Résumé : Lors d'une dispute, Ladybug et Chat Noir mettent fin à leur amitié, chacun jurant qu'il ne veut jamais plus revoir l'autre. Mais lorsque Adrien, le garçon dont Marinette est amoureuse, disparaît et qu'elle ne parvient pas à retrouver Chat Noir, elle craint alors que celui-ci ait kidnappé Adrien sous le coup de la colère. Lorsqu'elle retrouve Chat Noir battu et ensanglanté sur un toit, les deux parviendront-ils à se faire confiance à nouveau ?

T/N : Bonjour bonjour mes chers coccinelles magiques ! Aujourd'hui on se retrouve pour une traduction d'une fanfiction absolument génialissime de LilyTheNinjaGirl, avec pleins de feels et d'action. J'ai tellement eu un coup de cœur que j'ai décidé de demander à l'auteure s'il était possible de la traduire pour le fandom français, et bien sûre elle était ravie de cette proposition et a accepté tout de suite ! Ceci est ma première traduction, mais je fais de mon mieux pour vous offrir un texte aussi proche possible de l'original tout est restant agréable à lire (en effet, les expressions traduites littéralement sonnent parfois très très moche ) !

Sur ce, je vous laisse débuter la lecture juste après la traduction de la note que l'auteur laissé au début de sa fiction.

A/N : Coucou tout le monde, j'ai toujours pensé que le seul fandom auquel j'appartiendrais serait le fandom TMNT*. J'avais tellement tord ! J'ai vu des images de ces personnages partout sur Tumblr et je ne savais pas du tout de qui il s'agissait, du coup j'ai été voir qui ils étaient et j'ai commencé à regarder la série. 19 épisodes plus tard, je suis officiellement accro. Du coup, bien évidemment, je ne pouvais pas résister à l'envie d'écrire une fanfiction dessus. C'est ma première fanfiction sur Miraculous les aventures de Ladybug et Chat Noir, que j'ai commencé à écrire après quatre jours passés à regarder et re-regarder tous les épisodes de la série, il se peut donc que j'aie fait quelques erreurs. N'hésitez pas à me corriger ! J'espère que vous aller aimer !

Disclaimer : Je ne possède ni la série, ni les personnages, tous les droits reviennent à leur détenteurs respectifs.

Disclaimer 2 : En tant que traductrice, cette fanfic ne m'appartient pas plus que les personnages !


Chapitre 1

La dispute

Pour Marinette, cette journée débutait comme n'importe quelle autre. Elle continuait à dormir malgré l'alarme de son réveil et se réveilla en retard, exténuée par un énième combat contre un akuma qui avait duré jusqu'à plus ou moins trois heures du matin. Évidemment, et comme toujours, elle et Chat Noir s'étaient débrouillés pour battre la pauvre victime et purifier l'akuma avant de séparer leurs chemins respectifs, baillant et frottant leurs yeux.

Marinette se précipita dans une panique aveugle, enfila son pantalon, son pull à fleurs, et sa veste noire. Tikki aida Marinette en mettant son cahier de cours dans son sac, et en trouvant son peigne. Marinette brossa rapidement ses cheveux noirs et les coiffa en deux petites couettes, sa marque de fabrique.

Elle se stoppa et s'accorda quelques secondes pour admirer rêveusement son large poster d'Adrien. Elle fixa ses magnifiques yeux verts, et la manière dont une de ses mèches de cheveux tombait parfaitement sur son front...

« Marinette ! » piailla Tikki, tirant la jeune fille de ses pensées.

« Désolée Tikki. » s'excusa-elle. Elle ouvrit sa bourse et la petite kwami plongea dedans. Marinette dévala les escaliers, attrapant un croissant dans son chemin vers la sortie. Ensuite, elle courut aussi vite que ses jambes le pouvaient en direction du collège.

Lorsqu'elle arriva devant sa classe, elle ouvrit la porte et entra sur la pointe des pieds. La professeur était tournée vers le tableau, l'autorisant donc à se glisser à sa place habituelle à coté de sa meilleure amie sans être remarquée. Elle ignora le regard interloqué d'Alya et secoua sa tête. Tous ses autres camarades étaient plongés dans leur cahier. Parfait.

Tout en sortant son livre d'Histoire, elle fixa une tête en particulier. Les cheveux d'or d'Adrien brillaient au soleil, dont les rayons se diffusaient au travers de la fenêtre de la classe. Elle remarqua qu'il baillait et que de larges cernes se dessinaient sous ses yeux.

