Bonjour !

Voici une toute première histoire sur ce site. Elle sera très courte, mais j'espère que vous aimerez, vraiment... et que vous ne me lyncherez pas pour mes idées.

Certains personnages seront OOC; de plus, j'ai inséré quelques personnages OC.

Disclamer: Les personnages et l'univers appartiennent à Masashi Kishimoto, sauf: Youko, Aka, et les enfants.

Prologue :

POV Naruto :

Je m'éloignais des combats. J'étais épuisé. Madara était enfin mort, tué par Sasuke et moi, Obito s'était sacrifié pour nous aider. Il y avait des morts, trop nombreux pour être comptés, et des blessés, innombrables. Les gens cherchaient désespérément leurs proches, le cœur battant, écrasés par l'appréhension et portés par l'espoir.

Soudain, je m'arrêtai, au bord d'un énorme trou dans le sol. Une jeune fille était prostrée au beau milieu, assise. Elle criait. Ses longs cheveux châtains étaient maculés de sang, de cendres, de boue et d'autres saletés en tous genres. Dans ses bras, elle tenait le corps sans vie d'une camarade. Mon cœur manqua un battement quand je la reconnu. Je murmurai son prénom, et descendis prudemment, péniblement, le ravin. Mes blessures me lançant à chaque pas.

Je m'approchai d'elle sans qu'elle ne réagisse. Je posai une main sur son épaule secouée de sanglots.

« Pourquoi, gémissait-elle, pourquoi es-tu partie au combat ? Onee-chan… »

Elle se tourna vers moi, et je tressaillis en voyant ses grands yeux dorés emplis de larmes.

« Naruto…

- Chhhh… je fis en la prenant dans mes bras. Je suis là.

- Naruto… ! »

Elle s'accrocha désespérément à moi, ses mains enroulées dans ma veste en lambeaux, son cou niché sur mon torse. Je l'entendais renifler. Le corps de l'autre fille était toujours sur ses cuisses.

« Il faut rentrer, je commençai.

- Non ! cria-t-elle en me lâchant et en enroulant ses bras autour du corps. Je reste avec elle !

- Elle vient avec nous, ne t'inquiète pas. »

Je me levai, et attendis qu'elle fasse de même, mais elle m'offrit un regard mouillé, et renifla :

« Je ne peux pas me lever… »

Je soupirai.

« Je vais te porter, alors. Accroche-toi à elle. »

Elle tint le cadavre fermement, tandis que je la soulevai et, avec le reste de force qu'il me restait, me mis en marche vers le campement de plus proche. Pendant le trajet, je la laissai pleurer tout son soûl, sachant tout comme elle que, une fois arrivés, elle devrait se relever, être forte, et prendre soin des blessés.

Elle n'avait arriver à temps pour sauver sa sœur, mais il restait tant de blessures à soigner, tant d'autres vies menacées, que je savais pertinemment qu'elle n'aurait d'autre choix que de participer elle aussi, même si elle n'était clairement pas en état de faire quoi que soit, à part pleurer.

Je baissai les yeux vers elle, et m'aperçus non sans surprise que les siens étaient secs.

« Ça va ? je demandai, hésitant. On peut faire une pause, si tu veux… »

Elle secoua vivement la tête en signe de négation.

« Non. Reposes-moi. Je peux marcher.

- Mais…

- Naruto, reposes-moi. S'il te plaît… »

Je sentais sa voix sur le point de rupture. Si je ne la laissais pas marcher, maintenant, elle se remettrait à pleurer, et serait incapable de s'arrêter. Je m'arrêtai et la déposai doucement au sol. Dès que ses pieds touchèrent la terre, dans un petit « skuich » dû au fait qu'elle était imbibée du sang de nos camarades, ses jambes se dérobèrent sous elle, et je dus la soutenir.

« Lâches-moi ! » cria-t-elle en se débattant, le corps de sa sœur toujours serré contre sa poitrine.

