Bonjour/Bonsoir à tous !

Voici le spin-off du "Cycle de la Rédemption", qui débute en même temps que le troisième arc.

A l'origine, vous aviez peut-être pu remarqué que c'était ma chère Grimmynette (à qui je fais de gros bisous)

qui avait commencé à travailler et publier cette fic.

Malheureusement, elle m'a fait savoir récemment que ses études et sa vie privée ne lui laissait plus de temps pour ce projet.

C'est pourquoi je me permets de le reprendre au pied-levé.

CEPENDANT, je tiens à préciser que mon amie Grimmy continuera de m'épauler dans ce projet :

Nous continuons à échanger nos idées quand au scénario

Donc merci d'avoir une pensée pour elle et de l'encourager en lisant.

A présent, assez de blabla,

Place au texte !

Nous vous souhaitons une bonne lecture et espérons que cela vous plaira toujours autant.


Disclaimer : Les Personnages de l'Univers Assassin's Creed ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive d'UBISOFT. Je ne touche aucun sorte de gain pour toute utilisation du produit de leur licence.


Le Cycle de la Rédemption

NOUVEAU DÉPART


Prologue

L'aéroport du comté de Churchill était assez vaste, mais sans rien de bien innovant. Assis sur une banquette d'attente devant une porte d'embarquement, Ezio Auditore regardait fixement un point vague au-delà des grandes baies vitrées, son billet entre les mains, un café dans l'autre. Il se demandait si la décision qu'il venait de prendre était la bonne. D'un certain point de vu, il tenta de se convaincre que c'était une très mauvaise idée. Ça ressemblait simplement à de la « fuite en avant ». Il se demandait si en faisant cela, il ne cherchait pas juste à esquiver le problème, mais est-ce que ça le réglerait pour autant ?

Soupirant profondément, il ferma les yeux et resongea à tout ce qui s'était produit ces derniers mois. Et en faisant cela, il se rendit compte que, finalement, il prenait peut-être le bon choix. Ce n'était pas tellement de la fuite. Ce qu'il s'apprêtait à faire allait bien au-delà de ça. Tout ce qu'il croyait être stable dans sa vie s'était effrité comme un château de sable, sans qu'il ne puisse rien y faire pour le stopper ou ne serait-ce que le ralentir.

Et le pire, c'est que dans un sens, il en avait été le responsable. D'accord, il n'avait pas tous les torts dans cette histoire, mais il avait aussi commis des fautes, et une chose en entrainant une autre, l'effondrement était inéluctable. On venait d'ailleurs d'en atteindre le paroxysme, le point de non retour. Tout s'était produit si vite ! Le retour d'Altaïr, le délire avec lui et Malik, la mort de Shaun, la rupture avec Léonardo, la libération d'Abbas, le retour de Claudia, puis de Federico… et le point le plus atroce : Voir l'amour de sa vie repartir avec son ancien meilleur ami.

Si tout le reste avait pu être plus ou moins supportable et gérable, ce dernier évènement – le mariage éclair de Léo et César – lui avait fait l'effet d'un coup de poignard. Surtout juste après qu'il ait avoué au blondinet l'aimer encore. Il se sentait trahi, pis même, rejeter. C'était bien trop douloureux, il avait l'impression de ne plus pouvoir respirer, d'être prisonnier d'un mauvais rêve, simple spectateur d'une vie dont il n'avait plus le contrôle.

C'est pourquoi il avait beaucoup réfléchi à la manière de s'en sortir. Et la meilleure solution qu'il ait trouvé, c'était celle-ci. Il avait besoin de prendre du recule pour se reconstruire. Beaucoup de recule. Raison pour laquelle il avait roulé comme un sauvage jusqu'ici sitôt la petite réunion de famille avec Claudia et Fédé pour honorer la mémoire de Petruccio terminée.

