Disclamer : aucun personnages m'appartiennent, ils sont la propriété de JK Rowlings.

Je voudrais remercier infiniment ma beta lectrice Miyuki88 pour avoir pris le temps de vérifier et de corriger ce chapitre aux nombreuses fautes qui aurait pu faire fuir plus d'une personne.

Prologue

Pour un court instant, seules les flammes crépitantes de la Coupe de feu s'entendirent dans la Grande Salle. L'anticipation était palpable dans l'air, l'attente était insoutenable et l'impatience pouvait se lire facilement sur les visages des plus jeunes.

Les flammes s'embrasèrent un instant, condensant l'ensemble de magie contenue dans l'ancienne relique, puis quelque chose émergea du feu aux teintes bleutées. Un petit bout de parchemin dont les bords étaient calcinés s'abaissa doucement telle une feuille tombante à l'automne.

Arraché à sa chute, une main ridée attrapa le parchemin avant de toucher le sol. Le propriétaire de la dite main lut l'inscription sur le parchemin. Des applaudissements et des cris de joie explosèrent dans la salle. Et s'ensuivirent d'autres parchemins, d'autres applaudissements , d'autres réjouissances et d'autres effusions d'exclamations qui firent trembler les murs de la Grande Salle.

Tout le monde semblait enfin se détourner des flammes magiques, croyant son utilité terminée cette fois-ci. Mais, soudainement, elles s'amplifièrent fortement une fois de plus, faisant sursauter plus d'un élève. Un bout de parchemin calciné, comme trois autres précédemment, virevolta lentement dans les airs. Il redescendit en flottant doucement de droite à gauche et finalement atterrit dans la même main ridée du directeur de Poudlard.

Chapitre 1: Le retour

Holy water cannot help you now
A thousand armies couldn't keep me out
I don't want your money
I don't want your crown
See I've come to burn
Your kingdom down

La main tremblante, Albus Dumbledore amena le bout de parchemin à sa hauteur, d'abord lisant mentalement le nom qui s'y trouvait. Les nerfs à vif, quelqu'un à sa droite le secoua doucement. Se tournant vers la personne, il se rendit compte que c'était le Ministre de la magie Fudge. Le doute et l'appréhension se lisaient clairement sur son visage.

S'éclaircissant la gorge, Dumbledore lut gravement le nom du dernier champion.

-Harry Potter.

Un brouhaha et chaos total explosèrent dans la salle autrefois aussi muette qu'une tombe.

Des cris d'indignation se firent entendre de la table des serpentards, que ce soient des élèves de Poudlard ou de Dumstrang. La table des serdaigles était tombée dans une sorte de frénésie absolue, élaborant toutes sortes d'hypothèses à cause de l'apparition du quatrième champion, ajoutées aux protestations fortement accentuées des filles de Beauxbâtons. Les poufsouffles crièrent au scandale, outragés que pour une fois que leur maison était enfin reconnue à sa vraie valeur, quelque chose venait voler leur gloire présente. Quant aux derniers, les gryffondors, ils étaient médusés, réduits aux murmures sous l'indécision. Ils criaient au scandale ou se réjouissaient de la nomination de leur héros, le garçon qui a survécu, celui qui a vaincu le Seigneur des ténèbres, l'idole de la faction de la lumière.

À la table des professeurs, les accusations éclatèrent de toutes parts, les anciennes querelles et rancunes refirent surface, les insultes et les regards meurtriers étaient crachés aux visages.

Une seule figure, debout devant tout ce chaos, restait silencieuse. Les rides aux coins des yeux du directeur de Poudlard se creusaient sous l'anxiété de l'attente. Les minutes passaient et lui, il attendait, il attendait le propriétaire du nom, il attendait qu'Harry Potter apparaisse sur l'estrade près de lui, il attendait que le garçon disparu depuis 6 ans maintenant se montre enfin sous l'appel de la Coupe de feu. Contrairement à la plupart des personnes présentes dans la Grande Salle, il s'était attendu à ce que le nom du garçon qui a survécu allait être choisi comme champion. Il n'était seulement pas sûr si la relique pourrait l'amener ici, à Poudlard, ou pas. Il avait essayé tant de fois, de tant de manières possibles, de savoir où se trouvait le sauveur du monde sorcier, mais rien n'avait marché. Ce tournoi était sa dernière chance. Ce n'était pas Dumbledore qui avait placé le nom dans la Coupe de feu, mais il savait que quelqu'un le ferait et l'avait laissé faire dans l'espoir fou de faire venir le survivant à lui.

