Hello ! Eh bien, cela me fait une deuxième histoire en marche ! J'espère qu'elle plaira, et surtout qu'elle sera lue: les gens ne regardent pas beaucoup les crossover, surtout que ceux Fairy Tail/L'Héritage sont très rares, à ce que j'ai pu voir.

Je suis désolée pour ceux qui attendront une parution rapide, mais je suis peu productive, et souvent sujette à des syndromes de la page blanche. J'ai également une vie très chargée derrière l'écran !

Enfin, plus de blabla inutile: bonne lecture, et n'hésitez pas à laisser une review !

~ Aucun des personnages de Fairy Tail ou de L'Héritage ne m'appartiennent, et je ne fais aucun profit avec cette histoire. ~

Prologue: L'Ombre de la Solitude

De longs cheveux sombres volaient dans le vent, porté par l'air glacé provenant de la mer. Une chevelure brun-noire agitée par les embruns. De longues mèches blondes attachés en chignon, pour plus de commodité.

- Nous ne pouvons supporter cela plus longtemps, déclarait une femme blonde avec fougue. Nous devons agir.

- Peut-être, mais nous ne sommes pas en mesure d'agir, dit une autre, brune.

La dispute durait depuis des heures. La femme se tourna vers le seul homme de leur trio, et l'apostropha sèchement :

- Dis quelque chose, enfin ! Ce n'est pas raisonnable ! Elle va se faire tuer !

- Non.

- Quoi « non » ? Sois plus clair, Hayao ! Tu…

- Elle a raison, Kaori. Nous devons agir. Il s'agit là de l'avenir de nos enfants. Serais-tu lâche au point de ne pas vouloir protéger ta fille ?

L'insulte vrilla le cœur de ladite Kaori. Elle serra les poings.

- Ne dis pas n'importe quoi ! cria-t-elle avec rage. Je pense à son avenir, justement ! Si nous attaquons maintenant, nous mourrons !

- Nous ne mourrons pas, dit calmement la blonde, une lueur convaincue brillant dans ses yeux chocolat.

Kaori recula comme s'ils l'avaient frappé, ne se souciant pas de la falaise, à quelques pas dans son dos, et dont elle se rapprocha dangereusement.

- C'est de la folie, marmonna-t-elle. De la folie pure…

- Peut-être, mais j'y crois. Et je sais que nous reviendrons.

- Layla…

- Libre à toi de ne pas venir. Saches seulement que, à seulement deux, nous sommes diminués.

Elle le savait, bien sûr. Et cela la blessait profondément, car sa décision était déjà prise, qu'importe les arguments de ses amis, ou du sentiment de trahison – de sa trahison envers eux ! – qui s'étendait dans sa poitrine, tel un poison, s'enroulant autour de son cœur comme un insidieux et terrible serpent. Le venin de l'amour s'instilla en elle, tandis qu'elle le combattait de toutes ses forces.

- Non, lâcha-t-elle.

Et, malgré le chagrin qui la rongeait, la douleur qui l'envahissait, elle resta debout, droite et fière, ne courbant ni sous le chagrin et la colère, ni sous les bourrasques, pourtant de plus en plus fortes.

Frrr, frrrr.

Les yeux vert sombre de Hayao s'assombrirent.

Ils me haïssent, s'effraya la jeune femme.

Ils se fixèrent, longtemps. Mais elle gagna, à son grand désespoir. Pour la première fois de sa vie, elle souhaitait, elle aurait été heureuse de perdre, de se tromper. Mais sa fierté était trop grande, son instinct trop développé, des alarmes sonnant partout dans son esprit.

Ce ne fut que lorsqu'ils furent parti, sur leurs dragons, pour un combat dont elle savait être un piège mortel, qu'elle s'effondra.

« Qu'ai-je fait ? se lamenta-t-elle. Qu'ai-je fait ?

- La bonne chose, souffla une voix dans son esprit.

- Vrel… »

Les écailles blanches du dragon étincelèrent sous la lumière blafarde de la lune, et Kaori leva la tête pour un long, un déchirant, cri de souffrances intérieures.

« Le véritable courage consiste à vivre pour ce que l'on croit juste, quitte à souffrir.

- Je sais.

- Alors pourquoi ne te redresses-tu pas, Kaori ?

- Parce qu'ils sont morts, Vrel. Ils ne reviendront pas. Ne me dis pas que cela ne te fait pas mal. Je ne te croirais pas, ou alors je perdrais confiance en ce monde. »

L'imposant être s'approcha d'elle, et la regarda droit dans les yeux, cherchant ses mots.

