Bonjour ! Aujourd'hui, la suite de l'aventure de nos amis de Suzuki ! N'hésitez pas à laisser une rewiew, ça fait toujours plaisir et ça m'encourage à poster la suite.


SEPT


- Le match contre Seirin se déroule cet après-midi, tu veux aller faire du lèche-vitrine et manger un bout avant ? proposa Sora.

- On a intérêt à pas être en retard, siffla Misaki.

- T'inquiètes pas, on ne le sera pas, assura Yoshi en soupirant.

Miura resta silencieuse. Elle, Sora, Misaki et Yoshi continuèrent à marcher dans les couloirs du lycée remplis d'élèves racontant leur vie.

Aujourd'hui, il pleuvait. Donc forcément, des sots remplis d'eau de pluie étaient éparpillés dans les salles de classe et dans les couloirs à cause des fuites. Et comme il y avait une énorme trace d'humidité qui gouttait du plafond juste au dessus de la place de Miura en classe, elle ne restait jamais pendant les pauses et se déplaçait dans les couloirs, un livre à la main. Nobutara dormait sur sa table, alors personne n'avait eu envie de la réveiller, profitant de cette pause pour décompresser.

- On risque une indigestion, affirma l'adolescente aux cheveux châtain.

Elle tourna la tête vers la fenêtre, s'arrêtant quelques secondes. Cela ne l'a dérangeait pas d'aller manger avec ses coéquipiers en dehors de Suzuki. Ils le faisaient, de temps à autres. Mais Miura était comme ça, elle aimait bien se méfier. Elle ne faisait pas confiance au destin, allant jusqu'à s'inquiétait de lui.

Il suffisait d'une seconde pour que Nobutara se fasse renverser par une voiture, pour que Yoshi s'étouffe, pour que Misaki ait un malaise ou pour que Sora se casse une jambe. Alors elle se défilait. C'était dans ses gènes, Miura voulait toujours être préparer au pire.

- Allez Miura ! Fais pas ta petite fille à maman ! aboya Yoshi. Hier, on aurait pu y aller sans toi, mais on s'est dit que c'était bien mieux d'y aller avec toi. Tu es notre capitaine, on est ton équipe, alors tu la ferme et tu viens.

Miura fronça les sourcils devant tant d'agressivité alors qu'elle n'avait strictement rien fait pour le mériter. C'était vrai qu'elle s'inquiétait un peu trop, parfois. Mais il valait mieux être prudent avec des coéquipiers pareils. Elle haussa les épaules.

- Très bien, faites comme vous voulez, souffla t-elle à contre cœur sous les applaudissements de ses amis pour Yoshi qui sautillait, triomphant de sa première victoire contre Miura.

- Bon, allez, s'exclama le professeur. Vous ne rentrerez pas chez vous tant que vous n'aurait pas choisi les délégués.

Miura regarda par la fenêtre, ennuyée. Il ne pleuvait plus, mais le temps paraissait encore humide. Les élèves de la classe discutaient entre eux, aucun ne voulant prendre les responsabilité d'élus de classe. Nobutara gribouillait sur son cahier de mathématique des personnages représentants ses coéquipiers dans l'équipe de basket-ball. Nobu s'amusait à se retourner vers sa capitaine et à lui montrer ses œuvres. Yoshi était le seul crayonné en couleur -ou plutôt c'était le seul dont les cheveux étaient colorié au stylo rouge. «Est-ce que la seule chose qui définissait Yoshi était la couleur de ses cheveux ?» Miura avait souri derrière sa main, accoudée à sa table avant de détourner les yeux.

- Moi, je veux bien être déléguée !

Les regards se braquèrent sur une jeune fille aux cheveux turquoise. Ses pommettes saillantes mettaient en valeur ses grands yeux bruns. Ses lèvres étaient rouges à cause de la fraîcheur de la classe -ou d'un quelconque gloss. Elle avait les jambes croisées sur sa chaise, levant le bras maladroitement. Miura n'arrivait pas à se rappeler de son prénom.

- Si il n'y a pas d'autre volontaire, alors Ichigo Hisagi-san sera la déléguée chez les filles.

Miura soupira en fermant les yeux, réjouie de ne pas avoir été choisie. Sauvée. La capitaine de l'équipe de basket du lycée Suzuki n'avait jamais aimé être responsable des classes depuis son plus jeune âge. Pendant ses deux années d'études en France, elle avait tout fait pour éviter ce poste.

