Je suis nerveuse comme pas possible. C'est la première fois que j'écris sur eux et je les connais moins bien que mes blondinets chéris. Je le dédicace à ma Chichi adorée, je suis désolée de le poster si tard, je n'arrivais plus à m'arrêter. En espérant qu'il te plaise, joyeux anniversaire !


Urgence du cœur

Sakura rentrait après une dure journée de consultation. La jeune femme, venait d'obtenir un poste, son tout premier, dans une petite campagne, la ville la plus proche se trouvait à trente kilomètres. Cela faisait une semaine qu'elle travaillait ici et avait tout de suite été bien accueillit par les habitants. Cela l'avait soulagé, elle avait été nerveuse pendant la première matinée, avant de se détendre, encouragée par les paroles chaleureuses de ses patients.

Au départ, elle n'avait pas été enchantée à l'idée de débuter sa carrière ici, le véritable rêve de la jeune femme était de travailler dans l'hôpital de Tsunade Senju, reconnu comme le meilleur du pays. Malheureusement, Tsunade n'engageait personne qui n'avait aucune expérience sur le terrain.

Elle avait donc accepté de remplacer l'ancien médecin de ce village, parti à la retraite. Elle roulait sur les petits chemins de terre, loin d'être plats. Bon sang ce que les routes de la ville lui manquaient, elle avait hâte d'y retourner. Il faisait déjà sombre, et elle ne voyait pas très bien où elle allait, sa dernière patiente du jour avait été une vieille dame apparemment ravie d'avoir quelqu'un avec qui faire la conversation. Elle n'avait pas osé couper court à la discussion de peur de paraître impolie, cela n'aurait pas été très malin de sa part. Elle devinait que les rumeurs se répandaient plus vite qu'une traînée de poudre et que si elle faisait une erreur de jugement sur l'attitude à adopter sa réputation en prendrait un coup.

Elle écoutait de la musique pour essayer de la maintenir éveillée, elle était fatiguée et ne rêvait que d'une chose, retrouver son lit le plus vite possible. Elle soupira pour la énième fois, elle ignorait où elle se trouvait et comment rejoindre sa demeure. Bon sang, ne connaissaient-ils pas les panneaux ici ? Elle était perdue, un mince brouillard rendait la distinction des environs encore plus difficile, ce qui l'agaça et la stressa. Tous les paysages se ressemblaient pour elle et si en plus la météo était contre elle n'y arriverait pas. Sous le coup de l'énervement elle appuya sur la pédale d'accélération et ne s'aperçut pas du changement de vitesse de son véhicule tant elle était fatiguée aussi bien physiquement que psychologiquement. Elle cherchait des points de repères, sans réel succès, et finit même par penser qu'elle allait devoir dormir dans sa voiture.

Elle s'engagea bientôt sur un chemin qui lui semblait différent de tous ceux qu'elle avait pris jusqu' à présent. Un nouvel espoir l'envahit en même temps que la perspective de passer la nuit ici s'éloignait un peu. Remotivée, elle appuya à nouveau sur la pédale roulant encore plus vite. Elle fredonna l'air de la chanson à la radio, heureuse de voir la fin de ce cauchemar, entraînée par la musique, elle ferma les yeux trente secondes. Elle percuta quelque chose, le bruit et la violence du choc la firent les rouvrir et elle ressentit à nouveau de la peur. Soit elle venait de rentrer en contact avec un animal, soit il s'agissait d'un être humain. Sans réfléchir et poussée par son instinct de médecin, elle ouvrit sa portière et se précipita à l'extérieur du véhicule. Là, elle distingua un corps, dans la chaussée du côté droit de la route.

«- Est-ce que vous allez bien ?, demanda-t-elle inquiète.

- Comme quelqu'un qui vient de se prendre une voiture, répondit le piéton.

Il s'agissait d'un garçon, non plutôt d'une jeune homme et comme il lui tournait le dos pendant qu'il se relevait péniblement elle ne distinguait pas son visage.

-Je suis sincèrement désolée, je ne vous avais pas vu, s'excusa-t-elle terriblement gênée.

- Je m'en doutais, à moins bien sûr que vous n'aimiez percuter les gens à vos heures perdues, se moqua son interlocuteur.

Il se retourna, et c'est là qu'elle se mit à l'observer à loisir, tous les deux éclairés par les phares qu'elle n'avait pas éteint. Il était grand, bien plus qu'elle, il devait mesurer plus d'un mètre soixante-dix, était assez mince, ses longs cheveux bruns étaient attachés en une queue de cheval au dessus-de sa tête, mais il faisait trop sombre pour qu'elle définisse la couleur de ses yeux. Elle dû bien admettre qu'il était mignon, et elle sentit ses joues rosirent sur cette pensée.