Un souffle de magie explosa soudainement dans la pièce, éteignant les bougies flottantes, faisant tomber la Grande Salle dans une semi-noirceur dont la seule source de lumière était le plafond magique, reflétant un ciel clair sans nuage et une lune aussi ronde qu'un ballon. Les cris et les discussions stoppèrent abruptement, laissant place au silence pesant.

-Qui ?

Un seul mot, une seule question. Tous les élèves sursautèrent encore une fois de plus sur leur chaise, effrayés par la voix. Ils tournaient leur tête dans toutes les directions, essayant de trouver l'origine de celle-ci.

-Qui a osé m'invoquer?

La salle était à peine éclairée par l'illusion du plafond magique, mais elle n'était pas assez sombre pour pouvoir dissimuler la personne qui avait parlé. C'était pourtant impossible de la voir à cet instant. La voix semblait provenir de la gauche, de la droite, d'en haut. Elle semblait être partout à la fois, faisant écho dans toute la Grande Salle.

-Qui d'entre vous a osé invoquer le Roi des Terres Oubliées ?

Et de rien , une ombre d'abord de la taille d'un petit poids apparut, grandit et grandit progressivement au-dessus de l'allée entre les poufsouffles et les serdaigles. L'ombre tournoyait sur elle-même comme un vortex au-dessus d'eux. Ceux en dessous s'éloignèrent vite de frayeur. L'ombre s'écrasa rapidement par terre. Elle s'était affalée sur le sol telle un voile de tissu noir. Le milieu de l'ombre s'éleva peu à peu en s'étirant en son milieu, semblant se redresser, consistante. La chose prit peu à peu forme, comme un drap recouvrant entièrement une personne debout sur ses deux jambes. Et sous l'ébahissement de tout le monde, quelque chose d'humain surgit de l'ombre, non, de la cape sombre.

Des sortes d'épines noires et pointues dressées sur une touffe de cheveux emmêlés aussi noirs que de l'encre et un visage aussi pâle qu'un spectre se fendirent du sommet de la cape. Sous le choc, ils retinrent leur souffle, personne n'osait rompre le silence. Attendant que l'individu au milieu de la Grande Salle fasse un mouvement. Tout semblait s'être figé comme dans une de ces peintures moldues.

Dumbledore n'était pas sûr si c'était Harry la personne debout à quelques pas de lui. Malgré la nervosité qui le rongeait intérieurement, il décida de rompre le charme qui semblait figer toute la pièce. D'un mouvement fluide de sa baguette, il ralluma toutes les bougies flottantes.

Baignés dans la lumière, on pouvait à présent mieux distinguer le nouveau venu. Les épines étaient en fait une couronne noire aux longues et fines pointes. Sa tête était abaissée, mais on pouvait distinguer un visage pâle et fin, mais à la mâchoire forte. Les yeux étaient voilés par un rideau de mèches rebelles. Le reste de son corps était recouvert par sa longue cape noire traînant au sol. Dans son ensemble, la personne paraissait être un séduisant jeune homme. Il était aussi grand que les élèves de quatrième et cinquième année.

Quand il redressa enfin sa tête, les mèches se laissèrent retomber de côté, révélant deux perçantes et brillantes émeraudes. Oui, il était beau.

-Qui d'entre vous a osé m'invoquer, répéta le noiraud d'une voie forte et froide.

-Bienvenu à Poudlard, Monsieur, interposa le directeur des lieux, le seul semblant en état de répondre. Je me présente, Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, école de magie et de sorcellerie.

-À propos de votre dernière déclaration, enchaîna le plus vieux, pouvez-vous expliquer un peu plus cette histoire d'invocation? demanda-t-il, voulant confirmer ses suspicions en voyant ce visage d'une manière familière et d'une autre non.

-Ne joue pas aux fous avec moi vieillard, ma présence ici est bien la preuve de ce que l'un de vous, ou vous tous, avez commis, gronda l'autre.

À l'entente du terme « vieillard », tous s'étranglèrent de surprise. Dumbledore sourit simplement, semblant indulgent.

-Je vous assure, Monsieur, personne n'a rien fait de tel dans cette salle. La seule chose qui aurait pu invoquer quelqu'un ici est la Coupe de feu, dit-il en indiquant de son bras l'objet en question, derrière lui.

Se détournant de son interlocuteur, la tête couronnée concentra son attention vers cette étrange coupe géante en métal. Elle pulsait de magie tel un cœur battant qui pulserait du sang.

-Mais peut-être…interrompu Dumbledore, les yeux pétillants, pouvez-vous nous indiquer votre nom ?

-Tu ne me reconnais donc pas, impertinent ?

Certains s'offusquèrent de l'insulte à l'encontre du plus grand sorcier de leur temps, mais ne pipèrent pas.