Il fut ramené à la réalité par du mouvement autour de lui. Rouvrant les yeux, il remarqua que le comptoir de la compagnie aérienne avait enfin ouvert ses portes et que les gens s'y rendait, formant peu à peu une colonne. Se levant à son tour, Ezio se rendit soudainement compte qu'il lui restait une chose très importante à faire. D'ailleurs, il se reprocha de ne pas encore l'avoir fait. Il regarda sa montre et espéra qu'il ne soit pas trop tard, il ne voulait pas la réveiller.

S'emparant de son portable, il sélectionna dans sa liste le numéro de sa petite sœur et pressa la touche d'appel. La sonnerie se fit entendre quelques instants, puis la cadette Auditore répondit à l'autre bout du fil. Sa voix indiquait qu'elle était surprise de cet appel à une heure pareille.

-Allô, Ezio, qu'y a-t-il ?

Le jeune homme laissa passer quelques secondes, tâchant de trouver le courage d'annoncer son départ à sa sœur, puis parla calmement :

-Claudia….

Mais le reste des paroles restèrent bloquée dans sa gorge. Il resta là, comme un idiot, le téléphone contre l'oreille, l'émotion trop forte l'empêchant de parler. C'était tellement dur pour lui. Claudia était sans doute la dernière chose ici à laquelle il pouvait se raccrocher, la seule personne qui ait encore de l'importance pour lui et pour qui il vouait un tel attachement.

Sans doute la jeune femme ressentit-elle son malaise, car elle interrogea soudainement d'une voix légèrement crispée :

-Où es-tu ? Dans une gare ?

-A l'aéroport du comté, répondit-il instinctivement.

-Qu'est-ce que tu fais là-bas ?! sembla sursauter sa sœur à l'autre bout de la ligne.

Il y eut un court silence, puis elle demanda plus sèchement :

-Tu es ivre ?!

-Non ! répliqua Ezio, surpris.

-Je jurerais le contraire, ta voix est éraillée.

Ezio se crispa. Il savait que c'était vrai, sa voix était tremblante, légèrement brisée, incertaine. On aurait effectivement pu croire qu'il avait bu quelques verres avant de passer cet appel, mais il n'en était rien. Il était parfaitement sobre, et c'était sûrement bien là le problème. Si sa voix était si éraillée, c'était à cause de l'émotion terrible qui le saisissait en ce moment. Il avait une boule dans la gorge et un nœud dans l'estomac. Il devait dire au revoir à sa petitesoeur chérie, et ça, c'était atroce comme épreuve. Il se dit qu'il aurait peut-être mieux fait de boire un verre avant, cela aurait aidé à mieux passer ce difficile instant. Malgré tout, il ne voulait pas perdre la face devant elle en montrant sa tristesse. Il décida donc de raconter un pieux mensonge :

-J'ai juste conduit trop vitre avec la capote rabaissée. J'ai pris un coup de froid.

-D'accord, fit Claudia sur le ton qui signifiait « je ne te crois pas ». Ecoute, ce n'est pas drôle, dis-moi où tu es !

-Je ne cherche pas à être drôle. Je suis sérieux.

-Bon, si tu le dis… Ce qui ne m'explique pas ce que tu fous à l'aéroport.

Aïe ! Alors cette fois, on y était ? Vraiment ?! Il n'y avait plus d'échappatoire possible. D'accord, il fallait qu'il se calme – son cœur battait à mille à l'heure – et qu'il dise ce qu'il avait à dire.

A ce moment, une annonce passa dans les haut-parleurs. On incitait les derniers passagers pour son vol à venir se présenter au guichet pour l'embarquement.

-Ezio ? fit Claudia, qui avait visiblement aussi entendu cette annonce. Son ton paraissait plus incertain.

-Plus rien ne me retient Claudia, finit enfin par déclarer le jeune homme après un instant.

Comment ça ?! sursauta sa sœur au téléphone.