« J'ai mal, finit-t-il par dire. Cela me déchire le cœur de savoir que plus jamais je ne reverrais Sun ou Evergreen, comme avant la perte de leur Dragonnier. Mais je ne perds pas espoir. Je sais que cette décision était juste, tout comme ils pensaient réellement que la leur l'était. Nous n'y pouvions rien, et ne pouvons rien faire à présent, ils sont trop loin, à par croire en nos destins. La lune et les étoiles nous guiderons, Kaori, comme elles l'ont toujours fait.

- Pas toujours…

- Si, même quand tu croyais qu'elles ne le faisaient pas. Ta lecture, ta clarté d'esprit, ta vivacité à prendre des décisions, ton courage face à ceux que tu chérissais pourtant de tout ton cœur, nous ont sauvé ce soir. Leur entêtement, et leur esprits fermé ne leur rien appris de ce qu'ils savaient déjà, ou ce qu'ils croyaient savoir. Cela a causé leur perte, et mis les enfants en danger…

- Linneä…

- Oui.

- … Qu'allons-nous faire, Vrel ? Seuls, nous sommes vulnérables, et…

- Nous cacher. »

Les deux mots mirent un certain temps à atteindre le cerveau de la femme.

« Bonne idée ! s'écria-t-elle. En bardant un endroit sûr de sorts, et en faisant en sorte qu'Eragon nous fournisse assez de vivres, nous pourrions…

- Non, Kaori. Suis mes pensées, et tu comprendras mon raisonnement. »

La femme fronça les sourcils, et pénétra toute entière dans l'esprit de son dragon.

« Que… Non ! Non, je refuse !

- C'est pourtant la seule solution.

- Non !

- Ne laisse pas les liens du passer t'entraver, Kaori ! Efface la mémoire de ta fille, et place-la en lieux sûrs. Ensuite, nous pourrons sur établir sur Vroengard, avec Eragon et Saphira, ou suivre les traces de Murthag et Thorn vers le Grand Nord.

- Nous pourrions tous habiter à Dorù Areaba…

- Non. Ce ne serait pas souhaitable. Sceller leurs pouvoirs, les séparer dans des endroits éloignés, et faire en sorte qu'ils sachent se retrouver lorsque le moment viendra, voilà ce que nous pouvons faire. Ensuite, nous devrons fuir.

- Je…

- Je ne doute pas de toi, Kaori. Tu es une elfe, après tout, non ? Cela devrait être à ta portée…

- Je…

- Je croyais que les elfes étaient meilleurs que ça dans le contrôle de leurs sentiments ? Si tu l'as toujours fait, pourquoi flancher maintenant ? »

Elle ne répondit pas. L'elfe baissa la tête, laissant ses longs cheveux sombre cacher ses incroyables yeux bleus, serrant les dents tellement fort qu'elle en eut mal.

« D'accord, abdiqua-t-elle. Tu as raison. »

Sentant l'effort monstre qu'elle faisait pour courber ainsi l'échine face à cette action déchirante et totalement contre-nature pour une mère qu'était d'abandonner son enfant, et que rien que l'idée la faisait atrocement souffrir, l'imposant dragon se retira.

« Laisse-moi faire, déclara-t-il. Ainsi, tu n'auras pas à en porter le poids sur tes épaules.

-

- Hais-moi si tu le désire, ne me parles plus, mais tu devras t'y faire. Nous sommes liés. Et n'oublie pas que la destruction de ce lien nous sera fatale, à tous les deux. Je te laisse y réfléchir, Kaori. Ne te laisse pas aveugler, s'il te plait. »

Elle ne répondit pas, et ne réagit pas davantage lorsque Vrel issa son corps écailleux dans les airs, partant loin de son Alagaësia natale pour Fiore, un petit pays par-delà les mondes par lequel on accédait via un portail, et où Layla était née, puis amenée à l'âge de dix ans par l'unique dragonne de Fiore que Kaori connaissait : Kogonara. Cette dernière leur avait appris, à Layla, Hayao et à elle, Kaori, à se servir d'un tout autre type de magie que celle connue en Alagaësia.