- Vous êtes sûr que vous n'avez rien, je suis médecin, je peux vous examiner si vous voulez, proposa-t-elle.

Après tout elle était responsable de l'accident, alors vérifier qu'il était en parfaite santé était la moindre des choses qu'elle pouvait faire.

- Ah parce qu'en plus vous êtes docteur, non merci, si vous soignez aussi bien que vous conduisez je crains pour la vie de vos impatients, refusa le garçon.

- Vous n'êtes pas obligés d'être insultant, vous êtes aussi fautif que moi dans cette histoire. Vous auriez pu accélérer le pas en me voyant arriver, s'énerva-t-elle.

Sakura détestait quand on remettait en cause ses aptitudes médicales, en particulier lorsque cela venait de quelqu'un qui n'était pas dans le métier.

- Sur une route comme celle-ci on ne roule pas comme une folle, surtout lorsqu'on est perdu, parce que vous ignorez où vous êtes n'est-ce pas ?, fit-il remarquer d'un ton ennuyé.

Elle croisa les bras devant sa poitrine, chose qu'elle faisait quand elle était vexée, et planta ses yeux verts dans ceux de cet homme qui semblait tout savoir.

- Effectivement, et alors, ce n'est pas de ma faute si vous êtes économes sur les panneaux d'indications dans votre campagne, tous vos chemins se ressemblent, comment voulez-vous que je me repère !, lui répondit-elle sur un ton de défi.

- C'est bien ce que je disais, les gens sensés roulent doucement lorsqu'ils sont sur une route qui leur est inconnu, confirma-t-il en soupirant.

Il était clair à présent qu'il n'avait aucune intention d'être sympathique, et bien soit, ce n'est pas comme si cela avait de l'importance à ses yeux.

- Au lieu de jouer les monsieur je-sais-tout vous pourriez peut-être m'aider vous ne croyez pas ! s'exclama-t-elle.

Son compagnon d'infortune passa une main derrière son cou semblant réfléchir à sa proposition.

Décidément, c'est un vrai gentleman, pensa-t-elle.

- Comme si j'avais le choix, je ne vais pas vous laisser ici , vous n'avez qu' à me conduire jusqu' à chez moi, vous y resterez pour la nuit, c'est plus prudent avec la tempête qui s'annonce, finit-il par concéder.

- Quelle élégance, vous savez parler aux femmes vous il n'y a pas à dire, se moqua la médecin plus amusée qu'agacée par son attitude.

- En général je les évite, elles sont trop pénibles, toujours à vouloir qu'on s'occupe d'elles, avoua-t-il naturellement.

Le pire dans tout cela était qu'il le pensait vraiment, ce n'était pas une blague, il était sérieux, et il n'en avait pas honte.

- En route, mademoiselle j'arrive à me perdre dans une petit campagne, ajouta-t-il .

Alors qu'il se rendait près de la porte côte passagé, une grosse boule de poils lui fonça dessus, et se mit à aboyer joyeusement. Sakura, surprise avait légèrement reculé, elle ne s'était pas attendu à voir un aussi gros chien sortir de nul part et s'exciter comme ça.

-Hidan, qu'est-ce que tu fais là, tu devrais être à la maison ma parole, râla le jeune homme.

Sakura se sentit rassurée de découvrir que ce n'était pas un animal errant, et que le brun semblait le connaître.

- Vous n'avez rien à craindre, il est inoffensif, Hidan est mon chien, expliqua-t-il en la voyant toujours sur le qui vive.

Elle hocha lentement la tête en signe de compréhension, elle posa ensuite ses yeux sur l'animal qui était venu la renifler. Il était gris foncé et blanc, et portait un collier violet autour du cou, elle n'était pas douée en race canine et n'avait aucune idée de ce qu'il était. Il lui tournait autour et jappait tout en remuant la queue.

- Vous êtes certain que je ne risque rien, bredouilla-t-elle un peu apeurée.

- Avez-vous de la nourriture sur vous ?, se renseigna le propriétaire du canidé.

- Un sachet de biscuit que j'avais emporté avec moi ce matin au cas où j'aurais un petit creux, dit-elle.

- Ne cherchez pas plus loin, Hidan n'a pas son pareil pour renifler quelque chose de comestible, surtout si c'est sucré, comprit-il .

- Qu'est-ce que je dois faire, aidez-moi au lieu de rester planté là, lui ordonna-t-elle d'un ton montant dans les aigus.

