Chapitre 7 : Kingsley Shackelbolt

- « Bonjour à tous ! Je suis Kingsley Shacklebolt, votre nouveau professeur de Défense Contre les Forces du mal. Je suis Auror formateur, ce qui signifie que j'ai un apprenti. Je crois comprendre que vous n'avez eût que des professeurs différents d'une année sur l'autre, pour votre bien et celui du service auquel j'appartiens au ministère, j'espère briser ce cycle avec nous l'an prochain. » L'Auror laissa son regard errer sur les visages de ses étudiants pendant quelques secondes en se frottant nerveusement les mains. « Bon, pour ce qui est du programme de l'année. Nous commencerons, le premier trimestre, par une étude théorique et pratique des actes magiques utilisés lors de combats magiques. J'en profite pour vous signaler, on a déjà dû vous le spécifier, mais le cycle ASPIC étant un cycle de spécialisation, cette partie du cours sera, donc très interdisciplinaire, ce ne seras pas la seule. Tout au long de l'année attendez-vous à devoir effectuer des recherches dans d'autres domaine que le mien. Au début je vous aiguillerais sur vos recherches mais au fur et à mesure de l'année je compte sur vous pour vous débrouiller sans mon aide à ce niveau. »

La voix de Sirius s'éleva en même temps que ça main :

- « Professeur, Nous n'avons pas tous prit les mêmes matières, comment allez-vous faire pour que vos cours soient en adéquation avec tous nos choix »

Kingsley avait un sourire gêné et amusé à la fois, visiblement l'attitude qu'avait Sirius de demander et prendre la parole en même temps lui posait un dilemme : réprimander une intervention qui l'avait amusé, ou laisser filer au risque de se voir accorder une réputation, parmi les élèves, du professeur laxiste.

- « Vous êtes Mr ?

- Black

- Enchanté Mr Black. Le cycle des ASPICS se terminera par votre entrée officielle à tous dans le monde magique en tant que sorciers confirmés. Et l'intitulé de cette matière que je vous enseigne ici est : Défense Contre les Forces du Mal, intitulé relativement vague mais que l'on pourrait résumer en disant que mon travail est de vous enseignez comment vous prémunir contre les dangers du monde magique dans lequel nous évoluons. Admettons Mr Black que, du fait de votre futur travail vous soyez amené à vous aventurer sur l'île de Boméo au sud de l'Asie, et que dans la jungle de cette île vous croisiez une colonie de la créature la plus dangereuse des alentours : une colonie d'Acromentules. Vous tenterez alors, surement, de négocier avec les Acromentules de ne pas vous déguster car vous n'avez pas pris Soin aux créatures magiques en cycle d'ASPIC.

Alors que la classe ricanait, Harry se dit que Kingsley avait choisi une troisième voie qui était de laisser la légère incartade de Sirius passer tout en lui montrant qui était le professeur en ridiculisant son objection. Harry se dit devant le visage gêné de Kingsley que ce dernier avait bien changer à son époque. Kingsley, tel qu'il se le remémorait était plus sage, plus calme, et surtout beaucoup plus sûr de lui. Jamais il n'aurait ridiculisé un étudiant même gentiment comme il venait le faire mais lui aurait fait découvrir par lui-même son erreur. Était-ce la guerre et ses pertes qui l'avait assagi ou juste le travail des années ?

- « Pour en revenir à ce que nous disions, si vous voulez suivre pendant mes cours il vous faudra aller rechercher les concepts évoqués sur votre temps libre à la bibliothèque. Lors du second semestre nous feront un tour d'horizons des bases du combat magique tout en les mettant en pratiques avant de vous entraîner au vrai combat magique 3 fois par mois lors du dernier semestre.

Tout au long de l'année nous auront des cours sur les sortilèges les plus complexes une fois par semaine ainsi que 2 fois par mois sur les créatures les plus redoutées du monde magique et comment s'en prémunir. Mes cours ne seront pas exhaustifs dans les domaines autres que la DCFM mais ils devraient être suffisamment consistants pour que vous compreniez l'importance de l'interdisciplinarité. Des questions ? Oui Miss... ?

- Fortescue, professeur. Vous qui êtes Auror vous pourriez nous expliquer les systèmes d'habilitation des Aurors ?

