Disclamer : Les Animaux Fantastiques et Harry Potter ne sont pas à moi. Ce qui est tant mieux pour les personnages de JKR vu mes tendance à traumatiser mes personnages.

Titre : Crossroads

Résumé : La vie est composée de chemins qui se croisent. Même la plus petite action peut chambouler la vie de dizaines de personnes sans que l'on s'en rende compte.

Note : Dans cette histoire, je vais mettre des extraits de lettres et d'articles de journaux afin d'augmenter votre champ de vision. L'univers d'Harry Potter et des Animaux fantastiques est très riche, je ne peux pas parler de tout. D'où l'utilité des lettres, des articles de journaux et d'extraits de livres de cours.


Chapitre 1 : Morceaux de vie.

Ça faisait si longtemps qu'il n'était pas venu ici qu'il ne savait pas trop s'il devait entrer ou sonner. Nous étions le 25 décembre 1918, quelle meilleure date pour rentrer chez soi ? Il ne le savait pas. Tout ce qu'il savait, c'était que ça faisait plus de quatre ans qu'il n'avait pas franchi cette porte. Il savait que son père était mort de la Grippe Espagnole pendant son absence, il savait que sa mère était venue s'installer ici le temps de faire son deuil. Et il savait qu'il était attendu. Pourtant, il ne parvenait pas à prendre une décision. Sonner, réveiller tout le monde… Ouvrir la porte et rentrer comme s'il n'avait jamais dû partir, cette hypothèse serait dans le cas où sa famille serait tombée sur la tête et aurait oublié de fermer la porte à clef… Chose peu probable. Ou s'en aller parce qu'il avait changé. Parce que la guerre était passée par là et qu'il ne savait pas si sa propre famille le reconnaîtra. En tout cas, lui, il se reconnaissait plus.

Son fils… Jonathan… Quel âge avait-il maintenant ? Dix ans. Contrairement au non-maj' ça faisait plus de trois ans que les sorciers américains étaient en guerre, mais pas contre un pays, contre un seul homme : Gellert Grindelwald. Le mage noir avait juste profité de la pagaille pour intensifier son offensive et le MACUSA avait envoyé des hommes épauler leurs confrères européens. La dernière fois qu'il l'avait vu, il allait fêter ses sept ans. Et Selena, sa fille… Elle avait à peine trois ans… Se rappelait-elle encore de lui ? Ou était-il devenu qu'un visage sur une photographie que lui montrait sa mère. Sa mère, Regina… Il avait cru mourir lorsqu'il avait appris qu'elle avait attrapé cette foutue grippe espagnole si meurtrière. Par chance, elle s'en était tirée alors que des centaines d'autres n'avaient pas eu cette chance. Même si elle ne lui avait rien dit à ce sujet, il savait que comme tous les survivants, elle s'était retrouvée avec un état de santé plus fragile. Il ne voulait pas y penser. Il ne voulait pas penser qu'elle puisse mourir.

Il ferma les yeux et n'eut pas besoin de se concentrer pour voir la chevelure rousse de son épouse, entendre le rire de son fils et admirer les milliers d'éclats de malice dans les yeux de sa fille. Bien entendu, il y avait aussi la présence rassurante de sa mère derrière cette porte. Doucement, sa décision prise, il sonna. Lorsque la porte s'ouvrit sur Regina et qu'il vit un sourire qu'il avait cru, trop de fois, ne jamais revoir, il se sentit le plus heureux des hommes.

Ce sentiment connu son apothéose lorsqu'il entendit ses enfants l'appeler. Jonathan, puis Selena… Leurs « Père ! » étaient une douce mélodie dont un ne pourrait plus se passer. Comment avait-il pu oser songer à ne pas revenir vers eux ? Maintenant, cette idée lui semblait la plus stupide qui soit.

.

.

