AN : J'ai modifié la dernière partie du chapitre précédent -dialogue Heiji / Shinichi-.

Chapitre 6 : Ensemble

De leurs côtés, Kazuha et Shiho avait bel et bien continué leurs discussion, d'abord sur Ran -et les regrets de la chimiste sur le fait qu'il y ait eu une confrontation, même si elle n'en voulait pas à la karaéka- dans la chambre de Kazuha, le temps qu'elle se change, puis dans celle de Shiho, un peu plus longtemps, la manœuvre étant évidemment plus douloureuse pour la jeune chimiste. Dévoilant par la même occasion toute ses blessures à Kazuha, qui eut les larmes aux yeux devant la scène en pensant: 'C'est comme ça après quinze jours...'

Voyant la scène après s'être habillé Shiho dit: "Ne t'inquiète pas, sa fait beaucoup moins mal maintenant... et puis on s'y habitue."

Ayant peur de comprendre, Kazuha demanda, "à quoi on s'habitue?"

"A la douleur." Dit-elle sans penser, vu qu'elle était occupé à essayer à ne pas se faire mal dans la manoeuvre.

Après avoir finit sa phrase, Shiho comprit par le silence qu'elle n'avait pas eu la meilleure des idées en répondant ça, c'était un des problèmes avec le fait d'être devenu complètement honnête avec Shinichi, elle avait parfois du mal à remettre le filtre avec les autres. Elle se retourna vers Kazuha afin de diffuser la situation, mais au moment où elle fit face à l'habitante du Kansai, celle-ci la prise dans ses bras d'un geste léger ce voulant sororal -faisant attention aux blessures-, ce qui arracha un sourire émue à Shiho, il était rare qu'elle ait eu des personnes faisant attention à elle ou ses sentiments.

Malgré toute leur bonne volonté, Ayumi, Genta et Mitsuhiko étaient bien évidemment des enfants, ils n'avaient pas la compréhension, voir même la conscience des choses qui les entoures dans ce genre de domaine. C'était la même chose par rapport à son casier judiciaire, pour eux, la justice c'était simple, ils étaient des chevaliers de la justice, Kazuha avait l'âge et l'exposition nécessaire -grâce à Heiji ou au fait que son père était policier- pour savoir que les choses se jouaient le plus souvent dans la différence de nuance de gris. Oui, c'était une criminelle, mais les choses n'étaient jamais aussi simple -ou quasiment. Elles s'assirent sur le lit de Shiho, qui dit: "Hattori à de la chance d'avoir une petite amie comme toi."

"On sentirait presque de la tristesse dans cette phrase..."

Surprise de la perspicacité de Kazuha, Shiho reprit,"j'ai toujours été seul, et depuis ce jours là, ce n'est plus le cas... mais depuis ce jour là, je ne fais que lui poser des problèmes... alors que normalement, on est censé être bénéfique à la personne dont on se rapproche." Elle ne laisserait pas Shinichi, mais elle doutait parfois du fait qu'elle soit un bon choix pour son future.

Kazuha prit soin de ses paroles, sentant l'importance des prochains jours pour Shiho. "Oui, mais peut-être que pour lui, ta présence est plus importante que tout ça, et puis tu l'as entendu, ce n'est pas la fin de sa carrière de détective. Je pense que tu devrais laisser passer ces vacances avant de t'inquiéter de ça... voir comment les choses évolues."

C'était également le sentiment qu'avait la chimiste. "Tu as sûrement raison, on verra plus tard..."

Sur cette décision, elles décidèrent de rejoindre les deux détectives au restaurant. Le repas eu lieu dans une ambiance plutôt calme et souriante. Laissant transparaître que la relation était très bonne entre les deux jeunes femmes, aux plus grands plaisir des détectives. A la fin du repas, Heiji et Kazuha repartirent dans sa chambre à elle, provoquant quelques taquineries venant des esprits pas tout à fait innocents des ex-rajeunis. Ayant pour seule réponse des visages écarlates, mais néanmoins souriant du couple d'Osaka; qui avait compris que ces taquineries étaient pour les détendre, et les mettre à l'aise, ...même s'il fallait avouer que le plaisir qu'ils y avaient pris n'était pas nécessaire.

Les ex-rajeunis décidèrent ensuite de remonter à leur chambre, mais quand Shiho entra dans sa chambre, Shinichi la suivit. Puis il ferma la porte à clés, avant de s'asseoir sur le lit en disant: "Je peux passer la soirée ici?"