L'héritier Auditore ferma les yeux et prit une profonde respiration. Il savait qu'à présent, il allait devoir entrer dans le vif du sujet, et il n'en mourrait pas tellement d'envie. D'autant plus qu'il lui fallait être bref. Son vol allait bientôt boucler les portes. Il passa donc les quelques minutes suivantes à expliquer à Claudia que s'il partait, c'était pour pouvoir se reconstruire, que plus rien ne le retenait réellement à Fasmay Hill désormais et qu'il avait besoin de temps pour se recentrer sur lui-même et découvrir ce qu'il voulait vraiment attendre de sa propre vie.

Il profita pour lui préciser qu'il lui faisait cadeau de tout. Son appartement, ses parts de la DaVinci Inc. Ses droit sur la gestion de la fortune Auditore, ainsi que – cadeau empoisonné – sa place au Conseil de la ville. Elle semblait totalement terrifiée par tout cela, mais il la rassura au mieux, lui promettant qu'elle saurait très bien gérer le tout, qu'elle était forte, et que Malik et Caterina (la Mairesse) l'aiderait au début.

Il tâcha d'écourter au maximum car il entendait clairement que sa sœur pleurait en le suppliant de rester, et s'il ne faisait pas attention, il risquait de céder lui aussi et d'éclater en sanglots. Hors, il n'avait plus le temps pour ça.

-Tu pars pour de bon, c'est ça ? demanda Claudia en retenant un sanglot.

Il ne répondit pas tout de suite, mais il manqua lui-même d'avoir un sanglot, et renifla bruyamment.

-Probablement, finit-il par déclarer d'un ton sans réplique.

-Ne me laisse pas ! supplia-t-elle presque.

-Soeurette, soupira Ezio.

-Ne me laisse pas ! répéta-t-elle.

-Je dois partir Claudia. Je n'ai plus ma place à Fasmay Hill. Je n'avais jamais imaginé y rester après l'université, tu le sais.

-Mais, notre famille est ici depuis deux siècles. Notre vie est ici !

-Pas la mienne. Mais je sais que la tienne oui.

-Ezio…

Il y eut un nouveau message vocal en fond sonore. On y annonçait clairement le nom de la destination cette fois : Florence. C'était la dernière sommation pour son vol. Il devait vraiment se dépêcher. Seulement, Claudia semblait avoir percuter en entendant le nom de la ville.

-Tu vas à Monteriggioni ?! s'exclama-t-elle alors.

-Je… Je dois te laisser, mon embarquement est presque terminé… balbutia Ezio, pris de court.

-Ezio !

-Je t'appelle quand je serais arrivé. Prend soin de toi Claudia.

-Ezio, non ne… !

Il s'empressa de raccrocher, il ne voulait pas devoir se justifier d'avantage. Mince ! Elle avait compris. Il souhaitait juste qu'elle n'allait pas se la jouer série TV et le poursuivre jusqu'en Italie.

Ezio regarda son téléphone une seconde, s'essuya les yeux car ils étaient humides, puis mis son cellulaire en mode avion. A ce moment, les haut-parleurs résonnèrent une fois de plus, répétant le message.

« Dernière appel pour le vol à destination de Florence, avec escale à Washington. Je répète : Dernière appel pour… »

Ezio soupira profondément, puis se dirigea vers les comptoir. Il présenta son billet à l'hôtesse, qui lui offrit un beau sourire commercial. Puis, d'un pas déterminé, il traversa le couloir amenant à l'avion, et fut guidé à sa place.

Vingt minutes plus tard, le Boing s'élança le long de la piste de l'aéroport du comté de Churchill. Il relierait Washington en 3 heures, puis s'élèverait au-dessus de l'Océan Atlantique pour rejoindre l'Italie.

En regardant par le hublot, il lui sembla distinguer les lumière de Fasmay Hill, quelque part, là en bas, perdu dans les collines. Il ressentit un sentiment étrange. De la mélancolie. Il partait, et au fond de lui, il savait que c'était pour de bon. Il laissait son passé derrière lui pour

aller de l'avant.

Et il se sentait enfin libéré.

C'était la fin d'une époque.

Et un nouveau départ !


Voilà

J'espère que cela vous a plu

N'hésitez pas à laisser un commentaire.

A bientôt pour la suite.