Bonjour, me revoilà près d'un an après ma dernière publication... Je sais que cela fait plus de deux ans que j'ai commencé à écrire cette histoire. Et je sais que je le répète à chaque chapitre que je la finirai... mais en tout cas voilà la suite. Je ne l'oublie pas.

Je ne vous oublie pas non plus chère lecteurs et réviewers. Je vous laisse avec ce onzième chapitre qui j'espère vous plaira...

Et comme toujours, les personnages et cette histoire sont issue de l'incroyable univers inventé par JK Rowling.


Chapitre onzième : Un lendemain de fête ou comment faire face à un réveil tourmenté

Le brouhaha régnait comme d'habitude dans la grande salle et cela même pour un premier novembre. Lily était attablée avec ses amis de Gryffondor qui n'avait pas l'air plus éveillées qu'elle-même, le réveil avait été quelque peu difficile ce matin-là, elle commençait à regretter d'être allé à cette satanée fête et les jours fériés que connaissaient les moldus. Alors qu'elle entamait ses œufs brouillés, elle entendit le hululement des chouettes qui annonçait l'arrivée du courrier et notamment de la gazette du sorcier. Alors que la chouette de la gazette se posait devant elle, elle remarqua que le nombre de chouettes présentes était bien plus grand qu'à l'ordinaire. Quelque chose de grave avait dû se passer comprit-elle, avant même de commencer à lire la gazette. Elle entendit alors de nombreux sanglots, reniflement émanant de toute la grande salle. Elle commença alors sa lecture du journal sorcier. Alors qu'elle lisait la première page, elle ne put retenir un hoquet de stupeur. « Attaques sur le chemin de traverse », titrait la une, la suite de l'article était des plus sanglant, elle put y lire que de nombreuses attaques avait eu lieu dans tout le pays et pas que chez les sorciers, dans les villes totalement moldues aussi, elle ne put s'empêcher de penser à ses parents et sa sœur avaient-ils été touchés, sa mère a-t-elle pris en charge ces blessés et reconnus les stigmates de la magie et Lorelei, s'inquiéterait-elle pour elle dorénavant, tant de questions la taraudaient. Elle ne put trouver les réponses à ses questions dans le journal sorcier, aucune liste et aucun nom de moldus n'y apparaissaient. Et l'article continuait ainsi : « Ces attaques qui ont fait de nombreux blessés et morts dans notre communauté ainsi que chez les moldus dans tout le pays n'ont toujours pas été revendiqués. Mais selon nos sources au ministère, il y aurait des similitudes avec les attaques perpétrées récemment par le groupe nommé les mangemorts qui prône une société plus sélective. » Plus sélective, plus sélective eut-elle envie de hurler. Il s'agissait d'un doux euphémisme pensa-t-elle. Elle avait envie de hurler, de déchirer ce tas de d'information incomplète et souvent partisane, où était la véritable information. Elle continua cependant sa lecture. « Je tiens cependant à rappeler à nos chers lecteurs qu'aucun communiqué du ministère, ni aucune revendication n'ont pour l'instant permis d'identifier les auteurs de ses crimes perpétrés à l'encontre de notre communauté et des moldus. En suivant vous trouverez ci-joint la liste provisoire des blessées et morts au cours de ces attaques. Nous présentons nos plus sincères condoléances aux familles en deuil et en souffrances. »

Elle n'eut pas envie de poursuivre cette lecture. C'est alors qu'elle remarqua Marlène qui lisait une lettre lui faisant froncer les sourcils, tout en lui tendait une enveloppe. Elle put par la même occasion voir que Mary et une grande partie des élèves encore présent dans la grande salle était plongé dans des lettres ou la gazette. Elle n'avait cependant pas remarqué James Potter installé en face d'elle qui lui aussi lisait une lettre en mangeant distraitement un morceau de pain, alors qu'elle décachetait l'enveloppe qui portait l'emblème des McKinnon.

