Helloooooo ! Alors pour commencer, bienvenue ! Je poste aujourd'hui le tout début de ma toute première fic, donc c'est un grand jour ! Youhou !

Comme le raconte le résumé, cette fanfiction va reprendre les livres avec mon OC en plus, de son point de vue. Il y aura donc peut-être quelques changements etc…

Évidemment, je ne possède pas Harry Potter, tout appartient à J.K. Rowling, sauf mon OC.

Bonne lecture à tous, j'espère que ça va vous plaire !

Chapitre 1

Aujourd'hui était un grand jour. C'était le jour de l'anniversaire des jumeaux Dursley. Autrement dit, la maison du 4 Privet Drive était autant décorée que pour l'anniversaire de la reine. Principalement avec des photos de Dudley en fait.

Ariana se leva ce jour-là avec la simple envie d'étrangler cette grosse larve qu'elle avait pour frère lorsqu'il s'amusa à courir dans tous les sens et à dévaler les escaliers puis à les remonter et enfin à sauter lourdement (bien que son poids naturel fût suffisant) sur chaque marche. Ariana savait pourquoi il faisait ça : embêter Harry. Sauf qu'au passage il l'avait réveillée elle aussi. Elle se leva en soupirant et commença son rituel matinal : salle de bain, petit-déjeuner, brossage de dents. La douche finit de la réveiller et elle enfila une robe bleue ciel que Pétunia lui avait achetée spécialement pour son anniversaire ainsi que la paire de ballerines qui allait avec.

Elle sortit enfin de sa chambre et rejoignit les autres dans le séjour. Elle écarquilla les yeux quand elle vit la montagne de cadeaux qui menaçait de s'écrouler tant l'équilibre était instable. À côté de l'équivalent du mont Everest de paquets se tenait une petite colline beaucoup plus modeste composée de trois cadeaux. Ariana soupira. Comme toujours, Dudley était recouvert de cadeau et elle recevait ce qui était pour elle des paquets qui n'étaient là que pour garder les apparences. En soit, ce n'était pas un drame, elle était déjà heureuse que les Dursley pensent à garder un minimum d'argent pour lui acheter des cadeaux aussi à elle. Mais la jalousie prenait place en elle. Voir que son énorme frangin pourri gâté recevoir le jour de leur anniversaire une trentaine de cadeaux de plus, alors qu'il en avait déjà au moins deux par semaine pour le récompenser de sa soit disant "bonne conduite" à l'école pendant toute l'année était insupportable.

Dans ces cas là, elle comprenait un peu comment Harry se sentait. Mis à l'écart de sa propre famille. Sauf qu'au fond d'elle, des soupçons s'installaient quant à ses origines. Et malheureusement pour les Dursley, elle était plus déterminée que jamais. Elle essaya de cacher sa frustration tant bien que mal, et sortit de ses pensées lorsqu'elle entendit Dudley crier au scandale à propos du nombre de cadeaux.

« Trente-six !? Mais l'an dernier- L'an dernier il y en avait trente-sept ! »

Et voilà, c'était parti. Évidemment, Vernon ne voulant pas que son cher fils s'énerve davantage passa de la pommade et lui promit qu'ils iraient acheter deux autres cadeaux l'après-midi même.

Pour la journée, les parents avait prévu d'inviter le meilleur ami de Dudley et d'aller visiter le zoo en famille, c'est-à-dire sans Harry. Ce dernier devait passer la journée chez Mrs Figg, une vieille voisine un peu bizarre et qui avait une bonne vingtaine de chats. En attendant qu'elle vienne le chercher, il devait préparer le déjeuner d'anniversaire. Ariana prenait un peu en pitié son cousin. Harry n'avait jamais rien fait de mal, et pourtant tout ce qu'il recevait en retour était la mauvaise humeur de Vernon, et la froideur de Pétunia. Sans parler des coups qu'il se prenait par Dudley.

Midi sonna et Ariana avait fini par aider Harry à faire le gâteau. C'était vraiment rare que Pétunia l'autorise à faire une tâche qu'elle avait d'abord donnée à Harry, mais Ariana mit en avant le fait qu'elle adorait faire de la pâtisserie, et Pétunia ne pouvait plus refuser. Le repas était enfin prêt et les Dursley purent passer à table. Harry leur servait les plats, et Ariana ne put que se régalait. Son cousin était devenu un as concernant la cuisine. Enfin, si on oubliait la fois où il avait fait bruler le toaster et celle où le plat d'un gâteau avait explosé sans vraiment une raison apparente.

