Résumé : Poudlard est vieille, très vieille. Mais que pense-t-elle vraiment de tout ce qui s'est déroulé en son sein depuis sa fondation ?

NdA : je m'essaie à l'humour, c'est pas très réussi mais j'aime bien quand même, à vous de me dire ce que vous en pensez… Bonne lecture !

Je ne sais pas vraiment quand je suis née, qui je suis et où je suis. J'ai cependant un vague souvenir des quatre sorciers disparates qui m'ont construite, il y a déjà plus de mille ans. Le premier était un imbécile, les cheveux teints en rouge, l'épée sortie au moindre affront, accompagné d'un lion qui griffait mes jeunes pierres fragiles sous les encouragement de son maître. La deuxième était une sotte, naïve et boulotte, qui forçait chaque visiteur à goûter une de ses immondes tartes aux mirabelles. Le troisième ressemblait à un serpent, et m'a fait l'affront de creuser en mon sein pour construire une gigantesque salle complètement vide, celle qu'il a ironiquement nommé la Chambre des Secrets. La dernière, celle qui était sensée être intelligente, était toujours en compagnie d'un maudit piaf qui déféquait sur toutes mes fenêtres.

Je n'ai jamais été autant soulagée que quand ils sont morts : « Plus de cris », me disais-je, « plus de lions, plus d'aigles, plus de serpents, et surtout, plus de ces fichus blaireaux ridicules et limités intellectuellement qui usaient leur temps à graver des cœurs maladroits sur mes jeunes murs. » Mais non ! Bien entendu les quatre crétins avaient pris leurs précautions sans même me demander mon avis. Et l'école a perduré pendant des siècles, voyant défiler des centaines de professeurs et d'étudiants plus abrutis les uns que les autres.

Et ils sont arrivés. Quatre. Un chiffre que je voulais rayer de mon vocabulaire, tant il m'apportait de problèmes. Ils étaient quatre donc, quatre farceurs, quatre chahuteurs, quatre chapardeurs, quatre maraudeurs. Quand ils sont partis, j'ai cru mon enfer terminé : « Plus de bombabouse, plus de loup-garou, plus d'alliance avec ce fantôme horrible, Peeves, qui passe son temps à éclabousser et salir mes vieux murs. Tout ça était fini ! » Pour fêter ça, j'ai trempé copieusement les nouveaux, l'année suivante : les pauvres petits n'ont jamais compris pourquoi le ciel de la Grande Salle leur était tombé sur la tête ce soir là. Dumbledore non plus d'ailleurs.

Et puis la génération suivante est arrivée. Et j'ai regretté mon emportement sur le chiffre quatre : décidément deux et trois étaient bien pires. Les jumeaux d'abord, deux rouquins à l'esprit démoniaque et aux idées génocidaires, qui ont passé leurs sept ans d'étude à inventer des armes bio-chimiques sous les yeux de professeurs inattentifs et incompétents. J'ai été déçue d'apprendre qu'un seul était mort dans la guerre : pourquoi étaient-ils infichus de se ressembler quand cela m'arrangeait ?

Mais le pire arriva avec le Trio, ceux que les autre élèves appelèrent rapidement le Trio d'or. Dès que le rejeton de cet idiot de James a passé mes portes, j'ai senti venir les problèmes. La suite m'a donné raison, bien entendu : explosions, vols, meurtre et j'en passe. Le petit brun, accompagné de son lapin savant et de son singe de compagnie, ne m'a pas épargné une seule seconde. Ni lui, ni ses prétendus amis, n'ont pensé à me protéger dans leur bataille de pacotille. Mes murs partirent en lambeaux, des pierres me furent arrachées, et on me répara de bric et de broc, comme un vulgaire château moldu. Et à la fin de leur belle histoire heureuse, où l'on voit s'épanouir l'amouuuuuur entre les responsables de mes malheurs, je ne peux toujours pas prendre des vacances, pourtant bien méritées. Maudits morveux !