- Oui j'y venais, lors de ce premier cours j'avais prévu de commencer par vous évaluer, mais au vu de l'article de ce matin dans la gazette je pense qu'il serait approprié de vous l'expliquer. L'article parlais donc de deux habilitations, qui peut me dire de quoi il s'agit ? »

Harry n'en avait aucune idée mais autour de lui il vit plusieurs mains se lever.

- « Oui Mr...

- Rogue », répondit celui-ci se levant de son siège. « Il y avait l'habilitation noire et l'habilitation rouge. L'habilitation noire est la capacité légale d'un sorcier à employer des sortilèges que le ministère a classé comme étant de la magie noire. Ces sortilèges sont répartis en catégories qui sont légalement utilisables si vous avez l'habilitation égale à la catégorie. Je ne sais pas grand-chose de l'habilitation Rouge. »

Harry avait remarqué que sa mère s'était tournée vers Rogue alors qu'il avait parlé de se servir légalement de magie noire, mais quand il avait admis ne pas s'y connaître en habilitation Rouge il avait provoqué plusieurs ricanements dans la pièce notamment parmi ses amis.

- « Bien, 3 points pour Serpentard, Effectivement l'habilitation de niveau 3 permet d'utiliser les sorts de magie Noire de catégorie 3. En revanche i niveau de catégorie et seulement 8 niveaux d'habilitations. Les habilitations sont territoriales, c'est à dire que chaque pays octroie les habilitations pour son propre territoire, seule les habilitations internationales décernées par la Confédération Internationale des Mages et Sorciers peux supplanter les habilitations des pays membres. Qui peut me parler de l'habilitation Rouge ? Oui miss...

- Mariani professeur, » Harry vit une élève de Poufsouffle au cheveux blonds et à l'agréable visage fin se lever. Elle portait une paire de lunettes qui semblaient avoir un problème, sans toutefois que Harry ne parvienne à l'identifier. Son visage lui semblait familier sans qu'il n'arrive à le remettre. « Les catégories Rouges permettent de classifier les magies sanguines non familiales et, à l'instar des habilitations Noires, les habilitations Rouges indiquent quelles catégories sont légalement accessibles aux sorciers

- Bien, 3 points pour Poufsouffle. Comme pour la magie noire il n'y a que 8 niveaux d'habilitations pour 9 catégories. Oui miss Grant ?

- Je me demandait pourquoi, il était dit « sauf magies familiales ». »

De nouveaux ricanements de firent entendre.

- « Qui peut répondre ? …. Oui, James ?»

Alors que James se levait de son siège, Harry se dit que le fait que l'Auror n'ai pas demander son nom avant de l'interroger, et surtout l'emploi du prénom de son futur père, dénotait d'une certaine proximité surement due aux relations de travail entre Kingsley et Fleamont Potter. S'il se fiait aux murmures réprobateurs de l'autre côté de la salle d'autres à Serpentard l'avait également remarqué.

- « Toutes les maisons sorcières britanniques ont leurs secrets et souvent, cela inclut des rituels où sortilèges. Ces secrets étant, de manière assez récurrente, liés au sang familial, le Magenmagot a refusé que les magies sanguines familiales ne soient répertoriées et encore moins catégorisées anticipant une possible future législation sur leur prolifération. » James se rassit souriant en direction de Lily.

- « C'est un bon résumé, 3 points pour Gryffondor. Encore une question Miss Grant ?

- Oui professeur, ce doit être très handicapant pour les Aurors, si quelqu'un invente un rituel de Magie sanguine, il lui suffit de le déclarer « magie familiale » pour ne pas être inquiété par son usage.

- Enfait c'est plus complexe que cela, on peut clamer une forme précise de magie comme Magie familiale mais c'est un acte magique puissant et qui a des conséquences sur toute la lignée et doit être fait avec précaution et répondre à de nombreux critères, mais je pense que cela vous sera expliquer plus tard par un autre professeur que moi, donc je ne développerais pas plus ici. » lui répondit Kingsley avec un sourire.

Hermione semblait frustrée par cette absence de réponse concrète et Harry était à peu près sûr qu'elle irait en chercher la réponse à la bibliothèque avant la fin de la semaine, de la journée même s'il lui en était possible.

