Chapter 5 : Edward POV

Depuis la lune de miel, mes pensées n'étaient que pour Bella. Après plus d'un siècle à attendre, j'avais enfin épousée mon âme soeur. Ce mariage, cette lune de miel étaient des moments intenses et magnifiques, mais qui signifiaient également que la fin de sa vie de mortelle était proche. Et malgré l'impatience de Bella pour qu'on lui accorde l'immortalité, je n'arrivais pas a être paisible avec cette décision.

Bella ne pouvait imaginé la valeur de la vie humaine. Et lorsqu'elle aurait été transformée, il serait trop tard pour faire machine arrière. Elle serait à jamais une immortelle, devant tué, et se nourrir de sang. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Elle ne voulait pas cacher notre relation dans quelques années, ou encore mourir tandis que resterai là, ayant toujours l'air d'un adolescent. Je pouvais comprendre son désir d'éternité à mes côtés. Je le comprennais car je le ressentais aussi. Mais la transformée, tuée sa vie humaine était une chose importante, grave.

Quand Bella réalisa qu'elle était enceinte, je ressentais cette haine indescriptible envers cette chose, et envers moi même. Je lui avais ça. J'avais tenté pendant tout ce temps passé à ses côtés de ne pas la blessée, de ne pas lui faire de mal. Je l'avais protégée de tout. Mais je n'avais pas su la protégée de moi même et de cette chose qu'elle appelait sans cesse un bébé. En si peu de temps, Bella s'était attachée à l'idée d'être mère. Elle pensait donné naissance à un bébé gazouillant, à qui elle donnerait le biberon et à qui elle chanterait des berceuses pour l'endormir le soir. Cependant, elle ne semblait pas se rendre compte du danger qu'elle faisait courir à son propre corps, sa propre vie. Si elle gardait la chose, elle risquait d'y laisser la vie. Et peu importe qui lui parlait, qui tentait de lui faire changer d'avis, elle refusait qu'on l'a débarasse de cette chose. Tout prenait soudainement une tournure dramatique. Nous étions jeune mariés, heureux, et l'instant d'après, Bella est mourante. Car même si elle refusait de l'admettre, cette chose la tuait de l'intérieur.

Petit à petit, son ventre s'arrondissait, et son corps devenait de plus en plus faible, de plus en plus maigre. L'état dans lequel elle était été effrayant. C'était comme si la femme que j'avais épousée quelques semaines plus tôt avait complétement disparue. Ses os était tout ce que l'on pouvait voir d'elle. Son visage était gris, ses cernes presque noirs. Rosalie l'aidait chaque jour à s'habiller, quand elle en avait la force, ou a se laver.

Bella était debout, face au miroir de la salle de bain. Elle était en train de retirer son peignoir, quand je m'arrêtais un peu plus loin derrière elle. J'observais alors silencieusement son corps. Cette vision fut plus choquante que ce que je ne pensais. Bella remarqua ma présence, et cacha son corps en remettant son peignoir. Je compris alors qu'elle ne voulait plus que je ne la vois. J'avais pris mes distances depuis que nous avions appris la nouvelle. Je ne pouvais me pardonner de lui avoir fait du mal, et ne pouvais imaginer lui en faire plus encore. Mais Bella ne semblait pas comprendre. Et plus le temps passait, plus ma colère était grande. Comment pouvait elle prendre cette décision ? Comment pouvait elle choisir la mort, plutôt qu'une vie heureuse, auprès de moi ? Elle choisissait cette chose, plutôt que nous. Bella imaginait que je prendrai soin de la chose, si il devait lui arriver malheur. Mais je ne pouvais m'y résoudre. Je ne pouvais accepter de garder ce qu'il l'aurait tué. Je ne pouvais accepté que ce qu'il la tuerait vive auprès de moi, auprès de ma famille, ou qu'il ne vive tout simplement.

Bella portait une chose mauvaise en elle. Un être capable de détruire celle qui le crée de l'intérieur. Comment pouvait elle accepté cela ? Comment supportait elle d'avoir en elle cette chose ?

Alors que Bella était au téléphone avec Charlie, lui expliquant que pour sa santé, nous l'emmenions dans un hôpital spécialisé, j'arrivais avec un gobelet de sang. Le sang était devenu la seule alternative pour que la chose fasse moins de mal à Bella. Quand Charlie demanda à Bella comment se passait la vie conjugale, je m'arrêtais. Comme figé. Je savais que Bella n'étais plus heureuse. Et c'était en grande partie ma faute. Je devais m'excuser. Je ne pouvais pas la perdre. Pas déjà. Alors après qu'elle ait raccroché, je m'avançais vers elle. Je posais le gobelet sur la table, et me mit à sa hauteur.

- Je ne t'ai pas soutenue.. Je te demande pardon.