Je le lui arrachai presque. Elle poussa un hurlement de bête blessé, et tenta de le reprendre, mais je la repoussai avec froideur.

« Le temps n'est plus aux pleurs ! Ressaisis-toi, bordel ! Elle n'aurait pas aimé te voir ainsi. Elle préférait te voir sourire. Bon sang, je sais que c'est dur ! Mais tu ne peux pas t'effondrer pour ne plus te relever. Tu ne peux pas abandonner ceux qui ont besoin de toi ! Tu n'en n'as pas le droit ! »

Elle tressaillit.

« Je…

- Non ! la coupai-je. Laisses-moi finir ! »

Elle hocha doucement la tête. La flamme qui, dans ses yeux, s'était éteinte réapparu. Un grondement sourd monta dans sa gorge, tandis qu'elle effaçait ses dernières traces de larmes.

« Tu as raison, fit-t-elle. Ma sœur m'a un jour dit que mon sourire pouvait égaler le tien… je compte bien le dépasser à présent ! »

J'éclatai de rire. On m'avait souvent complimenté sur mes sourires, « aussi lumineux que le soleil » et « porteurs d'espoir ». Pour moi, ce n'est qu'une façon d'extérioriser mon bonheur, même s'il n'en a pas toujours été ainsi, et cela semble toucher les gens, me rendant encore plus heureux, et eux aussi par la même occasion, du fait que mes sourires en sont encore plus sincères.

Il s'agit là d'un cercle du bonheur tel que j'ai toujours rêvé de créer. Si seulement je pouvais l'étendre au monde entier, je serai le plus heureux des hommes…

Mon cœur se serra néanmoins tandis que je fixais la morte : plus jamais elle n'évoquerait nos moments passés ensembles, notre amitié… plus jamais elle ne nous taquinerait, mon amie et moi, sur combien on devenait gaga à la simple vue de sa petite fille, âgée d'un an à peine… ou alors quand on la harcelait pour qu'on aille voir les bébés chats à l'animalerie la plus proche…

Sans que je m'en rende compte, les larmes dévalaient mes joues.

« Naruto… »

Je retins un sanglot, et offris à la jeune fille mon plus beau sourire. Ses beaux yeux dorés s'attristèrent. Elle me retira doucement le corps des mains, et le posa sur le sol. Puis, elle me prit dans ses bras, et me berça, comme un enfant, suivant le mouvement vers le bas alors que mes jambes ne me soutenaient plus et que je tombais à genoux.

« Chhh… me murmura-t-elle. Calmes-toi… »

Mais ses larmes avaient recommencé à couler, et nous nous soutinrent mutuellement, pleurant l'un contre l'autre…

oO°Oo

Assis sur un banc à côté d'elle, je la regardai bercer doucement sa nièce. Ses cheveux châtains, qu'elle avait coupé courts – ils lui arrivaient juste au-dessus des épaules en fait – en signe de deuil, amusaient beaucoup la petite qui jouait à les attraper en riant. Je les contemplai un instant, nostalgique. J'avais presque l'impression que la mère allait arriver en hurlant qu'on lui avait dérobé sa fille, et la reprendre des bras de sa petite sœur sous le rire amusé du bébé qui chercherait à attraper les mèches qui cachaient le visage de la jeune femme, et le sien et le mien entremêlés dans une mélodie de tous les jours, la plus belle que l'on puisse entendre.

« Tu es sûre de ton choix ? je demandai d'une voix hésitante.

- Oui ! fit-t-elle d'une voix convaincue en relevant la tête vers moi. Je suis sûre. Cesse de poser cette question, s'il te plait, Naruto !

- Mais… je fis en baissant la tête tel un enfant pris en faute.

- Naruto… s'attrista-t-elle. Je dois m'occuper d'elle, tu sais. Je ne peux pas abandonner ma carrière de ninja comme ça. En plus, on a encore besoin de mon aide, ici. Je ne peux pas les abandonner, je n'en n'ai pas le droit. C'est toi-même qui me l'as dit. Tu t'en souviens, rassures-moi ? »

Je me mis à rire.