Le cours continua ainsi, et Harry apprit que chaque pays avait sa propre classification, ainsi que la CIMS, et son propre système d'habilitation et que cela posait de nombreuses difficultés dans les relations internationales. Ce qui était d'ailleurs le sujet d'une rédaction de trente centimètres qui serait à rendre le mardi suivant. Au bout de quarante minutes, le sujet fut épuisé et Kingsley leur fit passer les sujets de petits tests destinés à évaluer le niveau général. Trente minutes plus tard les tests furent rendus et Kingsley les parcourus rapidement pour au bout de cinq minutes se déclarer relativement satisfait et lancer un cours théorique sur les sortilèges informulés. Au bout des deux heures de Cours les élèves sortaient avec un deuxième devoir, lui à rendre au cours suivant, le vendredi matin.

Le repas de midi était déjà bien entamé, Harry Ron et Hermione était d'abord aller dans leur dortoir pour y échanger leurs affaires de DCFM contre celles de Métamorphose. Ils étaient ensuite redescendus dans la grande salle pour y prendre le repas du midi. En arrivant dans la grande Salle ils étaient partis s'asseoir aux côtés de la bande de filles de sixième année et avaient commencé à y discuter du cours de DCFM et plus particulièrement de la première partie. Un garçon de cinquième année, Bolton McLagen, qu'ils avaient déjà rencontré lors du déjeuner de Slughorn dans le Poudlard Express, s'était rappelé à leur souvenir disant que les cinquièmes années avaient eu le droit au même début de cours en première période de la matinée. Harry ne put s'empêcher de remarquer que McLagen avait le regard insistant quand il se tournait vers Lily, de nombreuses bouclettes blondes recouvrant son front et sa nuque, la robe visiblement onéreuses et l'allure savamment débraillée, Harry le voyait comme une malhonnête représentation d'un Apollon moderne. Si le visage était charmeur, le sourire semblait faux, forcée enfin peut-être juste pas assez sincère. Après tout peut-être n'était-ce là que sa réaction de répulsion face à un garçon souriant à celle qui deviendrait sa mère.

- « Nous en quatrième année, il n'a malheureusement que survolé le sujet. C'est dommage, surtout que j'aimerais bien être Auror. » s'était plaint une fille en face de McLagen que le trio regarda interrogateur. « Ah désolée, Brejna Malkovich, quatrième année à Gryffondor. »

Malkovich, elle, était une jeune fille qui paraissait plus vieille que ses supposés quatorze ans. Malgré sa petite taille, elle avait le visage d'une jeune femme slave, de longs cheveux lisses où chaque mèche semblait vouloir se démarquer par une teinte différente de sa voisine, oscillant entre le châtain et un blond sombre. Elle avait un regard fier et une tenue droite.

Le garçon qui parla ensuite se trouvait de l'autre côté du petit groupe, séparé d'eux par Franck et Jonathan. Il avait les cheveux impeccablement coiffés, lisses et d'un blond terne avec une raie à droite dont aucune petite fibre ne dépassait. L'uniforme comme la robe eux aussi était droit et tiré sans un seul pli. Le garçon au visage agréable et courtois s'adressa à eux dans un ton mesuré ou il ne laissé transparaître qu'une légère touche de désappointement amusé.

- « Malheureusement nous en septième année nous ne l'avons plus avant Jeudi car notre premier cours était hier matin, ce qui veux dire que nous n'aurons pas ce cour avant après-demain. » puis il ajouta en direction du trio, « Je suis Bryan Cristobal Bernabeu Goodkind, Préfet-en-chef, en septième année à Gryffondor. Si vous avez besoin de quoi que ce soit… »

Le trio se présentât et la discussion reprit. Au fur et à mesure il transparaissait que GoodKind et McLagen ne s'appréciait pas énormément. Mais surtout Harry entendit très distinctement une remarque désobligeant de James assis quelques places plus loin lorsque Goodkind avait dit qu'il postulerait aussi au poste d'attrapeur mais n'en espérait pas grand-chose.

Alors que tout le groupe se levait de table pour se rendre à leur prochaine salle, Métamorphose pour un double cour dans le cas des sixièmes années, Harry remarqua que le siège du directeur était vide et il ne se souvint pas l'avoir vu du repas.