Beaucoup de choses étranges se passaient dans cette maison, et pas seulement autour d'Harry. Ariana elle-même avait déjà vu l'ampoule de sa lampe de chevet éclater alors qu'elle n'y avait même pas toucher, ou bien le sèche-cheveux de Dudley avait soudainement doublé d'intensité quand elle était passée à côté. Mais elle préférait ne pas y penser, et au pire elle se disait que c'était un pur hasard. Heureusement cela ne s'était jamais passé quand Pétunia ou Vernon étaient autour, car vu l'état dans lequel ils se mettaient quand ça arrivait à Harry, il ne valait mieux pas qu'elle leur dise quoi que ce soit.

À la fin du repas, tout le monde attendait Piers, le meilleur ami de Dudley. Soudain, le téléphone sonna. Vernon décrocha, et apparemment, au vu de la tête toute rouge du gros père de famille, les nouvelles le contrariaient fortement. Il raccrocha en claquant le téléphone et se tourna vers Pétunia.

« Mrs Figg s'est cassé la jambe. Elle ne peut pas le garder. »

Par "Le" il entendait Harry. Ariane se retourna vers Harry qui soudain avait une lueur d'espoir dans ses yeux.

« Mais on ne peut pas le laisser ici ! Il risquerait de nous faire exposer la maison ! » Se plaignit sa femme. Exploser la maison. Comme si Harry planquait de la dynamite sous son lit… Il avait à peine la place pour ranger trois t-shirts et deux pantalons !

« Je ne vais pas faire exploser la maison ! » Intervint le petit brun. Ariana tourna à nouveau les yeux vers son "cousin". Mauvaise idée, tu vas encore t'en prendre plein la tête…

Vernon semblait fulminer et Pétunia horrifiée. Et bien sûr, Dudley se devait d'en rajouter une couche.

« Il va pas venir avec nous maman, si ? »

Ariane soupira, sachant qu'il allait à nouveau faire une comédie devant ses parents qui étaient forcés d'emmener Harry en plus. La jeune fille envoya un sourire en coin à Harry pour lui dire qu'il avait gagné une visite au zoo, et le garçon sembla comblé de joie. Pour une fois qu'il peut prendre un peu de bon temps…

Piers finit par arriver, et la discussion fut terminée. Ils furent pressés à quatre sur la banquette arrière, et Ariana dut d'asseoir sur les genoux d'Harry, un sourire désolé, pour que Dudley et Piers puissent prendre toute la place. L'arrivée au zoo était une délivrance pour eux deux. Ariane n'avait plus à supporter son stupide frère, et Harry pouvait aller où bon lui semblait, à condition de rester à portée de vue des Dursley.

Le zoo n'était pas l'endroit préféré d'Ariana. Elle adorait les animaux, mais les voir enfermés dans des cages, derrière des vitres où se collaient les gens pour les voir était plus que révoltant. Elle, qui adorait se sentir libre, ne pouvait que trouver ça insupportable.

Son attention fut attirée par Dudley et son père qui illustrait parfaitement ses pensées, essayant de faire bouger un boa constrictor dans sa cage en tapant sur la vitre. Vernon finit par abandonner, mais le petit empereur qui se donnait le droit de tout continuait à frapper sur la vitre en criant.

« Il bougera peut-être si tu lui demandes plus gentiment, tu sais. » Il se tourna vers elle et la dévisagea comme si une deuxième tête lui poussait. Il reprit son air sur de lui et ricana avec Piers.

« On dirait que tu as envie d'essayer sœurette. Vas-y fais toi plaisir. »

« Je n'ai pas envie d'essayer. Le serpent dort, je ne le réveillerai pas. Si quelqu'un venait au beau milieu de la nuit et te criait dessus pour que tu te lèves, je ne pense pas que tu apprécierais. »

Le visage de Dudley trembla de colère et devint tout rouge. Son meilleur ami, toujours fidèle, pris sa défense.

