Disclaimer : Yamane-sensei est une reine du yaoi au Japon, je ne fais qu'emprunter ses personnages pour la présente histoire. Et comme vous l'avez deviné, Sasaki Haise et Arima Kishou sont les personnages d'Ishida Sui, auteur de Tokyo Ghoul et Tokyo Ghoul: Re sa seconde partie.

J'ai une bonne raison de poster ce chapitre aussi tardivement, j'étais partie en vacances avec mon chéri quelques jours en Bretagne et je ne suis revenue qu'hier soir. Au programme : le château de Suscinio, Vannes, Carnac, promenades le long de la côte, Brocéliande, Rochefort-en-Terre, le musée de la Préhistoire... Bref, ds tas de choses à voir.

De plus, j'ai découvert une superbe trilogie qui s'intitule Prince Captif, je pense que vous devinez qu'il s'agit de Yaoi... Canon, en roman. ;) Je dois me procurer le troisième tome impérativement.


Enfin le calme


Le lendemain de la bataille, Serguei était venu à la première heure dans la maison que partageaient désormais le journaliste et le yakuza. Le Russe avait crainte de les avoir dérangés tous les deux, mais visiblement, les deux tourtereaux étaient habitués aux visites inopportunes. En effet, ils étaient simplement vêtus de leurs peignoirs, et aucunement gênés de recevoir de la visite dans cette tenue du tout.

Akihito regardait même Asami d'un air amusé, voire blasé, au fil du tout, il avait compris que le mode de vie du yakuza n'était pas celui du commun des mortels, l'homme dirigeait un vaste empire autour des hôtels de luxe et des discothèques en tous genres, ainsi qu'un monde souterrain, que peu de gens aimeraient connaître. Akihito avait même partagé un repas en la compagnie de Kuroda à une heure du matin avec Asami.

Aussi, Serguei ne devait absolument pas se sentir gêné de les voir dans ces habits qui étaient très certainement les seuls qu'ils portaient. Akihito invita de suite le Russe à prendre du café et des croissants. Mais l'homme n'avait que très peu de temps devant lui. Il devait prendre l'avion au milieu de l'après-midi.

- Je suis seulement venu faire mes adieux.

Ceci dit, il accepta tout de même une tasse de thé bien japonais. Akihito, par obligation, lui offrit carrément la cérémonie traditionnelle du thé mais le décor était tellement surprenant que le Russe ne pouvait s'empêcher de sourire.

- Merci, fut tout ce qu'il put dire à la fin du cérémonial de une heure.

Il goûta au thé épais que le jeune homme avait préparé sous ses yeux éberlués, Akihito avait réussi à se souvenir de chaque étape pendant ces dix ans ? Incroyable. Il était Japonais jusqu'au bout des ongles. Il était juste déçu que le blond ne l'ait pas pratiqué en Russie.

- Allons, une cérémonie du thé japonaise ne peut se pratiquer qu'au Japon.

Mais son sourire indiquait qu'il était ravi de l'effet de surprise provoqué chez le Russe, il fallait bien garder certaines choses pour soi, pas vrai ? Si on révélait tout, tout de suite, quel intérêt y avait-il ? Il était journaliste, il ne vivait que pour le plaisir de l'action, du moment présent, et la curiosité faisait partie de son métier.

- Merci Akihito, je crois que j'ai compris.

Cependant, il lui adressa un clin d'oeil assez complice, ravi que le jeune journaliste gardait son mordant malgré la nuit précédente singulièrement éprouvante. Les nerfs avaient été mis à rude épreuve, mais tous s'en étaient sortis indemnes, y compris, au grand désarroi d'Asami, ce policier plus que fouineur.

- Au fait, tu reviendras en Russie ?

Akihito regarda Asami, qui affichait une mine assez sombre à l'évocation de ce pays, tellement chargé, trop à son goût. La réponse était claire, se lisant sur son visage. Il ne viendrait que pour Akihito et Akihito seulement, Arbatov était un trop mauvais souvenir pour lui.

- Je pense, mais pas pour le moment, j'ai beaucoup à faire.

Serguei, qui avait suivi le petit échange entre les deux hommes avec attention, repartit le coeur lourd, mais comprenait parfaitement, Asami ne voulait plus que son protégé soit à nouveau exposé aux dangers de la mafia russe. Avec des yeux tristes, il s'inclina devant Akihito pour la dernière fois et prit congé.

