AN : Je ne possède pas les droits de Meitantei Conan.

Chapitre 1 : La nouvelle élève

Par une douce matinée qui marquait le début de l' été, la sonnerie qui lancé le début du calvaire -comprendre la journée de cour- au lycée Teitan de Tokyo commençait, un détective lycéen au cheveux noir et aux yeux bleu courant avec la volonté d' un sprinter olympique, arriva devant la salle de sa classe, manquant d' ailleurs de se casser la figure en dérapant au moment du freinage. Alors qu' il essayait de reprendre son souffle, il dévisagea (enfin presque) une jeune femme qui portait le même uniforme que lui et l' interpella :

"Tu aurais pu me réveiller !" Alors qu' elle semblait attendre patiemment et sans le moindre mouvement devant la porte de la classe.

"Tu aurais pu te coiffer..."

Il était réellement énervé par cette remarque plutôt piquante, car elle n'avait même pas pris la peine de se retourner avant de l'asséner, le sentiment qu'elle le connaissait à ce point était à la fois... énervant et rassurant ; car cela instaure une certaine sérénité dans leur relation.

"Oui, bah ça va..." Lâcha t-il gêné en remettant ses cheveux en place ainsi que sa tenue.

Puis en voyant une professeur, plus que surprise par la proximité entre la nouvelle élève et celui qui avait presque été absent pendant six mois, il décida d' entrer : "oh, Kudo, tu es revenue !" Hurla un des élèves rapidement suivi par ses camarades, auquel le lycéen répondit d'une manière calme et posée. Il répondit de manière plutôt vague à la plupart des questions qui lui étaient posées pendant quelques minutes par certain des élèves, notamment des garçons, surtout ceux qui s' étaient levés pour venir l'accueillir; cependant son amie d'enfance n'avait laissé échapper aucun mouvement... elle s' était presque figée, même les sourires en coin et les coups de coudes joyeux de Sonoko ne l' avaient ramené sur terre. Shinichi ayant finit son quasi-interrogatoire décida de s'avancer a travers la classe. Alors qu'il s'avançait vers Ran, celle-ci commençait à se remettre du choc produit par le retour soudain et presque inespéré de son ami d'enfance, lui demanda:

"Tu es revenue ?" On pouvait entendre une légère supplication pour avoir une confirmation qu'elle ne rêvait pas.

"Oui."

"C'est vraiment toi ?"

"Évidemment, si ça avait été mon fantôme, je ne suis pas sur que t' aurais apprécié..." Il essayait de détendre la situation, surtout par rapport à ce qui allait arriver.

"Pourquoi tu ne m' as pas prévenu de ton retour ?"

"J' ai été... très occupé depuis que je sais que je vais pouvoir revenir..."

En temps normal, Ran aurait demandé plus de précision, mais la voix du détective semblait à la fois sombre et triste, il avait certainement dû lui arrivé quelque chose...

-Alors que Sonoko allait se lever pour libérer la place près de Ran, Shinichi posa tout doucement sa main sur l'épaule de cette dernière, la forçant à se rasseoir en disant, "ce n'est pas nécessaire. Je vais aller au fond de la classe." Choquant par la même occasion son amie d'enfance.

-L'héritière des Suzuki, reprit en disant, "pas nécessaire !? Le grand détective n' a pas fini son affaire si importante qu' il a quasiment abandonné l' école pendant plusieurs mois?" Demanda-t-elle, d' un ton plus qu'agacé.

-Et c'est avec un sourire triste et remarquablement mature qu'il dit, "l'affaire est officiellement bouclée... du moins, ce qu'il en reste n'est pas de mon ressort."

Surprenant à nouveau l'héritière qui avait plus eu l'impression de parler à un trentenaire qu'à un lycéen.

Puis il se dirigea vers le fond de la classe, vers le bureau de la dernière rangée près de la fenêtre et enfin d'un ton sombre, il demanda, -avec une voix qui ne laissait guère le choix- à celui qui était assis-là, de se décaler de deux chaises. Ce qui surprit toute la classe, mais le jeune homme s'exécuta récoltant un simple mais sincère "merci" au passage. Ce qui surprit celui qui s'était déplacé tant le soulagement étant grand de la part du détective... alors qu'il venait juste d'obtenir deux places l'une à côté de l'autre au fond de la classe.