-Je suis le conquérant des Terres Oubliées, Roi des créatures sans peur, ennemi juré de la Reine, le Roi noir, l'un des quatre grands souverains.

-Mais votre nom, quel est-il?

-Je me nomme Harry Potter, finit-il le menton bien haut , la posture droite et fière.

Le sourire de Dumbledore s'étira encore plus sous l'annonce, ses yeux pétillant de plus belle. Et le brouhaha d'avant reprit en force.

- J'ai bien peur que la Coupe de feu vous a effectivement invoqué, Monsieur Potter.

-Et bien ce fut amusant de venir ici, répliqua sarcastiquement Harry. Mais toute bonne chose a une fin et le temps est venu pour moi de vous quitter.

Tournant le dos au vieux directeur, il se prépara à sortir. Avant même de pouvoir faire un pas de plus vers les portes de la Grande Salle, un raclement de gorge interrompit son retrait.

-Pas tout à fait, souffla sympathiquement Dumbledore.

Lui refaisant face, Harry arqua simplement un sourcil en signe de questionnement. Voyant cela, le directeur élabora plus en détails.

-J'ai bien peur que vous serez obligé de rester pendant la durée du tournoi des trois sorciers, Monsieur Potter. La Coupe de feu en vous invoquant, vous a placé sous un contrat magique qui vous oblige à participer au tournoi sous peine de perdre votre magie, finit-il, peiné.

-Alors je n'ai qu'à détruire cette chose, répliqua Harry, nonchalant.

Dumbledore fut frappé par le choc. Il s'attendait à toutes sortes de réactions de la part du jeune homme, mais certainement pas à celle-là. Il s'attendait à un Harry aveuglé par la colère, perdu, en déni, malheureux, mais pas à celui-ci : quelqu'un de très confident de pouvoir échapper à la puissante magie de la Coupe de feu, et même, certain de pouvoir la détruire.

Par-dessous de sa longue cape noire, Harry sortit une main illuminée d'une énergie noire semblable à celle que produisait les baguettes magiques. Voyant l'attaque prête à être lancée, Dumbledore lança tout de suite un stupéfix vers lui. Il n'était pas sûr si Harry pourrait réussir à détruire la Coupe ou non ou s'il allait se blesser en essayant, mais il fallait qu'il l'arrête par précaution.

Interceptant le jet rouge du sort qui se dirigeait rapidement vers lui, le brun explosa de fureur. Cet individu osait l'attaquer, osait l'empêcher de partir. Ses yeux vert émeraude s'assombrirent de rage.

-TOI, accusa Harry furieusement du doigt. COMMENT OSES-TU? ME RETENIR, MOI, PRISONNIER ICI? TU CROIS POUVOIR INTERFÉRER ENTRE MOI ET MA LIBERTÉ? TU CROIS POUVOIR ME VAINCRE, MOI, LE ROI NOIR ? Un rire sinistre résonna dans l'air, faisant frissonner les occupants de la salle.

-Je vous assure que je n'avais aucune mauvaise intention, je voulais vous éviter de faire quelque chose qui pourrait vous blesser, dit Dumbledore en essayant de le calmer, les deux mains relevées en signe de paix.

-Trop tard, gronda Harry, le corps recourbé tel un félin prêt à s'élancer sur sa proie, une main levée en direction de Dumbledore.

Des flammes noires s'échappèrent du bout de ses doigts et se dirigèrent rapidement vers le vieil homme. Le ministre Fudge s'écarta tout de suite de peur, se cachant derrière la chaise du directeur, ses aurors se plaçant devant lui.

-Protego, contra le directeur.

Ne voyant aucun résultat, il sortit ensuite son autre main et la leva lentement, et sous l'effarement des poufsouffles, les bancs vacants près d'Harry se soulevèrent dans les airs. Harry ferma son poing mimant d'écraser une chose dans sa paume et les bancs se fracassèrent en de longs pics en bois sous la pression d'une force invisible. Le poing de celui-ci s'ouvrit et d'un autre geste, les pics virevoltèrent, se plaçant derrière son adversaire, prêts à l'empaler.

Acculé par les flammes par devant, et les pics par derrière, Dumbledore laissa retomber sa seule défense qui ne pouvait malheureusement le protéger que de face. Ce dernier enchaîna avec un autre sort.

-Aguamenti maxima. Un dôme fait d'eau le recouvrit complètement, les pics en bois au contact de l'eau se firent happer dans le flot continu du dôme. Les flammes noires n'eurent aucun effet sur l'eau. Le dôme s'ouvrit et se transforma en un jet d'eau puissant, repoussant les flammes.