- Prends soin de toi, jeune homme, tu prends beaucoup trop de risques, je le dis toujours.

Akihito éclata d'un rire clair et cristallin, un rire beaucoup plus pur que ceux qu'il avait offerts en Russie, un rire dénué de toute ombre.

- Et vous Serguei, pensez à votre santé, ne voyagez plus aussi loin.

Serguei éclata de rire :

- Et toi, toujours trop soucieux du bien-être des autres avant le tien propre, il faudrait vraiment changer ça.

Et il fit un clin d'oeil très discret :

- Je crois qu'il aimerait bien te clouer au lit pour toujours en parlant de ça.

Akihito secoua sa tête blonde :

- Il n'oserait jamais.

Serguei partit d'un grand rire tout en ouvrant la porte afin de prendre congé du journaliste. Il posa une main sur son épaule :

- Allons, ne fais pas attention aux paroles d'un vieil homme.

Et puis :

- Au revoir Serguei.

Ensuite :

- A bientôt Akihito.

Mais tous les deux savaient que ce serait sans doute la dernière fois qu'ils se voyaient, en chaire et en os, leur rencontre s'était faite dans la peur, dans la confusion, et rien ne pourrait changer la brutalité de leur collaboration. Ils avaient trop longtemps combattu, et se revoir éveillerait trop de mauvais souvenirs. Aussi, Akihito regarda Serguei partir le coeur lourd, et il ferma la porte rejoignant un Asami assez inquiet pour le plus jeune.

- Ne t'inquiète pas, tout va bien.

Mais il posa quand même sa tête sur l'épaule d'Asami en quête de réconfort, de bras rassurants et d'amour ce que l'homme lui offrit de suite. Ryûichi saisit cette opportunité pour saisir les lèvres de son amant et l'embrasser goulûment. Puis le yakuza pressa très fort le corps du plus jeune contre lui, le laissant vider son âme sur lui. Après tout, c'était ce pourquoi les amants étaient faits, pour se reposer sur l'un et sur l'autre quand les choses n'allaient pas du tout.

Akihito se retrouva en fin de l'après-midi à observer les nuages passer devant sa fenêtre, dans le coin qu'avait aménagé spécialement Ryûichi pour lui, à savoir une petit bibliothèque couvrant les plus grands reporters au monde, les meilleurs photographes et bien sûr, la copie intégrale des articles rédigés par la main de son jeune amant.

- Tu te sens mieux ?

Akihito posa le livre qu'il avait ouvert sur ses genoux mais ne croisa pas le regard d'Asami, s'il le regardait en face, il risquait de briser la barrière qui contenait ses larmes. Pourquoi fallait-il que son amitié avec Serguei se finisse ainsi ?

- A ton avis ? Non.

Asami posa une main sur l'épaule d'Akihito :

- Tu sais très bien que si tu retournais en Russie, tu ne serais pas capable de penser à autre chose, malgré les merveilles de ce pays.

Akihito ne répondit pas. Il savait à quel point son amant avait raison.

- Tu as mis dix ans avant de revenir ici, dix ans, imagine ce que ça va être quand tu reviendras là-bas.

Akihito baissa le regard bien malgré lui.

- Est-ce un mal de vouloir garder ses amis ?

Asami caressa la joue du blond :

- Je n'ai jamais dit ça, je ne t'ai jamais demandé de couper les ponts avec Kou et Takato par exemple.

Asami força Akihito à le regarder en face.

- D'ailleurs, tu as trop longtemps ignoré les appels de tes amais japonais,ils te demandent, ils veulent te voir, pourquoi ne pas les revoir ? Tu n'as pas cherché à les voir depuis la réception. Pourquoi ? A part Mitarai, tu n'as jamais eu de contacts avec eux du tout.

Akihito cacha son visage, pensant masquer ses larmes.

- J'ai trop honte.

Asami prit Akihito dans ses bras pour soulager sa douleur :

- Tu sais, je crois même qu'il est plus que temps que tu me présentes à ta famille et à tes amis, on s'est trop longtemps cachés, tu ne trouves pas ?

Alors Akihito osa enfin regarder Asami droit dans les yeux :

- Tu sais, si je n'ai jamais avoué mes sentiments pour toi à ma famille c'était parce que je croyais qu'elle ne verrait plus comme son fils.

Asami berçait à présent Akihito, les barrières se brisaient enfin après tout ce temps.

