Les personnages ne m'appartiennent pas mais sont à J.K Rowling. L'histoire qui va suivre cependant est à moi. Je ne prend pas vraiment en compte les tomes : la guerre est finie et personne n'est mort à part des mangemorts et Voldy bien sûr.

Résumé : Quand des mangemorts décident de venger leur maître du Survivant Harry Potter et du traître Draco Malfoy, et quand Dumbledore veut les protéger du Mal... en les envoyant pendant les vacances d'été chez Dursley ! Harry et Draco ensemble deux mois ! Et chez des Moldus !

Voilà le second chapitre ! Un grand merci pour vos reviews ! J'espère que ce chapitre vous plaira ! :D

Je pense publier environ toutes les trois semaines... Enfin, c'est plutôt une sorte de limite que je m'impose. Tout dépendra de mon humeur et de mon inspiration ! XD

Bonne lecture !


Chapitre 2 : Première journée...

Le lendemain matin, pas mal de monde se trouvait dans la Grande Salle. Une grande agitation y régnait. Tout le monde était de bonne humeur et avait hâte de prendre le Poudlard Express pour rentrer chez eux et retrouver de la famille. Enfin... ce n'était pas le cas de tout le monde... Draco était assis à la table des Serpentards avec Blaise et prenait son petit déjeuner. Il avait l'air maussade mais mangeait tranquillement. Sauf qu'un malheur ambulant arriva :

- Dracooooo !

Et Pansy Parkinson fut.

- Bonjour Pansy... dit froidement Draco en essayant d'éviter les câlins non désirés de la part de Pansy mais en vain. Lâche-moi !

Elle fit la moue et se résigna à arrêter son étreinte. Cependant, elle s'assit à côté de lui.

- Alors ? Les vacances ? demanda-t-elle soudain.

- Quoi ? Je...

Draco ne dit plus rien. Il n'allait pas annoncer à Pansy qu'il allait chez Potter ? Sa réputation était en jeu !

- Je vais chez mon petit ami.

Il se félicita intérieurement. Au moins il venait de repousser complètement Pansy ! En lui faisant croire qu'il était gay et qu'il sortait avec quelqu'un ! Bien joué Draco.

- Mais voyons Draco... Qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'aimes pas les hommes, je le sais, dit Pansy sûre d'elle en lui souriant tendrement, trop tendrement.

Draco fit un rictus. Cette fille ne le croyait pas ! Non mais quelle plaie...

- Au fait Dracoooo... Pourquoi tu tires cette tête ? Tu as l'air aussi joyeux qu'un détraqueur. Tout va bien ?

- Tout va très bien Pansy, répondit sèchement le blond.

- Mais Dracooo... Tu peux TOUT me dire, tu sais ?

- Hmpf.

- Du coup, tu vas où pour tes vacances ? Tu veux venir chez moi ?

- Merci Pansy mais je te l'ai déjà dit : je vais chez mon petit-ami.

- Arrête avec ce mensonge débile. Dis que tu vas retrouver celle que tu aimes clairement !

- Mais je te l'ai dit.

- Non ! Dracoooo... Pourquoi ?

- Pourquoi QUOI ?

Il perdait son sang froid. Cette conversation l'exaspérait. Il se leva et se tourna vers Blaise.

- Je vais chercher mes affaires, dit-il froidement.

- Je viens avec toi !

Ils laissèrent Pansy dans la Grande Salle et sortirent sans se préoccuper d'elle.

XxXxXxX

Harry s'était levé presque en retard, comme souvent. Ron avait mis un bon quart d'heure pour le réveiller. Le Sauveur était d'une humeur maussade au réveil : il n'aimait pas qu'on le retire d'un lit, surtout quand celui-ci était si agréable. En plus de ça, aujourd'hui, il retournait chez les Dursley. Vive les vacances... Même si elles seraient différentes car pour la première fois un sorcier de son âge serait avec lui, dans la même galère que lui, Harry n'était pas ravi. Et pourquoi ? Peut-être parce que le sorcier qui l'accompagnait était Draco Malfoy ! Pff.. Malfoy ! Il ne manquait plus que ça pour empirer les choses ! Harry aurait tant voulu aller au Terreur ou chez son parrain Sirius... Mais Dumbledore avait pris sa décision. Harry soupira. Il se leva et s'habilla rapidement, fini ses valises et sortit du dortoir avec Ron.