« Arrête Ariana, c'est son anniversaire, laisse-le tranquille. Tu n'as pas le droit de lui dire ça. »

« Pardon ? Je n'ai pas le droit ? À ce que je sache, je lui parle comme je veux, c'est mon frère. » Elle s'éloigna des deux garçons avant de se retourner à nouveau. « Et devine quoi mon gros, c'est aussi mon anniversaire. »

Sur ce elle s'en alla de la vitrine derrière laquelle se trouvait le boa et fit le tour du vivarium. Lorsqu'elle eut finit de voir tous les spécimens elle revint à celui devant lequel elle s'était énervé. À sa grande surprise, elle y trouva Harry. Et encore plus surprenant, il parlait au serpent, qui semblait l'écouter.

« Harry ? » Le garçon se retourna rapidement et relâcha un souffle de soulagement quand il vit que c'était Ariana. « Qu'est-ce que tu fais ? »

« Rien, je… »

« Harry je t'ai vu lui parler. » Coupa-t-elle. « Comment tu fais ? » Elle était curieuse de voir comment le garçon avait réussi à parler avec un boa constrictor de deux mètres de long.

« Je ne sais pas. Regarde. » Il se tourna à nouveau vers le serpent. « C'est Ariana. Elle est sympa, elle m'aide de temps en temps. » Le serpent tourna sa tête vers la jeune fille et émit un sifflement. « Il te souhaite un bon anniversaire, il t'a entendu tout à l'heure. »

Ariana était bouche bée. Il venait de siffler comme s'il avait toujours su parler comme ça. Comment faisait-il ça ? Parler à un serpent… C'était quoi le problème ? Qu'est-ce qu'il se passait ? Ses pensées furent interrompues lorsque que Dudley et Piers les bousculèrent en envoyant Ariana sur Harry qui tomba sous le choc.

« Maman ! Papa ! Venez-voir ! Le serpent bouge ! » Il était totalement collé à la vitre et Ariana ne put retenir un sourire moqueur face à l'expression de Dudley. Soudain, la vitre disparue. Elle s'était juste volatilisée, comme par magie. Et évidemment, Dudley et Piers perdirent l'équilibre et tombèrent dans la cage du serpent. Elle se retourna vers Harry pour voir s'il avait vu, mais ne vit qu'un grand sourire sur ses lèvres. Est-ce que c'est lui qui a fait ça ? Ariana secoua la tête et se retourna juste à temps vers le vivarium pour voir le boa sortirent tranquillement et passer à côté d'elle, siffler quelque chose dans la direction d'Harry et s'en aller.

« De rien… » Murmura Harry, à moitié effrayé et à moitié émerveillé par ce qu'il venait de se passer.

Le voyage de retour était beaucoup moins jovial que l'allé. Pétunia était horrifiée de voir son pauvre "Dudlinouchet" chéri trempé jusqu'à la moelle. Le fait qu'il racontait qu'il avait échappé de peu à une mort atroce n'arrangeait rien. De l'autre côté, il y avait Vernon, rouge de colère, et qui grommelait des mots incompréhensibles. À peine arrivés à la maison, il ordonna à Harry de rester dans son placard sans manger. Ariana préféra ne pas être témoin de la colère de Vernon et alla s'enfermer dans sa chambre.

Les événements de l'après-midi l'avaient choquée, et elle n'en revenait toujours pas de ce qu'il s'était passé. La vitre avait disparue comme par magie et Harry était resté par terre, médusé par le spectacle.

Ariana repoussa ses pensées dans un coin de sa tête, préférant oublier que de chercher une réponse logique qu'elle ne trouverait pas, et tourna la tête vers son bureau où se trouvaient ses trois cadeaux qu'elle avait déballé pendant le repas. Un parfum, une paire de boucles d'oreilles, et une petite chaîne en or sur laquelle se trouvait un pendentif doré en forme de tête de loup qui hurlait et dont l'œil était fait avec un rubis. Il était magnifique. Il y avait avec un mot sur lequel était écrit de la main de Vernon :

C'est un bijou qui t'es destiné depuis que tu es petite. Nous attendions que tu sois plus grande pour te l'offrir.

Ce n'était pas grand-chose, mais savoir que Vernon, même si au fond d'elle elle sentait qu'il n'était pas son père, lui attachait assez d'importance pour qu'il lui offre un pareil cadeau était rassurant. Il lui donnait une place dans cette famille complètement folle, et même si ce n'était pas la meilleure place, ce n'était pas non plus la pire. Elle mit le collier autour de son coup et alla se mettre en pyjama.