« Bien sûr que je m'en souviens ! Plutôt deux fois qu'une, même ! Tu as raison, excuses-moi. J'ai juste peur.

- Je comprends. On continuera à se voir, hein ?

- Bien sûr ! Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement ! »

Elle éclata d'un rire qui réchauffa agréablement mon cœur. Je me surpris à la contempler tendrement pendant qu'elle riait. J'avançai une main pour remettre une mèche rebelle derrière son oreille. Elle cessa aussitôt de rire, et ses grands yeux se posèrent sur moi en signe d'incompréhension, mêlés d'une lueur que je ne parvins pas à identifier sur le moment.

Comme hypnotisés, nos visages commencèrent à se rapprocher, lentement d'abord, puis de plus en plus rapidement tandis que nous nous penchions l'un vers l'autre. Nous nous arrêtâmes à quelques millimètres l'un de l'autre, espace vite comblé. Nos lèvres s'entrechoquèrent avec douceur et maladresse.

Mes lèvres s'entrouvrirent, elle passa un bras autour de mon cou, et je lâchai prise.

Le baiser ne prit fin que lorsque nous entendîmes un « hum ! » gêné derrière nous. Nous retournant, le visage écarlate, nous aperçûmes Gaara, qui nous fixait avec un air amusé.

« Il va bientôt falloir partir, Naruto, me dit-t-il, et mon cœur se déchira. Tes coéquipiers t'attendent aux portes du village. »

Je ne pus que hocher la tête, et me levai avec lenteur, peu disposé à me séparer d'elle. Nos mains étaient jointes, et relâcher ma prise fut aussi difficile que mon combat contre Madara, voire plus. Mes yeux emplis de larmes croisèrent les siens, résolus.

Je pus y lire que ce n'était pas une erreur. Elle se leva à son tour, joignant plus fermement nos mains. Gaara s'approcha alors, et me serra contre lui.

« Tu peux revenir quand tu veux, mon frère, chuchota-t-il à mon oreille. Il suffit de me le demander, et je peux lui accorder quelques jours de congé pour que vous puissiez vous voir. Et puis, tu seras toujours le bienvenu… »

Une larme s'échappa et roula sur ma joue. Je lui rendis son étreinte de mon bras valide en le remerciant silencieusement. Il n'y avait jamais eu besoin de mots entre lui et moi.

Puis, il se dirigea vers elle, et lui prit le bébé des mains.

« Je suppose que vous voulez être seuls. »

Nous hochâmes la tête, la reconnaissance se lisant dans notre regard. Gaara sourit.

« Vous avez ma bénédiction, ainsi que celle de Temari et de Kankurô, dit-t-il, nous faisans sourire. Au revoir Naruto, et bonne chance… »

C'est ainsi que, main dans la main, nous nous dirigeâmes vers la sortie de Suna. Je repris notre conversation.

« Tu peux venir quand tu veux, tu sais, dis-je. Ma porte te sera toujours ouverte. »

Elle me sourit.

« Cette phrase peut aussi s'appliquer à toi », répliqua-t-elle.

Nous nous arrêtâmes sous un arbre pour un nouveau baiser. Nous prîmes tout notre temps pour rejoindre la porte, multipliant les arrêts discrets pour nous embrasser, ou tout simplement nous regarder dans les yeux. Enfin, arrivés à quelques rues des remparts qui protégeaient la ville, nos mains se lâchèrent à regret, et nous nous stoppâmes une dernière et douloureuse fois.

Le silence régna, tandis que nous nous fixions droit dans les yeux.

Un dernier baiser, une dernière étreinte, avant de se dire au revoir pour Dieu savait combien de temps.

« Je t'aime », lui murmurai-je à l'oreille.

Elle tressaillit.

