Vous savez quoi je vais même plus parler

La dernière fois j'étais en mode "oulah ça fait cinq mois"'

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Ça fait huit mois depuis le précédent ficlet. Bref, si vous croyiez que j'étais décédée, sachez que non haha J'ai juste eu, comme je l'avais expliqué sur le précédent, une grosse période où SnK m'intéressait moins et du coup ça ne me motivait pas pour écrire :/ j'avais parlé d'un let's play pour me remotiver, comme vous voyez c'est un échec -3- là je viens de finir la première partie de la S3, comment vous dire que la fin jjrjekrj Si j'avais plus de temps je serais déjà en train de m'enfiler les scans j'vous jure

Bref tout ça pour dire que j'ai retrouvé un petit ficlet que j'avais commencé en mars et que j'ai fini en début de semaine. J'ai attendu aujourd'hui pour le poster parce qu'on est le 2 novembre et que c'est la fête des morts, et ça allait bien avec le thème général du coup. Donc oui, c'est triste. Comme toujours avec moi on dirait x)

J'ai quelques projets d'autres ficlets mais je ne promets rien. J'espère ne pas (encore) battre mon record de temps sans poster mais bon, on verra xD J'espère que ce ficlet vous plaira :) comme d'hab, merci à Hasami pour la bêta-lecture et à Florea et Heaven-Sama pour les reviews !

Et dernière petite chose, la dernière fois que je vous ai remerciés c'est sur l'un des derniers ficlets, où je vous remerciais pour les 3 000 vues... J'en ai aujourd'hui presque 4 200, alors je tiens à vous remercier encore plus d'avoir fait vivre cette histoire même en l'absence de posts 3 (coeur moche parce que ff net retire les coeurs)

Disclaimer : Tout est à Hajime Isayama !
Spoilers : spoilers sur la fin de la s1 !
Personnages : Escouade Rivaille(par moi)
Thème : Pardon (par moi)


Petra ouvrit les yeux. Elle se trouvait sur une vaste plaine recouverte de fleurs. Elle se redressa et observa les alentours, repérant ses camarades d'escouade au loin. L'endroit ne lui disait rien du tout, elle ne se souvenait pas qu'un tel endroit existait derrière les murs. Elle repassa mentalement ses derniers souvenirs et comprit immédiatement où elle se trouvait.

Elle avance en tridimensionnalité. Comme toujours, elle a l'impression de voler, mais elle ne doit pas laisser ses sentiments prendre le dessus, elle est mission. Les cadavres d'Erd et de Gunther se dressent devant elle, lui rappelant à quel point les Hommes sont faibles face aux titans. Le titan féminin la poursuit, déterminée. Auruo est derrière, mais trop loin pour agir. Elle tente d'accélérer, mais il est rapide et, lorsqu'une ombre s'abat sur elle, elle a à peine le temps de comprendre que tout disparaît autour d'elle.

Ah, songea-t-elle. Voilà l'explication. Elle était morte. Elle ne respirait tout simplement plus. Écrasée par le titan féminin. Une mort immédiate et sans douleur, c'était une bien maigre consolation.

Elle espérait qu'Eren était vivant. Elle ne distinguait pas sa silhouette parmi celles de plus en plus nombreuses de ceux qui mouraient et qui apparaissaient dans ce mystérieux champ de fleurs. Peut-être qu'il était en vie. Elle l'espérait en tout cas. Tant qu'à être morte, elle aimerait au moins avoir réussi la dernière mission qui lui avait été confiée. Protéger Eren. En fermant les yeux, elle revoyait le caporal-chef leur donner des ordres. Le caporal-chef Rivaille... Que pensait-il actuellement ?

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Il doit être déçu, songea Erd. Déçu de voir que nous n'avons pas été à la hauteur. Il nous avait choisis pour nos résultats, notre impressionnant tableau de chasse. Et pourtant, nous sommes morts. Il parvenait à distinguer les silhouettes de Petra, Gunther et Auruo parmi tous ceux qui sont présents dans le champ. Ils étaient l'escouade d'intervention spéciale, l'escouade Rivaille, admirée par tous. Eux étaient morts, mais l'escouade ne disparaîtrait sûrement pas. Le caporal-chef n'aurait qu'à choisir de nouveaux talents parmi les recrues de la 104e brigade, qui venaient d'arriver. Ceux-là seraient peut-être à la hauteur.