Kaori serra les poings. Sa mère, Dragonnier elle aussi, était morte de façon mystérieuse lorsque Kaori avait à peine dix ans, la laissant seule au monde dans le Du Weldenvarden. A l'âge de vingt ans, comme tous les enfants elfes, on l'avait présentée aux œufs de dragon, sans succès. Horriblement déçue, la jeune elfe avait commencé à se refermer sur elle-même, convaincu que cela était le fait de sa condition d'orpheline. Un elfe de haute taille, et dont la voix formait des accords déchirants, assis entre les racines de l'Arbre Menoa, connu dans le monde des elfes pour avoir la plus belle voix qu'il était possible d'entendre, s'était levé et approché doucement de la créature blessée qu'elle était. Sendafael avait été tout, pour elle, jusqu'au jour où, Arya, leur reine, avait demandé des volontaires non-Dragonniers pour l'accompagner à Dorù Areaba, sur le dos de son dragon, Fìrnen. Si les deux elfes s'étaient proposés, espérant être ensemble, ce fut Kaori qui fut choisie. Sendafael et elle se séparèrent sur des larmes.

L'autre accompagnateur se désista à la dernière minute, et Kaori se retrouva donc seule en compagnie de la reine pour un long voyage, qui se termina dans la demeure d'Eragon le Tueur de Rois. Au moment de repartir, Kaori émit le souhait de rester sur Vroengard.

Là, elle y avait rencontré Hayao, humain arrivé à l'âge de dix ans lorsque son dragon, Evergreen, avait éclot pour lui. Vrel était apparu dans la vie de Kaori à peu près à la même période et, deux ans plus tard, Layla pointait son nez sur l'île, où Sun avait éclot pour elle.

Les trois enfants avaient été inséparables pendant des années, tant sous la tutelle avertie d'Eragon que celle, beaucoup plus sévère, de Kogonara. Cette dernière ne les appelais d'ailleurs jamais par leurs noms : pour elle, Layla était Suzaku, le phénix ; Hayao Ryû, le dragon ; et Kaori Tora, le tigre.

Laissant ses larmes couler librement, Kaori leva la tête vers le ciel.

- Layla…

Au grand étonnement de tous, et alors qu'on prédisait que ce serait Kaori qui partirait la première, à cause de son indépendance et de sa soif d'aventure, c'était la blonde, qui s'était éloignée en premier. Pour ses trente ans, elle était repartie vivre à Fiore. Sans Sun. La brune, plus sensible que la moyenne, même pour les elfes, avait ressenti la douleur du dragon aussi doré que les cheveux de son Dragonnier, tandis que Hayao et elle se consolaient mutuellement du départ de leur amie. L'unique élément masculin de la bande avait trouvé un intérêt soudain en les femmes, à commencer par Kaori, qui avait repoussé ses avances.

Il s'était alors tourné vers les femmes de la Vallée de Palancar, dont il était originaire, et s'était rapidement trouvé une douce et tendre épouse qui lui avait donné un fils, Sasuke. Désespérée, Kaori était retournée voir son peuple, dans la forêt du Du Wenldenwarden. Elle y avait retrouvé Sendafael, et leur histoire avait repris là où il l'avait laissée.

Aux travers des villes végétales des elfes, si différentes des constructions de pierre que les nains et les humains affectionnaient, l'amour avait naquit entre Kaori et Sendafael.

De cet amour était né Linneä un an après le second fils de Hayao, Kagenawa. Le brun avait repris contact avec son amie brune pour lui proposer que leurs enfants se connaissent, étant d'un âge proche.

Mais cela avait pris encore cinq ans pour que Layla revienne, tenant dans ses bras le corps frêle d'une fille âgée de six ans à peine, et un mari portant sur ses épaules un bambin souriant.

Kaori planta résolument ses ongles dans ses paumes, savourant cette douleur qui la tirait agréablement de ses souvenirs doux-amers.

Car, en quatre ans de vie ensemble, le fossé entre les trois amis, autrefois aussi proche qu'ils pouvaient l'être, s'était creusé, approfondis, élargis. Avec moult souffrances et peines, la jeune elfe les avait vu leur amitié autrefois solide se délier aussi facilement que la mer déliait le ruban couleur de lis de cette si belle chanson elfique dont les paroles s'effaçaient à présent de son esprit, tant elle l'avait si peu entendue.

Layla était repartie vivre à Fiore, avec sa fille, son fils et son mari, suivi par Hayao, avec Matsuko, sa femme, une sorcière particulièrement douée.

Et Kaori s'était retrouvée seule. Voilà pourquoi elle avait gardé un profond ressentiment envers son frère et sœur de cœur : ils l'avaient abandonné.

Et les voilà qui revenaient comme des fleurs, la bouche en cœur, quémander son aide pour une mission suicide totalement impossible à réaliser, à Fiore qui plus est !

Kaori sortit de son sac, contre lequel elle s'était assis puis adossé sans s'en rendre compte, deux gemmes, l'une dorée comme le soleil et l'autre d'un vert pin magnifique.

