vers la cheminée. « Il faut partir ! »

Il ouvrit la boîte de la poudre et vacilla : la cheminée n'était pas assez grande pour eux quatre. A nouveau, Tante Pétunia compris instantanément le problème. « Dudley, pars avant ! Vite ! Harry, sors le de là ! »

« Je suis pas comme lui ! »protesta Dudley. « Je ne sais pas comment voyager dans une cheminée ! »

Harry ne pensait pas qu'un Moldu pouvait utiliser le réseau de cheminées, donc ça ne lui laissait qu'un seul choix. « Je reviens tout de suite » dit-il à son oncle et sa tante, et poussa son cousin terrifié dans la cheminée. « Tiens-toi tranquille, juste. » Il prit une poignée de Poudre de Cheminette et couvrit la bouche de Dudley pour l'empêcher de crier. « Bureau du professeur Dumbledore ! » Ils partirent.


Harry et Dudley atterrirent en trébuchant hors du feu dans le bureau familier du Directeur de Poudlard, effrayant plusieurs portraits. Dudley glapit, et Harry le poussa hors de la cheminée. « Reste ici et ne touche à rien ! Je reviens ! Numéro 4, Privet Drive ! »

Il trébucha dans le salon face à une Tante Pétunia criant qu'Oncle Vernon poussa dans ses bras. « Prends ta tante ! Allez ! »

« Non ! Vernon, non ! » cria Tante Pétunia d'une voix perçante.

« Allez » pressa Harry, la tirant brusquement vers lui. A travers la fenêtre, il pût voir que Voldemort avait atteint la porte. Jetant une nouvelle poignée de poudre, il invoqua le bureau de Dumbledore, mais les flammes vertes ne les avaient pas fait tourner bien loin avant qu'il ne voie Oncle Vernon debout, glacé d'effroi, alors que la porte d'entrée explosait.


Ils atterrirent à nouveau dans le bureau de Dumbledore, et Tante Pétunia accourut vers Dudley, en pleurs. « Récupère Vernon ! Va chercher Vernon ! »

« Je vais le chercher ! Tenez bon ! 4, Privet Drive ! » s'écria Harry, et les flammes le ramenèrent.

Il atterrit dans la destruction. Il n'y avait aucune lumière excepté les flammes dehors, de la poussière et de la fumée partout, et les meubles étaient tous renversés.

Harry toussait. Il appela « Oncle Vernon ! ONCLE VERNON ! »

Le silence…excepté le craquement des flammes et des exclamations dehors. Harry voyait une lumière vacillante depuis plus que les fenêtres : la maison des Dursley était en feu. « ONCLE VERNON ! »

Il trébucha sur les décombres, toussant à cause de la fumée, jusqu'à ce qu'il vit une silhouette massive allongée dans l'entrée de la cuisine, couverte de poussière.

« Oncle Vernon ! » Harry se précipita et tomba aux côtés de son oncle, le secouant. « Lève toi ! On doit y aller, allez ! Tante Pétunia attend ! »

Vernon Dursley ne répondit pas. Il restait silencieux, le regard fixé vers la cave avec une expression de terreur intense sur son visage. Harry le secoua faiblement alors qu'un sentiment froid et lourd se mit à naître dans son ventre, vers sa poitrine jusqu'à sa gorge. « Oncle Vernon ? » chuchota-t-il, cherchant maladroitement un pouls.

Rien. Rien du tout. Et son poignet dans la main de Harry refroidissait.

Encore un « autre ».

« Non…oh non. Oncle Vernon...tu ne peux pas…qu'est-ce que je vais leur dire..non… ». Le souffle de Harry allait de plus en plus vite qu'est-ce qu'il allait faire ? La femme d'Oncle Vernon et son fils étaient à Poudlard, attendant que Harry le ramène dans un lieu sûr – il était juste un Moldu, il n'avait rien à faire là dedans ! Il ne pouvait pas protéger sa famille de quelqu'un tel que Voldemort, Harry le devait… « Je suis désolé ! » gémissait-il, alors qu'un froid désespoir naquit en lui. Oncle Vernon ne l'a jamais étreint ou n'a jamais été amical avec lui de toute sa vie, mais là Harry s'effondra et enfonça son visage dans la poitrine de son oncle, se balançant d'avant en arrière. « Je suis désolé ! J'ai essayé ! Tellement désolé ! »

Il ne pouvait plus réfléchir. Tout ce dont il avait conscience était le corps de son oncle à côté de lui, et la culpabilité amère qu'une autre personne encore était morte d'avoir été entre Harry et Lord Voldemort.

« Pauvre garçon… » vint derrière lui un sifflement quasi-serpentin.

Harry sauta sur ses pieds, brandissant sa baguette. « Voldemort, espèce d'ordure ! Il n'était pas concerné par tout ça ! Pourquoi l'avoir tué ? »

Un horrible rire s'éleva au dessus des voix dehors, et des flammes à l'intérieur. « Tu devrais le savoir maintenant, Harry Potter. J'apprécie ça ! »

Avec un hurlement inarticulé de rage, Harry brandit sa baguette droit vers la poitrine de Voldmort. « AVADA KEDAVRA ! »

Le jet vert fusa vers Voldemort et envoya le mage noir sur ses genoux. Harry suffoqua de stupéfaction. Il l'avait fait. Il avait frappé le mage noir avec un Sortilège de Mort. Et je l'ai voulu…le tuer…qu'est-ce que je suis ?

Il attendit que la silhouette encapuchonnée ne tombe, mais elle ne le fit pas. Le capuchon glissa, et les yeux rouges brûlant de rage rencontrèrent son regard. Harry porta la main à sa cicatrice lancinante. « Bien joué, Harry. Pour un premier essai, c'était plutôt impressionnant. Impressionnant, tout à fait. » Voldemort brandit sa propre baguette.