Le diner se déroula dans un silence de plomb, sans Harry. À la fin du repas elle repartit dans sa chambre, non sans avoir glissé un morceau de pain et une barre chocolatée sous la porte du placard à balais, et s'endormit dans son grand lit.

XXXXXXX

Ariana se trouvait au milieu d'une forêt. Le soleil était en train de se coucher créant de magnifiques couleurs dans le ciel d'été. Elle avançait lentement, évitant d'écraser les fleurs qui poussaient partout sur le sol, et se retrouva dans une clairière. Du muguet en pleine floraison recouvrait l'étendue d'herbe. C'était magnifique. Elle remarqua alors un homme qui se tenait à plusieurs dizaines de mètres devant elle et s'avança vers lui. Il avait le dos tourné et n'avait visiblement pas remarqué sa présence. Il était habillé de façon très étrange. Un long manteau bordeaux le recouvrait et il avait une sorte de pantalon large noir en dessous. Ariana continua de s'avancer vers lui, curieuse, et marcha sans faire attention sur une brindille qui craqua, attirant l'attention de l'inconnu. Celui-ci fut d'abord surpris, puis son expression s'adoucit.

« Ariana ? » La jeune fille fut choquée d'entendre son nom sur la bouche de cet homme étrange, mais le son de sa voix lui semblait familier. Elle l'avait déjà entendu auparavant. Mais où ? Elle continua son approche, plus lentement et plus méfiante. C'est alors qu'elle vit quelque chose qui la bouleversa. Il avait des yeux gris clairs et rieurs, exactement les même… Que Moi ! Elle comprit immédiatement qui il était et une vague de chaleur s'empara de tout son corps.

« P-Papa ? » L'homme sourit et hocha la tête. Il ouvrit grand ses bras et Ariana ne résista pas. Elle le serra si fortement qu'elle eut l'impression de le vider de son air comme on serre une éponge pour enlever la moindre trace d'eau. Elle le relâcha un peu et regarda davantage ses traits. Il avait des cheveux bruns et légèrement ondulés qui lui arrivaient aux épaules, les traits doux et calmes. C'était vraiment un très bel homme, fort, et la façon dont il se tenait pouvait laisser croire qu'il venait de la haute société. Une joie immense l'envahie et soudain elle s'écroula dans les bras de son père, des larmes ruisselant sur ses joues. Son père. Son vrai père était là, devant elle, et la tenait fermement contre sa poitrine essayant de la calmer. Une voix féminine la fit sursauter et elle releva la tête vers la direction d'où elle provenait.

« Chut, calme toi ma chérie. Tout va bien. »

« Qu'est-ce que… Maman ? » La femme était presque le reflet d'Ariana avec quelques années en plus. Comme elle, elle avait des longs cheveux couleur ébène qui bouclaient gracieusement dans son dos. Elle s'accroupit devant sa fille et la pris à son tour dans ses bras.

« Chut. Ça va aller. Tu vas bientôt tout savoir. Mais il y a une chose que tu ne dois pas oublier. » Elle prit Ariana par les épaules et fixa ses son regard marron dans celui de sa fille. L'homme était derrière elle, ses bras entourant la taille de son épouse. « On t'aime, Ariana. Ne l'oublie jamais. »

« Ariana ! » La jeune fille ouvrit les yeux et ne vit alors que le plafond de sa chambre du 4 Privet Drive. Elle grommela quelque chose d'incompréhensible en réponse à la voix de Pétunia. « Dépêche-toi, le petit-déjeuner est servi ! »

Un rêve. Ça n'avait été qu'un rêve. Pourtant, il lui avait semblé si réel. Elle se leva et passa une main sur son visage pour se réveiller et découvrit que ses joues étaient humides. Elle avait vraiment pleuré dans son sommeil.

Cet homme et cette femme étaient-ils vraiment ses parents ? Et si oui, comment pouvait-elle s'en rappeler ? Elle essaya de ne pas y penser, voulant éviter que les Dursley ne remarquent quoi que ce soit, et commença son petit rituel de réveil le cœur lourd.

XXXXXXX

Dudley était dans le salon, en train d'essayer son nouvel uniforme pour le collège. Celui d'Ariana était dans une boîte sur la table. Pétunia était en train de complimenter son fils sur l'allure que l'uniforme gris lui donnait.

