AN : Je ne possède pas les droits de Meitantei Conan.

Chapitre 2 : Une discussion tendue

Une fois arrivé devant sa maison, Shinichi reconnu la voiture de Megure. Ils entrèrent tous les trois et virent : Megure; la mère de Shinichi; les parents de Ran aisni qu' Heiji qui -pour une fois- était venu sans Kazuha. L' habitant d' Osaka était juste venu voir son ami en profitant du week-end. Mais au vu des visages sombres qu' arboraient les différentes personnes dans la salle, il jugea préférable de rester en retrait, ce qui fit sourire Shinichi qui commença par dire à Shiho:

"Je m' occupe de tout ça." Avant de regarder Megure en disant : "alors vous êtes ici pour m' emmener en prison ou l' emmener elle", pointant Shiho, "ou peut-être nous deux ?"

Megure peu appréciatif du ton du lycéen, s' apprêtait à répondre quand fut coupé par Eri Kisaki, "en tant que votre avocate à tous les deux, j'ai le plaisir de vous annoncer que vous ne serez pas poursuivi. Je pense cependant qu'il faudrait reporter les explications et les précisions à plus tard, lorsqu'il y aura moins de spectateurs..."

"Maman, pourquoi es-tu l' avocate de Shinichi, et pourquoi il aurait besoin d' un avocat ? Et puis pourquoi la prison ?" Voyant la mine énervée de son père, Ran lui demanda, "Papa, tu le savais que maman était l' avocate de Shinichi ?"

"Oui, je l' ai su aujourd'hui, c'est pourquoi je t' ai prévenu que je serais ici."

"Mais pourquoi, pourquoi Shinichi aurait besoin d' une avocate, Maman ?"

"Ce n' est pas à moi de te répondre." Répondit l' avocate en pointant Shinichi d' un geste de la main.

"C' est à cause d' elle ?" Dit Ran -connectant rapidement les éléments- pointant Shiho en s' adressant à Shinichi, ce qui lui valut un regard noir presque haineux du détective qui poussa la lycéenne à reculer de deux pas presque par réflexe.

Eri qui avait remarqué la scène baissa les yeux d'un air triste qu'elle dirigea vers sa fille.

Shinichi -qui préféra ignorer Ran pour le moment- reprit, "si vous n'êtes pas là pour nous arrêter, pourquoi êtes-vous là ?" S'adressant au policier.

Megure répondit, "Kudo, nous te consultons sur des affaires et pour que cela continue, je dois comprendre certaines choses..."

"Allez-y, poser vos questions", devant le silence, il reprit, "je vous écoute."

"Pourquoi ne nous as-tu rien dit ?"

"Vous n'êtes pas équipé pour ce genre de problème, les difficultés qu'on éprouvé le FBI et la CIA, conforte cette pensée. Et compte tenu de ça, c'était aussi pour vous protéger."

"Bien que cela me déplaise que tu ne nous aies pas contactés pour prendre cette décision m'agace, je peux néanmoins la comprendre. Par contre, tes actes en solitaires et la rétention d'informations dans le but de protéger une criminelle..."

Il coupa et reprit sèchement, "je croyais que nous n'étions pas poursuivis", il continua en haussant la voix, "de plus vos attributs de policier ne font pas de vous quelqu'un ayant une morale parfaite, juste un..."

Eri coupa, "je pense qu'il serait plus sage de reporter cette entrevue à plus tard lorsque nous aurons tous eu le temps de faire la part des choses."

"Bien Maître Kisaki, mais jusqu'à ce moment-là, nous ne consulterons plus votre client et il serait préférable qu'il reste en dehors des affaires criminels". Déclara Megure avant de sortir de la maison.

Shinichi s'adressa désormais à Kogoro en disant, "vu votre visage et le fait que vous ayez demandé à Ran de venir signifie que vous avez lu le dossier d'enquêtes (dossier ne comportant pas la partie sur le rétrécissement lié à l'Apotoxine, partie de l'affaire qui avait été étouffée, car elle poserait trop de problèmes si elle était rendue publique ou même délimitée aux membres des forces de police), sûrement parce que vous voulez que votre fille sache les choix que j' ai fait avant qu' elle ne me fréquente à nouveau."

"Quel choix ?" Demanda Heiji.

"Je n'ai pas envie d'en parler, du moins pas comme ça..."

"Ok, pas de problèmes." Répondit Heiji faisant confiance à son rival et ami.