Harry se tint prêt avec la sienne. « Peut être que j'ai juste besoin d'entraînement » dit-il froidement. « Seulement nous allons être coincés à nouveau si nous jetons des sorts au même moment. »

Il aurait vraiment dû se taire. Les lèvres fines de Voldemort se recourbèrent dans un sourire hideux. « Très juste ! Harryyyyy… » les mots se finirent en un long sifflement qui changea soudainement de ton, la hauteur montant et descendant en un étrange rythme.

Harry le fixait, confus, jusqu'à ce qu'une vague de vertige ne le touche ses jambes faiblirent. Avec une poussée de panique, il réalisa ce que Voldemort était en train de faire. Il tenta de lancer un autre sort, de lever sa main, mais il ne pouvait pas. Avec un faible soupir, il tituba en tentant de rejoindre la porte de derrière défoncée, combattant ses jambes instables et le son tantôt léger, tantôt fort, du sifflement rythmique dans ses oreilles. Il devait rejoindre les Aurors…il pouvait entendre une nouvelle voix –Dumbledore ! Atteindre Dumbledore !

Ce sifflement tentait d'attirer son attention loin de tout…le faire oublier ce qu'il faisait…10 pas jusqu'à la porte…cinq…trois-il vacilla vers le bruit dehors…deux bras glacés habillés de noir se glissèrent autour de sa poitrine, immobilisant ses propres bras sur le côté et le bousculant en arrière. « N…Non… »

Le visage de Dumbledore était juste à côté du sien, son souffle froid et sec alors qu'il continuait à siffler son incantation étrange ou quoi que ce soit, dans les oreilles de Harry. C'était comme si un brouillard chaud et lourd envahissait l'esprit de Harry, rendant tout plus lent. Son corps s'affaissa contre la prise de fer de Voldemort, sa tête tomba en avant, et sa baguette glissa à travers ces doigts et tomba sur le sol. Le sort était sur le point de l'envoyer dans le sommeil-il s'arrêta. Mais la force de Harry ne revenait pas il était suspendu sans défense dans l'étreinte de Voldemort, entendant les craquements des flammes qui emplissaient dans la maison, et les exclamations de la bataille dehors. La voix de Dumbledore se faisait entendre par-dessus les autres, lançant un sortilège de Patronus. Les Détraqueurs devaient être arrivés.

Avec un autre gloussement sifflant, Voldemort se dirigeait vers la porte, à moitié en traînant, à moitié en menant Harry. Ses jambes semblaient bouger par elles-mêmes, même si elles cédaient souvent. Harry ne s'est jamais senti aussi sans défense –ou inutile- de toute sa vie. Alor qu'il était traîné dehors dans le jardin, les exclamations des membres de l'Ordre se firent entendre Voldemort pointait sa baguette sur sa gorge.

« Eh bien Dumbledore, » siffla Voldemort. « Plus vraiment très puissant, n'est-ce pas ? »

La bataille se fit silencieuse. Avec un grand effort, Harry réussit à lever la tête suffisamment pour regarder. Sa vue était trouble, mais il put voir des corps étendus sur le sol, certains noirs, certains rouges, les Mangemorts accouraient aux côtés de Voldemort, et les Aurors restants le regardaient avec une expression de panique. Tous, sauf Dumbledore : dans ses yeux, il y avait une émotion que Harry pouvait seulement identifier comme étant de la peine.

« Maintenant, viens Dumbledore. Pourquoi ne te bas-tu pas ? » riait Voldemort. « Ma baguette n'est même pas pointée sur toi. Tu pourrais facilement m'avoir avoir que j'aie la chance de braquer a baguette après avoir tué le garçon. »

L'expression de Dumbledore ne changea pas, et Voldemort ricana à nouveau.

« Tellement incapable de sacrifier ton précieux Garçon-Qui-A-Survécu. Tu pourrais me tuer, et tu le sais, mais pas avant que je ne le tue. »

« Harry ! » hurla une voix, et Harry était à peine conscient de la silhouette sombre luttant contre deux hommes en robe rouge. « Harry ! »

« Remus, non ! »

« Laisse-moi ! Harry ! » Remus était au-delà de tout contrôle, luttant avec toute sa force pour venir en aide à Harry. Pour une certaine raison, Harry pensa à la nuit dans le Département des Mystères.

« Remus, reste où tu es. » dit Dumbledore, ne lâchant pas Harry du regard. « Très bien, Tom, tu as mon attention. Donne tes conditions. »

Voldemort ricana. « Peut être seriez-vous assez bon pour me dire la prophétie. »

Dumbledore haussa les épaules. « Comme tu veux. Rends-moi Harry, et je te le dirais. »

Voldemort rit encore plus fort. Les Aurors tressaillirent. « Tu es vraiment surprenant, même maintenant, tu ruses. Avec le garçon en mon pouvoir, tu crois vraiment que je vais le libérer pour rien ? Morsmordre ! »

Harry fut tiré d'un coup sec alors que Voldemort se déplaça soudainement. Un Mangemort lança un sort derrière lui, et Harry pouvait entendre les craquements de sorciers apparaissant plus loin. Le rire de Voldemort emplissait ses oreilles, et la dernière chose qu'il vit avant que le monde ne se dissolve était le Numéro 4, Privet Drive englouti dans les flammes, avec la Marque des Ténèbres qui rayonnait d'une lumière verte et railleuse au dessus des têtes.

A suivre…

La prochaine fois : Harry se bat pour sa vie dans un repaire de serpents, mais les choses prennent une tournure encore pire quand il découvre l'identité d'un membre des rangs de Voldemort.