« Qu'est-ce qu'il se passe avec Adrien ? Il va bien ? » murmura à elle Alya.

« Je ne sais pas, j'irai demander à Nino plus tard. » promit Alya.

« Mademoiselle Dupain-Cheng, » retentit la voix de la professeure. « En plus d'être en retard presque tous les jours, vous n'avez même pas le décence d'écouter ce que j'ai à vous apprendre lorsque vous êtes là. Allez donc dans le bureau du principal ! »

Marinette grogna intérieurement tandis qu'elle rangea son livre d'Histoire dans son sac rose. Elle sentit un froissement dans sa bourse, et su qu'elle aurait le droit à un sermon de la part de Tikki un peu plus tard.

Elle se leva et marcha en direction du devant de la salle. Alors qu'elle passait devant lui, Adrien lui adressa un sourire sympathique. Son cœur manqua un battement. Et malheureusement, ses pieds en firent tout autant. Elle buta et tomba par terre, frappant son coude contre le sol. La professeure la regarda, irritée, mais ne fit aucun commentaire. Le rire de Chloé emplissait ses oreilles.

Elle se releva aussitôt, et en vitesse, elle sortit de la salle, les joues rouges d'embarras. Par chance, Adrien était bien trop occupé à bailler pour s'être rendu compte de quoi que ce soit.

Une demi-heure plus tard, elle quitta le bureau du principal avec une heure de colle et un mot adressé à ses parents expliquant qu'elle était en retard presque tous les jours. Elle n'avait aucun doute concernant le fait qu'il allaient restreindre le temps qu'elle pouvait passer dehors, rendant la vie de Laydbug, et donc la moitié de sa vie, bien plus compliquée qu'elle ne l'était déjà. Elle se sentait comme l'envie de crier.

Tikki ne l'avait pas aidé en lui faisant remarquer que si elle n'avait pas parlé avec Alya,ce qui ne concernait, soit dit en passant, absolument pas son identité cachée de Ladybug, elle n'aurait probablement pas été envoyée dans le bureau du principal. Marinette devait bien admettre que sa petite Kwami n'avait pas tord, mais cela ne la rendait pas moins frustrée.

Tandis qu'elle qu'elle traversait le couloir, elle percuta quelqu'un. Elle tomba à la renverse et atterrit sur son sur derrière. Elle regarda en l'air, espérant que ce soit n'importe qui, sauf Chloé. Aussitôt qu'elle s'aperçut de qui il s'agissait, elle pensa qu'elle aurait en fait préféré que ce soit Chloé.

« Cu- Coucou Adrien, » balbutia Marinette nerveusement, se dépêchant de se remettre sur pied. « tu es tellement désolé ! Heu, non, je veux dire, je suis désolée pour toi, heu, je veux dire, je suis désolée que tu, Heu, que je, uh, t'aie percuté. » Elle sentir l'arrière de son cou devenir rouge.

« Hey Marinette », dit-il. Il bailla très fort à nouveau. « Pas de problème. Est-ce que tu as eu beaucoup de problème avec le principaaaaaaaa.. » Il termina sur un bâillement. Il secoua sa tête légèrement, comme pour se réveiller. « Je suis désolé, je suis juste très fatigué. » il s'excusa, massant l'arrière de sa tête avec sa main.

« Uh, c'est pas grave. Que tu sois fatigué, tout ça tout ça. Um, qu'est-ce que tu fais en dehors de la salle de classe ? » finit-elle faiblement.

« La professeure m'a renvoyé chez moi parce que je baillais trop. Elle a écrit un mot pour mon père et m'a demandé de faire la sieste cet après-midi, et de rester chez moi demain. » Génial, maintenant elle ne pourrait pas voir Adrien avant mercredi !

« C'est terrible ! » s'exclama Marinette sans réfléchir. « Que tu sois fatigué, je veux dire, pas que tu ne sois pas là pour que je puisse te... RAH ! Pour que tu puisses apprendre... Et tout. » Elle se frappa la face intérieurement.

« D'accord, heu, on se voit plus tard. » Adrien lui renvoya un sourire de magazine parfait avant de bailler à nouveau en reprenant son chemin. Marinette grimaça et marcha d'un pas lourd dans la direction opposée. Comment cette discussion aurait-elle pu être plus gênante ? Est-ce que c'était bien Adrien Agreste qui faisait disjoncter son cerveau à ce point ?

