Chapitre 10 J'ai lu dans un commentaire que l'attente entre les chapitres est longue. Je tiens a m'excuser de prendre du temps a poster (depuis vendredi dernier il s'est passé pas mal de choses chez moi) mais je tiens a ce que vous sachiez que si je poste parfois régulièrement et a un rythme précis (tout les deux jours par exemple) cela ne veut pas dire que cela restera mon rythme a chaque chapitre. Je poste quand un chapitre est prêt, ou simplement quand j'ai le temps. En ce moment, je poste le chapitre suivant quand je fini un nouveau. Mon chapitre 8 est en ligne, le 9 est prêt, le 10 en cours. Lorsque le 10 sera fini, le 11 commencé, le 09 sera posté.


Bones POV

Les jours passaient et mon état physique s'améliorait. Booth prenait soin de moi autant qu'il pouvait. Sweets venait régulièrement me voir, il passait du temps avec moi et essayait de me parler, de me faire parler sans que je m'en aperçoive. Mais je le savais. Je savais pertinemment qu'il voulait (et devait) m'évaluer. Évaluer mon état mental avant que je ne puisse penser a reprendre le travail. Mais j'aimais la présence de Sweets. Il était calme, rassurant. Il n'était pas un psychologue parmi tant d'autre, il était mon ami.

Je me réveillais dans le lit de Parker et me tournais vers la fenêtre. J'aimais sentir la lumière et la chaleur des rayons du soleil sur mon visage. C'était dans ces moments où je pouvais vivre, respirer en paix, sans douleur. Je n'avais aucun flash-back traumatisant de cette nuit là, je ne pensais a rien. Booth frappa deux petits coups sur la porte de la chambre.

- Vous êtes réveillé ? Demanda t il, la voix basse.

- Oui.

Il entra, et se rapprocha du lit.

- Vous avez faim ? Demanda Booth.
- Un peu.

- Angela ne pourra pas venir aujourd'hui. Dit il gêné. Je vais devoir vous aider a vous habiller.

Booth me porta jusqu'au fauteuil, et m'emmena dans le salon prendre le petit déjeuner. Booth semblait nerveux à l'idée de m'aider a m'habiller. Je voulais dire quelque chose, détendre l'atmosphère, le rassurer, mais je ne savais quoi lui dire. Lorsque j'eus fini mon bol de céréales, Booth m'emmena a la salle de bain.

- Je vais vous retirer votre tee shirt. Est ce que… Est ce que vous voulez que je ferme les yeux ?

J'eus presque envie de rire. Booth avait vu de nombreuses autres femmes nues. Pourquoi jouait il le timide avec moi ? Ou peut être étais je repoussante a ses yeux… Cette idée me fit la sensation d'un coup de poignard dans le coeur. C'était illogique. Pourquoi l'idée que Booth ne me trouvait physiquement pas attirante me faisait autant de mal ? Pourquoi aurais je envie que Booth me trouve attirante ?

- Cela m'est égal. Lachais je.

Après tout, il n'y avait rien a voir. Dans l'état où j'étais, personne n'aurait envie de me voir. J'étais repoussante.

Booth retira délicatement mon tee shirt, en faisant attention a mon poignet. J'essayais de ne penser a rien. Plus important encore, j'essayais de ne pas imaginer ce que Booth pensait de moi à cet instant précis. Mais j'avais beau essayer, je ne pouvais me contrôler. Les larmes me montaient aux yeux. Booth le remarqua.

- Bones… Vous pleurez ?

C'était tout bonnement le pire moment possible. Il s'arrêta, me regarda droit dans les yeux. Mais je n'avais aucun tee shirt sur moi, ma poitrine était libre de tout tissu, j'étais presque nue.

- Ne vous arrêtez pas s'il vous plait. Je veux en finir. Vite.

Booth ne semblait pas comprendre exactement ce qu'il se passait. Je pense qu'il pensait que le viol me m'était dans cet état. Et c'était uniquement partiellement vrai. J'avais honte. J'étais sale. J'étais dégoûtante, écœurante a regarder. Quel homme pourrait vouloir de moi désormais… J'étais comme marquée a jamais. Booth m'aida a mettre mon soutien-gorge et a enfiler un tee shirt. Lorsqu'il me passa le tee shirt, son visage fut si près du mien. Je pouvais presque sentir sa respiration effleurer ma peau. Je me sentais soudainement si attirée par lui. Ses lèvres étaient si près… Je pouvais tourner un peu mon visage et les rencontrées. Les effleurées, ou les prendre d'assaut. Mais Booth recula rapidement, sans un mot, sans doute avait il perçu cette tension et sa proximité. Son geste me parvint comme une confirmation de mon ressenti. Il ne voulait pas de moi. Je ne l'attirais pas. Et je ne comprenais pas pourquoi cela me blessait autant. Il évita soigneusement mon regard, et baissa mon short. Je sentais mes joues devenir rouges. Je tournais la tête, regardais ailleurs. Booth se dépêcha de changer mon sous vêtement. Les larmes revenaient. J'avais tellement honte. Booth m'aida a enfiler un nouveau short, avant de me placer dans le fauteuil.

- Voilà. Vous êtes prête. Dit il, gêné.

- Merci.

Ma réponse fut froide. Je devais quitter la pièce, me réfugier dans la chambre de Parker, et laisser les larmes couler.