Fanfiction Harry Potter: "Le grand patron"

Avec un Avada bien placé

Avertissement:

Harry Potter que ce soit l'œuvre, l'univers ou les personnages, ne m'appartient pas. Cet œuvre appartient à JK Rowlings uniquement. De même pour l'univers, l'œuvre ainsi que les personnages de Black Butler. Néanmoins, le concept de cette fanfiction m'appartient mais je n'en tire aucun profit ou bénéfice. Merci de vous référenciez à cet avertissement pour ce chapitre et tous ceux qui suivent.


Swiny: Et on se retrouve pour une nouvelle histoire où cette fois, on joue avec le concept de maître de la mort. N'oubliez pas de toujours poster un commentaire, un avis, des suggestions, du fanart, etc. dans les commentaires, par MP ou bien sur mon tumblr. Merci d'avance et bonne lecture!


POV HARRY POTTER

Harry s'était rapidement rendu compte que quelque chose clochait à l'instant où ce sortilège en particulier avait frappé sa poitrine. Ou plutôt, après que ce sortilège lui ait frappé la poitrine s'il devait être plus précis.

Cela devait être l'ironie du destin pour commencer… Sinon comment expliquer que le capitaine de l'équipe d'élite des Aurors, monsieur Harry James Potter soit mort d'un Avada Kedavra bien placé de la part d'un mangemort renégat de l'ancien seigneur des ténèbres ?

Mais comme Harry l'avait déjà dit, ce n'était pas sa mort plus qu'inquiétante qui ne collait pas. Mais qui Harry était-il pour juger ce qui n'allait pas ? Toute sa vie n'avait été qu'une vaste blague après tout. Il suffisait de prendre n'importe quel aspect de sa vie pour trouver quelque chose d'affreusement déprimant : Ces parents assassinés par un seigneur des ténèbres à cause d'une fichue prophétie, ces années à Poudlard plus que dangereuses voire mortelles, sa lutte contre Tom Jédusor, son obligation à devenir un auror sous peine d'être envoyé à Azkaban, son mariage avec Ginny suivi rapidement de son divorce après l'arrivé de leur troisième enfant : la petite Rosie Potter, etc. Alors pourquoi le destin n'aurait pas trouvé une mort plus que satisfaisante à un prétendu héro comme lui ?

Pourtant, entre deux souvenirs d'une vie passée, il y avait quelque chose qui clochait en ce moment même. Harry n'avaient jamais été considéré comme quelqu'un de particulièrement brillant ou de perspicace… En fait, ces notes et ces relations ainsi que ces choix lui avaient prouvé à mainte reprises que ces deux adjectifs ne lui correspondaient absolument pas. Pourtant, il savait que quelque chose clochait dans cette situation.

Harry ne savait pas trop pourquoi, ni comment il le savait. Était-ce à cause de ces instincts qui l'avaient maintenu si longtemps en vie qui étaient occupé à lui hurler dessus depuis qu'il était revenu lentement à la conscience ? Était-ce dû au fait qu'il n'aurait pas dû être conscient de soi ou même en train de respirer en ce moment même ? A moins que ce ne soit le manque de paysage affreusement dérangeant pour Harry comme s'il était la seule touche de couleur sur une toile d'artiste vierge ?

Ou bien, peut-être était ce dû au visage souriant juste au dessus de lui qui l'observait d'un peu trop prêt avec un grand sourire et qui venait littéralement d'apparaitre au milieu de ce paysage blanc et lumineux?

-Tu m'as enfin remarqué ! Hé bien, tu en as mis du temps. Cria soudain ce qui ressemblait à une fillette avec une voix suraigüe.

Lentement, Harry se redressa et fut surpris de constater qu'il portait la tenue exacte qu'il avait porté quand il avait rencontré Dumbledore peu après avoir été frappé par le sortilège de mort de Tom Jédusor lors de la bataille de Poudlard.

-Je suis mort ? Demanda Harry calmement à la fillette.

-Ah non, ça doit être moi. Désolé de te l'apprendre. Ou alors, tu le savais déjà mais tu essayais de me faire une blague ? Non, ce n'est pas ton style. Non ça doit être ton état de confusion qui n'est toujours pas passé… Peu importe ! Je suis ravie de te rencontrer. Dit-elle, sans vraiment attendre de réponse, avec un immense sourire que le Cheshire d'Alice au pays des merveilles lui aurait envié.

Harry, quand a lui, cligna plusieurs fois des yeux avant de vraiment saisir ce que la fillette venait de dire.

