Disclaimer : Les personnages et les évènements cités dans cet ouvrage ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de la merveilleuse JK Rowling, sans qui l'univers d'Harry Potter n'existerait pas (ce qui serait tout de même dommage). Seul le texte et l'histoire sont de moi.

Note de l'auteure : Oui, je sais ... Ce chapitre est (un petit peu) en retard. J'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre, et j'espère qu'il vous plaira.

Bonne lecture !

Il s'entendit lui dire que le petit garçon ne le dérangeait pas du tout, et lui demander son nom, avant de partir, toujours dans un état second.

Leïla. Leïla Zehrti. Son nom sonnait comme de la musique, une douce mélodie. Elle avait les yeux gris, les cheveux noirs et un visage magnifique. Sa voix était chantante, douce et mélodieuse.

Kingsley mit trois jours à redescendre sur terre. Après tout, il ne la connaissait, pas, et il avait peu de chances de la revoir un jour. Il fallait qu'il se ressaisisse, et qu'il assure ses fonctions de ministre. Cette Leïla était magnifique, mais elle était probablement mariée et mère de famille.

Il reprit le cours normal de sa vie, occupée entre ses responsabilités de ministre, les visites à son frère Lewis, et ses soirées solitaires. La confédération internationale des mages et sorciers devait se tenir dans moins d'un mois, et les préparatifs lui demandaient beaucoup d'énergie. Le travail lui permettait d'arrêter de penser à cette femme, qui l'obsédait.

Enfin, les derniers détails de la rencontre furent mis au point. La confédération internationale des mages et sorciers devait se réunir afin de discuter des traités de commerces internationaux, des persécutions toujours subies par les sorciers dans certains pays, et des mesures à prendre pour lutter contre la magie noire à l'échelle internationale.

Quelques jours avant la rencontre, alors que tout était prêt, un pays qui n'était pas censé participer, l'Indonésie, annonça finalement sa décision de venir suite à un changement de gouvernement. Lorsque Percy Weasley lui annonça la nouvelle, Kingsley crut qu'il allait avoir une attaque. Cela remettait en question une grande partie de l'organisation et engendrait des frais supplémentaires. Le ministre passa les deux jours qui suivirent à courir dans tous les sens pour régler ce problème. Ce n'est donc pas sans stress que Kingsley accueillit les dignitaires étrangers le lundi suivant.

Le ministre de la magie français l'exaspérait au plus au point, et l'américain avait une fâcheuse tendance à tout critiquer en permanence, mais dans l'ensemble, les premiers jours de la rencontre se déroulèrent au mieux. La négociation des traités internationaux avançait très bien, et le Royaume Uni renvoyait une image très positive à la communauté internationale, notamment grâce à sa politique migratoire.

Le troisième jour, Kingsley fut réveillé dans la nuit par le chef du bureau des Aurors, Terence Popplus. Il lui demanda de s'habiller en vitesse. Le centre d'accueil des réfugiés avait été la cible d'une attaque de la part des opposants à leur venue. Ces derniers avaient encerclé le bâtiment avant de s'y introduire et de prendre en otage les occupants du lieu.

- Combien de personnes sont encore retenues à l'intérieur, s'informa Kingsley.

- Une cinquantaine, dont une vingtaine d'enfants. Certains ont réussi à s'échapper et ce sont eux qui ont donné l'alerte. Monsieur le ministre, continua Popplus, que devons nous faire ?

- Tentez de reprendre le bâtiment. Je ne veux pas de pertes humaines à déplorer, ou le moins possible, est-ce bien clair ? N'alertez pas la presse, et surtout, pas un mot aux ministres étrangers avant que la situation ne soit sous contrôle, est-ce bien clair ? Il est inutile de vous rappeler à quel point cette rencontre est importante, et les conséquences diplomatiques seraient catastrophique. Faites vous aider par la police magique, et évacuez les civils de la zone.

- D'accord monsieur le ministre. Vous allez où ? dit Popplus en voyant le ministre se diriger vers la cheminée.

- Je viens avec vous. Il est important que j'y sois, sinon, nos opposants penseront qu'ils ont gagné, et les sorciers visés par l'attaque se sentiront abandonnés.

- Mais enfin, ce n'est pas raisonnable …

Le chef du bureau des Aurors s'arrêta net dans sa phrase au vu du regard que venait de lui lancer Kingsley.

- Nous n'avons pas le temps d'être raisonnable mon cher.

Lorsqu'ils arrivèrent, les Aurors s'apprêtaient à lancer l'assaut contre le bâtiment. Kingsley alla les saluer. Il en connaissait beaucoup personnellement, et il savait qu'ils apprécieraient cette marque de soutien. Il alla ensuite visiter la tente où étaient abritées les personnes qui avaient réussi à sortir du bâtiment. Il y avait beaucoup d'enfants, qui pleuraient et demandaient leur maman.