"Oui, si ça peux te faire plaisir." Répondit-elle, un peu gênée de la tournure des événements.

"Si je dérange, je peux partir, il n'y a pas de problème, c'est vrai qu'on a passé beaucoup de temps ensemble ces dernières semaines."

Le voyant se lever en direction de la porte, elle lui attrapa le bras en murmurant: "Restes s'il te plaît..." Cela ressemblait presque à une supplication, qu'elle avait exprimé en rougissant. Elle voyait qu'il ne serait pas plus déçu que cela de partir, ce n'était pas comme s'ils étaient pressé par le temps.

Ayant néanmoins obtenu la réaction qu'il espérait -même s'il ne pensait pas en obtenir une aussi forte-, il se retourna vers elle et se proposa: "T'auras besoin d'aide pour quelque chose? Puisque je suis là autant me rendre utile."

"Tu crois que je ne te vois pas venir?" Dit-elle en repensant aux nombreuses étreintes qu'ils avaient partagés ces derniers temps.

"C'est voulu... et puis ça ne t'a pas déplu jusqu'ici." Ses paroles émettait une confiance que son rougissement trahissait.

"Non, c'est vrai... Cependant, j'aimerais comprendre pourquoi."

"Parce que…" Il poussa un grand et long soupir, tout en fermant les yeux pendant une vingtaine de secondes essayant de ralentir son rythme cardiaque qui était tellement rapide qu'il en était presque essoufflé. Avant de les ouvrir, pour dévoiler un regard aussi perçant que passionné. Puis il posa délicatement sa main sur la joue de Shiho avant de la caresser tout doucement en disant: "Parce que je suis amoureux de toi. Tout simplement."

Elle resta sous le choc de la déclaration soudaine, bien sur, elle s'attendait à ce que sa arrive bientôt, mais pas ce soir, pas si vite. Puis remarquant qu'il attendait désespérément une réponse, elle dit, la voie tremblante, dans une tentative ratée d'agir avec cette froideur qui la caractérisait autrefois: "Alors arrêtes de jouer et embrasse-moi..."

Il se rapprocha d'elle, leur nez commencèrent à s'effleurer, leurs respiration s'alourdissaient avant de s'arrêter brutalement lorsqu'il posa ses lèvres sur les siennes. C'était leur premier baisé, mais il ne resta chaste qu'un instant, leur passion dévorante prenant rapidement le dessus, leurs mains s'aventurant sur leurs visages ou dans leurs cheveux. Puis Shinichi se mit à déposer une myriades de baisé dans le cou de la jeune femme, arrachant quelque gémissement de plaisir d'une chimiste qui répondit en le déshabillant sur l'instant, tout en reprenant le baisé en qu'elle ne tarda pas à approfondir, ce qui noya un peu plus dans le plaisir la conscience du détective.

Elle finit par s'écarter afin de retrouver son souffle, lui permettant ainsi de voir la silhouette attirante mais néanmoins chétive du détective -du à la reprise assez récente de sa forme adulte et à un passage à l'hôpital- qui ne portait plus qu'un caleçon. Il retira délicatement le haut de la chimiste, puis en lui mordillant légèrement l'oreille, il déboutonna et retira le bas d'une chimiste qui sentait une certaine tension l'envahir, voyant qu'elle ne bougeait pas, il posa son front sur celui de la chimiste et commença à laisser ses doigts descendre tendrement le long de la bretelle d'un soutien gorge pour finir par caresser une poitrine dont la petite taille semblait gênée sa propriétaire, alors qu'ils étaient désormais tout les deux dans leurs sous-vêtements.

Il la colla amoureusement contre lui et l'embrassa tendrement, cette délicatesse tranchait avec la fougue et la passion, qui était présente quelques instants plus tôt. Elle vit dans les yeux de celui qui était en train de devenir son partenaire, mais d'une autre manière, qu'il avait compris la raison de son stress. Ce stress qui était accompagné d'une grande tension s'évanouit lorsqu'il dit: "On va peut-être y allé un peu plus doucement..." Chuchota Shnichi d'une voix à la fois suave et réconfortante. Ce qu'il était certain qu'il n'aurait pas réussi s'il l'avait voulu.

"Ouais ce serait mieux." Répondit-elle, en poussant un soupir profond de soulagement qu'il ait comprit ses craintes.