L'inquiétude et la douleur des deux dragons, ayant perdu leur frère ou sœur d'âme par-delà les mondes, lui parvint par vagues, et elle entreprit, lentement, doucement, de les rassurer.

Elle dût cesser sa tâche, car le soleil se levait, pour la seconde fois. Elle était resté là deux jours et deux nuits. Il était temps de rentrer.

Frrr, frrr.

Le battement sourd des ailes de Vrel lui vrilla les oreilles et, lorsque le dragon blanc se posa à ses côtés, elle posa une main douce sur le flanc écailleux de son compagnon de toujours.

« Tu as raison, lui dit-t-elle doucement. Mettre les enfants en lieu sûr et nous cacher est la meilleure chose à faire. Mais cela n'enlève rien à la douleur d'abandonner ma fille. »

Le dragon voulut dire quelque chose, mais elle se détacha vivement de son esprit.

Layla et Hayao avaient abandonnés leurs dragons au portail de Dorù Areaba, pour se lancer dans une quête aussi dangereuse qu'idiote. Sun et Evergreen accompagnaient d'ailleurs Vrel. Ils se posèrent à côté d'eux. Leurs souffles ronflants inquiétèrent Kaori, qui les fixa un instant, avant de déclarer.

« Souhaitez-vous nous joindre à nous ?

- Non, répondit Sun. Nous allons retourner vers le désert du Hadarac, près des montagnes des Beors. Garde précieusement nos Elduranì, Kaori Svit-kona. Nous te les confions. »

Les deux dragons décolèrent. Lorsqu'ils ne furent plus qu'un point dans le ciel, Kaori monta sur Vrel, qui s'envola à son tour, vers la dense forêt qui avait vu naître le premier Eragon, le premier Dragonnier.

°.°.°

- Je t'en prie ! Fais-le !

Les yeux bleus affrontèrent les yeux marron tandis que la supplique résonnait dans l'immense pièce.

- S'il te plait !

Les prunelles, autrefois douces, de Kaori brillaient d'un éclat glacé, bien loin de leur chaleur passée. Jude, malgré qu'il ne l'avait connue que quelques temps, ne l'avait jamais vue ainsi.

De plus, le fait qu'elle soit venue ici, dans le Manoir Heartfilia, à Fiore, était exceptionnel : elle n'avait jamais emprunté le portail auparavant.

- En es-tu sûre ? demanda-t-il, hésitant.

Il échangea un regard avec Yutaka, son ami de toujours, et Maître de la guilde nouvellement formée de Forgotten Stories.

Si les cheveux de Jude étaient encore d'un blond éclatant, tout comme sa moustache, ceux de Yutaka, en revanche… L'homme avait à peine plus de trente ans que ses cheveux grisonnaient déjà, bien que ses sombres prunelles brillaient d'un éclat vif sous les sourcils broussailleux. Une petite barbe tombait de sa mâchoire, et il la caressa pensivement alors que Kaori se tournait vers lui, les yeux pleins d'espoir.

- Je pense pouvoir les prendre en charge, déclara-t-il lentement.

Le regard de Kaori s'illumina.

- Je ne te demande que de t'occuper de Kagenawa. Tu devras lui trouver un nouveau nom, une nouvelle histoire. Quant à Linneä… je veux seulement que tu la caches, du mieux que tu peux.

- Mais… tenta d'intervenir Jude.

- Je ne veux pas savoir où elle est ! le coupa Kaori. Ce serait… beaucoup trop douloureux.

Yutaka hocha la tête.

- Je le ferais, promit-t-il. Tu as ma parole.

°.°.°

Une fillette aux longs cheveux bruns. Ses pommettes hautes, ses yeux en amande, que Kaori savait de la même couleur bleue que les sien, ses oreilles pointues et sa grâce féline révélaient son appartenant elfique. Cela lui brisait le cœur, mais Kaori se devait de les effacer. Sa fille était trop reconnaissable : ses traits exotiques étaient repérables à des kilomètres, et restaient facilement en mémoire.

La transformation lui prit quelques minutes : une phrase en ancien langage, puis observer les modifications sculpter un nouveau visage pour sa fille.

Ensuite, elle contempla Lucy. Les cheveux blonds de la petite fille étaient coupés au niveau de son épaule, et une mèche était attachée sur le côté de sa tête. Humaine, et à part le fait qu'elle ressemblait beaucoup à Layla, il ne devrait pas y avoir de problème.

Humain également, ses cheveux foncés ne posaient aucun problème, de même que ses yeux bleus, hérités de sa mère.

Elle les laissa tels quels, avant de leur apposer un sort qui leur permettrait de se retrouver aisément lors que le temps viendra. Enfin, une simple bénédiction prononcée en langue ancienne leur offrira protection et bonne fortune.