Hisagi se leva, remettant sa chaise derrière son bureau et marchant joyeusement vers le bureau du professeur qui se décala d'un pas.

- Je cherche une personne… qui mettra l'ambiance dans la classe avec moi ! rougit-elle en faisant un signe de main à un camarade qui secoua la tête.

Personne ne répondit. Hisagi, hébétée, se tourna vers son professeur. Il haussa les épaules.

- Bon, alors c'est moi qui vais choisir, souffla l'enseignant en attrapant sa fiche de note.

Nobutara se retourna vers Miura pour lui montrer une nouvelle fois ses dessins. Elle avait fait un ballon de basket avec un petit personnage aux cheveux colorier en bleu qui semblait être Kuroko. Nobu leva son pouce en l'air en souriant. Miura secoua la tête en fermant les yeux.

- Akihide Gaara-kun, appela l'instituteur en levant les yeux de son carnet.

- Quoi ? pesta le dénommé Gaara. Mais c'est pas juste !

Le garçon en question était un peu plus petit que Miura. Ses cheveux ébènes étaient ébourriffés et sa chemise blanche était ouverte de deux boutons et mal mise. Gaara était le genre de personne qui attirait beaucoup l'attention. Celui qu'il ne fallait pas fréquenter. Miura ne le connaissait pas tant que ça. En classe, elle était plutôt silencieuse, sauf pendant les pauses, quand ses coéquipiers venaient la rejoindre. Elle frappait Yoshi et son équipe riaient beaucoup, attirant l'attention des autres camarades de sa classe.

- Monsieur, dit Miura, coupant court à toutes les conversations.

Les regards convergèrent vers elle. Peut-être allait-elle se proposer comme déléguée pour éviter à Gaara de devoir le faire. En fait, Miura était peut-être une fille solidaire qui aimait bien prendre soin des autres. Mais étant timide, elle restait dans son coin. Nobutara ferma son cahier et rangea sa trousse dans son sac en souriant. Elle savait déjà ce que la capitaine allait dire.

- On peut sortir maintenant que les délégués sont choisis ? demanda Miura sans une quelconque émotion sur le visage.

L'instituteur hocha la tête en soufflant, mécontent d'avoir une classe si molle cette année. Nobu se leva en même temps que sa camarade et elles quittèrent la classe en silence. Les rires moqueurs fusèrent dans la classe alors que les deux joueuses descendait les escaliers du lycée

Misaki, Sora et Yoshi les attendaient devant les casiers à chaussures, légèrement impatients. Miura et Nobutara récupérèrent rapidement leurs parapluies.

- Direction le Maji Burger ! s'écria Nobutara en levant le poing en l'air.

Comme d'habitude, elle s'attendait à une ovation, mais ses coéquipiers l'ignorèrent et commencèrent à partir, la laissant en plan, le bras levé et seule.

Quand Miura poussa la porte vitrée du restaurant, elle sentit l'odeur de la nourriture l'envahir. Elle respira un bon coup avant d'entrer, ses amis sur ses talons. Elle alla faire la queue avec Sora pendant que les autres s'étaient installés et commençaient à parler. Miura et Sora avait été tiré au sort et choisi pour payer pour les autres.

Fréquentant de temps en temps le Maji Burger, l'équipe de basket-ball avait une table réservé, dans un coin sombre et puant le steak. Personne n'aimait cette place, et techniquement, c'était logique. Cependant, comme cette table était rejeté, Nobutara l'aimait bien.

- Ça fais trois fois d'affilée que je paye, soupira Sora. J'ai plus un rond.

- Moi non plus, avoua Miura. Je me charge de Yoshi. Tu fais pour Nobutara et Misaki ?

Il hocha la tête. Yoshi mangeait comme quatre alors la proposition de Miura était gentille et tentente.

- D'ailleurs, c'est bientôt les examens. Ça te dirait -avec les autres, bien entendu- de venir réviser chez moi ?

- Si il y a des gâteaux secs et du thé, c'est d'accord, accepta la jeune fille aux yeux bleus.

- Ouais. On passera aussi en boucle le match de basket-ball qu'on aura gagner contre Seirin.

Miura sourit à la remarque de son camarade. Elle s'avança vers le comptoir où un homme avec un tablier orange et vert les salua.