Car elle qui avait déjà du mal à se déshabillée, elle avait du mal à supportée l'idée même de la douleur lié à sa course dans couloirs en revenant de la plage. Alors dans quelques choses d'aussi intense… où elle savait en plus que leurs passions les empêcherait de se maîtrisé, c'était physiquement trop lui demandée, tout simplement, et surtout ce n'était pas le souvenir qu'elle voulait gardée de sa première fois. D'autant plus qu'elle se déroulerait avec l'homme qu'elle aimait et qui jamais ne l'abandonnerait… ce serait stupide de gâcher cette possibilité en se laissant guider par des hormones dans une chambre d'hôtel.

Ils étaient donc d'accord pour ne pas aller plus loin, mais l'autre option qui consistait à se séparer maintenant, avait été exclu d'un regard aussi complice que chaleureux lorsque leurs regards s'étaient croisé... Il restait donc le troisième choix. C'est donc tout naturellement qu'ils s'allongèrent dans le lit en se collant l'un contre l'autre. A ce moment elle pensa: 'Et dire qu'avec des événements comme ceux de ce matin l'idée de m'enfuir m'aurait sûrement traversé l'esprit il y a encore quelques semaines... Mais c'est justement ça qui a changé, ses gestes d'affections, cette proximité entre nous qui fait que même si j'ai fuit dans ma chambre, au fond de moi j'étais sur qu'il viendrait à mes côtés, c'est sûrement ce sentiment là que l'on éprouve lorsque l'on est aimé...'

Elle avait quitté la plage car elle savait que Ran pétait un plomb, et elle voulait éviter ce genre de confrontation. Shiho avait tellement longtemps vécu dans l'idée qu'elle ne méritait rien de bien ou que personne ne pourrais réellement l'aimée… les mauvais réflexes de s'enfuir ou plus exactement, de mettre de la distance entre elle et ceux qu'elle aimait été difficile à se débarrasser.

Le silence était seulement perturbé par leur respiration calme et les caresses d'un détective sur la hanche d'une chimiste; lorsqu'il lui dit d'un coup: "Alors, on sort ensemble?"

Comprenant le sous-entendu -comme toujours avec lui- elle répondit, "Oui, moi aussi je t'aime…" Ils s'embrassèrent une dernière fois avant de s'endormir, et ce qui aurait été la journée la plus difficile d'une autre relation, fut la plus belle de celle qui les unissais.

Alors qu'il reprenait lentement mais sûrement conscience du monde qui l'entourait, le détective de l'Est ressentit une source de chaleur contre son ventre et avant même d'avoir ouvert les yeux, il sourit en remarquant que cette source de chaleur avait pris possession de ses bras afin qu'ils continu de l'étreindre cette nuit, exprimant ainsi physiquement une promesse de protection faite quelques mois plus tôt.

Lorsque ses yeux s'ouvrirent, il put voir les premières lueurs de l'aurore, traverser timidement les rideaux sombres de la baie vitré qui permettait d'accéder au balcon ayant vue sur la mer. Les rayons du soleil faisait briller, les cheveux auburn de la chimiste; devant ce spectacle, le détective eu le souffle coupé et pensa: 'Elle est tellement belle… tellement intelligente, loyale, et forte.' Il savait que la perfection n'exister pas dans l'être humain, mais c'était bien, car il l'aimait tout autant pour ses défauts que ses qualités.

Il se dit qu'il était trop tôt pour philosopher et commença à déposer quelques timides baisés sur l'épaule d'une jeune femme -la dénudant au passage d'une bretelle gênante- qui, au cours de la nuit, lui avait tourné le dos, devenant paradoxalement plus proche de lui. Alors qu'il continuait ses gestes d'affections depuis plusieurs minutes, elle dit: "C'est sûrement le plus agréable des réveils..."

Elle se mordait la lèvre inférieur en tournant la tête vers le détective qu'elle embrassa sans plus attendre, avant de placer une main derrière la tête de son amoureux dans le but d'approfondir un baisé qui fût intense, mais au cour duquel ils ne bougèrent presque pas, c'était normal étant donné que leur position leur donnait une sérénité qui leurs apparaissait sans faille. Ce fût finalement elle qui brisa le baisé, afin de reprendre sa respiration.

Mais elle se retourna rapidement pour chevaucher un détective surpris de la manœuvre, réfléchissant aux raisons de la surprise du détective, elle comprit, puis rougit violemment de sa position et balbutia: "Je... je voulais..."

"Je sais." En souriant, avant de reprendre, "et puis tu n'as pas besoin de te justifier..."