Sa mère était assise, une couverture sur les genoux. Elle leur souriait tendrement. Il avait un mauvais pressentiment. Il avait avoir onze ans, et il voyait bien que quelque chose clochait. Sa sœur était à côté d'elle, il aurait dû lui prendre la main, lui dire que tout allait bien se passer. Mais, il ne le fit pas. Parce qu'il n'avait que dix ans et il avait peur. Il jeta un coup d'œil à Père. Il se tenait légèrement en retrait, derrière Mère. Il eut envie de hurler de rage. Il n'avait pas été là la dernière fois. Il n'avait pas été là pendant des années. Oui, il était en colère contre lui. Il en avait le droit.

-Je vais vous quitter bientôt mes enfants. Ils vous faudra être courageux et bienveillants.

Jonathan respira une grande bouffée d'air. Il voulait mémoriser l'odeur de sa mère, les intonations de sa voix. Elle allait partir et il savait déjà pourquoi. Même si elle le cachait bien, il avait vu l'absence de couleur de sa mère malgré le maquillage. Il avait vu qu'elle était plus fatiguée que de normal. Il avait reconnu les signes de la maladie. Il les avait vus sur son grand-père et sa mère avait déjà été si malade si peu de temps auparavant. Le regard de sa mère était doux, mais, triste aussi.

-Faîtes-moi la promesse, que jamais, au grand jamais, vous ne céderez à la facilité d'obéir à ce qu'il y a de mauvais en ce monde. La bonté, la générosité, le don désintéressé de soi-même… Voilà des valeurs peu appréciées à leur juste valeur, mais, bien plus puissantes que la majorité des choses.

Il hocha la tête alors que ses yeux le brûlaient. Il retenait ses larmes pour être fort, mais, il n'était qu'un enfant. Pourtant, en hochant la tête, il fit la promesse à sa mère d'être courageux et bienveillant. Il sentit une petite main se glisser dans la sienne. C'était Selena. On allait encore lui dire qu'il fallait la protéger, être fort pour elle. Il le voulait bien, mais, et lui ? Sa mère les congédia, et, il ne réalisa pas tout de suite que Père avait quitté la pièce avec eux. Grand-mère prit en charge Léna et laissant seul avec Père.

-Jake…

Jonathan regarda Père. Ce dernier le fixait avec ses yeux qui semblaient lire en lui, comme dans un livre ouvert.

-Tu as le droit d'être en colère, lui dit-il. Tu as le droit être triste et de pleurer. N'écoute pas les gens qui te diront qu'il te faut être fort à tout prix.

Père continua à lui parler, à lui dire que ce qu'il ressentait être normal, qu'il n'avait pas à protéger Selena. Que ce n'était pas son rôle. C'était la première fois qu'on lui disait qu'il ne devait pas se comporter comme un adulte. Il hésita un instant, rien qu'un instant, avant de hocher la tête et partir.

.

.

Regina avait passé une bonne journée. Chose rare depuis qu'on lui avait diagnostiqué une tuberculose. Pour une fois, elle avait un peu de couleur et elle avait réussi à passer toute la journée sans se recoucher. Son mari avait voulu rester avec elle, mais, elle lui avait signalé que ce n'était pas en ratant des journées de travail qu'il allait la guérir. Alors, il était parti. Elle l'avait choqué lorsqu'elle lui avait dit qu'elle l'attendrait pour mourir. Il l'avait longuement dévisagée, comme s'il voulait apprendre ses traits et que c'était sa dernière chance. Elle avait rouspété en le mettant dehors. Elle passa devant un calendrier et regarda la date. Le 20 février 1919. Ça faisait plusieurs mois que Percival était revenu, mais, ce qu'il avait vu le hantait encore. Elle n'aimait pas ça. Tout comme elle n'aimait pas qu'il la regarde comme si elle allait se briser d'un moment à l'autre. Elle n'avait pas peur de mourir. Pas maintenant que ses enfants ne risquaient plus d'être seuls. Pas que sa belle-mère les aurait abandonnés, c'était juste qu'elle n'était plus de première jeunesse non plus et que si Regina n'était pas tombée malade, elle serait partie depuis longtemps de New-York pour une ville plus agréable à vivre à son âge.