« Ma chère Lily, ma petite sœur de cœur,

Je tiens à te rassurer et à répondre à certaines des questions qui te taraude l'esprit, à l'heure où j'écris ces mots tu dois être en train de rêver à un monde meilleur, plus équitable où tout le monde à la chance de faire ses preuves. Ma chère Lily, les informations que je vais te transmettre sont de la plus grande confidentialité, il faut absolument que tu gardes cela pour toi. Les différentes attaques ont eu lieu sur le chemin de traverse, dans de nombreux villages semi-sorciers, dans le cœur moldus de Londres : Piccadilly, Oxford Street et Trafalgar Square. Je tiens à te rassurer ta mère, ni ta sœur et ton père n'ont été touché par ses attaques que cela soit en victimes ou témoin. »

Elle ne put retenir un soupir de soulagement alors qu'elle lisait cette phrase, son secret était sauf avant de continuer sa lecture.

« Lily, ces attaques font craindre au bureau que ce groupe de terroriste est bien plus équipé, préparé, entraîné et nombreux que nous le pensions mais le ministre ne veut pas en entendre parler. Lily, je t'en conjure sois prudente, j'ai peur qu'il y ait des futur mangemorts dans l'école et que l'attaque de cette étudiante il y a deux semaines n'y soit liée. Le bureau est sur les dents.

Mais passons à des nouvelles plus chaleureuses et normal dans un courrier. Comment se passe ton année ? Des difficultés ? Les nouveaux profs de défense contre les forces du mal sont comment ? Pas trop embêtant les jumeaux ?

N'oublie pas Lily, tu peux tout me demander, toujours, tout le temps et pas que pour les cours…

Nate. »

Cette lettre la faisait réfléchir de nouveau et sous un nouveau jour à toutes les agressions qui avait eu lieu dans le château. Elle ne put s'empêcher de jeter un œil à la table des Serpentards, et ce qu'elle y vit lui glaça le sang. Les plus âgées souriaient comme heureux de la situation, du malheur et de la tristesse qui touchait la grande salle. Elle était dégoutée, écœurée et c'était beau dire. Alors qu'elle se retournait son regard vers sa table, en face d'elle, elle croisa le regard de James, mais c'était comme s'il ne la voyait pas, son regard était figé. Il était absent. Son regard dériva vers la main du jeune homme qui serrait un bout de parchemin recouvert d'encre, cependant elle pouvait y déceler des traces de larmes. Elle ne savait pas si elles appartenaient à James ou à la personne à l'origine de la lettre. Elle voulait comprendre savoir ce qui n'allait pas, car il était forcément arrivé quelque chose, quelque chose à quelqu'un qui lui était proche. Elle voulut lui saisir la main pour le réconforter lui montrer qu'elle était là, présente pour lui. Mais il se leva subitement, il tremblait de toute part de colère ou de tristesse, si ce n'était pas les deux en même temps. Elle ne le savait point. Il partit à toutes jambes. Elle le vit traverser à grandes enjambées la grande salle et disparaitre dans le petit matin qui envahissait le parc du château. Il avait emporté avec lui sa lettre. Elle devait, non elle voulait savoir ce qu'il arrivait à James. Elle reprit alors entre ses mains le torchon d'immondices et d'inepties qu'est la gazette et l'ouvrit à la page où était inscrit le nom des blessés et des décédés. Elle l'a parcourue, son sang se glaçant d'effroi à chaque nouveau nom qu'elle lisait, elle finit par arriver à la lettre « P ». C'est alors qu'elle tomba sur le nom de son ancienne professeure de défense contre les forces du mal. C'était trop tard pour demander à James des précisions. Et, il n'était pas question de demander des nouvelles plus précises à Sirius ou même à ses amis. Et puis, de toute manière, il n'était pas là lui aussi. Malgré son envie de réponse et d'informations, elle décida de le laisser seul, il doit digérer la nouvelle qu'il a reçu et s'il veut être seul, qu'il en soit ainsi. Ce n'est pas à elle de choisir pour lui, il viendra la voir ou pas le moment venu, quand il sera prêt. De toute façon, il est maintenant l'heure de partir. Elle se lève de table tenant toujours la lettre de Nate. Elle est suivie de Mary et Marlène qui étaient inhabituellement silencieuses ce qui est plus que bizarre pour Marlène. Elle en profite pour les observer l'une après l'autre. Elles sont différentes comme si la joie de vivre de l'une et la sourire de l'autre c'étaient évanoui en une nuit.