La seule autre personne de la salle à pouvoir comprendre était la professeur, qui d'ailleurs enchaîna lorsqu'elle comprit :

"Laissez-moi, vous présentez, Shiho Miyano, une nouvelle élève qui rejoindra la classe à partir d'aujourd'hui."

Dit le professeur avant que la première heure de cours ne commence, en voyant la jeune femme aux cheveux auburn entrée dans la salle les garçons forcément heureux commencèrent a converser entre eux sur la beauté de la nouvelle élève, mais ils se stoppèrent rapidement en voyant son expression, l'expression d'une personne extérieur à ce monde, ses yeux gris lui donnaient un regard distant qui réussit malgré tout a capturer l'attention de tous.

Devant cette scène Sonoko, dit à Ran, "en voilà une autre qui fait sa reine..."

Et c'est très exactement l'impression qu'elle donnait, d'être une reine. Ce qui agaça Sonoko, car la démarche, la manière de ne rien regarder autour d'elle, le fait de n'avoir aucune expression sur son visage, lui rappelait étrangement sa mère. Ce qui fit resurgir dans son esprit les difficultés de la lycéenne à être à la hauteur des attentes de sa famille.

Et c'est alors que le détective fit un geste de la main montrant le bureau vide à côté de lui, les pensionnaires de la classe se demandèrent un instant s' ils avaient rêvé lorsque la chimiste alla se placer à côté de Kudo, sans un regard. Ils comprirent finalement quelques instants plus tard, qu'ils n'avaient pas rêver et que, pour une raison ou pour une autre... ses deux-là se connaissaient.

Puis la professeur commença "enfin" le cours, sa patience commençant à atteindre ses limites, même si elle aussi était intriguée par la tournure des événements.

Ran se retourna discrètement en pensant : "pourquoi est-il parti dans le fond ? Pourquoi il a fait signe à cette nouvelle ? Et pourquoi cette nouvelle, c' est elle assise à côté de lui ? Pourquoi ?"

-/I was gone, We are back/-

Le premier jour de cour de Shiho au Lycée Teitan commença, c'était donc un vendredi, c'était un cours de math, comme elle n'avait pas encore ses livres, elle suivit avec Shinichi. La facilité avec laquelle ils se comprenaient sans se parler était éloquente, ce qui n'échappait ni à Sonoko ni à Ran. La professeur interrogea plusieurs fois Shinichi et Shiho, et leur réponse prouvaient qu'ils n'avaient aucun problème malgré leur absence/transfert. Provoquant ainsi la jalousie de Sonoko et un sentiment désagréable d'infériorité chez Ran.

Vers midi, la pause déjeuné commença. Et c'est ce moment que choisit Sonoko qui tirait Ran par le bras pour venir voir nos deux protagonistes :

"Alors", pensant faire les présentations, "nous sommes…"

Mais elle fut coupée par Shiho qui enchaîna, "Suzuki Sonoko et Mouri Ran, j' ai raison ?"

"Oui... comment vous savez ça ?" Demanda la Karatéka, et il y avait une autre question que voulais poser Ran, mais elle se retenait ayant peur de la réponse.

"Oh, il m'a parlé de vous."

"Il?" Demanda Sonoko, surprise qu'elle est déjà faite la connaissance de quelqu'un qui les connaissait.

"Celui qui fouille son sac comme si ça vie en dépendait, enfin, il fait les choses avec le même soin quand sa vie en dépend vraiment. J' en arrive parfois à me demander comment il a fait pour atteindre le lycée..." Elle avait dit ça avec une voix pleine de sarcasmes et on pouvait voir qu'elle y avait pris du plaisir.

Sortant la tête de son sac, le détective préféra ignorer la pique et réagit en disant, "ma vie n'en dépend peut-être pas, mais elle serait plus simple, si je pouvais y trouver mon foutu carnet de vie scolaire... je dois passer à l'intendance."

"Tu as dû le laisser sur la table dans le bureau avant-hier... Je me souviens que tu le tenais en arrivant. Et puis après il y a eu cette discussion."

"Oui, je venais de le faire signé par ma mère et je... j' en ai fait quoi après ?"

Ran se décida enfin à poser la question qui la tourmentait depuis le début de la conversation, "vous vous connaissiez avant aujourd'hui ?"