La journée se passa bien et elle fut de bonne humeur toute la journée. Même l'idée que c'était trop beau pour être vrai ne put la rendre d'une humeur moins bonne. Elle se fit même la réflexion que c'était une belle journée pour mourir. Elle ne voulait pas avoir de regrets, alors, elle fit tout ce qu'elle avait à faire et entreprit l'écriture d'une lettre à n'ouvrir qu'après sa mort. Lettre qu'elle cacha dans ses affaires. Jamais son époux ne viendra mettre son nez là-dedans tant qu'il lui restera un souffle de vie. Elle savait que se préparer à mourir était morbide, mais, que pouvait-elle faire d'autre ? Ce qui doit arriver arrivera.

Alors qu'elle dormait, elle se mit à tousser. Son époux se réveilla immédiatement et fit de son mieux pour l'aider. Pourtant, il ne pouvait rien faire à part l'aider à se redresser en priant pour que le moment tant redouté n'arrive pas. Il n'entendit pas sa mère entrer sans prévenir, il ne vit pas le visage inquiet de la matriarche, et ne sut pas qu'elle repartait pour faire ce qu'elle pouvait pour que ses petits-enfants ne puissent pas assister à la mort de leur mère. Pour lui, c'était pire que n'importe quelle torture. Si seulement il pouvait faire la moindre chose pour l'aider… Mais rien, absolument rien ne serait efficace. Son cœur battait à cent à l'heure. Il était en face de la seule bataille qu'il ne voulait pas perdre, mais, il ne pouvait rien faire pour la gagner.

Soudain, ses toussotements s'arrêtèrent, et elle tomba sur le lit, telle une poupée de chiffon dont on aurait coupé les fils. Il n'arrivait pas à y croire. Elle ne pouvait pas… Pas elle. Pas elle qui, il y a encore quelques heures, était encore si vivante. Ça ne pouvait pas être la fin. Elle ne pouvait pas être morte. C'était impossible. Pas elle. Elle n'avait pas encore trente-cinq ans, à peine trente et un. Et pourtant, elle était là, ses yeux bleus vides de toute vie, à fixer quelque chose qu'il ne pouvait pas voir. Il ne voulait pas qu'elle s'en aille, pourtant… Elle n'était plus là. Il ne sut jamais combien de temps il était resté là à la regarder sans bouger, ce fut sa mère qui le sortit de sa stupeur. Et encore, il réagissait plus par mécanisme que par autre chose. Il resta dans cet état jusqu'à ce qu'il sentît une petite main se glisser dans la sienne. Il leva les yeux, Selena se tenait devant lui et le regarda avec un air grave qu'elle n'aurait jamais dû avoir. Il la prit dans ses bras et respira son odeur. Elle sentait le savon et les bonbons au miel qu'elle aimait tant. C'était une odeur rassurante, et il noya son chagrin dedans. Il savait que tant qu'il y aurait cette odeur, il pourrait tenir.

Elle se blottit tout contre lui, enfouissant son visage dans son cou. Il sentit une larme couler le long de son cou et sentit sa fille pleurer tout contre lui, tout en émettant de petits sons tristes qui lui broyaient le cœur. Il resserra son emprise sur elle, et pleura silencieusement tout en la berçant. Il savait qu'il ne devrait pas faire ça, qu'il devra être fort, mais, pour l'instant, il devait faire son deuil et il devait montrer à ses enfants qu'être tristes dans de pareilles circonstances, c'est normal. Il devait leur apprendre qu'ils avaient le droit d'être humains même si les autres ne voulaient pas le voir.

.

.

Premier septembre 1919. Natalia et sa fille se tenaient en retrait vis-à-vis des autres. En ce lundi, la rentrée en primaire des jeunes sorciers étaient à huit heures pour permettre à leurs parents ayant des enfants en âge d'aller à Ilvermorny d'accompagner leurs enfants. Elle observait cette foule qui lui deviendra hostile dès qu'elle se mettrait à parler et leur révèlera son accent slave. Sa fille était née ici, elle était américaine, elle ne devrait pas avoir à être mise à l'écart à cause de l'origine de sa mère. Et pourtant, Natalia savait que ça serait le cas. Alors, elle observait cette foule en quête désespérée d'alliés. Parce qu'elle ne pouvait pas faire autrement.