Quand ils arrivèrent à la Grande Salle, Hermione les sermonna – enfin, principalement Harry – d'arriver autant en retard. Ils allaient devoir se dépêcher s'ils ne voulaient pas rater le train.

Après un petit déjeuner vite avalé, un dernier petit discours de fin d'année de Dumbledore, les applaudissements et tout ça, ils entrèrent dans le Poudlard Express. Les cabines étaient déjà pour la plupart prises. Ils réussirent à en trouver une de libre après quelques longues minutes. Ron s'était vite assis et n'arrêtait pas de se plaindre d'avoir mal au ventre parce qu'il avait mangé trop vite.

Tant que tu ne vomis pas de limaces, tu vas très bien Ron, lui dit Hermione.

Le rouquin la regarda de travers et fit une grimace de dégoût puis ils explosèrent de rire tous les trois. Le train se mit en route. Harry observait le paysage défiler par la vitre, Ron mangeait des bonbons et Hermione lisait. Puis, un grand débat sur la coupe du monde de Quidditch débuta. C'était surtout Ron et Harry qui discutait même si Hermione prenait un peu part de temps à autre. Harry était triste de ne pas pouvoir jouer au Quidditch pendant l'été. Il aurait pu affronter Malfoy dans un match entre attrapeurs. Il lui aurait encore une fois mis une raclée... ca aurait été marrant ! Sauf que, chez les Dursley, ça n'allait pas être possible.

Le trajet était vraiment très long. Le débat était clos et maintenant Hermione et Ron s'étaient collés l'un à l'autre. Ils n'avaient pas l'air de vouloir se détacher... Harry sourit devant cette scène d'amour. Lui aussi, il voulait quelqu'un à chérir, à aimer passionnément qui l'aimerait tout autant en retour. Il ne voulait pas que cette personne soit avec lui juste parce qu'il est Harry Potter, juste à cause de sa célébrité et de son argent. Harry voulait quelqu'un qui l'aime sincèrement pour ce que Harry est au fond.

Le brun se leva. Il s'était dit qu'il allait laisser un peu d'intimité entre ses deux meilleurs amis. Il commençait à se sentir de trop dans la cabine... Alors qu'il s'apprêtait à partir, Hermione lui demanda où il allait.

- T'en fais pas, je vais juste me balader un peu. J'en peux plus de rester assis.

- Oh... d'accord.

Harry leur sourit puis sortit de la cabine. Il croisa en chemin des premières années qui avaient perdu leurs animaux, puis la petite sœur de Ron : Ginny. Quand elle le vit, elle lui fit un immense sourire ravissant et lui dit :

- Harry ! Que fais-tu ?

- Salut Ginny. Je me promenais un peu.

- Je vois, répondit-elle sans changer cesser de sourire. Si tu veux me rejoindre dans ma cabine, tu peux. Il y a Dean, Seamus et Neville ainsi que Luna avec moi.

- Vous êtes aussi nombreux ?!

- Plus on est, plus on rit !

Son rire était clair et contamina Harry qui rit à son tour. Il salua Ginny de la main puis continua d'avancer. Il pouvait entendre des éclats de rire, des conversations enjouées, du bonheur à l'état pur. Il sourit doucement. Cela lui réchauffait le cœur d'entendre tout cela.

Lorsque Harry revint à la cabine, le Poudlard Express était en train d'arriver en gare. Pleins de sorciers étaient sur le quai et attendaient la sortie des élèves. Les trois adolescents récupérèrent leurs affaires et avancèrent sur le quai. Il remarquèrent rapidement Molly Weasley avec son mari Arthur. Ils se dirigèrent vers eux, très heureux de les retrouver. Ginny les rejoignit peu après. Molly confia à Harry qu'elle était déçue de ne pas pouvoir l'accueillir dans sa maison cet été mais qu'au prochain, il était certain d'être là-bas. Harry rayonnait de joie. Les Weasley l'avaient vraiment accepté comme l'un des leurs et il avait l'impression d'avoir une famille.

- Bon, nous allons devoir partir Harry, dit Molly en souriant tristement.

- Oh... bien sûr, je vais devoir y aller aussi.

- Aller, courage mon vieux ! dit Ron avec compassion. Montre-lui ce qu'est le monde moldu à cette fouine !

- Avec les Dursley pour exemple ?! s'exclama Harry en riant.

- Heuuu... non peut-être pas.