Il sentit son coeur se serrer à cette idée. Il était mort, c'était trop tard pour lui mais... Il ne voulait pas n'avoir été qu'une simple recrue. Quand il était plus jeune, il était toujours celui qu'on oubliait. Petit dernier d'une fratrie de six enfants, ses aînés ne lui prêtaient aucune attention et, s'il s'était engagé, c'était pour devenir quelqu'un, pour reconquérir les territoires perdus, chasser les titans de chez eux, peut-être, s'il se permettait un peu d'égocentrisme, devenir un héros.

Il voulait devenir quelqu'un. Mais il n'était plus personne. Juste un être humain qui avait cessé de respirer. Un être humain qui voulait juste ne pas être oublié. Était-ce un péché de penser ainsi ?

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Auruo aussi voulait qu'on se souvienne de lui. Mais d'une manière différente. Il se fichait d'être reconnu pour ses talents au combat, en tridimensionnalité ou autre. Il voulait qu'une personne se souvienne de lui. Une seule lui suffisait. Même s'il n'y avait qu'elle qui le gardait en mémoire cela lui convenait.

Il se souvenait de leur première rencontre dans la brigade d'entraînement. Elle l'avait trébuché sans faire exprès et il s'était ridiculisé devant tout le monde. Il s'était énervé, et elle s'était excusée à mi-voix tout en soutenant son regard. Cela l'avait encore plus agacé, il s'en souvenait. Si on lui avait dit qu'ils se retrouveraient ensuite tous deux dans l'escouade Rivaille, en tant que coéquipiers… Il voyait encore son expression surprise en le reconnaissant. La sienne devait être semblable.

Maintenant il la voyait, au loin. Elle se tenait bien droite, mais ses épaules étaient secouées de tremblements. Pleurait-elle ? Probablement pas. Elle ne pleurait jamais après tout. Elle devait simplement se retenir de toutes ses forces.

Il eut une pensée pour Eren. Il n'était pas parmi les soldats. Ce sale môme…, songea-t-il. Il avait intérêt à être en vie. Auruo ne voulait pas être mort pour rien.

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Gunther priait aussi pour qu'Eren ne soit pas ici. Il n'était peut-être pas le plus intelligent des bataillons, mais il savait que ce garçon capable de se transformer en titan était plus qu'important. Il ignorait les motifs qui avaient poussé le major Smith à leur confier sa protection, mais il en était fier. Si un jour ce gamin faisait quelque chose de mémorable, il pourrait s'en vanter.

Enfin… Se vanter allait être compliqué maintenant qu'il était mort. Déjà qu'il ne comprenait pas vraiment ce qu'ils faisaient ici… S'ils étaient morts, pourquoi se tenaient-ils encore debout, pourquoi voyaient-ils encore ces couleurs, pourquoi sentaient-ils encore l'odeur douce et sucrée des fleurs ?

Il ferma les yeux. Sa fiancée aurait adoré cet endroit. Mais il préférait qu'elle ne le voie pas. Si ce champ de fleurs représentait les portes de la mort, il ne voulait pas qu'elle le découvre. Le plus tard possible serait le mieux.

Il se laissa tomber à genoux et s'allongea. Le ciel au dessus-de lui était d'un bleu parfait. Aucun nuage n'était venu le voiler. Il ferma les yeux et sentit une larme couler sur sa joue, qu'il effaça d'un geste brusque de la main. Il ne devait pas pleurer. Il devait rester fort, même mort. C'est ce que le caporal lui aurait dit.

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Bien loin de là, le caporal-chef Rivaille était assis sur un muret, les yeux levés vers le ciel. Il avait perdu la notion du temps. Était-il là depuis une heure ? Trois ? Personne n'était encore venu le chercher en tout cas. Il soupira, passa la main dans ses cheveux et sortit le blason froissé qu'il avait prit à l'un des cadavres. Il le leva au niveau du ciel.

Ses subordonnés pouvaient-ils le voir ? Probablement pas. Il n'avait jamais cru à ces conneries d'au-delà. Pourtant, à ce moment présent, il avait l'impression qu'il n'était pas seul sur ce muret. C'était comme si quatre autres personnes étaient assises avec lui.

« Vous étiez obligés de clamser hein… »

Sa voix n'était qu'un murmure. Il se redressa et sauta du muret pour retomber sur le sol. Au même moment, le vent se leva, et Rivaille eut l'impression d'entendre de légers rires familiers. Il fronça les sourcils pour chasser cette idée saugrenue.

Les morts ne revenaient pas. La seule chose qu'il pouvait faire, c'était avancer, et faire en sorte que leur sacrifice n'ait pas été vain.