« Moi aussi. »

Nous nous séparâmes. Bon sang, Kurama seul pouvait savoir combien j'aimais cette fille. Durant les deux mois que j'avais passé ici en compagnie de mon équipe – officiellement pour un échange de bons procédés entre nos villages, c'est-à-dire que chacun des villages envoyait une équipe à l'autre pour aider à la reconstruction et officieusement sur un caprice de Gaara et de ma part, car elle avait besoin de moi autant que j'avais besoin d'elle – je m'étais peu à peu rendu compte que ce j'avais au début pris pour de la fraternité s'était transformé en amour, pur et fort. Inébranlable. Douloureux lorsque j'étais loin d'elle, merveilleux quand j'étais à ses côtés. Je sentais que j'allais très mal supporter ces mois, peut-être même ces années, loin d'elle.

Mon cœur lui appartenait.

oO°Oo

« NON ! NARUTO JE TE L'INTERDIS ! NARUTO ! DIS, TU M'ÉCOUTES QUAND JE TE PARLE ? NARUTO UZUMAKI ! »

Jamais la voix de mes camarades ne m'avait parue aussi lointaine. Jamais je n'avais été aussi décidé. Mon choix était fait, ma décision était prise.

Tsunade peut tempêter autant qu'elle le souhaite, je ne reviendrai pas en arrière, pensai-je, déterminé.

En ce glorieux jour d'été, je venais de remettre ma démission. Moi, Naruto Uzumaki, héro de la Quatrième Grande Guerre Ninja, premier candidat au poste de Hokage, je venais de remettre ma démission de mon poste de jônin. A présent, je devais faire face à l'incompréhension et la colère de mes coéquipiers, présents dans la salle, et une Tsunade déchaînée, prête à tout pour me garder dans ses rangs.

Je serrai les poings, furieux. Ma voix supplanta celle de Tsunade.

« STOP ! »

Elle s'étrangla.

« Écoutez-moi attentivement, fis-je d'un ton très calme. Je vous remets ma démission de mon poste de ninja, et ce n'est pas négociable. Je vous remets mon bandeau dès maintenant. »

Joignant le geste à la parole, je défis mon bandeau frontal et le tendis à Tsunade, qui ne fit aucun geste pour le reprendre.

Je lui tournai le dos, et me dirigeai vers la porte d'un pas tranquille, lorsqu'elle dit :

« Tu en sûr de toi ?

- On ne peut plus sûr. »

Elle me fixa un instant, tandis que je gardai résolument ma main sur la poignée de la porte, prêt à partir.

« Dans ce cas, j'accepte. En ce jour, Naruto Uzumaki-Namikaze redevient un civil. »

Je dus retenir un grand sourie victorieux, mais un rictus étira néanmoins mes lèvres.

« Mais je pose une condition ! »

Mon cœur rata un battement. Une condition ? Ce n'était pas censé se passer ainsi ! Je devais aller la retrouver sitôt mon statut de civil retrouvé !

Qu'est-ce que la vieille va encore nous inventer ? pensai-je avec agacement.

« Oui ? fis-je en me retournant lentement, croisant le regard brûlant de mon Hokage.

- Tu resteras confiné au village. »

J'écarquillai les yeux. Mon souffle se fit erratique, et une vague de colère me submergea.

« Non. »

Jamais je n'ai donné de refus si total. Celui-ci ne contient aucune faille exploitable dans laquelle s'engouffrer, et il fait tressaillir les ninjas présents dans la pièce.

« Et pourquoi cela ? demande Tsunade avec un calme olympien.

- Je suis un civil. Vous n'en avez pas le droit ! je m'écrie, sachant très bien que ma protestation ne tiendra pas la route.

- Si ! J'ai tous les droits ! Si je désire mettre quelqu'un sous surveillance, je le fais ! Si je ne veux pas qu'une personne quitte l'enceinte du village, elle y reste confinée ! Civil ou ninja, la loi reste la même ! Tous doivent obéir à mes ordres. »

Je me tendis comme un ressort. Un grondement sorti de ma poitrine, dans laquelle un terrible sentiment de trahison prit place.

