Bonjour! Alors à ceux encore présent qui attende la fin, je vous livre les chapitres que j'ai écrit dans les derniers mois.
Je comptais tout publier une fois l'histoire entièrement terminer mais ça prend trop de temps.

Voici la suite. Je vais relire les chapitres et publier la suite dans les prochains jours.

Merci à ceux encore présent et bonne lecture ^^


S'acharner

Il était frustré. Non pas parce qu'il a dû corriger des connards en fin de semaine, supporter des cours chiant au possible et failli manquer le bus ce matin, nan, ça, c'était le quotidiens. Ce qui le frustrait à ce point, c'était cet enfoiré de trouillard qui arrêtait à nouveau de se pointer à l'école. Bon, il s'y était attendu, c'était d'ailleurs la principale raison de son énervement… Et pourquoi trois mecs se retrouvaient à l'hôpital… Et que ses larbins se faisaient encore plus discret qu'à l'habitude… Bref. Désobéir à des ordres, y avait-il des personnes assez stupides pour penser que c'était une bonne idée? Eux, vraisemblablement… Résultat, le bleuté a disparu de la surface scolaire et le petit toutou n'arrêtait pas de le fixé. Ça aussi, ça l'énevait, surtout que même ses regards de tueur ne le dissuadait pas de continuer ses coups d'oeil en cachette. Comme si il était discret!

- ARG!

Il frappa violemment sur le mur à sa gauche, ses pensés revenant toujours au bleuté. Parce que oui, la véritable source de sa frustration venait du fait qu'il n'avait aucune nouvelle du bleuté et même si il ne voudrait l'avouer pour rien au monde, il se faisait un sang d'encre pour lui. Vraisemblablement, il n'était plus le même qu'il avait connu il y a sept ans et il voulait savoir pourquoi. Il serra les dents de rage, sa colère et sa frustration revenant au grand galop. Évidement, ce soir encore, il ne viendrait pas. Il attendrait toute la putain d'heure ici, à rien foutre, sous le regard de plus en plus perplexe des passants réguliers qui se demandaient ce qu'il foutait là. Et seul dieu savait à quel point ça n'arrangeait pas sa mauvaise humeur.

Après un dernier coup de poing rageur sur le mur, il s'en alla, laissant un impact rouge vif derrière lui. Machinalement, il marcha vers sa "maison", passant, sans les voir, devant ses larbins et Chad. Bah, en fait, il les vit et ne leur jeta qu'un regard noir, les défiants de venir le déranger. Il prit quand même la peine de saluer Chad dans le processus. C'était de loin le seul qu'il pouvait considérer comme un ami en ce bas monde et parfois, il se demandait si il méritait sa loyauté. Il soupira. Sûrement pas mais Chad est un grand garçon. Il décidait de sa propre vie.

Plus vite qu'il ne l'aurait voulut, il se retrouva à pousser les portes d'une immense tour d'appartement, indécemment luxueux pour la majorité. Il s'avança vers l'ascenseur, appuya sur le bouton et entra dans la cabine quand celle ci finit par s'ouvrir. Lasse, il s'appuya contre le mur du fond, subissant plus qu'autre chose la petit musique de fond. Qu'est ce qu'il détestait cette endroit… Comparé à leur ancienne maison, ici, tout semblait froid, sans identité, vide… Aucun rayon de soleil pour égayer la morosité de leur semblant de vie familiale. Où plutôt, le soleil était mort, laissant la glace se former sans rien pour l'arrêter. Il exhala un soupir alors que les portes s'ouvrirent, tombant nez à nez avec la pire personne possible pour lui remonter le morale.

Une large carrure d'épaule habillé d'un costume coûteux, des cheveux noirs parfaitement couper, un visage sévère agrémenté d'une paire de lunette masquant à moitié des yeux d'un brun obscurci par la sévérité et l'absence de sympathie. Ce qu'il pouvait détester cet homme… Il passa à côté de lui sans plus le regarder.

- Tu pourrais au moins penser à saluer ton père, Ichigo.

Un torrent bouillonnant de rage se déversa dans sa tête. Ses poings se serrèrent, ses dents grincèrent, retenant le cris de rage de sortir. Mais il se refroidit brutalement, cette rage fumante devenant un vils poison qu'il cracha sans même tenté de le retenir.

- Et tu pense qu'un père laisse ses enfants seuls avec uniquement son argent comme acte de présence?!

- Tu sais bien que...

- Encore ton travail? MAIS QU'EST CE QUE J'EN AI À FOUTRE IL N'A MÊME PAS RÉUSSI À SAUVER MAMAN! TU...

- ICHIGO!

Son père… Non, son géniteur, le toisait d'un air glaciale. Celui qui disait clairement qu'il n'accepterait pas une seule parole de plus. Ichigo poussa un cri de rage avant de tourner les talons et d'ouvrir brutalement la porte de l'appartement qu'il claqua derrière lui. Un magnifique et glacial appartement, dépouillé de tout souvenir de sa mère. Ce lâche avait préféré s'en débarrasser plutôt que d'affronter son échec. Il passa en coup de vent devant la cuisine, ignorant ses petites soeurs lui disant que "papa" avait laissé de l'argent pour le souper. Qu'est ce qu'il disait… Il s'enferma dans sa chambre sans prendre la peine de répondre, le sang en ébullition et le coeur en cendre. Ce venin qu'il crachait sans arrêt, que ce soit sur son géniteur ou les pauvres connards qui le regardait de travers lui faisait autant de bien que de mal. Pourtant, il continuait, sans vraiment comprendre, tentant à chaque fois de l'expulsé, en vain. Ça revenait toujours plus fort et la satisfaction, moindre. Il soupira, épuisé. Sa journée avait vraiment été merdique… Et demain sera surement pire.

Comme de fait, il se réveilla en retard, au rappel de la voix stridente de Yuzu lui disant de se bouger le cul avec moult juron. Et comme chaque matin, il dû emprunter les escaliers, lui donnant l'illusion d'aller plus vite, pour rattraper son bus à la dernière minute.

Nan, pas du tout en fait. Il prit tout son temps, arriva en plein milieux du cours en se faisant engueuler par le prof puis observer avec deux fois plus d'attention qu'à l'accoutumé par le chien-chien qui sursauta violemment quand il lui rendit son regard. Merde qu'il faisait pitié… Les détailles ennuyeux de la journée passé, tel qu'une nouvelle droite à l'encontre de ce petit connard d'Uryû (Ça lui apprendra à désobéir aux ordres.), tournait en boucle chiante dans sa tête quand la cloche sonna enfin! Ses pas le guidèrent tel un automate vers la sortie arrière de l'école et l'envie de frapper à nouveau le mur, pile sur la marque rouge qu'il avait laissé hier, lui vint. Envie vite mise en déroute par la douleur lancinante de ses jointures à vif. Alors, sagement, il s'appuya sur le mur en regardant l'heure défiler avec ennui et comme d'habitude, il ne vint pas. Et à mesure que le temps filait, son impatience et son énervement grandit jusqu'à éclaté. Cette fois ci, son poing percuta le mur à grande vitesse, déchargeant sa mauvaise humeur dans ce coup. Ses plaies se remirent aussitôt à saigner. Avec un soupire énervé, il tourna les talons avant de s'arrêter net. Sa frustration s'envola aussitôt et un sourire crispé s'étira sur ses lèvres devant le visage, certes pâle mais bien présent, face à lui.

- T'en a mis du temps!


À la prochaine et n'hésité pas à laisser des reviews pour exprimé votre avis.