Le cours de Métamorphose avait commencé par lui laisser une impression de plus en plus désagréable de déjà-vu. Outre le sempiternel discours sur les ASPICs, le cours, comme dans leur sixième année, portait sur les sortilèges d'apparitions. Le cours avait commencé, comme il s'en souvenait, par une première heure de théorie sur les bases de la matérialisation métamorphique. Et s'enchaînait, comme la première fois, sur une heure de pratique appliquée à la conjuration d'aiguille qui était une réminiscence de leur première métamorphose en première année d'une allumette en aiguille.

Harry s'ennuyait ferme. Il avait conjuré son aiguille depuis un quart d'heure maintenant et son esprit s'égarait en direction de la raison à l'absence du directeur lors du repas. D'habitude le directeur essayait d'être aux repas le plus possible, et une raison importante devait l'avoir retenu. Un sourire se forma sur ses lèvres alors qu'une image du vénérable professeur en plein diner d'affaire avec des elfes de maison en costumes se peignait dans son esprit. Sourire qui disparut quand le professeur McGonagall s'arrêta à sa table pour le réprimander.

- « Eh bien Mr Carter, vous ne vous exercez pas ? »

Harry lui tendit l'aiguille sentant de légères aspérités sous ses doigts.

- « Je l'ai déjà fait professeur

- Mr Carter, Je suis sûr que l'on vous l'a déjà signifié à Salem, mais dans le cas improbable où ce ne serait pas le cas je vais le répéter, la métamorphose est un art, il est toujours possible de se perfectionner, et si comme tout art il requiert une bonne dose de rigueur, il laisse également une place à l'imagination et à la créativité. Votre aiguille n'est pas encore parfaitement polie, elle pourrait encore être améliorer si vous vous concentriez un peu plus, ce qui vient en s'entraînant, prenez exemple sur miss Grant à coté de vous qui a produit l'aiguille la plus polie qu'il m'ait été donné de voir ici depuis longtemps, deux points pour Gryffondor. »

La vice-directrice s'éloigna et Harry sentit le rouge de la gêne lui monter aux joues. Harry l'entendit quelques rangées derrière lui complimenter James. Il se retourna pour découvrir une aiguille dont la base était ornée de très fines ramures de cerfs enroulées à la base de l'aiguille :

- « Très bien Mr Potter, très créatif ces ramures, 2 points pour Gryffondor, travaillez encore la concentration cependant, cette aiguille pourrait être plus lisse. Mr Black, n'est-ce pas un peu large pour une aiguille ? ceci ressemble plus à un pieux. »

Sirius lui répondit d'un sourire charmeur :

- « C'est que à chaque fois que je tente de la faire apparaître plus fine votre nom est illisible. »

Alors que son futur parrain tournait l'aiguille Harry y lit très clairement « Minerva McGonagall » écrit dans une élégante calligraphie.

- « Mr Black, la flatterie ne vous sauveras pas d'un devoir supplémentaire si je juge votre aiguille insuffisamment satisfaisante à la fin de l'heure » le réprimanda gentiment McGonagall alors qu'elle passait à la table suivante

Harry n'en crut pas ses sens ! McGonagall ! Réprimandant gentiment un élève ! Avaient-ils vraiment juste voyagé dans le temps ?! Ou se trouvaient ils dans un autre monde avec des lois naturelles différentes.

Puis son regard se portât sur l'aiguille d'Hermione parfaitement lisse. La directrice de la maison Gryffondor avait raison, il ne pouvait se reposer sur ses lauriers, la guerre l'attendait et s'il était coincé dans le passé il faudrait qu'il en profite pour devenir plus fort, trop de gens en dépendaient ! Il reprit donc l'exercice tout en réfléchissant à cette histoire de concentration. Combien de fois Rogue l'avait-il invectivé sur son manque de concentration ? Il ne l'avait jamais pris au sérieux. Après tout Rogue n'avait jamais eu de cesse de chercher à le ridiculiser. Mais là c'était McGonagall qui le lui faisait remarquer, la stricte mais loyale McGonagall. Il décida que dès la fin du cours il irait emprunter des livres sur l'occlumancie qu'il avait bien trop sous-estimé, il commencerait aussi sa lecture du livre sur la magie noire qu'il avait trouvé la veille dans la Salle sur Demande.

Alors que le cours se terminait le professeur se déplaça de table en table, vérifiant les résultats de chacun et distribuant une rédaction supplémentaire au 40 cm sur les « principes de la conjuration de bases » pour les moins chanceux qui avaient la tache de décrire leur échec et la raison dudit échec.