"Oh que si, il y a un problème !" Repris Kogoro, "tu n' es qu' un…"

"Ça suffit!" Hurla Yukiko. " Je ne vous permets pas de dire ça, il a fait ce qu'il jugeait nécessaire et je trouve ces interrogations et ces accusations sont à la fois dégueulasses et méprisables. Maintenant sortez de cette maison !" Dit-elle en regardant Kogoro et uniquement Kogoro. "Les autres si vous voulez restez, vous pouvez." Et elle partit à la cuisine en disant "je vais faire du thé et du café."

Kogoro mis un certain temps à partir, il semblait choqué des choses qu'on venait de lui renvoyer dans la figure. Une fois qu'il fut parti, Shinichi demanda en regardant Eri, "alors ces explications ?"

"Devant eux ?" Demanda l' avocate en regardant Heiji et sa fille.

"Pour Heiji, ça ne me gêne pas", dit-il en vérifiant auprès de Shiho qui acquiesça d'un signe de tête, "on a parlera sûrement ensemble, de plus, je pense qu' il a besoin de savoir que cela peut lui arrivé un jour. Quant à Ran, elle finira par savoir et puis c'est votre fille, donc à vous de voir."

Ran répondit, "je veux savoir." Même si elle semblait blessée du fait que Shinichi, ne semblait guère se soucier du fait qu'elle sache la vérité ou pas. Cela plus l' apparition de Shiho… C' était une équation difficile à résoudre, mais surtout difficile à accepter pour la jeune karatéka.

"Je pense que c'est une mauvaise idée, mais bon… tu es assez grande pour rendre tes décisions" Reprit Eri.

"Bien, si on allait s'asseoir, se sera plus confortable pour discuter." Proposa Shinichi en montrant le salon.

Shiho et Shinichi se placèrent dans un canapé, Ran et Heiji se positionnèrent dans celui qui était de l'autre côté de la table basse, Eri sur un fauteuil en bout de la table. Yukiko qui arriva peu après avec les boissons se plaça dans le fauteuil à l'autre bout de la table, ils prirent chacun a boire et Eri commença :

"Alors pour commencer, vous ne serez pas poursuivi et c'est définitif, il n'y aura donc pas de procès cependant, vous aurez chacun un casier judiciaire précisant ce qui s'est passé, ce qui vous empêchera d'obtenir certains travails, tels que policier, avocat et une bonne partit des postes liés au gouvernement."

"On s'y attendait un peu", dit Shinichi brisant le silence.

"Je sais, mais je préfère le préciser", repris l'avocate, "maintenant le cas par cas pour la présentation des casiers judiciaires... par qui on commence ?"

"Par lui", informa Shiho.

"Alors Kudo, tu as caché des informations sur des crimes ainsi qu'une organisation criminelle de grande ampleur, tu as retenu et tu continues à retenir des informations sur Miyano ce qui est partagé par les enquêteurs, et commit un..." , elle regarda sa fille en mesurant la porté de ce qu'elle allait dire, "tu as commis un double-meurtre en état de légitime défense... pour ce point, je pense qu'on peut se battre au tribunal avec une vraie chance que ça soit retirer de ton casier... étant donné les circonstances."

Enfin remis du choc, Heiji et Ran hurlèrent simultanément, "UN DOUBLE-MEURTRE!"

"En état de légitime défense… enfin selon nous", précisa partiellement Shiho. Alors que Ran allait exploser contre l' attitude de la chimiste, elle se souvenu du regard noir de Shinichi ce qui la coupa net dans son élan.

"Pour vous, Miyano, je pense sincèrement que l' on ne peut rien changer et au vu du reste de votre dossier, vous vous en sortez déjà très bien..."

Shiho la coupa, "j' en ais conscience et je vous en remercie, mais j' aimerais quand même savoir ce qu' il y sera écrit."

"Bien sûr. Et bien, appartenance à un syndicat du crime organisé, co-créatrice d' un poison qui coûta la mort a dix-neuf personnes avec des circonstances atténuantes telles que la mort de vos parents, ce qui fait que vous avez grandi dans l' organisation, la menace sur la sécurité de votre sœur qui finira par être assassinée par cette même organisation, votre tentative de suicide, votre participation active à la lutte contre eux, et... ce que vous avez subi pour cela. Il y a aussi le fait que vous étiez prête à mourir pour protéger Kudo. Ceci a été rajouté par le FBI et je dois vous dire que sans cette précision ainsi que les témoignages des agents : Akai, Starling et Black du FBI ; ainsi que l'agent Hondo de la CIA, vous seriez sûrement en prison... Bien entendu, cette dernière partie de vos circonstances atténuantes ne sera pas dans votre dossier. Voilà tout, je vais donc vous laisser digérer les nouvelles avant de voir pour la suite."