Et je le pensais vraiment. Bella était la plus belle chose dans ma vie. Cela ne devait pas nous séparer.

Je m'excusais alors également d'avoir agi sous la colère, la veille, lorsque Carlisle annonça à Bella qu'elle était très mal en point. Je m'étais emporté, en colère de voir que Bella tenait tellement à la chose. Et lorsqu'elle me répondit, j'entendis. La chose n'était pas mauvaise. Il aimait Bella. Et il m'aimait aussi. Alors, je me sentis pris d'un incroyable sentiment. Un mélange entre l'amour et le choc. La chose n'était qu'un bébé. Notre bébé.

Désormais, je ne quittais plus le chevet de Bella. Je ne pouvais ressentir plus d'amour pour elle, qu'à ce moment là. Enlacés dans les bras l'un de l'autre, attendant de rencontrer notre bébé.

Bella voulait un prénom unique pour le bébé. Unique comme la situation que nous vivions. L'annonce du prénom à Jacob, Alice et Rosalie était un moment important pour elle. Nous étions sa famille, et elle désirait l'avis de la famille.

- J'ai finalement trouver. Si c'est un petit garçon, E.J Edward Jacob. Pour une petite fille, j'ai décidé de mélanger les prénoms de nos mères. Renée et Esmée. J'en suis arrivée à Renesmée. Annonça t-elle.

Les pensées de Jacob pour le choix de Renesmée n'étaient pas ce que Bella espérait.

- Je trouve ça très beau. Dis je.

Bella sourit, heureuse d'entendre que j'approuvais ses choix.

Ce moment de joie fut de courte durée. Rosalie tendit un gobelet de sang à Bella, qui le laissa tombé au sol. Sans même avoir le temps de réagir, Bella s'effondra au sol. Je pris alors Bella dans mes bras et l'allongea sur le lit médical. Il était temps. Le bébé devait sortir. Après avoir injecté la morphine, nous n'avions pas le temps d'attendre qu'elle fasse effet. Le bébé suffoquait. Alors Rosalie ouvrit le ventre au scalpel. Mais lorsqu'elle vit et sentit le sang de Bella, elle fixa le scalpel, prête a perdre le controle. D'un coup brusque, je la poussais à l'autre bout de la pièce. Alice la fit alors sortir. Mais l'ouverture au scalpel ne suffisait pas, et les cris de douleur de Bella me poussaient a agir rapidement. Mes dents étaient mon seul outil. J'ouvris alors son ventre avec mes crocs, déterminé à sortir le bébé. Après des hurlements de douleur, je sortis enfin notre bébé.

- C'est EJ.

Bella sourit.

- Tu es magnifique. Souffla t elle.

Je posais alors EJ contre elle. A ce moment, tout se bousculait intérieurement. Notre fils était là, vivant, et Bella était toujours parmis nous. EJ mordit sa mère, sans doute assoiffé de sang. Je le pris alors dans mes bras, tentant de calmer les pleurs notre nouveau né. Bella nous observait, heureuse d'avoir réussi à tenir jusqu'à la naissance. Mais son sourire se figea, comme tout son corps.

- Bella ?

Elle ne répondait plus. Elle avait cessé de respirer, et son coeur avait cessé de battre. Je devais posé EJ. Rosalie arriva et prit EJ. Jacob commençait alors le massage cardiaque. Il n'y avait qu'une solution. Je plantait alors dans son coeur une seringue de mon venin. Mais même après une minute, rien ne se passa. Aucune réaction. Le venin devait bruler, elle aurait du réagir. J'étais terrorisé. Ce n'était pas possible. Pas maintenant. Pas comme ça. Je repris le massage cardiaque.

- Ca devrait faire effet... Oh mon dieu... Soufflais je. Je t'en prie. Bella je t'en prie.. Je t'en prie Bella.

Elle ne pouvait pas être morte. Son corps fatigué et plus maigre que jamais ne réagissait pas. La vue de son corps était douloureuse.

- Je refuse de te tué. Annonça Jacob. Ce serait trop simple. Tu mérites de vivre avec ça.

Je ne pouvais détourné les yeux de Bella. De son corps. Je continuais le massage cardiaque.

- Tu n'es pas morte. Tu n'es pas morte ! Reviens ! Reviens ! Criais je. Non !

Je ne pouvais perdre Bella. Nous étions mariés. Nous devions être un couple heureux. Juste elle et moi. Elle ne pouvait pas mourir. Pas sans moi.

- Ca va marcher... Ca va marcher... Chuchotais je. Bella, Bella, Bella... Je t'en prie.

Je fis alors, la seule chose que je pouvais faire. Je mordis alors son cou, puis son bras, ses jambes. Mais rien ne se produisait. Aucune réaction.

- Je t'en prie reviens moi mon bébé. Bella je t'en prie. Tu vas t'en sortir.