- Montre-lui d'autres moldus que les Dursley et pleins de choses moldus, dit Hermione à son tour. Peut-être qu'il va s'intéresser à ce monde finalement.

- La fouine ? S'intéresser aux moldus ? Ca a l'air impossible ! fit Ron.

- C'est le défit de Harry pendant ces deux mois ! lança Hermione.

- Hé ! Et si je ne veux pas faire tout ça moi ? répliqua Harry.

- Heu... Bin, tu le feras quand même ? T'es le Sauveur non ? Donc sauve-nous de Draco Malfoy en le rendant appréciable ! rigola Ron.

Les deux autres le suivirent.

- Ron, Hermione, on doit y aller ! entendirent-ils plus loin.

C'était Molly qui les appelait. Après une dernière embrassade, Hermione et Ron quittèrent Harry. Quant à lui, il chercha parmi les élèves restant une tête blonde presque blanche capricieuse. Il n'eut pas de mal à reconnaître Malfoy et s'avança vers lui. Personne n'avait les cheveux et la classe naturelle de Malfoy.

- Malfoy ! l'interpella Harry.

Le blond se retourna. Il était avec Blaise Zabini. Il le salua puis rejoignit Harry.

- On y va ? proposa Malfoy.

- Ouais, allons-y...

Ni lui ni Harry ne cachait son agacement. Ils traversèrent le mur pour arriver sur le quai de gare moldu. Le brun vit son oncle un peu plus loin. Ils avancèrent vers lui. Plus on approchait, plus on voyait à quel point Vernon était gras et violet.

- Eh bien ! Ce n'est pas trop tôt ! J'allais finir par partir ! tonna l'oncle Vernon.

- Bonjour à vous aussi, répondit d'une voix très détachée le serpentard.

Cela eut pour seul effet de faire devenir encore plus violet Vernon. Il fit une grimace et cracha hargneusement :

- Le dégénéré qu'on doit accueillir en plus de Harry c'est donc toi ?

Harry vit Malfoy hausser un sourcil de façon hautaine et de fixer Vernon durement. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait que s'il n'intervenait pas, ça allait très mal finir entre son oncle et Malfoy.

- On ne devrait pas rentrer ? On risque de faire attendre tante Pétunia et Dudley.

- Oui... Aller, dépêchez-vous d'aller dans la voiture !

XxXxXxX

Draco était répugné, scandalisé... C'était quoi ce monde ? C'était qui ce moldu plein de gras !? Il était affreux ! Laid ! Rouge... non, violet ! Et comment l'avait-il traité ? Non mais PERSONNE ne traite un Malfoy de cette façon ! Mais chez qui allait-il arriver ?! Pourquoi ça devait tomber sur lui ?! Par Salazard et le caleçon de Merlin, QUE QUELQUE CHOSE LE RAMENE DANS LE MONDE SORCIER !

Le blond suivait Potter sans trop savoir où ils allaient. Il espérait pouvoir lui faire un minimum confiance... Ils déposèrent leurs bagages dans une espèce de soute puis entrèrent dans un... véhicule moldu. Eurk. Draco retenait un rictus de dégoût. Il s'asseyait là où s'asseyaient ces moldus grassouillets !

- Dis-moi Malfoy, t'as le mal des transports ? lui demanda soudain Potter.

- Je crois que non.

- On verra... tu n'es pas habitué aux voitures moldues je pense.

Comme si un Malfoy pouvait avoir le mal des transports ! Tout se passait bien à chaque fois dans le Poudlard Express, alors pourquoi pas dans ce truc moldu ? Qui, en passant, était très peu classe et confortable... Le véhicule, enfin la voiture comme l'avait dit Potter, démarra. Le trajet se fit sans trop de peine même si Draco se rendit compte qu'il avait parfois un peu de mal quand l'oncle Vernon prenait un virage de façon trop violente. La voiture se gara devant une maison simple mais bien entretenue malgré certains défauts. Elle ne rivalisait certainement pas avec le manoir Malfoy mais il allait bien devoir s'en contenter pendant deux mois.

Quand il entra, deux autres moldus l'attendaient : une femme et un autre gros tas. C'était Tas de graisse junior... Draco rit intérieurement. Il observa un peu rapidement les alentours. L'intérieur était propre et bien rangé. La tante de Harry devait être très maniaque elle-aussi. D'ailleurs, cette dernière le regardait avec dégoût.