Les autres professeurs joignirent le combat, même si le directeur semblait gérer le sauveur. Ils lui vinrent quand même en aide.

-Petrificus totalus, incarcerus, diffendo, expelliarmus, cria professeur Flitwick, enchaînant les sorts avec dextérité.

McGonagall enchanta certains rideaux et fournitures dans le but de restreindre le noiraud. L'affrontement entre le feu et l'eau ne cessa sous le contrôle parfait d'Harry et Dumbledore. Harry, tout en maintenant son offensive sur Dumbledore, évita les objets enchantés et sortilèges. Oppressé par la présence des deux nouveaux venus, il fit apparaître de fine air plusieurs dagues et les projeta sur eux. McGonagall transfigura un plat en bouclier pour se protéger. Flitwick évada avec fluidité les dagues et les réduisit en poussière. Voyant ses chances de gagner se réduirent avec l'entrée des deux professeurs, il se dématérialisa en plusieurs corbeaux, s'envolant vers un autre coin de la pièce.

Les élèves s'éloignèrent vite de la zone de combat, mais décidèrent de rester dans la salle voulant assister au clash de ces légendes, ébahis par leur force et leur ingéniosité. Ce fut l'occasion parfaite pour Harry. Les corbeaux éparpillés pour éviter les jets de sorts se rassemblèrent et se reformèrent sous sa forme humaine derrière des serdaigles et des beauxbâtons. Il projeta à l'aide de sa magie huit élèves vers les trois professeurs, qui, soulevés dans les airs, crièrent à l'aide. Occupés à sauver les élèves, les professeurs ne virent pas le sol se mouvoir sous eux. Ils s'enfoncèrent dans la pierre comme s'ils étaient dans des sables mouvants.

Voyant ses élèves se faire attaquer, la directrice de Beauxbâtons transfigura les chaises inoccupées de l'estrade en loups géants. Elle les commanda d'attaquer Harry, se fichant pas mal de le tuer : il avait osé toucher ses précieux élèves. Entendant les grognements des fauves, Harry les incendia de sa flamme noire, n'épargnant aucun. Snape lança sur lui des sortilèges débordants de magie noire. Ensuite, suivirent les aurors qui accompagnaient le ministre de la magie. Ils essayèrent de neutraliser le vainqueur du Seigneur des ténèbres le moins brutalement possible.

Les sorts : expelliarmus, stupéfix, immobilis, petrificus totalus,etc. volaient vers lui. Harry utilisa les tables comme moyen de protection, réussissant à arrêter quelques sorts. Sentant le danger de ces sorts augmenter , Harry concentra entre ses mains ses flammes noires. Et devant lui se forma progressivement un dragon géant fait de pures flammes sombres qui rugit furieusement faisant trembler les couverts restants de la pièce. La bête avança furieusement vers ses adversaires, écrasant tout sur son passage et crachant du feu. La directrice de Beauxbâtons forma un mur d'énergie pourpre pour éviter de se faire brûler vive. Les autres roulèrent de côté hors de la trajectoire des flammes. Harry se dématérialisa en corbeaux une fois de plus avant de réapparaître sur la table des rouge et or. Le dragon se dissolvait peu à peu quand il se dématérialisa. Les gryffondors près de son lieu d'atterrissage, eurent l'horreur de le regarder dans les yeux et Harry en profita. Ses yeux brillèrent de malice et de pouvoir.

-Protégez-moi, ordonna le brun autoritairement.

Et comme des automates dépourvus de volonté et obéissants, les cinq sixièmes années qui eurent le malheur de le regarder dans les yeux attaquèrent les aurors, Snape et la directrice de Beauxbâtons. Tous les élèves se rendirent compte du vrai danger que représentait le nouvel arrivant. Chacun attrapa sa baguette et lança alors les incantations qui leur vinrent à l'esprit. Submergés par la peur, ces derniers jetèrent des sorts qui fusèrent de tous côtés. Personne ne se préoccupait plus de qui pouvait être touché, seule la volonté d'incapacité primait.

Même si personne ne faisait plus vraiment attention à lui, c'était plus difficile de se protéger d'une certaine façon : les sorts pleuvaient de toutes parts. Il dévia les jets de couleurs qui se dirigeaient vers lui tant bien que mal, essayant de se frayer un chemin vers la sortie. Baissant sa garde, il oublia la présence des trois professeurs qui se libérèrent des sables mouvants, trop occupé à éviter d'être touché par l'un des sorts des élèves. Et d'une seule force, les trois individus lancèrent un sort de pétrification dans son dos qui le rendit inconscient.

Voilà pour le court prologue et le premier chapitre, j'espère qu'elle est à présent plus adéquate .

Prochain chapitre : plus d'une opportunité