Alors qu'elles avancent dans les couloirs pour rejoindre la salle de classe qui se situe au troisième étage du château, elles croisent Black. Elle est alors témoin de quelque chose de rare et étrange Marlène ne s'égosille pas contre lui, ne le regarde de manière condescendante, elle évite de croiser son regard tout comme lui en observant bien. Tous les deux semblent cacher quelque chose. Elle se rend que compte que centré sur elle-même et ses problèmes, sa relation étrange avec James, elle n'a prêté attention à ses meilleures amies et à leur possibles problèmes. Quelle terrible, horrible amie est-elle, se dit-elle, absente pour ses amies… Elle se fit alors la promesse à elle-même d'éclaircir cette situation mais aussi d'être plus présente pour ses meilleures amies. Elle sentait qu'elles avaient besoin d'elle. Elles continuèrent à marcher toutes les trois en silence, comme si personne n'avait envie de parler, encore trop marquées par les mauvaises nouvelles reçues moins de cinq minutes auparavant. Elles finirent par entrer dans la salle de classe des sortilèges.

Lily n'avait jamais connu un cours de sortilège commun avec les Poufsoufles aussi calme, personne n'avait oser ouvrir la bouche pour discuter avec son voisin, échanger des blagues et cela même l'un des plus grand blagueur, fauteur de trouble du château dont la moitié n'était pas présente avait remarqué Lily. L'ambiance de la grande salle s'était propagée à l'ensemble du château. Elle pouvait entendre les mouches voler, le bruit des plumes qui grattait les parchemins au rythme du discours du professeur. Le sujet que le professeur Flitwick était en train d'aborder était passionnant : la magie des éléments. Lily avait toujours aimé la magie des éléments : contrôler les éléments, faire apparaître de l'eau, créer des tempêtes, faire tomber la neige… c'était la magie à l'état pure pour elle. Le professeur continuait justement : « Cette magie élémentaire qui permet notamment de faire apparaître de l'eau grâce à l'aguamenti que nous étudierons prochainement, n'est pas à confondre avec la magie élémentaire ou mancie. Des questions, continua-t-il de sa voix fluette. » Mais personne n'osa se manifester. « Eh, bien sur ceux, déclara-t-il, alors que la cloche marquant la fin de l'heure retentit, je vous libère. »

Lily rangeait calmement ses affaires, elle avait le temps d'aller en défense contre les forces du mal, il ne lui faudrait pas plus de deux minutes pour descendre les deux étages qui la séparait de la salle et cela malgré le fait que les escaliers pouvant n'en faire qu'à leur tête… Elle se souvenait qu'en première année, elle avait toujours eu peur d'être en retard. Elle se précipitait hors des classes et partait le matin toujours avec plus demi-heure d'avance pour être sûre d'être à l'heure, un sourire vint se placer sur son visage à cette pensée. La première année, elle avait l'impression que c'était dans une autre vie, une vie d'insouciance, de véritable magie et enchantement alors qu'aujourd'hui… Non, il ne fallait pas qu'elle pense à cela, le climat était tendu, elle le savait plus que tout le monde mais elle avait muri. Elle savait ce qu'il l'attendait maintenant dans ce monde qui n'était pas si différent que celui des moldus. Elle pouvait voir Mary et Marlène qui discutait de manière animée juste devant elle. Elle pressa le pas pour les rejoindre et se mêler à leur conversation « Alors, que racontez-vous de beau ? leur demanda-t-elle.

- Mais chère Lily, rien du tout, éluda Marlène.