- Tu es l'ami de Harry ?

Ami ? Depuis quand était-il ami avec le balafré ? Son cher et tendre gryffondor...

- Je ne...

- Oui ! On va monter dans ma chambre, le coupa Potter.

Draco le fusilla du regard. Qu'est-ce qu'il lui prenait à l'autre ? Il le suivit tout de même. Il n'avait pas envie de rester plus longtemps avec ces trois moldus. Après avoir monté l'escalier, ils arrivèrent dans une chambre. Draco ne savait pas trop à quoi s'attendre. Il avait toujours pensé que Harry était vénéré par les moldus qui lui servaient de famille mais, avec le peu qu'il venait de voir, il commençait sérieusement à avoir des doutes.

La chambre de Potter était tout simplement : miteuse, horrible, inconfortable... La liste d'adjectifs péjoratifs était longue pour Draco.

- Ne te plains surtout pas ! le prévint Potter en lui lançant un regard noir.

- Je n'ai rien dit encore ! s'indigna Draco.

- Ca ne tardera pas à arriver.

- Eh bien c'est vrai que tu as une affreuse chambre !

- Elle était à mon cousin avant.

- Ah, tas de graisse junior...

Potter écarquilla les yeux avant d'éclater de rire.

- Tas de graisse junior ? C'est comme ça que tu le surnommes ?

- Tu as d'autres surnoms à proposer ? interrogea le blond.

- Non, je trouve que celui que tu lui donnes lui convient parfaitement.

- Il se remit à rire de plus belle. Même Draco laissa un petit sourire d'amusement et un léger pouffement. Puis ils redevinrent peu à peu sérieux.

- D'ailleurs, tu dormais où avant d'avoir cette chambre ?

- Tu vois le petit placard sous l'escalier ?

Draco acquiesça. Il lui semblait bien avoir vu un espèce de placard dessous l'escalier. Ca devait être pour les balais ou autre affaires ménagères moldues. Soudainement, il comprit. Non, il avait peur d'avoir bien comprit.

- Tu dormais dedans ?!

- Oui.

Ca non plus, il ne s'y attendait pas... Draco était ahuri. La vie du Survivant avait apparemment été très différente de ce qu'il pensait. Il avait dormi dans un minuscule placard et maintenant dans cette chambre pourrie avec un lit qui doit l'être tout autant... Brusquement, un détail le frappa :

- Je dors où moi ?!

Harry haussa les épaules.

- Ici ?

Evidemment qu'il allait dormir ici quichouille... La question était dans quel lit allait-il dormir ? Il n'avait pas l'intention de dormir dans le lit défraîchi de Potter et encore moins au sol !

- Il n'y a qu'un seul lit tout miteux Potter ! Et encore... Peut-on qualifier CA de lit ?!

- Je t'avais dit de ne pas te plaindre !

Draco lui jeta un regard noir.

- Comme si j'allais faire tout ce que tu me dis espèce de balafré ?

- T'es pas chez toi Malfoy. Tu ferais mieux de m'écouter !

Le ton montait progressivement.

- Je m'en fiche !

- Ah oui ? Bin débrouille-toi pour trouver un lit !

- Il se passe quoi ici ?! Taisez-vous un peu ! C'est quoi ce boucan ?! J'espère que vous faisiez pas vos trucs de... de dégénérés ! gueula l'oncle Vernon qui était entré, le visage rouge.

- Où vais-je dormir ? demanda sèchement Draco sans faire attention à ce qu'avait dit l'oncle. Ce dernier vira au violet peu à peu.

- DEBROUILLEZ-VOUS ! Et rangez vos affaires de fous dans le placard !

Draco n'appréciait pas qu'on lui crie ainsi dessus. Mais il n'avait pas non plus envie d'aller faire face au tas de graisse... Il vit Potter prendre les affaires magiques. Il en fit de même. Au placard ? Pas question ! Il voulait garder ses affaires... Draco comprenait de mieux en mieux ce qu'avait voulu lui dire Harry : « tu n'imagines même pas ce que tu vas endurer pendant deux mois... ». Le blond était médusé. Il ne tiendrait pas sans magie pendant deux mois...

Lorsqu'ils furent à nouveau dans la chambre, Draco s'assit sur le lit de Harry. Tant pis s'il y avait de la poussière ou quoi que ce soit. Il était fatigué rien que par cette matinée. Il marmonna :

- Je ne sais pas comment tu fais pour tenir Potter...