« C'est parce que je suis le Jinchuriki ? demandai-je d'une voix dangereusement basse.

- Oui, répondit-t-elle, et mon cœur éclata.

- POUR QUOI ME PRENEZ-VOUS ? POUR UNE ARME ? JE NE SUIS PAS HUMAIN A VOS YEUX ? »

Ses yeux s'étrécirent. Les miens devinent rouges.

« Je t'interdis de me confiner à l'intérieur du village.

- Et moi je t'interdis de le quitter. »

Nous nous affrontâmes un instant. Ma fureur augmenta encore d'un cran, et je quittai la pièce avant de faire un massacre.

Mes pas me menèrent vers la sortie du village. Une pensée me traversa l'esprit : les ordres ne sont sans doute pas encore arrivés. J'ai peut-être une chance de sortir…

Je tentai ma chance. A mon grand étonnement, cela marcha. Un sourire amusé étira mes lèvres. Ils pensaient sans doute que cela allait me prendre plus de temps pour préparer mes affaires et mettre au point un plan pour m'enfuir, mais la vérité est là : tout est déjà scellé dans un rouleau qui se trouve dans ma poche, et je n'avais aucun plan. Je suis juste sortit comme ça, comme si j'allais me promener. En fait, je me doutais un peu de cette réaction.

Un regret me traversa pourtant : j'aurai aimé profiter d'une douche avant de partir. Un sourire amusé éclaira mon visage tandis que je prenais conscience de ma nouvelle liberté. Je pris mon élan, et me mis à courir à travers la forêt, mon cœur battant la chamade.

« Attends-moi, mon amour, murmurai-je au vent. J'arrive. »

oO°Oo

Je fus bientôt en vue du petit village où elle avait prévu de m'attendre. Je souris, et m'arrêtai bien vite devant la petite auberge où elle séjournait, avant de monter à sa chambre.

Le cœur battant, je toquai à la porte. Elle l'ouvrit, et je tombai dans deux lacs brun-dorés.

« Naruto ! »

Elle se jeta dans mes bras ouvert en riant, avant de m'entrainer à l'intérieur de la chambre pour m'assaillir de question :

« Comment s'est passé ton voyage ? Tu n'as pas eu trop de problèmes pour partir ? Quelle a été la réaction de tes camarades ? Tu leur as dit quoi ?

- Oh là ! je m'écrie en lui caressant la tête pour la calmer. A vrai dire, je leur ai juste dit que je donnais ma démission, et je suis parti. Ils étaient choqués, et Tsunade a même essayé de m'interdire de quitter le village.

- Quoi ? s'étrangla-t-elle. Mais tu pourrais être considéré comme nukenin ! Bon sang, Naruto, réflé- !? »

Je mis doucement un doigt sur ses lèvres pour la faire taire. Elle tressaillit, et plongea son envoutant regard doré dans le mien. Mon cœur s'emballa en la voyant retirer mon doigt de sa bouche, se hisser sur la pointe des pieds et poser ses lèvres sur les miennes.

« Ne t'inquiète pas, je susurrai à son oreille. Même s'ils nous pourchassent, ils ne nous retrouverons jamais ! »

Elle gloussa, et se libéra de mon étreinte.

« Je vais préparer les chevaux, déclara-t-elle avec un sourire tendre. Prépare la petite, en attendant. »

Je hochai la tête, la laissant seller les deux chevaux sur lesquels nous nous déplacerions désormais, et allait chercher la petite fille, endormie dans la chambre adjacente. Je scellai nos affaires, et descendis en portant la fillette – désormais âgée de quatre ans – dans mes bras.

Arrivé en bas, je découvris les chevaux, nous attendant. Elle était déjà juchée sur l'un d'eux, une jument à la robe gris cendré. Je lui confiai la fillette, et montai à mon tour sur le second animal, un étalon à la robe bai cerise flamboyante. Sans un regard en arrière, nous quittâmes la ville, le pays du feu puis, enfin, le continent.