- Marlène, tu es devenue bien secrète, déclara Lily. Nous cacherais-tu quelque chose ou quelqu'un à Mary et moi, dit-elle espiègle.

- C'est vrai cela, renchérit Mary pour sa meilleur amie et belle-sœur, tu es devenu sécrète Marlène.

- Eh oh, commença celle-ci à tempêter. Je vous en fait des réflexions moi et vos cachotteries, hein ? Elle n'attendit pas a réponse avant de continuer, Non, alors stop, finit-elle avant d'accélérer le pas et les laissant sur le carreaux.

- Cela doit être sérieux et compliqué en même temps. Elle ne doit pas se sentir pour nous en parler, déclara Mary en continuant à marcher au côté de Lily. Et toi, alors ? Que se passe-t-il avec James ?

- C'est compliqué, dit-elle alors, elle n'avait pas d'autre réponse à lui donner, elle ne se voyait pas lui dire que la veille, il s'était déclaré, ni lui expliquer la malédiction qui les touchait. Elle n'était pas prête et cela, elle le savait.

- Cela toujours été compliqué entre vous, Lily, toujours et cela depuis le premier jour. Mais votre relation, à changé depuis, l'été dernier. Je le vois et Marlène aussi, on l'a vu au mariage, dans le train… On dirait que vous êtes devenu amis, en quelque sorte depuis quelques semaines, continua-t-elle. Je comprends, enfin j'essaie de comprendre que tu ne veuilles pas nous en parler. Tu as toujours eu tes secrets… mais nous sommes là, finit-elle en lui souriant.

- Je le sais Mary. Marlène et toi, mes meilleurs amis, lui dit-elle en la rassurant d'un sourire, quand j'aurais moi-même compris et mis des mots sur ce qu'il se passe entre James et moi. Mais avant, il faut que l'on parle…

- Ne t'inquiète pas Lily, lui répondit-elle alors qu'elles arrivaient devant la porte entrouverte de salle de défense contre les forces. Tu es prête à affronter les jumeaux de l'enfer ? lui demanda-t-elle en entrant.

- Allons-y, lui répondit celle-ci en la suivant. »

Dès l'entrée, elle fut assaillie par le brouhaha ambiant… comme si la morosité et le silence qui avait affecté les élèves de sixièmes années et tout le château au petit-déjeuner avait été oublié en l'espace d'une heure et d'un interclasse, à moins que les jumeaux Pewrett n'en soit la cause. Ils se tenait l'un à côté de l'autre, au bout de la salle. Elle rejoignit Marlène et Mary qui était déjà installé. « Bon, tout le monde est prêt ? demanda le jumeau de gauche.

- Tout le monde se souvient de ce que l'on nous a vu la dernière fois… continua le jumeau de droite.

- Mais pour les amnésiques…

- Les idiots, les flémards, les…

- C'est bon Fabian, l'interrompit son frère qui se tenait toujours à gauche de la salle de classe en appuie sur le rebord de la fenêtre. Je pense qu'ils ont compris. Donc, pour en revenir à ce que nous disions, au cours précédent nous avons parlé des détraqueurs, les célèbres et non moins effrayant gardien de la prison d'Azkaban.

- Suite à l'étude de ces créatures nous vous avions parlé d'un sortilège capable de les repousser, seulement les repousser. Il s'agit du sortilège du patronus.

- Ce sortilège de défense très efficace pour lutter contre ces créatures permet aussi d'envoyer des messages, reprit Gideon qui s'était levé. Mais, vous verrez tous cela en temps utile.

- Il s'agit d'un sortilège inoffensif pour les sorciers, qui lorsqu'il est corporelle dégage une certaine beauté. Il s'agit d'un sortilège qui requiert un grand pouvoir mais aussi une grande concentration.

- Nous le travaillerons ensemble à chaque séance jusqu'au vacances de Noël en parallèle de notre apprentissage de base, finit Gideon en poussant d'un coup de baguette toutes les tables de la salle sur les côtés.