Lorsque les cours furent terminés, Chloé et Sabrina l'humilièrent toutes les deux pour avoir trébuché et leur avoir apporté des ennuis, Chloé pleura des larmes de crocodiles en apprenant que Adrien avait été renvoyé chez lui, Nino avait été incapable de lui dire quoi que ce soit à propos d'Adrien, et Alya lui avait fait faux bond pour aller voir une exposition sur Ladybug dans le jardin local pour apporter de nouvelles informations à son Ladyblog.

Lorsqu'elle rentra chez elle, Marinette eut à faire face à des devoirs supplémentaires et à la déception de ses parents. Ils avaient, elle l'avait prédit, décidé de lui imposer un stricte couvre feu n'excédant pas 10 heures du soir. Ils avaient, en plus de cela, décidé de la conduire tous les jours à l'école, réduisant encore plus sa liberté.

Lorsqu'il était temps pour elle de se transformer en Ladybug et de patrouiller dans la ville, ses parents lui dirent qu'il était temps pour elle d'aller dormir et qu'ils iraient vérifier dans une heure si elle était bien couchée et qu'elle n'en avait pas profité pour s'échapper. Et tout ceci l'avait rendu d'une humeur plus massacrante qu'elle ne l'avait jamais été jusqu'à présent. Même Tikki n'avait pas été capable de réduire ses humeurs ne serait-ce qu'un petit peu.

« Tikki, transforme-moi ! » murmura-elle. Elle se transforma en Ladybug et glissa en dehors de sa fenêtre. Elle enclencha une alarme sur son téléphone qui sonnerait dans quarante cinq minutes, lui laissant largement le temps de terminer quoi que ce soit qu'elle aurait à faire et de rentrer chez elle avant que ses parents ne viennent vérifier qu'elle dort bel et bien. Ensuite, elle se laissa basculer dans la nuit.

Le vent pressant son visage et dégageant ses cheveux en arrière fit grandir en Ladybug un sentiment vivifiant. Ici, elle était enfin libre. Elle n'avait pas à se préoccuper de ne pas décevoir ses parents. Elle n'avait pas à se préoccuper de ses devoirs. Et surtout, elle n'avait pas à se préoccuper de ne pas se mettre dans une situation embarrassante devant un certain garçon aux cheveux d'or.

En parlant de ça, où était l'autre garçon aux cheveux d'or ? Ce n'était pas du tout le genre de Chat Noir de manquer une patrouille, et elle se tenait déjà debout sur le toit qui leur servait de lieu de rencontre. Elle s'assit sur la bouche de ventilation et tambourinait ses doigts sur le métal.

« Tu t'ennuies déjà, ma lady ? » une voix retentit. « Tu peux sourire à nouveau**, ton Chat Noir préféré arrive ! » Ladybug roula des yeux.

« Très drôle Chat, » dit-elle sarcastiquement. « Est-ce que tout doit-être une blague pour toi ? »

« Woah, on dirait que quelqu'un est d'humeur maaaw-ssacrante ce soir ! » s'exclama Chat Noir, sautant du toit et atterrissant juste à coté de la fille aux pois. Ses yeux vert et ses cheveux blonds étaient la seule chose visible dans l'obscurité.

Ladybug grinça des dents, mais ne dit rien. C'était son partenaire, Chat Noir. Ce n'était pas de sa faute si elle avait passé une mauvaise journée. Bien sûre, elle détestait parfois ses jeux de mots, mais c'était juste son sens de l'humour. Elle prit une grande respiration.

« Tu as vu de l'action sur ton chemin ? » demanda-elle.

« Nope. »

« Mince, j'ai besoin de frapper quelque chose ce soir. »

« Bien, ça me met de bon poil, tu n'as pas besoin de me persuader pour que je te rejoigne ! »

« Chat ! »

xx

Quinze minutes et quelques bâtiments plus tard, le duo de super-héros était près à s'en aller. Chat Noir devait bien admettre pour lui même qu'il était absolument épuisé, mais il chérissait chaque minute qu'il passait avec Ladybug. Ils étaient, pardonnez le jeu de mot, cha-crément précieux à ses yeux.

« Je pense qu'on peut assurément affirmer que rien n'est arrivé cette nuit, » soupira Ladybug. Elle s'était un peu défoulée en courant sur les toits de Paris, mais le souvenir de ce que demain serait fit resurgir son humeur enflammée.