- Tu vas t'y habituer toi aussi. Même si ce n'est que le début...

Draco frissonna. QUE le début ? Qu'allait-il se passer ensuite ?! Draco ne tarda pas à le savoir... Il était midi et l'oncle Vernon se remit à beugler d'en bas :

- HARRY ! Dépêche-toi d'aller préparer le dîner !

Le blond vit Potter soupirer et froncer les sourcils. Préparer le dîner ? Ces moldus le prenaient pour un elfe de maison ?

- Alors comme ça, c'est à toi de cuisiner en plus ! Quelle humiliation pour le Sauveur de faire les tâches ingrates des elfes de maison !

- Malfoy... je ne dirais pas ça si j'étais toi.

Draco haussa un sourcil d'incompréhension.

- Tu crois quand même pas que t'allais rester les bras croisés ?

- Attend Potter... Tu ne vas pas me dire que MOI, un Malfoy, je vais devoir cuisiner ?!

Il eut pour unique réponse un sourire digne d'un serpentard. Ils se levèrent et se rendirent à la cuisine, Draco bougonnait de son côté tandis que Potter arborait un air fier.

- Potter... dit d'un ton menaçant le blond, JAMAIS je ne cuisinerais ! Démerdes-toi tout seul !

- Non, Malfoy, tu vas m'aider.

- Hors... de... question !

- Ne discute pas Malfoy. Tu vas découvrir les joies de la cuisine moldue.

- Je m'en fiche bien de la cuisine moldue !

XxXxXxX

Harry regarda Malfoy en riant. Ce dernier le fusilla du regard. Il avait les manches de sa chemise retroussées jusqu'aux coudes, il portait un tablier violet foncé de la Tante Pétunia – Harry en portait un rose, Malfoy avait fait toute une crise pour ne pas le porter – et tentait de couper en lamelles une tomate juteuse. Il n'arrêter pas de pester et de se plaindre, mais le voir ainsi était... hilarant. Jamais Harry n'aurait cru le voir ainsi ! Draco Malfoy qui cuisine... Incroyable ! Comment en était-on arrivé là ? C'était simple : Pétunia Dursley était venue dans la cuisine en entendant la dispute, avait pris deux tablier et les leur avait donné en hurlant que, si rien n'était prêt dans quelques minutes, ils n'auraient rien à manger. Etant donné que les deux adolescents avaient terriblement faim, ils ne mirent pas longtemps à accepter. Enfin... Malfoy avait été très récalcitrant mais bon... il n'avait pas envie de mourir de faim non plus.

Harry cuisait quelques haricots verts dans une poêle ainsi que des steaks hachés. Le blond s'occupait de l'entrée : une salade verte avec des tomates. Ce n'était certainement pas le meilleur des repas mais il n'y avait rien dans le frigo ! Tout ça c'était à cause du régime de Vernon et Dudley...

Splash ! Le brun sursauta. Un bout de tomate était soudainement tombé dans la poêle. Il tourna la tête vers Malfoy et remarqua son air surpris et surtout... une tomate en charpie. Du jus de tomate coulait sur tout le plan de travail, même par terre ! Un vrai carnage ! Cela fit encore rire Harry. Le blond, lui, ne riait absolument pas au contraire.

- Malfoy... Qu'est-ce que t'as foutu bon sang ? Tu n'es donc même pas capable de couper une misérable tomate ?

Il repartit dans un éclat de rire.

- Ce n'est pas de ma faute si je n'ai jamais cuisiné ! Je déteste ça ! Je ne voulais pas cuisiner moi ! fulmina le blond clairement agacé.

- Pourtant ce n'est pas bien compliqué. Tu arrives bien à découper des trucs bizarres en potion !

- Ce n'est pas pareil !

- Bin, finalement un peu, si... Tu découpes des ingrédients pour les mettre ensemble dans une casserole ou chaudron etc. Puis tu fais chauffer, tu mélanges...

- Alors comment se fait-il que tu sois si nul en potion si tu es si doué en cuisine ?!

- Heu... Harry était pris de court. Il ne savait pas quoi répondre à ça.

- Tu vois ! J'avais raison ! s'exclama fièrement le blond.

- Non ! C'est... en potion, c'est à cause de Snape !

- Hein ? Comment ça « c'est à cause de Snape » ?

- Il... il me perturbe...