- Alors, pour faire apparaître un patronus, il vous faut avant toutes chose un souvenir mais pas n'importe quel souvenir, un souvenir heureux, un souvenir qui vous réconforte, vous fait du bien. Une fois que vous avez se souvenir, il faut qu'il vous imprègne. C'est la partie qui demande la concentration. Une fois cela fait, il ne vous manquera plus qu'à prononcer votre baguette en main, bien sûr, la formule suivante : Spero Patronum. Allez entrainez-vous, l'heure y est entièrement dédiée, conclut Fabian. »

Lily et ses amies sortirent épuisées du cours des frères Pewrett. Jamais un cours de défense contre les forces du mal n'avait été si épuisant. Personnes n'avait réussi le-dit sortilège. Mais les frères n'avaient pas l'air inquiets, c'était normal pour eux. Mais, Lily se promit de continuer à la travailler en dehors des heures qui leur serait allouée par les deux frères.

La journée suivie son cours habituelle, les différentes classes s'enchaînèrent, au déjeuner pas d'autres hiboux arrivèrent pour perturber les élèves. Lily ne vit pas James réapparaître de la journée.

Alors qu'elle s'installait pour dîner avec ses amies, elle tourna la tête vers la table des professeurs. Elle remarqua alors l'absence du professeur Dumbledore mais aussi celle de sa professeure de métamorphose. L'absence des deux professeurs combinés à celle de James tout au long de la journée ne fit que renforcer ses craintes concernant la grand-mère de James et son état de santé. Il devait vraiment lui être arriver quelque chose de grave, de vraiment très grave, beaucoup grave que ce qu'elle avait pu imaginer le matin même.

Le dîner avait beau être excellent comme tous les soirs, l'ambiance dans la grande salle plus légère que le matin même. Elle était loin des éclats de rires, des fous-rires qui raisonnait la veille encore entre ses murs de pierres.

Elle ne suivait qu'avec peu d'attention la conversation qu'entretenait Mary et Marlène trop concentré et préoccupé par James et sa grand-mère. Elle était attentive à chaque entrée qui se faisait dans la grande salle, en espérant y voir apparaître James, les yeux rieurs, un sourire espiègle collé sur le visage avec un mauvais coup en réserve pour mettre un peu de joie dans la grande salle… Mais elle était bien idéaliste et trop pleine d'espérance pour le coup mais cela elle le savait au fond d'elle. Elle finit tranquillement son repas. Mary et Marlène étaient déjà partie quand elle se leva et se décida à rejoindre la salle commune pour commencer et continuer les différents travaux qu'elle devait rendre.

Installée à une des tables de la salle commune en compagnie de Mary et Marlène, elles étaient en train de plancher sur un devoir de potion que leur avait donné Slughorn la veille, dans lequel il fallait parler des propriétés mais aussi de la fabrication, de leur particularité de quatre différentes potions : le Veritaserum, l'Armortentia, le Felix Félicis et la potion de mort vivante qu'elles devront réaliser au prochain court. Elle finit par arriver à la fin de son devoir, enfin, elle était satisfaite du premier jet qu'elle avait écrit ce soir. A peine, eut-elle mis le point final sur le premier rouleau qu'elle ne comptait absolument pas rendre, qu'elle entendit l'horloge sonner 22h 30, l'heure de sa ronde avec Alice. Elle s'éclipsa alors discrètement laissant ces affaires sur la table.

Elle avait rejoint Alice à leur point de rendez-vous habituelle au 6ème étage. Elle la trouvait plus rayonnante que jamais. « Bonsoir Alice, la salua-t-elle alors qu'elle approchait d'elle.

- Salut Lily, lui répondit-elle, un sourire collé sur le visage. Prête pour notre ronde ? lui demanda-t-elle.

- En avant, lui répondit celle-ci en essayant d'y mettre un peu de joie. On commence par les cachots, proposa Lily en se dirigeant vers les escaliers suivis par Alice.

- D'accord, lui répondit celle-ci en la suivant, un léger sourire toujours collé sur le visage.