« C'est bizarre. Le Papillon envoie habituellement au moins un akuma par jour. Peut-être qu'il n'a trouvé personne d'assez émotif à akumatizer ? »

« Avec une ville aussi pleine d'habitants, c'est impossible » dit Ladybug, secouant sa tête. « Il est peut-être aussi fatigué que nous après le stupide combat d'hier soir. »

« Tu voudrais faire un petit somme entre mes pattes ? » proposa Chat Noir, s'approchant et désignant la douce herbe qui s'étendait devant eux dans le parc.

Ladybug en eut assez. « Tu pourrais arrêter tes stupides blagues de chat et tes interminables jeux de mots ? Tu es en train de me rendre folle ! » aboya-elle. Chat Noir était ébahit. Elle ne lui avait jamais vraiment crié dessus à causes de ses multiples jeux de mots sur les chats auparavant. Il savait qu'elle prétendait les détester, mais il l'avait surprise plus d'une fois en train d'en rire alors qu'elle pensait qu'il ne la regardait pas.

« Désolé, » murmura-il. « j'essayais juste d'alléger l'atmosphère. »

« Mon ATMOSPHERE n'a pas besoin d'être allégée, merci beaucoup ! Je ne peux plus le supporter!Chaque seconde, même au beau milieu d'un combat, tu fais ces stupides blagues ! J'espère que tu souhaites que tes derniers mots soient un jeu de mot douteux sur les chats, parce que c'est ce qui risque de t'arriver si tu continues ! » Il pouvait entendre tout le venin dans sa voix.

Pour quelque raison que ce soit, peut-être parce qu'il était extrêmement fatigué et qu'il n'avait pas les pensées claires, peut-être parce qu'il aimait secrètement ses blagues et ses jeux de mots parce que c'était lui et son sens de l'humour, qu'il n'a jamais eu l'occasion d'exprimer avec quelqu'un d'autre, peut importe ce que c'était, Chat Noir implosa.

« Est-ce que tu pourrais arrêter d'insister ? Parfois j'aime rester positif, et si je veux faire des blagues c'est mon problème, pas le tiens ! Est-ce que j'ai déjà manqué de t'aider à gagner un combat? As-tu déjà gagner un combat sans moi ? Je ne pense pas ! » siffla-il.

« Oh, s'il te plaît ! Je peux gagner un combat sans toi n'importe quand ! » cracha-elle.

« Ha oui ? J'aimerais bien voir ça ! Tu te souviens d'Anti-bug ? Tu n'aurais jamais su que l'akuma se trouvait dans ses boucles d'oreilles sans moi ! Elle t'aurait écrasée comme l'insecte que tu es !*** »

« La dernière fois que vérifié, elle t'avais capturé et accroché à ton propre bâton avant de te secouer par dessus le rebord d'un immeuble. Où était ton sens de l'humour à ce moment là ?! » cria-elle. « Et attend, L'INSECTE QUE JE SUIS ? C'est tout ce que tu penses de moi ?! Est-ce que tu m'utilises donc juste comme un outil pour obtenir la gloire PARCE QUE TU N'ES PAS ASSEZ FORT ET INTELLIGENT POUR Y PARVENIR SEUL !? »

« JE PENSE PLUTÔT QUE C'EST TOI QUI M'UTILISE ! TU N'AS JAMAIS GAGNE UN COMBAT SANS MOI ! ET TOUT LE MONDE EST LÀ, GENIALE LADYBUG, PARFAITE LADYBUG, INTELLIGENTE LADYBUG! LADYBUG LADYBUG LADYBUG ! MOI JE N'AI JAMAIS RETIRER AUCUN CREDIT ! TU N'AS JAMAIS FAIT ATTENTION À MOI ! »

« Qu'est-ce que tu veux dire par faire attention à toi ? » Sa voix se réduit à un soupire glacé. « Aw, c'est parce que je ne t'aime pas ? Parce que je n'ai jamais retourné tes sentiments romantiques que tu n'as jamais su exprimer autrement qu'avec tes stupides blagues et tes horribles rentre-dedans ? Il se trouve qu'il y a quelqu'un que j'aime dans le vraie vie. Son nom est Adrien et il est deux fois la personne que tu ne seras jamais ! »

Au nom « Adrien », les yeux de Chat Noir s'ouvrirent en grand avant de se rétrécir. C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Il aimait Ladybug plus que n'importe qui sur cette terre, et elle avait jeté son cœur dans la boue. C'était si douloureux. Et c'était très probablement à cause de son identité cachée. Cette part de lui qu'il DETESTAIT être !