« Il te va tellement bien ! Tu vas faire des merveilles dans cet uniforme mon Dudleynichou »

Ariana leva les yeux au ciel. Des merveilles dans la classe des idiots oui ! Le pire était qu'à côté de ça, Harry allait devoir porter des vieux vêtements de Dudley que la Pétunia avait teints en gris. Depuis l'incident du zoo, Ariana avait pris Harry en pitié et lui parlait plus qu'avant. Elle avait pu découvrir qu'il était beaucoup plus intelligent qu'il ne laissait paraître, et une sorte de lien unissait à présent les deux enfants. Ce n'était bien sûr pas aussi fort que de l'amitié, mais au moins ils s'entendaient bien, et ils avaient quelqu'un à qui parler lorsque les Dursley leur tapaient sur les nerfs. Dudley était devenu encore plus insupportable. À moins qu'elle ait juste réalisé à quel point le garçon était un imbécile. Jusqu'alors elle lui avait toujours accordé un minimum de respect. Mais depuis qu'il était tombé dans le vivarium du serpent, Ariana ne voyait en lui que l'immonde gros gamin qu'il était.

Tout le monde était dans le salon lorsque le bruit de la boîte aux lettres se fit entendre.

« Ariana, va chercher le courrier. » Demanda Vernon.

« Fais le faire à Dudley ! » Rétorqua-t-elle. Le concerné leva la tête et foudroya sa sœur du regard.

« Fais le faire à Harry ! »

Ce dernier ne pouvant dire quoi que ce soit obéit et alla chercher le courrier. Il revint les mains pleines de publicités et d'enveloppes contenant très certainement des factures. Ariana fut étonnée lorsqu'il lui tendit une lettre. Elle la prit et observa l'adresse, et son souffle fut coupé.

Miss Ariana Black

La plus petite chambre

4 Privet Drive

Little Whinging

Surrey

Ses mains se mirent à trembler. Ariana Black ? D'où venait cette lettre ? Et pourquoi ce n'était pas écrit Ariana Dursley ? Il n'y avait aucun timbre sur l'enveloppe et le papier jauni ressemblait plus à du parchemin. Elle la retourna, pensant qu'il s'agissait d'une erreur. À la place du destinataire se trouvait un seau étrange au milieu duquel un P majuscule était calligraphié. Qu'est-ce que c'était que cette lettre ? Elle glissa un doigt à l'intérieur pour ouvrir le vieux parchemin, mais avant même qu'elle put l'ouvrir, Dudley arracha quelque chose des mains d'Harry et se mit à crier dans toute la maison.

« Papa ! Harry a reçu une lettre ! »

« Rends-moi ça ! » Se plaignait le petit brun qui courait désespérément après son cousin. Ce dernier finit par donner la lettre à son père qui ricana.

« Voyons mon garçon, qui voudrais bien vouloir t'écrire ? »

Cependant, les ricanements diminuèrent lorsqu'il retourna la lettre, laissant place à un silence pesant. Le visage de Vernon sembla devenir vert et Ariana crut qu'il allait soudain être malade. Elle remarqua alors que la lettre d'Harry était la même que la sienne, à part qu'elle lui était adressée à lui. « Pé-Pétunia !? » La voix de l'homme était à moitié étranglée, et lorsque Pétunia regarda par-dessus l'épaule de son mari, un masque d'horreur prit la place de son air hautain. Ses yeux se levèrent vers Harry, et au moment où elle se tournait vers Vernon, son regard tomba sur la lettre qu'Ariana avait entre ses mains. Elle s'approcha d'elle aussi rapidement que l'éclair et la jeune fille n'eut pas le temps de protester que Vernon cria.

« Dans vos chambres ! Tous les trois ! Tout de suite ! »

Harry et Ariana obéirent sans poser de question, tandis que Dudley essayait de savoir ce qu'il y avait dans ces lettres. La porte du salon claqua et les trois enfants se retrouvèrent à se bagarrer pour essayer d'écouter à la porte. Dudley finit par regarder à travers le trou de la serrure, Harry était couché par terre pour écouter par l'ouverture entre la porte et le sol, et Ariana colla son oreille sur la porte.

« Vernon, regarde l'adresse ! Comment ont-ils pu savoir où il dort ? Tu ne penses tout de même pas qu'ils surveillent la maison ? » Leur parvint la voix inquiète de Pétunia.