- Tu m'as l'aire bien joyeuse, remarqua Lily alors qu'elle descendait les escaliers. Cela s'est arrangée avec Franck.

- Que… comment, hoqueta-t-elle de surprise s'arrêtant au niveau de l'entrée des cachots. Tu es au courant ?

- Oui, je l'ai appris hier par hasard, à la soirée, continua-t-elle calmement.

- Lily, tu es allée à cette soirée, se reprit-elle choquée la rattrapant à grandes enjambées.

- Eh, oui, lui répondit-elle gêné. Mais, ce n'est pas cela la question. Alors, Franck Londubat ?

- Oui, lui répondit-elle avec un sourire encore plus grand. Tu sais cela faisait près d'un an que l'on se voyait en cachette. J'étais très effrayée, Lily, vraiment très effrayée. Je n'avais jamais aimé comme cela avant, et cela me faisait peur. Mais, Lily j'ai saisi la perche que m'a tendu Franck. On s'est tout dit et je n'ai jamais été aussi heureuse. Je suis sur un petit nuage depuis hier, continua-t-elle alors qu'elles passaient devant les cuisines et montaient au premier étage.

- Je vois cela… conclut Lily. »

Elles continuèrent tranquillement leur ronde, elles ne notèrent rien d'inhabituelle ou plutôt si, elles ne virent aucun élève dans les couloirs hors de leur salle communes, Peeves était étrangement calme cette nuit. Le climat extérieur avait belle et bien atteint le château en ce premier novembre 1976. Elles remontèrent tranquillement au 6ème étage où elles se séparèrent, chacune allant vers leur tour respective. Lily avait le cœur et l'esprit plus léger après cette discussion avec Alice. Elle était sincèrement heureuse pour elle et Franck. Un peu de bonheur, l'amour pouvait mettre à distance et vaincre tous les malheurs et mage noirs. Elle en était convaincue après ce soir.

Il était plus de 23h quand elle se rassit à la table où elle avait laissé ses affaires en plan avant de partir rejoindre Alice. Mary et Marlène avait déserté. D'ailleurs, la salle commune était presque vide. Elle s'était réinstallée à sa table. Elle relisait le premier jet qu'elle avait fait même pas deux heures auparavant. Elle raturait de-ci, de-là et complétait son écrit. Elle se dit qu'il n'était si mauvais pour un premier jet. Alors, qu'elle corrigeait la deuxième partie qui traitait de l'Armortentia. Le claquement du portrait de la grosse dame se fit entendre, détournant son attention du devoir. Surgit alors essoufflé et le regard hagard, James. Il suait à grosse goutte, la sueur dégoulinait sur son front, ses cheveux habituellement en désordre était plaqué sur son crâne. Elle vit alors qu'il tenait son balai. Elle se dit alors qu'il a dû aller voler. Elle savait que c'était une des seules choses qui pouvait le calmer pendant les temps de crise. Elle avait voulu amorcer un mouvement vers lui mais alors qu'elle commençait à se lever, aussi vite qu'il était apparu dans la salle commune, il disparut dans les escaliers qui le menait à son dortoir. Elle resta figée pendant quelques secondes debout à côté de sa table de travail, sa plume toujours à la main. Elle lâche subitement sa plume qui s'écrasa au sol alors qu'elle se dirigeait vers les escaliers menant aux dortoirs des maraudeurs. « Evans, ne le suit pas, cela ne sert à rien, l'interpella Sirius Black alors qu'elle mettait son pied sur la première marche de l'escalier.

- Et comment le grand Sirius Black le sait-il, l'interrogeait-elle en le railla au passage.

- Je le sais, c'est tout Evans. C'est mon meilleur ami, je sais quand il a besoin d'être seul et crois-moi Evans. Et, s'il avait eu envie d'être avec toi, de te parler, il l'aurait fait aussi crois-moi.

- Tu sais de quoi, il en retourne alors l'interrogeât-elle en en s'installant à côté de lui sur le canapé en face de la cheminé.