Flash-back

Dans la maison des Kudo, deux jours plus tôt :

"Alors maintenant que nous avons récupéré nos corps de façon permanente et sans effets secondaires. Maintenant que l' on a fait croire à tout le monde que Conan et Ai sont partit aux États-Unis et surtout maintenant que nous sommes libres de nos mouvements étant donné que l' organisation est détruite. Que comptes-tu faire Shiho ?"

"Moi quand j'ai dit qu' Ai partait aux États-Unis, je le pensais..."

"T… Tu veux partir aux États-Unis ?" Bredouilla-t-il en ayant sentit son cœur raté un battement à l' écoute de cette révélation.

"Kudo, toi, tu retrouves ta vie, ta famille, tes amis et ta dulcinée, moi... ici ou aux États-Unis ça ne changera rien, je serais complètement seule !"

"Je ne compte pas moi ?" Questionnat-il avec un visage déformé par la tristesse.

"Évidemment que tu comptes... mais je... je ne veux pas continuer a forcé ma présence dans ta vie."

"Tu es la seule... la seule qui me connaît, la seule à qui je n'ai pas besoin de mentir et puis je te l'ais déjà dit, le jour ou l'organisation est tombé non ? Pour moi, nous sommes partenaires, et bien que ceci ait commencé par rapport à l'Organisation... aujourd'hui, pour moi, c'est beaucoup plus que ça... mais je suppose que la vraie question est, comment est-ce-que toi... tu vois ce partenariat et ce qu' il représente pour toi ?"

"Bien sûr que pour moi, cette relation à dépassé le faite de se battre ensemble contre l' organisation", dit-elle avec un sourire non dissimulé," mais tu sais avec toutes les personnes que tu connais, cette... proximité entre nous ne durer pas."

"Si, car c' est avec toi que je me sens en confiance ces temps-ci, j' ai changé... mais je ne le regrette pas, car je suis plus mature, attentif aux autres et je ne suis plus aussi idéaliste que j' ai pu l'être. Cependant, je suis celui que je suis aujourd'hui et c' est tout, si quelqu' un ne veut pas l' accepter tant pis pour lui. Et pitié ne me demande pas pardon, car je te l' ais dit, je ne t' en veux pas et les choix que j' ai faits, je les referais si nécessaire."

"Vraiment ?"

"Évidemment et puis c'est ça être partenaire, non ?" En insistant pour lui faire remarquer la lourdeur du sens de ce mot.

Comprenant ce qu' il voulait dire, elle répondit, "Oui et en tant que ta partenaire je vais rester."

"Merci, sincèrement", dit-il en ayant les larmes de joie... Au quelle, elle réagit pas un grand sourire et une allure gênée. "Au fait, reprit-il, on raconte quoi pour notre... proximité comme tu dis?"

"Et bien, on raconte que tu m'as rencontré sur cette fameuse affaire, et qu'on ait devenu une personne de confiance pour l'autre. T'en penses quoi ?"

"Simple, ne dévoile rien de trop et vrai. Parfait."

Fin du Flash-back

Après que Shinichi ait donné cette version des choses, Ran sentant qu'elle n'aurait pas de réponse plus précise, reprit en demandant :

"Cela vous dirait qu'on mange ensemble ?"

"Oui, enfin si ça convient a tout le monde." Répondit la chimiste.

Le repas se déroula dans un silence complet presque lugubre et il y avait comme une tension... une tension presque palpable. Finalement, le repas pris fin et que chacun retourna en classe pour le prochain cours. La pensée de Ran était presque qu'elle avait mangé avec deux sensations inconnues qu'elle ne comprenait pas, quelle ne voulait pas comprendre.

Alors que Shinichi discutait avec Shiho, Ran s'approcha du détective en lui disant qu'elle avait été prévenue par son père (Kogoro) qu'il la récupérerait chez le détective, et qu'elle comprendrait là-bas. À cette révélation Shinichi lâcha un sourire agacé, tout en regardant Shiho. Sur le chemin Ran demanda à Shiho pourquoi ils rentraient ensemble et la karatéka fut surprise quand elle lui répondit qu'elle avait accepté l'invitation de Yukiko lorsqu'elle lui avait proposé de venir vivre chez eux. Ran lâcha un "Pourquoi elle lui à proposé ?!" À Shinichi qui fut plutôt agacé par l'attitude de Ran et lui rétorqua qu'elle comprendrait plus tard. Ran fulminait à cette réponse alors que le sentiment, qu'elle avait éprouvé le midi s'amplifiait à chaque minute qui passait.