« Surveiller, espionner… Ils pourraient tout aussi bien nous suivre ! »

« Mais qu'est-ce qu'on va faire Vernon ? Leur répondre ? Leur dire que nous ne voulons pas qu'il soit- »

« Non » coupa-t-il. « Non, on va les ignorer. C'est ce qu'il y a de mieux à faire. Oui c'est ça. On ne fera rien. »

« Et Ariana ? »

« On lui dira que c'était une erreur. Ce n'est pas notre nom qui est écrit de toute façon. »

« Vernon, tu crois qu'il faudrait qu'on lui dise que- »

« Non ! On lui a déjà offert ce stupide pendentif à son anniversaire, c'est tout ce qu'elle aura de sa famille. » Ariana porta la main au bijou qu'elle ne quittait pas depuis qu'elle l'avait reçu. Il y eut un instant de silence avant que Pétunia ne reprenne la parole.

« Je savais qu'il y avait quelque chose bizarre chez elle. J'aurai du m'en douter ! »

« Pétunia, ça suffit ! Je n'en aurai pas un dans cette maison, encore moins deux ! De toute façon, n'avons-nous pas promis quand on a recueilli le garçon de mettre fin à toutes ces dangereuses imbécilités ? » Plus un bruit ne se fit entendre, et les trois enfants se regardèrent longuement avant que Dudley ne prenne la direction des escaliers, surement pour jouer à un jeu vidéo. Harry dévisagea Ariana pendant de longues secondes avant de prendre la parole en chuchotant.

« Tu savais ? » La jeune fille hocha la tête.

« Je m'en doutais, et au fond de moi je savais très bien que je n'avais rien à faire ici… Je vais dans ma chambre. » Ajouta-t-elle après une pause.

Ariana Black. Quelle sensation étrange cela lui procurait de connaître enfin son vrai nom. Ariana Black. C'était un peu menaçant comme nom, non ? Enfin elle avait une information sur ses vraies origines. Sa famille. La famille Black. Un sentiment de fierté parcourut son esprit. Peut-être que ses parents étaient connus ? Peut-être qu'elle avait de la famille quelque part ? Puis soudain la fierté laissa sa place à une tristesse énorme. Où est sa famille ? Pourquoi ne l'avait-il pas accueillie ? Est-ce que ses parents étaient morts ? Est-ce qu'ils m'ont abandonnée parce qu'ils ne voulaient pas de moi ?

La jeune fille s'effondra sur son lit en larmes, ne voulant plus penser aux évènements de la journée. Ce furent trois coups timides à la porte de sa chambre qui la réveillèrent. Elle ne s'était pas rendu compte qu'elle s'était endormie, et remit ses longues boucles en place avant d'ouvrir. Elle fut étonnée lorsqu'elle vit Harry, ses affaires dans une main, et un air un peu gêné.

« Désolée de te déranger, mais Vernon m'a dit que le placard était trop petit pour moi maintenant, et que je devais dormir dans ta chambre. » Ariana n'en revenait pas. Les Dursley avaient accepté de laisser Harry dormir dans une vraie chambre, dans un vrai lit ? C'était une révolution.

« Pas de problème. Viens, je vais t'aider. » Elle fit rapidement de la place dans son placard et aida Harry à remonter le peu d'affaires qu'il avait. Le problème fut pour le lit. Il n'y avait qu'un lit simple dans sa chambre, et bien qu'il soit grand, ils ne pourraient jamais tenir confortablement à deux dedans. C'est en fin d'après-midi, quand les Dursley revinrent à la maison que les deux enfants virent la solution passer par la porte d'entrée. Apparemment, ils avaient trouvé des lits superposés d'occasion et comptaient leur installer ça dans leur chambre. Ou plutôt les laisser installer ça dans leur chambre. En début de soirée, ils avaient enfin terminé de monter le lit et avaient descendu l'ancien d'Ariana dans le garage en attendant que Vernon ne l'emmène à la déchetterie. Elle avait cependant gardé son matelas confortable, et Harry avait remonté le sien de son placard.

Ce fut leur première nuit ensemble, et aucun des deux ne put s'endormir. Au bout d'un moment, Ariana était descendue de son lit et Harry et elle avait commencé à discuter. C'était incroyable ce qu'il pouvait être adorable. Malgré tout ce que les Dursley lui avait fait subir, il trouvait toujours un peu de joie dans la vie. À force de parler, elle commençait à le connaître un peu mieux, et le lendemain matin ils ne s'étaient pas rendu compte qu'ils s'étaient endormis quand Pétunia Dudley frappa à leur porte comme un bourrin pour les réveiller.