Après les amabilités d' usages, Eri qui partait, fut rattrapé par Yukiko et elles se mirent à parler de tout ce qu' il s' était passé et des conséquences que cela entraînerait dans l' entrée, ce qui fit que Ran qui était sans voix et ne savait plus quoi pensé alors qu'elle allait partir suivant le chemin de sa mère, resta finalement assise attendant que sa mère ait fini sa conversation. Shinichi quant à lui, demanda à Heiji, "et donc pourquoi es-tu ici ?"

"Et bien, je suis venu voir comment vous vous en sortiez, étant donné que je n' avais pas pu venir depuis que toute cette histoire s' était finie et vous proposer un petit voyage pour fêter tout ça vu que les vacances sont la semaine prochaine, mais je me rend compte que ce n' est pas aussi simple."

"Mer ou montagne ?" Demanda Shiho.

Surpris Heiji demanda, "quoi?"

"-A la mer ou à la montagne ces vacances ?" Reprit Shinichi qui après avoir échangé un regard complice à Shiho compléta, "je pense que c' est une excellente idée, et puis un changement de décor ne fera pas de mal, alors tous les quatre plus Kazuha et Sonoko?"

"Ouais, alors ce sera la mer… Une semaine ça vous va ?"

"Tu ne fais pas dans la demi-mesure" rigola Kudo.

Tous les regards se tournèrent vers Ran qui dit, "oui mais, il faudra que je voie avec mes parents et puis avec Sonoko."

"Pas de problème" dit Heiji, "par contre, il faudra que je sache lundi pour tout préparer."

"Ok, au revoir" dit-elle voyant que sa mère avait fini de discuter avec Yukiko.

Yukiko qui justement demanda à Heiji, "tu dors où et tu restes combien de temps sur Tokyo ?"

"Je repars demain matin," dit-il tout fier, "j' ai une compétition de kendo demain après-midi."

"Et bien reste ici ! Il reste encore une chambre" s' exclama Yukiko."

"Oh, et bien merci !"

"Par contre il faut que j' aille la préparer" dit-elle tout sourire, cachant mal ses inquiétudes après sa conversation avec Eri, conversation au cours de laquelle elle avait appris plus de détail qu' elle ne l'aurait voulu sur la manière dont c'était déroulé les choses, détail que les deux ex-rajeunis avaient soigneusement évité d'évoquer…

Shinichi préférant évité le sujet et laissant à sa mère le temps de digérer la nouvelle, s'adressa à Heiji en disant, "dis donc tu les collectionnes les apparitions en coup de vent sur Tokyo !" Charriant légèrement son ami.

"Oui, bah faut dire qu'il y a toujours de l'action par ici !"

"Ouais, bah crois moi, on va rester loin des problèmes pour un bon bout de temps", obtenant un sourire d' une Shiho on ne plus d'accords.

Puis ils continuèrent de parler de tout et de rien pendant encore deux-trois heures, avant que Shiho visiblement fatigué n' aille prendre une douche et se coucher. Profitant du départ de la chimiste Heiji déclara :

"Tu sembles différent..."

"Tu m' as vu trois fois avec cette apparence avant aujourd'hui..."

"Ce n' est pas de ça que je parle, je pensais que tu serais plus à l' écoute de Ran alors que finalement tu... j' avais l'impression que tu t' en foutais..."

"Ce n' est pas que je m' en foutais... j' ai fait mes choix -dont je n' ai pas envie de parler pour l' instant- et j' en suis ressorti avec une vision du monde différente de celle que j' avais avant tout ça et elle doit l' accepter, c'est tout simple. Je sais que c'est dur, mais je ne vais pas faire semblant ou continuer à lui mentir plus longtemps."

"-Oui, enfin c'est toi qui vois."

C'est ainsi que la conversation se termina, quelques minutes de silence puis un simple "bonne nuit" finir la soirée.

Heiji repartit le lendemain sans grande discussion, mais avec le sourire. Et le lycéen d'Osaka se rendit compte que le fait que Shinichi soit plutôt souriant et le fait qu' il est l'air plutôt heureux après tout ça…

C'était sûrement ça le plus important.