- Contente que tu sois motivé, dit-elle avant de passer sa commande.

- Hum… Miura, action ou vérité ?

- J'ai pas envie de jouer, soupira l'adolescente.

Après avoir mangé, les lycéens se baladaient dans l'avenue commerciale de la ville. Comme tous était pauvre, ils étaient impossible pour eux d'acheter, alors ils faisaient du lèche-vitrine. Misaki bouda dans son coin.

- T'es pas drôle, fit la blondinette avant de poser la même question à Sora.

Cette remarque ne toucha point Miura.

Yoshi poussa la porte d'un magasin et salua le vendeur d'un signe de tête. Il trottina les mains dans les poches vers le rayon de ballons, Sora sur ses talons. Les deux adolescents s'amusèrent à se faire des passes et à tirer sur le panier pour enfant en plastique bleu et rouge. Miura reprit des couleurs en remarquant que la boutique avait enfin reçu les maillots de matchs commandés, mais grommela de nouveau en voyant la texture des maillots. Nobutara sirota son milk-shake à la framboise en regardant des magazines de basket-ball avec Misaki qui s'enthousiasmait à chaque page.

- Miu-miu ! appela Nobu en courant vers sa capitaine, une revue à la main.

L'adolescente aux cheveux châtains se tourna vers ses deux amies, arrêtant de marmonner des insultes contre le tissu des maillots qui était de mauvaise qualité. Elle attrapa le sac en papier où était plié cinq maillots bordeaux et noirs et remercia platement le vendeur.

- Regarde, là ! Il parle de la Interhigh ! s'exclama l'une en souriant de toute ses dents.

- Ça donne plein d'information sur les équipes qui vont s'affronter, affirma l'autre.

Miura attrapa le magazine intitulé «Basket-ball Japan School» et lue l'article. Comme l'avait dit Nobutara, il parlait des préliminaires et de la Ligue de la Interhigh.

Il donnait des indications sur des dates, des lieux que Miura ne connaissait pas et citait des lycées prestigieux de niveau international ainsi que les gagnants de l'année précédente. Elle tourna la page et vit une photo qui lui fit écarquiller les yeux.

Cinq personnes. Ils avaient tous une couleur de cheveux différentes mais portait le même maillot blanc et bleu. Le titre de l'article: «Qui gagnera cette année ?». La photographie montrait le célèbre groupe de garçons brandissant un trophée plaquée or. Miura serra la revue entre ses mains en posant ses yeux sur le premier paragraphe de la chronique journaliste.

«Le collège Teikô, l'année dernière, avait une nouvelle fois gagné la Interhigh collégienne japonaise. Cette année, tous se sont dispersés dans des lycées différents et prestigieux. Les matchs promettent d'être intenses et intéressant ! Vivement fin mai pour savoir quels prodiges gagnera la coupe !»

Miura serra les dents en regardant une nouvelle fois l'image. La Génération des Miracles. Des génies dans toutes leurs splendeurs. L'adolescente ferma la revue et la tendit à Misaki non sans montrer son agacement contre cette ancienne équipe à qui on donnait un nom si victorieux. Étaient-ils tous si invincible que ça ?

Derrière son poste de télévision, deux ou trois ans plus tôt, elle regardait en souriant leurs matchs, voulant un jour les égaler ou même simplement jouer sur le même parquet qu'eux. Miura désirait à ce moment simplement les rencontrer.

Maintenant, son état d'esprit avait complètement changer. Elle voulait les battre pour qu'on reconnaisse sa valeur. Pour que tout le monde comprenne qu'elle avait changer, qu'elle n'était plus juste une fillette égocentrique qui avait gâché les rêves de son équipe avant de fuir comme une voleuse dans son pays natal.

Yoshi et Sora revinrent et posèrent leur regard sur le sac contenant les maillots que l'équipe allait porter pendant leurs futurs matchs. Le garçon aux cheveux roses esquissa une grimace en prenant un tee-shirt au hasard.

- On va porter ça ? La matière est pas très douce et la couleur est vraiment louche.

«Comme tes cheveux», ne purent s'empêcher de penser les autres.