À nouveau des lettres arrivèrent dans la boîte aux lettres du 4, Privet Drive, et à nouveau, Vernon les confisqua avant d'allumer le feu de cheminée avec.

L'attitude des Dursley envers Ariana s'était nettement refroidit depuis la première lettre. Pétunia lui parlait à présent sur le même ton qu'elle utilisait pour parler à Harry, et Dudley avait commencé à se moquer d'elle et à l'utilisait comme défouloir de la même façon qu'il utilisait son cousin depuis des années. Même Vernon qui avait toujours été celui qui la supportait le plus était devenu cassant et intolérant.

Pendant une semaine des lettres arrivèrent tous les jours, se multipliant de façon exponentielle à chaque livraison. Mais le pire arriva dimanche, pendant le repas de famille. Ils étaient tous à table et Vernon semblait pour une fois de bonne humeur.

« J'adore le dimanche. Sais-tu pourquoi j'adore le dimanche Harry ? » Demanda-t-il.

« Parce qu'il n'y a pas de courrier ? »

« Exactement. Pas de courrier. Pas de lettre. Pas la moindre petite lettre à l'horiz- » Il fut coupé dans sa tirade par une enveloppe qui s'était faufilée par la cheminée et qui lui avait rasée la moustache. « Qu'es-ce que- » Une autre lettre arriva, suivie d'une autre, et encore d'une autre, et bientôt le salon fut envahi d'une pluie de lettres adressées à Harry et Ariana. Les deux enfants essayèrent d'en attraper au moins une en sautant partout, et Ariana finit par se baisser et en prendre une à son nom. Elle se dépêcha de l'ouvrir, mais ne put lire que la première ligne avant que Pétunia ne lui prenne des mains.

École de magie et de sorcellerie Poudlard.

Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? De la magie ? Impossible ! Si ? Tout un tas de questions déboulèrent dans sa tête mais elle essaya de les mettre de côté pour essayer de reprendre une autre lettre, mais Pétunia la tira vers la sortie avec Dudley. Le spectacle qui s'y déroulait les surprit tous. Vernon qui criait des insanités, tenant Harry entre ses gros bras, et avec des lettres qui lui tombaient dessus depuis la boîte aux lettres.

C'est ainsi que la famille Dursley se retrouva dans une maison froide et salle sur une île en plein milieu de la mer des Hébrides. Les lettres n'avaient pas cessé de les suivre jusqu'à ce qu'ils soient sur cette île au beau milieu d'une tempête. C'était le deuxième soir qu'ils passaient ici, et la tempête ne s'était pas arrêtée une seule fois.

Tout le monde était couché. Les parents dormaient dans une chambre à l'étage et Dudley avait la seule et unique chambre restante. Ariana et Harry étaient donc obligés de dormir sur le canapé et par terre. Elle entendit Harry chuchoter et regarda par-dessus l'accoudoir du canapé pour voir un gâteau d'anniversaire dessiné dans la poussière sur le sol. C'était l'anniversaire d'Harry. Ariana faillit se frapper le front pour se maudire de ne pas s'être rappeler plus tôt. Tous les ans elle était la seule à y penser et à lui offrir un cadeau. Ce n'était jamais grand-chose, une paire de chaussettes neuves, un ours en peluche, quelques soldats de plombs… Mais à chaque fois il était content. Cette fois elle n'avait pas oublié de lui acheter un cadeau et, silencieusement, elle fouilla dans ses affaires et trouva le petit paquet qu'elle voulait. Elle se rapprocha d'Harry et murmura :

« Joyeux anniversaire. »

Le garçon se retourna et lui sourit avant de la prendre dans ses bras.

« Merci d'y avoir pensé. » Il arracha le papier cadeau et découvrit un livre de nouvelles fantastiques. « Merci Ariana ! Merci beaucoup ! »

« Arrête ce n'est rien. » Dit-t-elle. Il se rallongea sur ses couvertures et regarda son gâteau improvisé. « Allez Harry, fais un vœu » Chuchota Ariana. Il prit son inspiration et souffla jusqu'à ce que le gâteau ait disparu.