-Donnez-lui en ou il ne vous lâchera pas, répondit-il en levant les yeux au ciel comme si c'était évident.

Elle ne le regardait pas et pourtant elle imaginait parfaitement le sourire amusé qui était sur son visage, il se moquait d'elle et de sa stupidité. Elle était médecin, pas vétérinaire, elle avait étudié le corps humain et son fonctionnement, pas la psychologie canine. Elle s'exécuta, et tira un des biscuit de sa poche, elle le tendit ensuite à l'animal qui l'attrapa sans hésitation. Il ne fallut que quelques secondes à Hidan pour avaler la sucrerie, et cela lui plut puisqu'il tira la langue en signe de satisfaction. Il lécha ensuite la main de Sakura comme pour la remercier. Estimant que cela suffisait, son propriétaire lui attrapa fermement mais sans serrer le collier et le fit reculer.

- Comme si je n'avais pas assez de problème avec elle, il fallait que tu débarques, tu ne pouvais pas rester à la maison, si maman voit que tu as encore disparu, elle va s'énerver et tu vas dormir dehors,se plaignit-il

A à l'entende du mot ''maman'' le comportement de l'animal changea ses oreilles et sa queue se baissèrent, et il poussa des petits couinements.

- Cela ne vous dérange pas si mon chien vient avec nous, si je le laisse repartir tout seul il est capable d'être distrait par quelque chose et ne pas rentrer, déclara-t-il .

La nouvelle médecin vit bien que lui demander ce service le gênait terriblement, il avait même remit sa main derrière son cou pendant que l'autre tenait toujours son animal.

-Non bien sûr que non, vous êtes assez aimable pour me recevoir chez vous pour la nuit , je ne peux pas vous refuser cela, assura-t-elle d'un petit sourire amusé.

Il la gratifia d'un sourire sincère avant de tourner les talons. Il ouvrit la porte arrière côté passagé et fit monter Hidan, qui s'assit sagement sur le siège. Il lui caressa la tête pour le féliciter de son obéissance, et referma la porte. Il ouvrit ensuite la portière de devant toujours côté passagé et s'installa à son tout. Sakura, en avait fait de même mais côté chauffeur.

- Je compte sur vous pour me guider à travers ces routes monsieur...commença-t-elle.

Je ne sais même pas son nom, nous parlons depuis un moment et j'ignore comment il se nomme. Ce n'est pas comme s'il avait cherché à me le donner non plus. Il est vraiment étrange, et vu son attitude, il semble un peu paresseux, devina-t-elle.

- Shikamaru Nara, mais vous pouvez m'appeler Shikamaru, se présenta-t-il en tendant la main.

- Sakura Haruno, mais appelez-moi Sakura. Je suis enchantée de vous rencontrer Shikamaru, lui répondit-elle en lui serrant la main.

Le chien à l'arrière jappa une voix comme pour rappeler que lui aussi existait.

- Hidan je t'ai déjà présenté toute à l'heure, il est difficile d'oublier que tu es là, tu es tellement bruyant, c'est insupportable, avoua le garçon qui malgré tout lui gratta le menton.

-Vous exagérez il n'est pas si bruyant, le contredit-elle riant de bon cœur.

L'habitant de la campagne la fixa comme si elle était folle, et cependant la trouva adorable alors qu'elle caressait son chien tout en lui murmurant des compliments.

- Prêt à partir ?, demanda-t-elle en tournant la clé.

- Je n'attends que ça... Vous pouvez avancer, et vous prendrez la première à droite, ensuite je vous indiquerai le reste du parcours, décrit-il tout en faisant le signe d'aller tout droit avec ses mains.

- On peu peut-être se tutoyer, je vais rester quelques temps ici alors autant se faire des amis, et puis nous devons avoir à peu près le même âge, suggéra-t-elle.

- Si tu veux, accepta-t-il, les femmes il ne vaut mieux pas les contrarier, murmura-t-il trop faiblement pour qu'elle entende.

- Tu vis ici depuis longtemps ?, chercha-t-elle à savoir.

Ils allaient être ensemble pendant au moins quelques minutes, autant faire connaissance, c'était toujours plus agréable que se taire.

- Depuis toujours, je suis né ici et je pense que je vais mourir ici, mais tu n'est pas obligée de faire ça tu sais, je veux dire faire semblant de t'intéresser à ma vie, précisa-t-il en la voyant lever un sourcil.

- Oh je suis sincère, tu es le premier garçon de mon âge, tu es même la première personne que je rencontre ici qui n'est pas âgée, et comme je te l'ai dit toute à l'heure autant se faire des amis, confirma-t-elle.

