Mes salutations les plus distinguées, Ô jeune être audacieux, toi qui t'aventures ici.

Faisons les présentations, si tu le veux bien. Ton hôte, que je suis donc, est ravie que tu lises ses mots.

Je me nomme Feliciachan.

Après des années d'errances et de pèlerinage dans les multiples confins de ce site, je me suis décidée à passer de l'autre côté et, après avoir retenu mon souffle, j'ai franchi la limite invisible qui sépare les simples lecteurs du monde merveilleux et cruel des auteurs de fanfics.

Je te présente donc le premier chapitre de ma fanfiction :

Quand soufflent les vents d'Orient OU Les Charognards se cachent pour ronronner et danser

Oui, tout à fait, il y a deux titres. Problem ?

Il s'agit d'un UA, et on y parle de relations entrehommes. Mes chers petits prudes, jeunes enfants et autres homophobes, vous connaissez la sortie. Ça nous fera gagner du temps, je vous assure.

Le rating M n'est pas là pour rien (bien que je commence doucement, je ne suis pas une sauvage non plus). Il y aura du slash. Je ne fais pas toujours dans la dentelle.

Mon histoire et son univers ont trait avec les thériantropes, donc pour ceux et celles qui ne connaissent pas, j'expliciterai tout cela plus tard, et je ne peux que vivement vous conseiller l'œuvre de KOTOBUKI Tarako, Love Pistols, disponible en manga et en anime.

Je publie ce premier chapitre à titre d'essai. Concernant le rythme de parution, bien que j'aie quelques chapitres en poche, je ne garantis rien, ce sera aléatoire.

Bien, ce discours n'a que trop duré, je vous laisse avec mon histoire.

Oups, j'allais oublier, les personnages appartiennent à Tite KUBO-sensei, je ne fais que mettre en scène ces charmantes marionnettes.

Place à ce pourquoi vous êtes venus.

Chapitre 1 : Dzhari ou Prélude aux êtres perdus

« L'ouverture, l'exorde, le prélude, servent à l'orateur, au poète, au musicien, à disposer leur propre esprit, et aux auditeurs à préparer leur attention. »

Pensées (1774-1824), Joseph Joubert

Un vent brûlant parcourait les dunes orangées, faisant danser la poussière et les grains de sable. Ces volutes troubles filtraient les derniers éclats rougeoyants d'un soleil couchant et virevoltaient dans les ombres que sculptaient les reliefs changeants du désert oriental. Au détour d'une courbe façonnée par le temps, une caravane se dessinait, progressant dans le clair-obscur si particulier d'un astre mourant. Partie depuis plusieurs mois déjà, son objectif se devinait enfin dans l'horizon, une riche cité établie aux confins d'un oasis, où les marchands espéraient faire de juteux profits. Une ligne d'esclaves suivait les bêtes, avançant difficilement sur le sable ocre. En bout de file, on apercevait par intermittence des mèches rousses, assorties au désert-même, qui ondoyaient sous la caresse du Dzhari.

Au même instant, dans le palais du seigneur de cette cité, un homme, adossé à une haute colonne, contemplait l'immensité désertique qui s'offrait à ses yeux d'un turquoise inhabituel en ces lieux. Il se trouvait devant l'une des nombreuses baies à ciel ouvert, sur un balcon donnant directement sur l'extérieur. De haute stature, il ne portait qu'un ample pantalon clair et sa musculature jouait sous sa peau hâlée au moindre de ses mouvements, animant le tatouage qui courait le long de son dos. Cependant, le plus marquant chez cet homme au regard perdu dans le vide restait sa chevelure d'un bleu éclatant, assortie à ses yeux, qui formait une crinière rebelle retombant par mèches le long de son visage empreint d'une beauté rauque et sauvage. Habituellement marqué d'un sourire carnassier, il était empli de nostalgie et de résignation.

Soudain, l'homme tourna vivement la tête au son caractéristique des pas qui se rapprochaient de son refuge. Son expression se figea un instant lorsqu'il se rendit compte de l'identité de son visiteur et tressaillit à l'appel de son nom. Il s'avança avec réticence, se rapprochant malgré lui de l'homme brun qui l'avait réclamé et qui le regardait venir, un doux sourire aux lèvres. Le bleuté arriva à la hauteur du brun qui le dominait de quelques centimètres et qui souriait toujours, s'amusant de l'air contrarié de son bras droit.

Après quelques secondes, son sourire disparut et il fronça les sourcils, semblant attendre quelque chose de son lieutenant. L'homme au tatouage se renfrogna un peu plus et mit un genou à terre, s'inclinant à contrecœur devant son maître. Satisfait, le plus grand posa une main sur sa chevelure, caressant les mèches azurées, puis resserra sa prise et tira, forçant l'homme agenouillé à lever les yeux vers lui, les traits tordus dans un rictus de douleur.

Le seigneur, de nouveau souriant, lui effleura la joue de sa main libre, le regard brûlant de sa proie fixé sur lui, puis se détourna, relâchant sa poigne. Le bleuté se releva et le suivit, affichant un air fataliste, ne sachant que trop bien qu'il avait déjà bien assez agacé son employeur pour la nuit.

Notes :

Le Dzhari est un vent chaud, soufflant dans le Sahara et en Libye.

Voilà !

Un premier chapitre court. Il s'agit de poser les bases.

Donnez votre avis si l'envie vous en prend, après tout, que celui qui n'a jamais pêché jette la première pierre.

A très bientôt, j'espère !

Vers l'infini mais pas au-delà !

Feliciachan