- Non, Evans. Il n'a rien voulu me dire. Tu sais, Evans contrairement à ce que l'on pourrait croire James ne me dit pas tous. Tu devrais retourner à ton devoir ou aller te coucher, il se fait tard finit-il alors qu'il se levait pour rejoindre à son tour son dortoir. »

Lily n'avait pas sommeil. Elle ne monta pas se coucher. Elle se rassit à sa table de travail devant son de devoir de potion inachevé. Mais elle n'arrivait plus à se concentrer. James occupait son esprit tout entier. Elle leva les yeux du devoir qu'elle n'avait pas touché, modifié. Le silence régnait dans la salle commune. Il ne restait plus qu'elle. La nuit devait être bien avancé. Elle prit les parchemins avec elle et sa plume, et elle s'installa en face de l'âtre sur le canapé. Elle y prit toute la place étendant ses jambes s'appuyant sur l'accoudoir. Elle essaya de s'y remettre. Mais installé cette manière, totalement détendu, elle ferma peu à peu les yeux, elle ne le senti pas tout de suite venir. Mais la fatigue et le sommeil finirent par avoir raison d'elle. Et, elle s'assoupi entouré de tous ses parchemins, et sa plume glissa de sa main et tombant au sol.

Elle ne dormit pas bien. Dormir sur le canapé de la salle commune n'était pas conseillé pour avoir une confortable et reposante nuit. Le silence régnait alors qu'elle commençait à émerger tranquillement de sa courte nuit. Alors qu'elle était en train de s'étirer, pour délier ses muscles endoloris. Elle perçu le faible couinement, grincement que pouvait effectuer le tableau lorsqu'il tournait certain jour. Elle était maintenant assise sur le canapé. Elle essayait de remettre un peu d'ordre dans ces cheveux mais aussi ses vêtements qui n'avaient pas appréciés les mouvements de la nuit, en particulier sa chemise. Elle la reboutonnait plus convenablement en la replaçant comme il se devait, quand elle senti une présence dans son dos. Elle se lève et se retourne en pensant découvrir Mary ou Marlène voire l'un des garçons. Mais qu'elle ne fut pas sa surprise de découvrir le professeur Mcgonagall habillée de pied en cape à cette heure du matin mais surtout dans la salle commune. Son professeur et directrice de maison pris alors la parole : « Miss Evans, justement, je voulais vous voir. Nous devons parler. Je vous attends dans mon bureau dans dix minutes, continua-t-elle avant de sortir de la salle commune laissant une Lily toute décontenancée qui ne comprenait pas pourquoi elle voulait la voir de si bon matin. »

Elle ne prit même pas le temps de monter dans son dortoir, de se changer, de voir à quoi elle pouvait bien ressembler bien trop non pas angoissée, elle n'avait rien fait de mal et puis elle était préfète mais elle demeurait intriguée et légèrement perplexe sur ce que pouvait lui vouloir sa directrice de maison. Elle était trop pressée de découvrir ce qu'elle allait lui dire, qu'elle prit à peine le temps de ramasser et d'entasser tous ses parchemins de brouillons et sa plume pour les poser sur la table la plus proche avec son livre de potion, avant de sortir de la tour et suivre le chemin que Minerva Mcgonagall avait emprunté quelques minutes auparavant.

Elle arriva devant le bureau de son professeur seulement quelques minutes après celle-ci. Elle n'eut aucunement besoin de frapper à la porte pour signaler sa présence. La porte s'ouvrit toute seule. Minerva Mcgonagall était assise derrière son bureau entrain de servir du thé avec une assiette de petits gâteaux, de croissant encore chaud qui n'attendait plus qu'elle se serve. « Je vous en prie entrez, Miss Evans et installez-vous confortablement. Tenez, voici du thé et bien entendu servez-vous. Il est encore tôt. Un petit-déjeuner ne peut faire que du bien, continua-t-elle avec un sourire amical en lui tendant la tasse de thé qu'elle avait remplie au moment de son arrivée.