Ils se mirent donc à discuter, plus elle que lui, il se contentait de répondre en parlant le moins de plus, tout en roulant en suivant la direction qu'il lui donnait. Ils parvinrent bientôt devant une ferme assez grande, et elle coupa le moteur une fois qu'elle fut garée dans la cour. Ils quittèrent le véhicule, non sans avoir ouvert à Hidan, et marchèrent jusque devant la porte d'entrée. Juste avant, il s'accroupit et caressa un autre chien, qu'elle n'avait pas remarqué aux premiers abords, et qui avait une bande blanche à la patte.

- Bonsoir Kakuzu, vivement que tu sois guéris, Hidan est une vrai plaie sans toi, lui confia Shikamaru en lui caressant le haut du crâne.

C'est à ce moment-là que la porte s'ouvrit sur un homme qu'elle devina sans peine être le père de son nouvel ami, ils se ressemblaient presque comme deux gouttes d'eau, la seule véritable différence sans compter l'âge étaient deux cicatrices que le plus vieux des deux avait sur le front et la joue droits.

- Tu es là , ta mère commençait à se faire un sang d'encre, elle avait peur que tu ne sois assoupi quelque part, annonça-t-il heureux.

- J'aurais préféré, mais Sakura, le nouveau médecin du village était perdu, et comme il se faisait tard je lui ai proposé de dormir ici, raconta-t-il en se relevant.

Le maître de maison prit note de la jeune femme aux cheveux roses qui se tenait timidement derrière son fils.

- Tu as bien fait, pour une fois que tu agis comme un homme, je ne vais pas te contredire. Je m'appelle Shikaku, et je suis son père, enchanté de vous connaître mademoiselle Sakura, la salua-t-il.

- Moi de même monsieur, je vous remercie de m'autoriser à séjourner chez vous pour cette nuit, le remercia-t-elle en souriant.

- Rentrez, vous devez avoir faim, nous allions dîner, venez vous joindre à nous, les invita-t-il

Il s'écarta et elle suivit le fils Nara à l'intérieur de la maison, il la conduisit jusqu' à la cuisine où une femme brune, qui leur tournait le dos, s'affairait au dessus du four.

-Bonsoir maman, dit le jeune fermier pour signaler sa présence.

- C'est à cette heure-ci que tu rentres, tu es...

Elle cessa de parler en voyant que son fils n'était pas seul. La jeune femme à ses côtés était très jolie , mais semblait un peu intimidée.

- Oh pardon ,je ne savais pas que Shikamaru n'était pas seul. Je suis Yoshino, la maman de ce paresseux, se présenta à son tour la maîtresse de maison.

Sakura se présenta à nouveau et la remercia également de son hospitalité. Tout le monde s'installa à table, et tous les quatre bavardèrent. Ils étaient curieux de mieux connaître leur invitée, et elle la famille qui avait la gentilesse de l'aider. Ensuite, comme il se faisait tard, qu'elle avait une grosse journée le lendemain et qu'elle risquait de devoir se lever tôt pour trouver comment se rendre à son cabinet, la jeune femme aux cheveux roses s'excusa et monta se coucher. A peine était-elle allongée qu'elle entendit des coups à la porte, elle invita la personne à entrer et eut la surprise de voir Shikamaru pénétrer dans la pièce.

- Ma mère veut que je t'accompagne demain, elle ne veut pas que tu erres toute seule,à quelle heure veux-tu te lever ?, lui demanda-t-il

- Je ne sais pas, disons vers 6h00, mais tu n'es pas obligé de venir, tu en as déjà bien assez fait, lui indiqua-t-elle rougissant.

- J'ai des choses à faire au village, ne t'en fais pas...Très bien, alors je vais aller me coucher, je suis déjà fatigué rien qu' à l'idée de devoir me lever si tôt. Bonne nuit ! Termina-t-il en s'en allant.

- Shikamaru...Merci, de ne pas avoir dit à tes parents que je t'avais percuté, tu n'avais pas à me couvrir, tu avais raison, je n'avais pas à rouler si vite, bredouilla-t-elle.

Il se contenta de sourire, et agita la main gauche,il voulait lui dire que ce n'était rien. Elle se rallongea et ferma les yeux. Bercée par la fatigue, elle ne tarda pas à s'endormir, rêvant d'un certain brun.

Dommage que je ne reste qu'une nuit, murmura-t-elle.

Shikamaru de son côté, dû bien avouer que cette fille n'était pas banale, mais il soupira quand il se rappela qu' à cause d'elle il allait devoir mettre son réveil à 06h00.

Heureusement que ce n'est que pour une nuit, murmura-t-il avant de rejoindre Morphée.