Disclaimer : Yamane-sensei est la créatrice des personnages que j'utilise ici. Je ne gagne rien pour la présente histoire.

Et voici le chapitre final !


Epilogue


Akihito pénétra le premier dans l'appartement de son père, son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine, sachant à quel point cette rencontre était importante. Sa mère était absente, son compagnon semblait vraiment la retenir éloignée de son fils. Un jour, il écrirait un article sur l'agressivité de certains hommes envers leurs femmes, il avait déjà en tête le titre. Cependant, il était ravi de voir que Kou et Takato avaient spécialement fait le déplacement depuis Tokyo, ville où Asami et Akihito s'étaient rencontrés, où tout avait commencé.

- Bonjour, mon fils.

Asami éprouvait une certaine appréhension tout de même, à l'idée de rencontrer son beau-père, c'était le père de son compagnon après tout ! Pour la première fois de sa vie, il n'était plus sûr de rien du tout, certes, il avait proposé la rencontre, mais à présent, il regrettait vivement ses propos. Pour la première fois de sa vie, il avait peur du rejet, lui qui était tellement certain de son pouvoir n'osait pas affronter un simple homme ! On en rirait !

- Et bien, il est temps de rencontrer mon gendre.

Le père d'Akihito fit face à Asami, l'air le plus sérieux du monde, si on ne le connaissait pas, on croirait qu'il se préparait à affronter un tigre singulièrement agressif. Akihito, bien malgré lui, jaugea son père et son amant, son regard allant de l'un à l'autre, mais personne n'échangea de mots durs.

- Bonjour, monsieur.

Asami s'inclina respectueusement devant l'homme qui avait élevé son compagnon, et il vit enfin la raison de la force latente chez le journaliste, son père ne payait pas de mine, mais quelque chose en lui vous forçait à y réfléchir à deux fois.

- Bonjour, jeune homme.

Si Asami tiqua quand il entendit les mots "jeune homme", il ne fit aucun commentaire, et Akihito sourit doucement, Asami était loin d'être jeune, il avait cinquante ans, cependant l'humour de son père avait encore fait mouche. Ca se sentait dans l'attitude d'Asami, il battait presque en retraire. Visiblement, son amant n'était pas habitué à ce genre de remarque.

- Entrez donc, le repas sera froid sinon.

Kou et Takato s'étaient aussi rendus dans le vestibule de la famille Takaba, enfin, ce qu'il en restait, et virent pour la première fois la personne qui partageait le quotidien de leur ami. Dans leurs yeux, on pouvait presque voir du soulagement, de la compréhension, et une lumière qui se faisait en eux.

- On comprend enfin la raison de tes aventures !

Le père d'Akihito jeta un coup d'oeil en arrière, comme si c'était une évidence, photographe, il comprenait aussitôt ce qu'il avait sous les yeux. Pas la peine d'en ajouter plus, il savait enfin pourquoi Akihito avait été enlevé, séquestré, c'était un soulagement en soi.

- Bienvenue parmi nous, faites comme chez vous.

Curieusement, le ton du père d'Akihito avait changé, comme si quelque chose s'était enfin brisé dans son coeur, quelque chose qu'il avait contenu depuis beaucoup trop longtemps. Akihito sentait que lui aussi s'était inquiété pendant toutes ces années. Mais ce n'était pas vraiment le moment de s'inquiéter pour ce genre de choses, le temps était à la fête.

- T'en as mis du temps à l'avouer !

Takato taquinait ouvertement son ami sur sa relation sulfureuse avec le yakuza, tandis que Kou imitait deux amoureux transis dans les bras l'un de l'autre. Akihito devait furieusement se retenir de lever les yeux au ciel face à tant de gaminerie, tandis que Ryûichi levait un sourcil amusé.

- A quel moment a-t-on gaffé ?

Kou prit des airs de conspirateur : il tourna la tête de droite à gauche, un doigt sur les lèvres pour le grand plaisir de la galerie, et fronça des sourcils :

- Quand ces drôles de Chinois se sont pointés, on a compris, mais il ne faudra pas le répéter à quiconque.

Le père d'Akihito avait également deviné que quelque chose se tramait dès la disparition de son fils avait été annoncée par un de ses amis et collaborateurs, il avait mené sa propre enquête et avait trouvé des indications sur les véritables relations de son fils.

- Tu sais, avec un père journaliste et des amis comme ceux-ci, tu ne peux pas te cacher éternellement, fils.