Les petites filles portaient de jolies robes neuves de couleurs claires et de beaux rubans. Des choses qu'elle n'avait pas les moyens d'offrir à sa fille, même si elle faisait de son mieux. Soudain, elle les vit. Sans doute le père, le fils, la fille et la grand-mère. Tous en habit de deuil. Un instant, elle trouva ça cruel d'infliger une différenciation telle à un enfant avant de se rappeler que c'était ainsi. On portait le deuil pendant plusieurs mois lorsqu'une personne de notre famille mourrait. Vu l'absence de mère, elle sut qu'elle avait affaire à un veuf et à ses enfants, qui eux aussi se tenaient à l'écart. L'homme leva les yeux vers elle et leurs regards se croisèrent. Ils étaient d'un beau noir profond et déterminé, mais, la souffrance qu'elle y laissait à penser que son deuil était récent. Elle ne savait ce qu'il lisait dans ses siens, mais, il la salua d'un discret mouvement de tête.

Elle le lui rendit en nota dans un coin de sa tête toutes les commères qui regardaient cette famille endeuillée en murmurant entre elles. Elle fit comme si elle ne voyait pas les mères montrer de gestes qu'elles croyaient discrets la fillette en murmurant à l'oreille de leur progéniture. Elles avaient l'air de dire « lies-toi d'amitié avec elle ». Natalia ne savait pas pourquoi. Elle devait avouer qu'elle connaissait mal les personnalités célèbres d'Amérique. Mais, elle connaissait très bien les courtisans pour en avoir croisé à Durmstrang. Et c'était ce qu'elles voulaient que leurs enfants soient. Elle le détesta. Cette enfant avait perdu quelqu'un qui lui est cher et pourtant, les vautours ne voyaient qu'en elle un morceau de viande. Elle ne voulait même pas savoir ce que ça serait dans quelques années.

.

.

Ekaterina s'était assise au fond de la classe avec ceux, qui comme elle, ne venaient pas des beaux quartiers. Du haut de six ans, c'était un truc qu'elle avait compris : les riches restaient entre eux, essayer de se joindre à eux était stupide. Stupide, comme tous ses enfants qui parlaient à la fillette vêtue de noire. Elle ne pouvait pas faire trois pas avant qu'on lui saute dessus. La blondinette ne savait même pas combien de propositions d'amitié elle avait reçu de la cour jusqu'à la salle de classe. En tout cas, vu ses jolis vêtements et ses petites joues roses, elle ne risquait pas de venir la voir. Ekaterina commença à regarder par la fenêtre quand elle entendit un silence commencer à naître. Elle tourna la tête et vie la petite en noire la regarder.

-Est-ce que je peux me mettre à côté de toi ? Lui demanda-t-elle timidement comme si elle s'attendait à un refus.

-Pourquoi ne le pourrais-tu pas ?

Parce que des gens bien mieux nés qu'elle attendait qu'elle aille à leur côté. Voilà la bonne réponse, mais, ce ne fut pas celle qu'elle eut. Sa condisciple s'assit et lui tendit la main. Ce fut à ce moment que le silence fut complet. Elle venait de briser le mur, tout en elle disant la demoiselle propre sur elle, et elle avait choisi de s'asseoir au côté d'une fille qui avait marque « gamine des rues » sur le front. Bon, elle exagérait. Il était juste marqué que sa famille avait dû mal à joindre les deux bouts. Sans oublier que la fillette aux cheveux auburn brisait un mur entre les classes sociales. Et elle avait l'air de ne pas s'en rendre compte, comme si c'était normal.

-Moi, c'est Selena.

-Ekaterina, mais, tout le monde m'appelle Kaya.

Vu son prénom et son surnom, elle s'attendait à la réaction habituelle des jolies petites filles riches. Une expression d'effrois parce que sa famille est originaire d'un pays d'Europe de l'Est, comme le dernier mage noir en date. Telle ne fut pas sa surprise quand la petite demoiselle lui sourit et lui dit que c'était joli. Kaya lui serra la main en se disant qu'elle venait de tomber sur le phénomène de foire du coin. Peut-être que pour elle, c'était normal. Peut-être qu'elle était aussi fatiguée qu'Ekaterina de respecter les règles.