- Je n'ai jamais eu envie qu'on me traite comme un malpropre à cause de ce que je ressentais pour toi. Jamais. Et te voir rejeté m'aurait brisé le coeur.

Akihito plongea sa tête contre le torse d'Asami :

- Je ne veux pas être déchiré en deux à cause de toi.

Asami prit Akihito par les épaules :

- Tu n'as qu'un seul moyen de le savoir. Laisse-moi les voir.

Akihito inspira un bon coup, il n'avait jamais parlé d'Asami à ses parents, il décrocha alors le téléphone, son père décrocha de suite...

XOXOX

Le Mexicain trépignait d'impatience dans le salon de la demeure d'Asami Ryûichi, ne sachant pas trop comment se comporter dans un lieu aussi luxueux. Il avait lu des magazines sur les maisons des gens richissimes, mais jamais il n'aurait cru pénétrer l'unes d'entre elles. C'était juste trop pour lui, mais vraiment beaucoup trop. Depuis qu'il était entré ici, il n'avait plus qu'une envie : celle d'en sortir.

- Il fait quoi le patron ?

Kirishima Kei, homme patient, annonça que les deux amants se présenteraient dans quelques minutes, et qu'il pouvait se détendre comme il le désirait avec son compagnon. L'Italien frémissait aussi rien qu'à voir les boiseries, les objets dorés, et les verres en cristal élégamment posés sur une table basse en verre.

- On fait quoi ici, déjà ?

Mais le couple ne tarda pas à venir devant les deux comparses, le Chinois était mort face à Kage Heishi, ils repartaient sans lui. Takaba leur avait dit qu'il y aurait des risques, et ils étaient au courant, cependant, sa mort leur laissait un vide au coeur.

- Bonjour à vous deux, je suis désolé pour votre perte.

Akihito avait parlé d'une voix basse, presque inaudible pour les oreilles des deux férus d'arts martiaux en tous genres. Mais les deux hommes ne comprenaient pas ses mots de compassion du tout.

- Vous savez patron, quand vous nous avez engagés, on pensait pas que ça irait aussi lui, vous aviez dit que le risque était là, mais on a quand même perdu quelqu'un de notre équipe de départ.

Akihito ferma les yeux avec douceur, sachant que lui-même éprouvait encore de la peine pour le fanatique des combats. Il s'était beaucoup attaché à eux pendant son séjour aux Etats-Unis et savoir que l'un d'entre eux était mort lui faisait de la peine.

- Quand je vous ai engagés, je savais que vous risquiez beaucoup pour moi, j'en suis vraiment reconnaissant, cependant, j'espérais vivement que tout s'en sortirait indemne.

Akihito baissa sa tête respectueusement :

- Si je peux payer ma dette, dites-le moi.

Mais les deux compères lui firent comprendre qu'Akihito n'était pas responsable de la mort du Chinois, au contraire, le Chinois était ravi de pouvoir remercier Akihito à sa façon. Il aurait rêvé de mourir au combat, comme les deux hommes de main l'affirmèrent.

- C'était un homme d'honneur, je suis ravi de l'avoir connu, déclara le blond.

Et il leva les yeux vers ses deux anciens gardes du corps, sachant que c'était aussi un des derniers moments passé en leur compagnie.

- Qu'allez-vous faire ?

Les deux hommes se regardèrent :

- On rentre au pays, retrouver nos familles, et parler de la mort de notre ami à la sienne. Merci patron, grâce à vous, j'ai voyagé.

Akihito se leva de son siège, remettant en place sa chemise.

- Je vous souhaite bon vent. Si vous voulez j'appelle un taxi pour vous emmener chez vous.

Les deux autres sourirent :

- T'es sympa patron, mais on prend le métro pour aller à l'aéroport.

Et ils s'en allèrent aussi, aussi discrètement qu'ils avaient pénétré le territoire japonais, un membre en moins, certes, mais satisfaits. Ils avaient mené à bien la mission qu'Akihito leur avait confiée, et c'était l'essentiel. Ils manqueraient beaucoup à Akihito, leur façon de parler, leur gouaille, leur attitude, les deux hommes étaient amusants au final.

- Tu t'inquiètes encore de départs ?

Asami avait observé la scène depuis la balustrade qui donnait sur le salon, un verre à la main. Il observait son amant avec un mélange d'amour et de compassion, pas la compassion qu'il réservait à ses ennemis qui en fait rêvaient de coucher avec lui, genre Feilong, mais une douce compassion qui adoucissait vraiment son expression. Il était encore plus beau, si c'était possible.