Le ton de son père avait quelque chose de doux, de réconfortant, de chaleureux et de faussement accusateur, quoiqu'il en soit, il était tout sourire depuis le début de la soirée. Ceci dit, Akihito ne pouvait s'empêcher de se sentir gêné, son père était un excellent investigateur quand il le voulait. Et cette fois, son investigation avait concerné son fils.

- Merci de ne pas avoir dévoilé l'information à tes amis, papa.

Le père du jeune homme leva un verre à la santé de son fils :

- La vie est dure quand on est tous journalistes dans la famille, tu sais ? Difficile de cacher quelque chose d'aussi intime.

Akihito afficha aussitôt un sourire malicieux :

- Et si je te surprenais avec une femme, à nouveau, je pense que je ferai tout pour découvrir qui est ton heureuse élue.

Malgré lui, le père d'Akihito, piqua un fard, Akihito l'aurait-il percé à jour ? Et comment ? A quelle occasion ?

- Difficile de cacher quelque chose à son journaliste de fils, pas vrai ?

Asami se dit que si ces deux-là s'étaient alliés pour le mettre à terre, il aurait eu beaucoup plus de fil à retordre, mais il ne voyait pas le père d'Akihito comme une menace, c'était davantage un bon compagnon.

- Il faudra un jour que je réussisse à te cacher quelque chose mon fils.

Le père d'Akihito se frotta doucement les mains l'une contre l'autre.

- On voit qui t'a formé, Akihito.

Akihito lança un regard plein de malice à son amant :

- Ne t'inquiète pas, je le surclasse depuis longtemps.

M. Takaba reprit une gorgée de vin :

- C'est ce que tu crois mon garçon.

Et ils continuèrent leur discussion tout au long du repas de famille, toujours sur le ton de l'humour et de la bonne humeur, Akihito était vraiment de retour parmi et c'était ce qui comptait. Cependant, les deux tourtereaux avaient leurs plans pour la soirée. En effet, Asami avait invité Akihito à une table d'un restaurant haut de gamme au coeur même de Tokyo, restaurant décoré comme un palais impérial.

Ils étaient seuls sur un balcon, à assister à un spectacle de danse au son de flûte et de harpes. Dans le calme. Dans la paix. Dans la tranquillité. Dans la complicité. Tout ça réuni. Akihito observait le jeu des lumières sur le visage de son amant, Ryûichi caressait parfois les mains d'Akihito qui se baladaient très souvent vers lui.

- Tu sais quoi ?

Akihito leva les yeux vers Ryûichi.

- Dis toujours.

Le yakuza se pencha, l'air complice, vers son amant.

- On devrait se promener, rien que nous deux après ce dîner, au cours de cette histoire, nous n'avons pas tellement passé de temps ensemble.

Akihito piqua un morceau de boeuf dans le bol de Ryûichi :

- Tu as raison. On a trop négligé notre vie de couple. J'ai presque l'impression qu'il faut repartir de zéro.

Ryûichi posa une main délicate sur celle du journaliste.

- Ce n'est pas la peine, trop de choses s'étaient passées entre nous, avant, tout le monde se jetait entre nous, contre nous. Ce n'était pas possible de développer notre relation. C'était comme si on n'en avait pas eu.

Akihito leva les yeux vers Asami :

- A notre nouvelle vie, notre vraie vie.

Le tintement du cristal se fit doucement entendre :

- A nous.

Akihito répondit doucement :

- A nous.

Et il leva aussi son verre.

Le reste de la soirée passa comme un rêve, comme si tout le reste n'avait jamais été, ils étaient seuls, entre eux, personne pour les déranger, rien de compromettant. Ils quittèrent leur table le coeur plus léger que jamais, rejoignirent le balcon, contemplèrent les étoiles et se rendirent sur une plage déserte à cette heure.

Akihito enleva ses chaussures, sa veste, sa cravate, défit les premiers boutons de sa chemise, et délaissa tout au sol, tandis que Ryûichi faisait exactement la même chose. Le yakuza passa sa main autour de la taille de son jeune amant, le plaqua contre lui et l'embrassa à pleine bouche pour perdre haleine.

Akihito se colla tout contre son amant de toujours et se perdit dans sa valse entraînante de lèvres, de langues et de peaux collées l'une contre l'autre. C'était juste de ce dont ils avaient besoin. Akihito posa sa tête contre l'épaule de Ryûichi pour entendre les battements de son coeur qui battait à tout rompre dans sa poitrine, resta dans cette position, à écouter cette douce musique.