Elle examinait l'aiguille d'Harry, qui était toujours très loin d'être aussi nette que celle d'Hermione, elle était, en revanche, ouvragée de telle façon que la partie supérieure formait un caducée.

- « Cela est bien mieux Mr Carter. Même s'il faut encore travailler la concentration ce travail mériterait un Effort exceptionnel.

- Merci professeur

- Si vous tenez à me remercier, obtenez un Optimal à vos ASPICs de Métamorphose l'an prochain. »

Ron lui présentât un travail plus net que celui de Harry mais non ouvragé, qui lui valut quelques conseils du professeur. Le cours se termina et en sortant avec ses deux amis Harry déclina la proposition de Ron de se rendre en Salle commune prétextant devoir aller à la bibliothèque tout en faisant un clin d'œil à Ron quant Hermione lui tournait le dos, discutant avec Lily.

Arrivant en bibliothèque, il espérait que Ron mette à profit le temps que Harry leur laissait pour parler avec Hermione. Il se dirigea alors vers la section réservée aux arts de l'esprit. La section était petite et dans un coin. Cachée loin de tous les sujets les plus courants elle se faisait facilement oubliée. Pourtant il y vit deux étudiant qui discutaient à voix basse : Severus Rogue et Regulus Black. S'il n'entendait pas leur discussion, le bourdonnement qui se manifestât quand il essaya, ne laissait que peu de doutes sur la raison, il comprit à la gestuelle que Rogue conseillait le jeune frère de Sirius. Il s'en désintéressât pour se concentrer sur les livres qui étaient proposés. Ses yeux finirent par s'arrêter sur un ouvrage intéressant : « L'apprentissage des arts de l'esprit, une pratique en stades progressifs. Vol 1 ». Les volumes deux et trois étaient manquant comme le prouvait l'écart entre les volume 1 et 4. Harry en tira le livre et en lut le sous-titre : « Description et généralités sur les deux formes antagonistes et premiers stades de l'occlumancie ». Rogue et Regulus s'éloignèrent en direction de la sortie. Si Regulus ne lui accorda pas un regard, Rogue lui jeta un coup d'œil à la couverture du grimoire que tenait Harry et ce dernier fut sûr d'y avoir décelé une fugace touche d'appréciation. Harry faillit s'en étouffer avec sa salive. Rogue le regardant d'un regard presque appréciateur. Il se promit de garder ce souvenir en mémoire pour la prochaine fois qu'il croiserait le meurtrier dans sa temporalité d'origine et se ferait une joie de laisser le traître voir se souvenir dans son esprit avant de lui faire payer la mort de Dumbledore. Harry alla s'installer à une table pour pouvoir commencer la lecture du grimoire. Il était écrit à la main, d'une écriture fine et allongée qui rappelait vaguement celle de Dumbledore.

Après trois quarts d'heure de lecture et de prise de notes, Harry fit le point sur ce qu'il avait apprît.

Les arts antagonistes de l'esprit comme l'auteur appelait l'occlumancie et la legilimancie, consistait à « déformer » son esprit en se servant de sa magie. Quand la legilimancie consistait à « l'étendre », l'occlumancie, elle, était l'art de cloisonner et d'ordonner son esprit. Mais l'auteur spécifiait bien, et insistait même, que la métaphore spatiale s'arrêtait là car l'esprit ne souffrait pas des limitations de l'espace, il pouvait s'étendre au sein de l'esprit d'un occlumens accompli. Et l'occlumancie ne limitait en rien le développement de l'esprit de l'utilisateur. En outre il était tout à fait possible d'être maître dans les deux disciplines qu'y n'étaient antagonistes que dans leur approche.

L'apprentissage des arts de l'esprit se faisait par stades, mais il n'était pas obligatoire de finir de maîtriser un stade pour passer au suivant, ce n'était que recommandé. De même les exercices de travail de l'esprits propres à chaque stade n'étaient pas tous à faire forcément dans l'ordre proposé. Résister à une attaque mentale direct en se servant de barrières faisait partie du deuxième stade qui était la création de barrières mentales. Hermione leur avait visiblement fait sauter quelques étapes. Le premier stade était la prise de conscience et la familiarisation avec son propre esprit. Dans les exercices demandés il y avait notamment plusieurs de ceux que Hermione leur avait imposés dont la méditation. Les autres exercices Harry les avaient quasiment tous retrouvés dans le deuxième stade. Mais leur niveau actuel était incomplet, tant pour le premier que pour le deuxième stade. Harry avait pris consciencieusement en note chaque exercice et leur but ainsi que les conseils pour les deux premiers stades se disant qu'il les pratiquerait tous les soirs au moins une heure avant de s'endormir.