.

.

Percival ne stressait pas. Ce n'était pas comme si on était le premier septembre 1923 et sa petite princesse rentrait à Ilvermorny. Natalia Lejova le regardait sans rien dire sans de se remettre à sa tâche quand leurs regards se croisèrent. Elle aussi était venue travailler malgré le fait qu'on soit samedi. Il faut croire qu'il n'était pas la seule personne à fuir une maison vide. Il ne la connaissait pas très bien. Il l'avait rencontré lors de la rentrée de Selena à l'école primaire pour jeunes sorciers de New-York. Lorsque leur fille s'était liée d'amitié, il avait mené une enquête sur elle. Il savait donc qu'elle était une potionniste qui avait quitté sa Russie natale au début de la montée en puissance de Grindelwald en 1911, ensuite, elle était arrivée ici un peu mois d'un an plus tard, en avril, à bord du Carpathia (1). Lorsqu'il avait appris qu'il y avait une femme spécialisée en potion de guérison qui perdait son temps à vendre des yeux de grenouilles, il s'était arrangé pour qu'elle ait une proposition de poste venant du MACUSA. Les aurors manquaient de potionnistes compétents et elle l'était. Elle avait accepté. Il avait senti de la réticence chez elle. Réticence qu'il avait compris lorsqu'elle lui avait appris de qui elle était l'ancienne apprentie. Lorsqu'il avait voulu lui en parler, elle lui avait répondit qu'en Russie, les luttes de pouvoirs étaient souvent réglées à coup de meurtres. Elle n'avait pas eu besoin de lui rappeler qu'elle avait une fille à protéger, alors, il n'avait pas insisté sur ce sujet.

Il la regardait faire l'inventaire du stock des potions disponibles pour les aurors. Après, elle se mettrait sans doute à faire celles qui manquent, ou plutôt à en faire d'avance. Lui, il était en train de contrôler des rapports d'intervention. Pourquoi n'était-il pas dans son bureau ? Parce que le MACUSA était vide pour la bonne raison qu'on était samedi et qu'il n'y avait que les personnes qui sont d'astreinte et eux, alors, ils pouvaient prendre autant de place qu'ils souhaitaient.

-Voulez-vous un café ? Lui proposa-t-il.

Il ne savait pas pourquoi il lui proposait ça. Il avait toujours gardé une distance polie avec les femmes travaillant au MACUSA, et la mort de Regina n'avait fait que renforcer cette habitude. Elle le regarda un instant, comme pour juger ce qu'il venait de dire. Il se rappela que son mari était mort avant la naissance de sa fille et que malgré le temps, elle ne semblait pas avoir eu une seule relation amoureuse depuis. Pourtant, ça faisait plus de onze ans. Peut-être qu'elle faisait partie de ces gens qui considèrent que si on devient veuf, c'est pour la vie. En tout cas, sa proposition pouvait mal être interprétée. Il voulait juste… Il ne savait pas trop quoi.

-Pourquoi pas, répondit-elle. Vous allez les chercher ?

Il la regarda un instant. Avant de se reprendre. Elle avait mal compris ses paroles, mais juste en les prenant pour une discutions entre collègues. Du moins, c'est ce qu'il crut un instant avant de la voir lui adresser un grand sourire moqueur. Ça faisait des années que quelqu'un osait se moquer de lui ouvertement. Elle avait un regard doux. Ses yeux racontaient aussi bien les drames qu'elle avait connus que la joie qu'elle avait de vivre.

-Je vais chercher mon manteau, lui dit-elle.

Sa voix était rieuse et il la regarda partir en se disant que ça faisait du bien de ne pas impressionner quelqu'un…


(1) Le Carpathia est le premier navire à être arrivé sur les lieux du naufrage du Titanic (à 3h30, soit, environ, 1h10 après la fin du drame). Il prendra en charge les survivants du naufrage.


Voilà le premier chapitre de ma nouvelle histoire. À vous de me dire ce que vous en pensez ^^.