- Tu sais, j'ai connu ces gens pendant des années, je leur ai parlé, j'ai vécu avec eux, ça me rend triste de devoir me séparer d'eux. J'ai tellement vécu.

Asami posa une main sur l'épaule d'Akihito et le serra tout contre lui, Akihito traversait de lourds moments ces derniers temps, mais il n'était plus crispé, au contraire, il était plus soulagé que jamais, la menace était clairement derrière lui.

- Pour ma part, je suis heureux que tu sois revenu ici, je n'aurais jamais imaginé ma vie avec toi loin de moi.

Et avec le plus grand sérieux :

- Je te veux à mes côtés pour toujours, mon amour.

XOXOX

- Alors Shinji, que nous vaut le plaisir de ta visite ?

Le ton d'Asami était ferme, mais le ton de sa voix gardait une certaine chaleur, un ton amical qui donnait lieu à une conversation des plus courtoises. Pour cause, le procureur sourit aimablement en face des deux amants qui ne se quittaient plus d'une semelle depuis quelques semaines. Ils rattrapaient le temps perdu, c'était pour le mieux.

- J'ai de bonnes nouvelles à vous annoncer à tous mais surtout à vous deux.

Kirishima et Suoh les avaient rejoints dès qu'ils avaient eu vent de la visite impromptue du procureur, eux aussi, étaient curieux de ce que Kuroda avait à leur rapporter.

- Dis-moi, elles ne peuvent être qu'excellentes.

Kuroda prit une gorgée de thé avant de commencer son exposé.

- Tout d'abord, l'accident de Raibaru Ikari est considéré comme tel, à savoir un accident. Les journaux en font leurs choux gras autour du pays. C'est la risée du web également, les gens sont curieux de savoir qui sera le prochain à mener la pluie et le beau temps dans les nouvelles du pays. De plus, d'après ce que j'ai entendu dire, on l'a discrédité pour avoir été complice d'Arbatov, pour pouvoir atteindre au mieux notre prix Pulitzer national.

Il avait dit ces derniers mots avec une fierté non feinte dans sa voix.

- Il ne nous dérangera plus du tout, comme vous le savez, ce type nous a donnés du fil à retordre pendant toutes ces années. A trop vouloir s'approcher du soleil, à trop vouloir le conquérir, on s'y brûle. Je pense donc que nous pouvons célébrer cette victoire dignement. Sa mort ne nous affectera pas tellement que ça.

Asami doucement et avec une pointe de surprise feinte, il demanda :

- Qui l'eût cru, un représentant de la loi qui se moque de la mort d'un sujet aussi en vu que celui-ci ? Que c'est troublant.

Kuroda fit comme si de rien n'était et continua sa tirade :

- Je disais, avant d'être interrompu, que sa mort fera certainement l'objet des journaux télévisés, papier et numériques prochainement. Toutes les preuves trouvées sur son corps correspondent à un accident suite à un abus d'alcool et de filles. Cette personne fréquentait un peu trop les maisons clauses et les bars à hôtesses aussi.

Kuroda termina la partie sur Raibaru :

- D'après ces hôtesses, il braillait le nom de Takaba un peu trop fort, ce qui les a gênées dans leur travail, et oui, nous avons retrouvé trace de ces charmantes demoiselles. Elles ont même affirmé qu'il adorerait voir Arbatov couper la tête de Takaba devant ses yeux, quel affreux personnages tout de même. Ces demoiselles sont désormais sous le programme de protection des témoins.

Cependant Kuroda leva les yeux, bien au courant que la dernière partie de son exposé serait celle que tout le monde voulait entendre dans la demeure, dans le clan Asami et Takaba.

- Mais je sais que vous ne vous inquiétez pas du sort de Raibaru plus que cela, au contraire, vous êtes là pour entendre parler de Yamato. Naturellement, Akihito est déjà au courant, mais je lui ai demandé de vous réserver à tous la surprise. Enfin, je pense que vous êtes tous au courant de ce qu'Arima a présenté à Yamato.

Il sourit doucement, il fallait bien donner le point final à cette aventure, aussi laborieuse qu'elle ait été.