« Très bien, si tu n'as plus besoin de moi, je ne te dérangerais plus. Mais ne vient pas pleurer lorsque tu te rendrais compte que Miraculous Ladybug ne peut rien faire sans Chat Noir. » Il siffla tel un serpent enragé en la regardant. Le rejet et la colère dans sa voix s'était clairement manifesté. Cela semblait rendre Ladybug encore plus furieuse, si seulement c'était encore possible.

« Parfait, mais lorsque tu n'auras plus personne pour t'aimer, pour t'admirer grâce à tes actions héroïques que tu n'es même pas capable d'accomplir correctement, tu ferais mieux de ne pas revenir et me supplier à mes pieds. Nous deux, c'est fini. » Elle frappa son poing, qu'elle avait si souvent collé au sien après un combat victorieux, sur un arbre à coté de lui.

« Je suis d'accord. Je ne veux plus jamais revoir ton visage. » gronda-il. Il frappa à son tour son poing contre l'arbre. Le duo n'était désormais plus. Leur association, leur amitié, quelque chose qu'il avait espéré, souhaité, prié pour devenir plus, était terminé. Et il en était soulagé. Il était si incroyablement furieux envers elle. Il se retourna à l'instar de sa queue, et difficilement, s'éloigna.

Chat Noir se retourna et regarda en arrière une dernière fois tandis qu'elle lançait son yoyo et glissa entre les arbres. Elle disparut de sa vue. Et aussi de sa vie.

C'est ainsi que tout s'effondra autour de lui. Sa belle, intelligente, héroïque Ladybug il ne la verrait jamais plus. Il ne saurait jamais à qui appartenait ces magnifiques yeux bleus cachés derrière ce masque. Il ne pourrait jamais plus la tenir entre ses bras et l'embrasser. Son cœur palpita. Comment avait-il pu perdre son sang-froid ? Comment avait-il pu lui dire ces horribles choses ?

Il commençait à sentir ses larmes couler, mais il n'essaya pas de les contenir. Tout était de sa faute. Il s'en moquait bien de ne plus pouvoir faire de jeux de mots, il voulait simplement la retrouver. Il s'en contrefichait de savoir qu'elle ne l'aimerait jamais de la même manière que lui l'aimait. Chaque instant qu'il passait avec elle rendait les autres moments en tant qu'Adrien supportables. Maintenant, sa vie était vide. Il n'avait plus aucune utilité.

Chat Noir s'élançait aveuglément à travers les toits, n'accordant aucune importance à ses larmes qui coulaient. Le vent les faisaient glisser et disparaître, mais elles revenaient si rapidement que son regard restait quoi qu'il en soit flou. Il trébucha sur des plaques d'aération et se cognait contre les antennes paraboliques. Il courut jusqu'à ce qu'il atteigne la fenêtre de sa chambre. Il glissa à l'intérieur et se détransforma. Il abandonna Plagg dans une boîte de camembert, sachant que qu'ainsi le Kwami serait occupé pour un moment et ne le dérangerait pas. Il s'effondra sur son lit et laissa ses larmes se déversées.

« Adrien ? » l'appela une voix. Il s'assit brusquement et essuya ses larmes. La porte de sa chambre s'ouvrit et l'assistante de son père, Nathalie, entra. « Adrien, j'ai montré à votre père le mot de votre professeure et il m'a semblé très préoccupé. Il a dit – Adrien, êtes-vous sûr que vous allez bien ? » demanda-elle soudainement, remarquant ses yeux rouges.

« Oui Nathalie, je vais bien. » Il soupira d'un air fatigué. Elle le fixa suspicieusement.

« Bien dans ce cas, votre père souhaite que vous restiez à la maison demain et aussi, si possible, le jour suivant. »

« D'accord, Nathalie. J'ai juste besoin de dormir un peu. » Adrien soupira, essayant de ne pas faire couler de larmes à nouveau. Il n'avait nulle part où aller de toute façon. Il ne voulait pas retourner à l'école, il était certain que, qui qu'elle soit, Ladybug y serait aussi. Et il n'était plus question d'aller en patrouille désormais, ou même de chercher de nouvelle victimes d'akumas à combattre.