- Merci professeur, dit Lily alors qu'elle se saisissait de la tasse de thé légèrement fumante qu'elle porta à ses lèvres tout comme son professeur de métamorphose.

- Miss Evans j'ai demandé à vous voir pour plusieurs raisons vous nécessiter quelques ajustements de votre part mais aussi de monsieur Lupin que je recevrai ultérieurement, continua-t-elle après avoir pris une deuxième gorgée du breuvage ambré. Dans un premier temps Monsieur Potter ainsi que nombre d'élève à partir de la quatrième année ont quitté le château pour aller voir leur famille et leurs proches qui ont été touché lors de ces différentes attaques. En conséquence, et je sais que cela sera une mesure très discutée par tous les élèves mais les futures sorties à Pré-au-Lard seront dorénavant réservé aux élèves de 6ème et 7ème année à partir du mois de décembre. Bien sûre, en espérant que cela ne soit que temporaire. Je vous ferais parvenir la nouvelle liste des élèves à sortir de l'enceinte du château.

- Mais professeur, l'interrompit Lily, cela ne serait pas aux préfets en chef de s'en occuper, l'interrogea-t-elle entre deux gorgées de thé.

- Il est vrai, Lily mais au vu de la situation que nous connaissons, il a été décidé que l'ensemble des préfets devaient être garant de l'ordre et de la sécurité de tous. En plus, de cette décision, de nouvelles règles au sujet de ces sorties seront mise en place comme le fait de ne jamais sortir seul, mais qui seront détaillé au moment de l'inscription à ces sorties par les élèves. Il s'agit de mesure d'urgences, Miss Evans même au plus fort de l'ascension de Grindelwald en Europe, ce genre de mesures n'avait pas été mise en place.

- Oui, professeur. C'était tous ce que vous vouliez me dire.

- Hélas, non, Miss Evans, reprit-elle. Vous allez devoir quitter le château pour quelques jours, je n'en sais hélas pas plus. Ne vous inquiétez pas, ajouta-t-elle en voyant le visage de Lily blêmir malgré les nouvelles rassurantes que Nate lui avait transmise la veille, ce n'est pas votre famille. Ste Mangouste est en manque d'effectifs dû aux différentes attaques ainsi votre stage d'été en médicomagie que vous vouliez réaliser dans le service de soin en contre-maléfices a été avancé.

- Mais professeur, protesta Lily, je ne pourrais rien faire, je ne serais d'aucune utilité, je ne peux utiliser la magie en dehors de l'école.

- Miss Evans, vous l'avez montré en vous occupant de miss Levingston, la magie n'est pas forcément utile, vous serai, je le sais d'une grande aide. Je vous conseille de préparer vos affaires maintenant, vous serez attendu cette après-midi sur place après le déjeuner.

- Bien professeur dit Lily alors qu'elle se levait pour quitter le bureau toujours pas réellement convaincu par l'explication qui lui avait été donnée. »

La porte venait de se refermer sur la jeune Lily Evans, et Minerva Mcgonagall en profita pour s'adosser contre le dossier rembourrer de son fauteuil. Elle soupira. Elle s'inquiétais pour ses jeunes élèves. Comment cette génération de jeunes sorciers aller ressortir cette guerre. Elle n'avait aucun doute que la guerre civile allait être inévitable. Que Merlin, Morgane nous vienne en aide, tout l'aide possible et imaginable allait être nécessaire pour retrouver la paix.

Mais surtout, elle ne revenait que ce qu'elle venait de faire mentir, tromper en partie une de ses meilleurs élèves et plus prometteuse pour qu'elle quitte le château et tous cela pour une vieille amie qui souhaitais la voir.


J'espère que ce chapitre vous aura plût... Un petit mot, une remarque sur l'écriture, l'histoire, sur ce que vous avez aimé, moins aimé fait toujours plaisir et sont toujours appréciés, lus et pris en comptes.

Je vous dit à la prochaine... pour le douzième chapitre.

Zélinara