Harry sortit ensuite son livre traitant des dangers de la magie noire et commença à en lire l'introduction. « L'abjurateur éclairé », pseudonyme pris par l'auteur, s'y exprimait sur différentes notions qu'il juge importante à la lecture de son livre comme des définitions plutôt vagues et ouvertes de concepts comme le savoir, le pouvoir, le désir ou encore la Magie. Mais sa définition la plus vague était de loin celle qu'il donnait de la magie noire, qui en plus de n'engager à rien était amendée de multiple fois au long de l'introduction pour y apporter toujours plus de nuances. A la fin de sa lecture de l'introduction Harry aurait été bien en peine résumer la penser de l'auteur sur ce qui faisait l'essence de la magie noire. Il se lança tout de même dans la lecture du premier chapitre s'intitulant « Analyse de la connaissance et des mécanismes essentiels de l'acte magique ». Le chapitre traitant principalement des recherches fondamentales (et des résultats qui en découlent) faites à propos de la magie qui serait donc une sorte de puissance interne à chaque chose que les éléments magiques pourraient faire se mouvoir. L'auteur reconnaissait que cette vision était une parmi tant d'autre et surtout que, comme toutes les autres, elle était très incomplète et il s'avouait lui-même très insatisfait du peu, si ce n'est l'absence, de certitudes à ce sujet. Harry sentait l'impatience et la frustration monté au fur et à mesure de la lecture. Cet auteur avait-il la moindre réponse à apporter aux questions qu'il posait ?! Le deuxième chapitre lui apportât, en revanche, un peu de satisfaction. Il se nommait : « Magie noire quelles formes, pour quels effets ? ». Pourtant le chapitre commençait mal en disant que les experts n'étaient que rarement d'accord, et Harry avait failli refermer le livre de frustration. Mais la suite s'était avérée instructive, plusieurs formes de magie noires avaient été décrite avec une description des effets les plus approuvés de ses formes et, enfin, une prise de risque de l'auteur qui en décrivait quelques autres effets dont lui pensait la justesse. Un passage avait d'ailleurs très intéressé Harry ; dans se passage, sans aller jusque parler de déchirure de l'âme (ce qui fit se demander à Harry si l'auteur avait connaissance des horcruxe), l'auteur décrivait différentes atteintes à l'intégrité de l'utilisateur. Il y discourait bien évidemment de l'âme qui s'en trouverait noircie et « mutilée », mais aussi de l'esprit qui devenait moins précautionneux, ainsi que du corps dont on perdait un peu de la propriété, quoi que cela ait voulu dire. L'auteur y digressait pour définir l'âme, l'esprit et le corps. Puis différentes formes de magies noires étaient sommairement décrites pour ensuite être associées à différents effets suivis d'exemples pour la compréhension du lecteur. Ainsi un sacrifice de sang pour de la magie noire n'était pas reçu par le corps comme une simple perte de sang, en effets le corps met suite à un sacrifice de sang quatre à dix fois plus de temps à se recomposer un complet volume sanguin.

La lecture du troisième chapitre se termina par une anecdote à propos d'un certain « Enrico le Givré » qui serait décédé en tentant un rituel qu'il aurait mal juger. Le livre étant avare en informations, Harry hésita un moment à aller chercher de plus amples informations à ce sujet, mais avec ses deux lectures de l'après-midi il n'avait pas vu le temps passer et il décida donc de ranger ses affaires pour retourner en Salle commune.

Voilà, un nouveau chapitre très court mais je ne me voyais pas mettre la suite dans ce chapitre
Toujours du mal à m'astreindre à l'écriture et à me motiver. même si mon histoire me passionne x)
Merci d'avoir lu, et de me dire ce que vous en pensez
A la prochaine ( dans pas trop longtemps je l'espère)
John Courtepatte