Nathalie quitta la chambre et ferma la porte. Adrien s'effondra à nouveau sur son lit et se laissa aller aux larmes de désespoir. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser à elle. Qu'avait-elle dit un peu plus tôt ? « je n'ai jamais retourné tes sentiments romantiques que tu n'as jamais su exprimer autrement qu'avec tes stupides blagues et tes horribles rentre-dedans » ?

La seule fois où il avait essayé de lui dire qu'il l'aimait, il avait pris une flèche dans le dos pour la sauver. Et il avait été si cruel avec elle après ça. Il ne savait même pas de quelle façon elle avait réussit à le sortir de ce mauvais pas. Soudainement, il s'assit, puis traversa la pièce. Il ouvrit le dernier tiroir de son bureau et en sortir une carte en forme de cœur.

Il sentit son cœur se briser en relisant ces lignes. Il froissa la carte et la jeta à travers la pièce. Plagg sortir son nez de la boîte à camembert, mais il décida de ne rien dire. Adrien avait besoin d'être seul, même si cela concernait l'autre moitié de son être.

Il regardait Adrien tandis qu'il soupirait et suivait le chemin qu'avec prit la carte. Adrien la ramassa et la défroissa. Il essuya une dernière larme avant de glisser la carte son son oreiller de de remonter ses draps. Peut-être pourrait-il passer une dernière nuit pleine de rêves, où lui et Ladybug vogueraient sur les toits, ensembles, en parfaite harmonie.

Plagg survola et se nicha dans l'oreiller d'Adrien. Pauvre garçon. Plagg ne savait pas quoi faire. Mais les choses ne pouvaient pas rester telles qu'elles étaient. Tout Paris, et même le monde entier, dépendait de l'alliance entre Ladybug et Chat Noir. Il avait besoin de parler à Tikki. Elle parlerait sans aucun doute à Ladybug, mais il doutait fortement que cela fonctionne. Mais le destin ramènerait les deux adolescents à se réunir à nouveau. Il n'était question que de savoir si cela serait facile, ou très compliqué. Et s'il y avait quelque chose que que Plagg ne supportait pas, c'était de voir Adrien sérieusement blessé.


T/N : Voilà, ça vous a plu ? J'espère que la traduction était agréable à lire ! Concernant les astérisques, j'en mettrais parfois au fil du texte lorsque je jugerais bon d'apporter une information complémentaire. Voilà pour ce chapitre :

* TMNT est l'abréviation pour Teen Mutant Ninja Turtles. Les Tortues Ninjas, pour faire simple ! L'auteure en est très fan, elle a d'ailleurs écrit plusieurs fanfictions dessus.

** « Tu peux sourire à nouveau » est une phrase qui sonne pas très bien et qui est très moche, mais je n'ai rien trouvé de mieux. Dans la version originale, il est écrit « Get excited ! » qui se traduit par « excites-toi ! ». Ca sonnait beaucoup trop tendancieux dans le contexte, j'ai donc préféré changer. Si vous avez d'autres proposition de phrase qui serait plus adéquate, n'hésitez pas à proposer.

*** Alors là le Chat Noir qui est en moi ne pouvait pas vous laisser lire cette phrase sans vous expliquer le magnifique jeu de mot dans la version originale, impossible à retranscrire en français. En anglais, Chat Noir dit à Ladybug « She would've crushed you like the bug you are ! » faisant donc un jeu de mot avec bug (insecte) et Ladybug. Malheureusement ce jeu de mot ne marche pas en français, et si j'avais quand même essayé de la retranscrire, la phrase aurait probablement perdu tout son sens.

Pour finir, je tiens à préciser que Chat Noir fait naturellement beaucoup de jeux de mot avec « purr » dans la version anglaise de la fanfic et que je ne peux pas les traduire fidèlement en français. C'est pourquoi j'essaie quand même de mettre des jeux de mots en français lorsqu'ils sont clés (comme ceux qui ont menés Ladybug à s'énerver), cependant ça reste très compliqué à faire sans changer toute la phrase. Parfois ça marche, d'autres fois pas. Je continuerai à faire de mon mieux !

N'hésitez pas à me laisser votre avis en review ! S i vous voulez vous pouvez laisser un message pour l'auteure, je me chargerai de lui transmettre, ça lui ferait très plaisir.

À la prochaine !