- Comme vous le savez très certainement, les débats dans notre service ont été houleux au sujet de Yamato, des juges qui le soutenaient corps et âme l'ont vu sous son vrai jour, et ont été sacrément déçus. Ils ont demandé à ce que sa sentence soit exemplaire. Arima, homme courtois et d'une clairvoyance rare, a écouté ce que tous les partis avaient à dire.

Il reprit un verre d'eau, il avait vraiment l'impression d'être au tribunal, à énoncer la sentence de fin.

- Il a alors enquêté de son côté, histoire d'être sûr des propos des juges et des policiers présents sur le quai cette nuit-là. Il s'est rendu lui-même sur place pour constater l'étendue des dégâts. Il a examiné chaque preuve et chaque recoin avant de tirer sa conclusion. Il déteste quand les choses se déroulent à la hâte dans ce genre de cas.

Asami, ayant rencontré l'homme une fois, approuva silencieusement les dires de Kuroda, cet homme était redoutable et il paraissait lire en vous comme un livre ouvert.

- J'avoue que j'avais entendu parler de ses exploits sur le terrain, mais le voir seul, à explorer toutes les pistes, tous les indices, sans les légistes a de quoi vous secouer.

Naturellement, Kuroda avait insisté pour que les cheveux soient collés au crâne, et que la moindre traces d'ADN d'Asami et d'Akihito soit effacée par son équipe. Ceci dit, la présence d'Akihito sur les lieux avait été tout de même été établie, dans une cave au sous-sol.

- Bien entendu, personne n'a rien vu de pareil, la tête d'Arbatov trempait dans un seau d'eau, le sang était séché, on pense que Takaba Akihito l'a tué sous la légitime défense. Il sera donc blanchi de ce meurtre.

Akihito sentit un poids dans sa poitrine s'allégé, il n'avait plus à s'inquiéter de rien du tout, tout ce qu'il avait fait n'était rien du tout. Ce serait toujours un vieux souvenir embarrassant.

- Revenons à Arima, l'homme a demandé à ce que son équipe fouille le terrain après son inspection personnelle, en ma présence, comme je suis chargé de l'enquête Asami avec Yamato. J'ai été soumis à son examen visuel mais il n'a rien dit. Et puis, tout le monde est parti. Le lendemain, Arima a convoqué Yamato dans son bureau en présence de Sasaki Haise, son secrétaire personnel.

Asami détestait Sasaki Haise pour une raison inconnue, parfois, quand il vous questionnait, il faisait froid dans le dos. Akihito, quant à lui, l'appréciait beaucoup.

- Ensuite Sasaki s'est déplacé personnellement au commissariat où travaillait Yamato pour transmettre la lettre d'Arima. Ca a été l'humiliation totale pour l'autre.

Kuroda Shinji était juste ravi par son effet de style. Décidément, il devrait reprendre ses anciennes activités de juge. Ca lui manquait. Il se frotta presque les mains de satisfaction.

- Du coup, Yamato a quitté la ville de Tokyo, je l'ai mis sous surveillance constante, normalement, il ne devrait rien vous arriver, normalement. Il est seul, isolé du reste, inoffensif, il ne fera rien.

Kuroda leva son verre à la santé du couple.

- Au fait, Sasaki Haise, connaissant nos relations te transmet ses plus sincères félicitations pour ton prix, Akihito. Il a beaucoup apprécié la façon dont tu as mis aux arrêts Arbatov, il pense que cet exploit relève du génie. Ce n'est pas peu dire quand on le connaît un petit peu.

Décidément, il était comme son père celui-là, pensait Asami, aussi perspicace que l'autre. Plutôt dangereux, à éviter absolument. Ceci dit, s'il appréciait Akihito, ça ne devrait pas poser de problème plus que cela. Sur ces pensées, il but à la santé d'Akihito et de son retour définitif au Japon, à ses côtés.

Oui c'était ainsi que son retour aurait dû se passer, pas au détour d'une réception. Mais à l'poque, il n'aurait pas été sûr de la réaction d'Akihito, par peur du rejet, maintenant ce n'était plus qu'un mauvais souvenir, autrement dit, ça ne signifiait plus rien.

Akihito, comme ayant deviné ses pensées, le regarda avec inquiétude, et tendresse, rien ne devait entacher leur bonheur.

Rien.


Oui, ce chapitre a des airs d'épilogue, mais pas tout à fait non plus. Ce sera pour la prochaine publication pour cette histoire. ^^ (Qu'il faut aussi que j'écrive, le programme était vraiment chargé en Bretagne.)

Une petite review ?