- Mais bien sûr. Tu me prends pour un crétin ?

-Heu... oui ?

- Espèce de balafré !

Nouveau rire de Harry. Il adorait faire chier Malfoy ainsi.

- Bon, et sinon, on en fait quoi de la tomate grillée ? demanda Malfoy.

- La tomate grillée ?

Ah oui... il n'avait pas enlevé la tomate de la poêle.

Après le repas, ils remontèrent dans la chambre de Harry. Draco Malfoy s'assit sur une chaise tandis que le brun se posait sur son lit. Ils n'avaient rien à faire, rien à se dire... Le silence devint vite pesant. Harry ne se sentait pas très à l'aise. Comment occuper une après-midi entière avec Malfoy ? Ca allait être compliqué. Harry s'allongea sur son lit et ferma les yeux. Il était plutôt fatigué et sans s'en rendre compte, il finit pas s'endormir.

XxXxXxX

Draco observait le Sauveur du monde dormir. Il avait l'air serein. Le blond se mit à le contempler : ses cheveux noir de jais, son teint halé, son corps fin... Il détourna la tête. Il ne fallait pas qu'il aille trop loin dans ses observations. Il ne savait pas quoi faire jusqu'au réveil du brun. Il pourrait sortir mais il ne préférait pas s'aventurer seul dehors dans un monde qui lui était inconnu. Il pourrait jouer au Quidditch mais il était chez les moldus. Il se demandait bien quelle tête feraient ces moldus s'ils le voyaient en train de voler sur un balais... Il pourrait aussi dormir. Où ? Par terre ? Avec Potter ? Et puis quoi encore ?! Il pourrait rester planté devant la fenêtre. Super après-midi... Ou alors il pourrait lire le livre de potion qu'il avait discrètement gardé dans sa valise. Le blond se leva et ouvrit sa valise pour en sortir le livre qu'il voulait. S'installant près de la fenêtre, il se mit à lire. Il était bien heureux d'avoir laissé ce livre dans sa malle au lieu de le mettre au placard avec le reste... Une grande partie de ses affaires étant magique, il n'avait quasi plus rien. Il ne lui restait que des vêtements et deux ou trois choses supplémentaires.

Draco soupira en sentant que l'après-midi serait longue...

XxXxXxX

Harry émergea de son sommeil vers les 17 heures. Il s'étira et bailla un peu avant de se redresser sur son lit.

- Enfin réveillé ? dit une voix traînante.

- Ouais...

Malfoy était en train de lire un livre.

- Qu'est-ce que tu lis ?

- Un livre sur les potions...

- Ah... Hé ! Mais tu ne l'as pas mis au placard ?!

- Non, comme tu l'as remarqué.

- Pourquoi ?

- Avec quoi je passerais le temps sinon ?

- Heu... je... ne sais pas.

C'était vrai que Malfoy avait dû s'ennuyer pendant tout ce temps. Ca gênait un peu Harry... Mais pourquoi ?! Il s'en fichait que Malfoy s'ennuie non ? Apparemment non... D'ailleurs, il se souvint d'un problème majeur qu'ils avaient évoqué ce matin.

- On fait quoi pour cette nuit ? demanda-t-il.

Le blond releva la tête de son livre et haussa un sourcil.

- Le lit...

- Oh... Eh bien... je ne sais pas. Mais je refuse de dormir sur le sol et sur ce lit miteux !

- Malfoy ! On va jamais s'en sortir si tu continues à tout rejeter ! On n'est pas dans ton manoir ici alors fais avec, répliqua Harry exaspéré.

- Très bien... J'ai compris, répondit Malfoy, la mine boudeuse. Je dors sur le lit.

Harry soupira. Il allait devoir dormir au sol pendant deux mois ? Son dos allait souffrir... Mais il accepta, n'en pouvant déjà plus des caprices de Malfoy.

Le reste de la soirée se passa comme à midi. Le blond pestait toutes les cinq secondes contre tout et rien. Soit Harry était exaspéré par la situation, soit amusé. Lorsque le soir arriva, le brun avait réussi à trouver un vieux matelas et une couverture pour lui. Il les posa au centre de la chambre et se mit en pyjama – qui n'était rien d'autre qu'un simple tee-shirt et son boxer car il avait chaud, en même temps c'était l'été... – et le blond en faisait de même. Ils se couchèrent après une énième dispute et s'endormirent.