Dans le bonheur.


Quelques pensées avant de vous quitter...

A la base, je ne prévoyais pas d'écrire autant de chapitres. Dans ma tête, la fanfiction tiendrait juste sur 120 pages Word et 14 à 15 chapitres. Finalement, cette histoire compte 220 pages Word et 28 chapitres. Avec huit pages Word pour la plupart des chapitres. Pas mal du tout, je ne pensais pas que ça en arriverait là. Je pensais que la rédaction me prendrait tout juste trois mois, au final, ça a été plus de six mois. Pour plus de 100 000 mots !

Le premier scénario que j'avais en tête était beaucoup plus sombre : Akihito revenait au Japon et Asami n'était pas là, et Akihito passait son temps à tenter de reconquérir Asami. Cependant, il n'y arrivait pas. Seule l'arrivée d'Arbatov avait réussi à faire en sorte qu'Asami, le coeur brisé en mille morceaux, regarde à nouveau Akihito. Une autre version montrait un Asami qui sortait avec un autre qu'Akihito et ce quelqu'un était Raibaru. Et oui, lui ! J'avais même les deux scénarios combinés en tête. J'avoue. Vous avez de la chance, je déteste les triangles amoureux. Je voulais aussi écrire la capture d'Arbatov en Russie dans cette fanfiction, et on n'aurait vu qu'Akihito en Russie, sans Asami du tout.

Mais j'ai opté pour ce scénario beaucoup plus satisfaisant à mon sens.

Ensuite, l'idée du satanisme ne m'est pas venue toute seule, je lisais dans le train La Patience du Diable de Maxime Chattam, un auteur français fabuleux, qui évoquaient des rituels sataniques tout en faisant écho à l'actualité. J'étais en pleine conception de l'histoire finale. J'ai trouvé l'idée tellement intéressante que je l'ai utilisée pour la présente fanfiction. Rassurez-vous, j'ai juste repris l'idée de satanisme, pas ce que l'auteur en a fait.

Je suis particulièrement fière de l'effet produit par mes OC. En particulier Yamato et Raibaru, horribles à souhait. J'avoue avec honte que j'ai souri plus d'une fois en lisant vos réactions. Oui, je suis un peu sadique sur les bords parfois. Même souvent. J'avais presque envie de dire "Patience, mes ami(e)s, tout arrive à point à qui sait attendre." Sachant ce que j'avais prévu, bien sûr. Fallait juste tenir jusqu'à la fin. Cependant, j'ai pensé à vous en écrivant la torture de Raibaru, elle était supposée être autrement plus courte, malgré moi, j'ai été influencée.

Le personnage de Yamato devait être sermonné par Kuroda, mais les événements récents de Tokyo Ghoul m'ont fait changer d'avis. J'adore tellement Arima et Haise, le fils qu'il rêvait depuis toujours d'avoir, et leur relation que je me suis dit qu'il fallait que je leur rende hommage. J'avoue que la mort d'Arima m'a fichue le cafard. Oui, oui, oui, depuis que j'ai vu Arima dans le manga, je rêvais d'une relation dans le genre entre eux. Donc c'est un mini-crossover de deux chapitres que je vous ai offerts.

J'ai adoré écrire le chapitre 25, Le Repos des guerriers, j'avais ce lemon en tête depuis le début ! C'est le lemon le plus long que j'ai jamais écrit, huit pages, faut le faire quand même.

Petite précision : je n'ai découvert Viewfinder qu'en janvier et ce manga m'a redonnée envie d'écrire des fanfictions.


Je tiens à remercier Angelyoru, Ayu, Marine, shiryudm, kaprice80, AkiraAkiko, MARIE-KIM1, Audrey, Guest1, Guest2, lucy, okami, lovFinder, whitangel, que ce soit pour leurs reviews à chaque chapitre, les reviews occasionnelles ou ponctuelles. Ca a été un plaisir. Rien de tel qu'une review pour vous convaincre d'avancer toujours plus !


Que pensez-vous de la fic en général ? Que pensez-vous du scénario ? Comment avez-vous trouvé mes OC ? Quel OC avez-vous apprécié le plus ou détesté le plus ? Arbatov était-il trop caricatural ? Sa fin était-elle satisfaisante ? Quel passage avez-vous préféré ? Quel moment vous a le plus secoué ?


Une petite review pour vos réponses ? Je vous en prie, même si cette histoire est terminée, vos petits mots signifient beaucoup pour moi.