Comprenant le message, mais tremblante de l'embarras que provoquerait ce genre de geste, elle fit ce qu'elle voulait faire en embrasant Shinichi dans le cou, tantôt de manière délicate, tantôt un peu plus violente en le mordillant ce qui arracha plusieurs râle et gémissement de plaisir de la part de son petit-ami. Avant qu'il ne se redresse et ne vienne l'embrassée tendrement... Ils se fixèrent quelques secondes, puis ils se mirent à rigoler doucement de la tournure des événements lors de ses dernières 24h. Il plaça délicatement son visage dans le cou de la jeune femme puis dit: "Comment j'ais pu vivre sans ton amour…"

En entendant cette phrase, elle se mit à pleurer mais cette fois c'était de bonheur, puis elle dit: "Rassures toi, je ne te laisserais jamais…" Avant d'enfouir son visage dans les cheveux de Shinichi lorsque lui aussi commençait à pleurer. Ils restèrent ainsi pendant ce qui leur semblait être à la fois des heures et quelques instants.

Ils se levèrent et il prit le drap qu'il enroula autour de Shiho, puis ils sortirent sur le balcon, observant la mer calme alors que le soleil n'était pas encore complètement levée... Au bout de quelques minutes, elle brisa le silence: "On leur dit?"

"Pour cette journée là ou... pour nous?"

"Je voulais dire pour nous, mais c'est vrai qu'il y a ça aussi..."

"Moi je suis pour leur dire les deux... je n'ai pas envie de me cacher, alors que j'ai toute les raisons d'être fier de sortir avec une femme aussi belle que toi." Il avait dit ça en souriant.

Elle répondit:"On leur dit les deux" en rougissant et elle l'embrassa en passant ses bras autour de son cou, toujours couverte par le drap. Puis elle l'emmena à l'intérieur, faisant tomber le drap en disant:"Prends-moi dans tes bras..." demande à laquelle il s'exécuta passant ses bras autour de la taille de la jeune femme. Avant de dire: "Depuis hier soir, tout ce qui c'est passé sont sans aucun doute les plus beau moments de ma vie, mais... je commence à avoir faim…" Il n'avait pas envie de couper ce qui semblait être un rêve.

"Ouais... moi aussi…" Et elle partageait son sentiment sur son point.

Il s'habilla puis embrassa encore Shiho avant de sortir de la chambre en disant: "On se retrouve au restaurant pour le petit-déjeuner dans... trente minutes?"

"Ok, a tout à l'heure."

Shinichi qui marchait tranquillement dans les couloirs, vit Heiji et dit: "Alors, comme ça on passe la nuit avec Kazuha?" Dans une tentative échoué de détourner l'attention.

"Bien tenté... mais moi, j'ais dormit dans NOTRE chambre..." Il finit sa phrase un air déçu, ce qui fit éclater de rire Shinichi. Avant que Heiji ne reprenne,"j'aimerais avoir ton courage pour ces choses là..."

"Je lui ais dit que je l'aimais, elle m'a dit de l'embrassé et puis voilà, mais je tient à préciser -pas que cela te regarde- que si j'ai dormit avec elle, on a pas... couché ensemble."

"Ah bon?"

"Pas le premier soir de notre relation... et puis, il faut qu'elle guérisse... j'ai envie que se soit magique... et pour que se soit magique, il faut que toutes les conditions soit réunis."

"Je te reconnais bien là..."

"J'ai tant l'air d'un romantique ?" Il secoua aussitôt la tête. "Peu importe, mais au fait, Heiji, toi tu reviens d'où alors?"

"Du magasin, j'ais prévu une petite plongée avec Kazuha vers 10h, je ne vous en ais pas parlé, par rapport à vos blessures."

"Ok, de toute façon, on n'aurait pas pu y allé."

"Vous prenez un petit déjeuner?" Demanda Heiji.

"Dans un peu moins de trente minutes, préviens Kazuha, qu'on mange tout les quatre."

"C'est ce que j'avais prévu."

Ils se retrouvèrent finalement au restaurent tout les quatre, et lorsque Shiho vit Shinichi, elle l'approcha puis l'embrassa devant le couple d'Osaka. Elle était écarlate mais surtout heureuse de pouvoir faire ça. Heiji et Kazuha les félicitèrent, puis ils partirent manger tous ensemble, il y avait une excellente ambiance, Heiji informa Kazuha de la plongée, laquelle était ravie de l'idée quand au deux ex-rajeunis, ils décidèrent d'aller à la piscine, voulant éviter le monde à la plage. Puis ils informèrent le couple d'Osaka qu'ils souhaitaient leur raconter la fin de l'histoire, cet après-midi ou ce soir, en fonction des événements.