- Dites moi Popplus … Est-ce que vous pourriez appeler Molly Weasley ? Nous avons besoin de renforts ici, et elle saura exactement quoi faire, dit Kingsley à son ancien collègue.

Celui-ci partit dans un craquement sonore. Kingsley réconforta des enfants, serra les mains de certains qui, en larme, lui demandait des nouvelles de leurs proches restés dans le bâtiment. Désemparé, Kingsley murmurait des paroles réconfortantes, et assurait à tous que les Aurors allaient libérer le centre, et que leurs proches seraient bientôt là.

Les Aurors ne tardèrent pas à reprendre possession du bâtiment. Trois d'entre eux furent blessés, et leurs assaillants prirent la fuite.

Cinq morts furent à déplorer cette nuit là. Cinq des migrants, qui, tentant de s'enfuir, avaient été tués par ceux qui se réclamaient du mouvement « Les Britanniques d'abord ». En adressant ses condoléances à la presse, Kingsley eu une pensée pour la femme qu'il avait rencontré et son petit garçon, qu'il pensait avoir aperçut dans la foule d'enfants sous la tente.

Cependant, Kingsley était loin d'en avoir fini avec les retombées fâcheuses de cet événement. L'un des représentants du MACUSA qui participait à la rencontre de la confédération internationale des mages et sorciers lui tomba dessus alors que Kingsley sortait de la conférence de presse, et ne souhaitait qu'une seule chose, rentrer chez lui se changer. Il ne put réprimer un soupir en se retournant vers l'américain.

- Que puis-je faire pour vous monsieur … ?

- Kevin Applerpy. Le président du MACUSA souhaiterai s'entretenir avec vous de toute urgence pour que vous discutiez de se qui s'est produit cette nuit. Il me charge de vous dire qu'il serait fâcheux qu'à peine sorti d'une guerre sanglante, le Royaume Uni s'avère incapable de se montrer uni et respectueux de tous les sorciers, quelque soit leur origine.

- Je vois, lui répondit Kingsley de sa voix grave. Faite savoir à M. le président que je le recevrai demain matin à huit heures précises. Et dites lui également de ne pas s'inquiéter. Cette attaque n'est que l'action d'un groupe isolé, et la communauté magique dans son ensemble condamne fermement tous ceux qui ont perpétué ce crime. Et maintenant, si vous voulez bien m'excuser …

Kingsley couru presque jusqu'à la cheminée du ministère et ce fut avec un immense soulagement qu'il aperçut les meubles de son salon. Il se passa de l'eau froide sur le visage et prit une grande inspiration. La journée promettait d'être longue.

Il repartit pour le ministère sans attendre, organisa une réunion avec la presse et les dignitaires étrangers pour leur assurer que la situation était parfaitement sous contrôle et que les responsables de l'attaque étaient conduits à Azkaban en ce moment même. Il répondit ensuite aux questions des journalistes. L'un d'eux, travaillant pour La Gazette, lui sembla particulièrement revêche, et lorsque qu'il lui demanda pour la troisième fois si cette arrivée massive de réfugiés n'était pas un danger pour la sécurité du pays, Kingsley ne put s'empêcher de perdre patience.

- Avez-vous visité le centre qui a été attaqué cette nuit M. Shafiq ? Moi je l'ai fait. Et lorsque j'ai visité cet endroit, je n'ai vu que des sorciers qui attendaient d'avoir une vie meilleure. J'ai vu des femmes, des enfants, des hommes et des vieillards, mais certainement pas de meurtrier en puissance. Cette conférence de presse concerne les tragiques événements de cette nuit, et certainement pas les enjeux de l'immigration.

La déclaration de Kingsley avait jeté un froid dans l'assemblée, et lorsque Xenophilius Lovegood devant s'il était exact que des Ronflaks Cornus avaient participé à l'attaque, tout le monde prit cela comme le signe qu'il fallait mieux partir aussi rapidement que possible.

Margaux Thompson attendait Kingsley dans le couloir, une mine soucieuse affichée sur le visage.

- Vous n'auriez pas du vous énerver contre ce journaliste Monsieur le ministre. Son article sera à charge, et nous n'avons pas besoin de ça, lui dit-elle

- Ça suffit ! Juste un jour, est ce que je pourrai être un homme avant d'être un ministre et avoir le droit de ne pas me contrôler constamment ?

En le regardant s'éloigner, Margaux Thompson se rendit compte qu'il avait l'air fatigué depuis quelques temps. Les responsabilités pesaient sur ses traits tirés, et elle se surprit à penser qu'il ne se représenterait probablement pas à la fin de son mandat. Mais trois ans, c'était long.