Bonjour à toutes et à tous !

CECI EST LA SUITE DIRECTE DE LA FICTION HARRY POTTER ET LES DETRAQUEURS, SI VOUS NE L'AVEZ PAS LUE ? NE LISEZ PAS !

Je sais, j'avais dit pas de suite, mais que voulez vous, deux lectrices m'ont demandée cette suite, et ça m'a donné des idées. Et je n'arrivais pas à arrêter d'écrire cette stupidité sans nom. Comme dit dans le résumé, vous pouvez me proposer des idées si vous voulez voir des scènes spécifiques du canon réadapter avec John. Bonne lecture et n'oubliez pas les reviews !

Enjoy !

… … …

Le rat, la chauve souris et le détraqueur :

« Professeur Snape, John m'a rapporté le rat de Ron, et il dit qu'il n'est pas celui qu'il prétend être .» Severus releva son long nez de son tas de copies, raturant rageusement par la même occasion celle d'un pauvre Serdaigle qui n'avait décidément pas de chance cette semaine, et soupira devant la cage que son élève venait de déposer face à lui. Merlin, ce gamin était le digne fils de sa mère, il ramassait tout ce qui traînait et lâchait des phrases sibyllines pour toute explication.

« Monsieur Potter, puis-je savoir ce que vous faîtes dans mon bureau ? Allez embêter le directeur ou votre responsable de maison, mais laissez moi hors de vos petites aventures stupides. Moins vingt points pour Gryffondor. Et, par Salazar tout puissant, un détraqueur, ça ne parle pas .»

Sans se démonter, le garçon vint s'appuyer contre le bureau, dévoilant des manches pleines de terre rougeâtre. Snape releva l'élément avec intérêt, certaines plantes rares ne poussant que dans ces terres d'argile rouge qu'il n'avait pas réussi à dénicher sur le territoire du château. Qui savait où il avait pu aller traîner pour découvrir ce que lui cherchait depuis près de dix ans ? Certains avaient vraiment une chance inouïe ! Et le pire, c'est qu'il ne s'en rendait pas compte !

« Ce n'est parce que vous ne comprenez pas John qu'il ne sait pas s'exprimer, voyez le plutôt comme un Dumbledore silencieux. En plus intelligent, bien entendu. Et plus beau .» Le maître des potions ne fit que lever un sourcil sceptique, coulant un regard méfiant vers le détraqueur au fond de la pièce et attendant la suite, repoussant par la même le paquet de copies. Si on venait le déranger -l'élu en plus !- il était normal d'abandonner ses corrections, non ? Il s'intéressait au bien-être de ses élèves, voilà tout. Minerva allait être fière de lui ! Et hors de question de défendre le vieux timbré, bien qu'il ait de sérieux doutes sur la partie beauté.

« John pense que la révélation du rat pourrait vous intéresser, quoi que cela puisse vouloir dire. Votre âme n'est pas aussi noire que vous vous amusez à nous le faire croire, je sais que l'on peut vous faire confiance. Bien plus qu'au directeur d'ailleurs. » Ça, c'était nouveau ! On lui faisait confiance… Il allait falloir se dépêcher de briser cette assurance avant qu'elle ne se répande, qu'il ne devienne pas le nouveau cahier de doléance de l'école, c'était le rôle des autres professeurs. Et cette histoire d'âme noire… Le gamin pouvait-il voir les âmes ? C'était un pouvoir peu répandu et qui se transmettait par le sang. Or ni Potter ni Lily n'avait eu ce don d'après ce qu'il savait. Mais Harry était déjà Fourchelangue sans ascendant parlant la noble langue, alors...il n'était plus à un détail près d'étrangeté, surtout depuis son lien avec le détraqueur.

« Je l'examine, vous me dîtes d'où vient la terre sur vos manches, et tout cela reste entre nous. Marché conclu ? » Autant faire simple, les gryffis n'étaient pas réputés pour leur fin esprit. L'élève hocha la tête, semblant satisfait de la proposition, avant de se tourner vers le détraqueur qui poussa un râle incompréhensible avant de s'élever brusquement dans les airs pour surplomber la scène. Harry adressa un petit sourire à son professeur, rappelant à celui-ci par la même occasion qu'il n'avait pas en face de lui qu'un petit gryffi sans défense, mais également un garçon lié à l'une des bêtes les plus effroyable que le monde ait porté. Pour la première fois depuis des années, il sentit un mince filet de sueur couler le long de son dos. Et cela n'avait rien à voir avec le menton fin qui avait effleuré son épaule lorsque la créature s'était postée derrière lui comme pour surveiller ses gestes, vraiment.

Severus sortit machinalement sa baguette avant de la pointer sur la cage de verre poser sur son bureau. Il constata avec surprise que l'étudiant avait rendu le verre incassable, et qu'il n'y avait aucune ouverture mais un sort qui échangeait périodiquement l'air intérieur avec l'air extérieur. En somme, plus un niveau de cinquième année que de troisième. Quelques mouvements et chuchotements plus tard, il fronçait les sourcils. Un Animagus ? Et dire qu'il avait fallut la présence d'un des gardiens d'Azkaban pour qu'on se rende compte qu'un sorcier adulte était l'animal de compagnie d'un jeune garçon...dire qu'ils dormaient sans doute dans le même lit !

Poudlard n'était plus ce qu'elle était si elle laissait entrer de telles menaces sur son territoire. Mais comme d'habitude, Albus allait ranger dans un coin bien caché son rapport sur l'état des protections du château. Parfois, il se demandait où était passé le grand sorcier pour lequel il avait accepté d'espionner.

Bien, maintenant un petit sort de révélation et ils seraient fixés. Si seulement il pouvait se concentrer sur le rat au lieu de fixer stupidement la paire de charentaises au tissu écossais qui apparaissait régulièrement sous la longue cape noire du détraqueur.