Miura sortit un des maillots pourpre de la besace. Elle le regarda sous toute les coutures pendant que ses amis l'imitaient. Au devant était noté en noir verticalement Suzuki sur le côté droit. Et au milieu, derrière et devant, était marquer les numéros de chaque joueur. Kiyuji n'avait pas encore attribué les maillots pour des matchs mais Miura savait d'avance que comme elle était la capitaine, le numéro 4 lui reviendrait.

- Moi j'aime bien, admit Sora. Ça fait classe et ça représente bien la mixité de l'équipe.

- On va ressembler à des framboises, déglutit Misaki, de l'avis de Yoshi.

- C'est bon, les framboises, affirma Nobutara. Ça me donne faim...

- On vient de manger ! s'énerva Yoshi.

Ignorant les disputes de ses coéquipiers sur un sujet qui était de toute façon déjà clos, Miura regarda sa montre. Plusieurs minutes passèrent et quand ses coéquipiers furent calmer, n'ayant plus rien à dire concernant les maillots pourpres, il regardèrent leur capitaine qui lisait un bouquin plutôt épais à la couverture brune claire.

- Vous avez terminé ?

Les joueurs hochèrent la tête lentement, se regardant les uns les autres. Miura corna la page de son livre et le referma. Elle leur adressa un regard avant de sortir de la boutique, ses amis la suivant de près.

- Les maillots bordeaux sont très jolies, en parfaite harmonie avec les cheveux de Yoshi, ironisa Sora.

- La ferme, mes cheveux sont roses, pas bordeaux.

- Bordeaux.

- Rose.

- Bordeaux.

- Rose.

- Framboise.

- Bordeaux.

- Rose.

Miura se retourna rapidement, s'approcha de Sora et de Yoshi, pris leur tête et les entrechoqua.

Elle recommença à marcher tranquillement dans la rue malgré les regards interloqués et les chuchotements des passants. Nobutara rigolait aux éclats, Misaki était scandalisée par la brutalité de son amie, Yoshi insultait de tous les noms sa capitaine et Sora affirmait en boucle en se touchant le crâne qu'il avait maintenant une bosse.

Il formait une équipe insolite.

. . .

- Attendez… dites-moi que je rêve.

Les regards se braquèrent sur l'entraîneuse de l'équipe. Elle haussa les épaules, elle même un peu désemparée face à la façade du lycée Suzuki. L'équipe du lycée Seirin était arrivée à Kushiro depuis une bonne demi-heure, et après avoir fait vingt fois le tour de la ville, ils s'étaient rendu à l'évidence. Ils patientaient devant l'entrée du lycée, priant pour que le gymnase ne soit pas dans le même état que l'établissement.

- C'est pas possible, on a dû se tromper, pesta Kagami en regardant sa coach.

Elle rigola nerveusement. Le vieux au téléphone ne lui avait pas spécifié que l'académie Suzuki était délabrée.

- Impossible, songea Hyûga. C'est écrit Suzuki sur la pancarte en bois.

Personne ne parla plus quand l'écriteau tomba au sol -sûrement à cause du vent. Des frissons parcoururent l'échine de Koganei alors qu'il faisait un pas en arrière, apeuré.

- Oh vous êtes déjà là ? Bonjour.

Un vieil homme s'approcha, se tenant sur une canne. Il avait des cheveux blancs et des habits datant de la vielle époque. Il fit un signe de main aux adolescents du lycée Seirin qui s'avancèrent lentement, un sourire qui témoignait de leur inquiétude.

- Je m'appelle Monsieur Kiyuji, je suis l'entraîneur de l'équipe de basket-ball du lycée, se présenta l'homme. Suivez-moi, je vais vous conduire au gymnase.

Quand l'entraîneur de Suzuki se retourna, il effaça in-extremis le faux sourire qui étirait ses lèvres fines et cornues quelques secondes plus tôt. Kiyuji ferma les yeux d'exaspération.

- Monsieur ? demanda Hyûga en s'approchant du vieil homme. Où est-ce que sont vos joueurs ?

Kiyuji poussa un long soupir, attirant les regards curieux des autres adolescents.

- Ils seront à l'heure quand débutera le match.

La réponse à la question du capitaine de Seirin ne fut pas claire pour une raison bien précise: Kiyuji lui même ignorait où était ses joueurs. Mais il savait qu'ils allaient passé un sale quart d'heure quand ils allaient rentrer.


Bonjour ! Bonnes vacances à tous ! N'hésitez pas à laisser une rewiew ! Bonne fin de semaine !