°.°.°

L'énorme dragon rouge se posa lourdement au sol, et défia son homologue blanc du regard. Vrel ne tressaillit même pas, au contraire de Kaori, lorsqu'elle sentit le regard rubis la transpercer de part en part. Le Dragonnier assis sur le dragon la toisa.

- Alors c'est toi, Kaori ? lança-t-il.

Elle ne put que hocher la tête, avant de parvenir à reprendre contenance.

- Alors c'est toi, Murthag ? lança-t-elle sur un ton de défi.

Il sourit d'un air appréciateur.

- En effet.

Il la détailla de bas en haut, et la laissa toucher son esprit pour saluer Thorn, tandis qu'elle l'autorisait à pénétrer dans le sien pour contacter Vrel.

- Tu es la première elfe Dragonnier que je rencontre, déclara-t-il. J'imaginais ton esprit… différent. Et ton… physique, aussi.

- Ne prends pas mon cas pour une généralité, souffla la jeune femme. Je ne suis pas une bonne image de mon peuple : je suis trop petite, pas assez belle. Trop… humaine.

Le regard du Dragonnier s'adoucit.

- Tu es différente, murmura-t-il.

- C'est le mot.

Les yeux sombres se vrillèrent dans les siens, bleus, et Kaori s'immobilisa.

- Comme je te comprends, chuchota-t-il doucement, si bas qu'elle crut l'avoir imaginé.

Ils se défièrent un instant du regard. Kaori entendit Vrel saluer Thorn.

Le dragon rouge étendit ses ailes.

- Jamais personne n'a visité ma retraite, pas même Eragon. Peux-tu me promettre que tu ne diras à personne où elle se trouve ? Je ne tiens pas à être dérangé. Malgré le temps passé, mon nom n'a pas été oublié, et est toujours synonyme de haine…

- Je te le promets, répondit la jeune femme en ancien langage. Je ne révèlerai à personne la position de ta retraite, sauf si tu me le demandes...

- Si l'un de nous est en danger, tu le peux, dit l'homme.

- … ou si l'un de nous est en danger. Mais, reprit-t-elle, il n'y a pas de dangers, si ?

Murthag eut un sourire étrange.

- On ne sait jamais ce qui peut se cacher dans le Grand Nord. Moi-même qui y vis, n'ai pas encore percé tous ses secrets…


Bon, eh bien je crois que je vais me lancer dans les commentaires de fin, même si je sais que rares sont ceux qui les lisent... Remarque, il s'agit surtout de délires d'auteurs... Je m'excuse d'avance pour ces tissus d'âneries qui ponctuerons dorénavant mes histoires ! (même si vous pourrez désormais y trouver un lexique, ainsi que, parfois, des bonus, si je me décide à les écrire).


Lucy : Pourquoi on ne parles pas de nous ? L'histoire est censé être sur Fairy Tail, non ?

Moi : Qu'est-ce que tu fiches ici ?

Erza : On commente, tu voix, on commente.

Moi : Je m'en suis un peu aperçu, vois-tu ? Je ne suis pas encore devenue aveugle. Non, ce que je veux savoir, c'est comment vous êtes sortis de votre œuvre originale, vous ?

Saphira : « Bonne question. J'étais en train de chasser quand hop ! je me suis retrouvée là. »

Moi : Oh non ! Moi qui pensais que ce genre de choses ne m'arriveraient jamais !

Angela : Je t'avais pourtant bien dit de te méfier des lapins carnivores.

Moi : Hein ? Quels lapins carnivores ?

Angela : Chut ! Et écris !

Sur ce, elle prend ses aiguilles, une pelote de laine, et commence à tricoter. Je hoche la tête, puis retourne à mon ordi, jetant néanmoins des coups d'œil méfiants vers ma bibliothèque... Sait-on jamais. Lucy se tourne vers les lecteurs:

Lucy : Bon, et si vous l'encouragiez un peu ? C'est vrai, quoi, elle ne peut rien faire si vous ne lui dites pas si vous aimez ou non ! Au fait, je serais avec qui, moi, dans ta fanfic ?

Moi, sans me retourner : Tu le sauras en temps voulu !

Angela, sans relever la tête : Tu seras en couple, ou tu ne le seras pas. Attention, notez bien que je ne dis pas avec qui, donc quoi qu'il arrive, je l'aurais prédit ! Admirez quelle sagesse est la mienne.

Moi : Elle ne l'avait pas déjà fait à Eragon, celle-là ? Bref, alors... Dans le prochain chapitre, c'est Lucy qui...