-Vous êtes… la mort ? Dit-il avec un ton incertain tout en l'observant immédiatement plus attentivement.

La fillette ne devait pas avoir plus de 11 ans, pourtant elle était vêtue d'un uniforme de Poudlard légèrement trop grand. Les manches des robes de Pousouffle dépassaient d'au moins deux centimètres. Le col de la chemise blanche en dessous des robes aux couleurs de Poudlard était mal mis, le côté gauche du col était relevé alors que le côté droit était abaissé. Elle ne portait pas de jupe mais un pantalon noir et, fait intéressant, elle était pied nu. Quand à son visage, elle avait des yeux qui changeaient de couleurs à mesure que des expressions, comme la curiosité, l'impatience, la réflexion ainsi que d'autres, traversèrent son visage. Et sa chevelure était d'un blanc pur qui semblait presque se fondre dans le paysage blanc autours d'eux.

-Quoi ? Tu t'attendais à quelqu'un d'autre ? Ou bien, à quelque chose plus comme… Elle fit une courte pause avant de prendre un sourire cruel.

-ça ? Dit-elle alors qu'elle disparut pendant un court instant avant de réapparaitre sous une forme bien plus effrayante.

Cette forme était bien différente de la première. Désormais, la mort était bien plus grande qu'Harry et était vêtue d'un manteau noir comme la nuit et d'un capuchon qui couvrait ce qui ressemblait au crâne d'un visage émincé. Le corps sous la cape cachait une obscurité immense et laissait entrapercevoir des os. Derrière le dos de la mort, deux immenses ailes étaient étirés vers les cieux sans la moindre cérémonie. On aurait presque dit un détraqueur sauf que la créature en face de lui était bien pire et cela effrayait Harry comme jamais auparavant.

Heureusement, la mort comprit bien vite que son apparence affectait Harry car elle reprit rapidement son apparence de fillette innocente sauf que cette fois un éclair de malice et de satisfaction personnel semblait sillonné régulièrement sa pupille dans des éclats de couleur doré au fond de ces iris.

-Personnellement, je ne prends la forme de squelette que quand j'ai envie d'effrayer les gens ou de les punir personnellement. Sinon j'aime beaucoup changer d'apparence alors ne soit pas trop perturbé par cela. Mais tu dois avoir un peu l'habitude… Après tout, je jouais merveilleusement bien Albus Wulfric Perceval Dumbledore la dernière fois qu'on s'est vu.

Harry encore sous le choc de l'apparition précédente, mit un moment avant de reprendre ces esprits via de profondes inspirations qui se sentaient curieusement inutiles. Une fois que son esprit fut plus clair, il essaya de reprendre la conversation abandonnée pendant plusieurs minutes :

-Vous… Alors ce n'était pas Dumbledore qui est venu ce soir-là à la gare ?

Immédiatement, la voix de la mort changea en une voix un peu trop familière pour Harry et il comprit instantanément qu'elle ne mentait pas :

-« Bien sûr que ça se passe dans ta tête Harry. Mais pourquoi ça signifierait que ce n'est pas réel ? » ça te dit quelque chose ? Mes derniers mots durant cette petite conversation agréable qu'on a eu. Je n'ai jamais eu beaucoup de compagnie sais-tu ? Comme tu auras dû le remarquer lors de ta dernière visite, on s'ennuie très rapidement ici. Alors disons que quand j'ai l'occasion de jouer avec la tête des gens… Hé bien, mes mots sont toujours un peu plus libéraux que prévu. Heureusement pour moi, ça collait avec le personnage.

Pour une raison quelconque, la mort semblait un peu ennuyé par ce fait pendant une seconde mais Harry devait avoir mal vu car en un simple clignement de paupière, celle-ci avait à nouveau son visage souriant comme si de rien n'était.

-Durant ma dernière visite mais alors ça veut que le paysage, c'est… Pourquoi ne ressemble-t-il pas à la gare de King Cross ? La dernière fois que j'y suis mort. C'était cet endroit qui m'était apparu à l'esprit. Demanda Harry un peu curieux.

La mort regarda autours d'eux avec un air assez satisfait clairement affiché sur son visage avant de reporter son regard aux iris qui avaient désormais viré à l'orange pendant une seconde dans ce maelstrom de couleur.

- Appelle-moi « égoïste » mais quand on a passé l'éternité seul, un peu de compagnie ne fait pas de mal. De plus, je ne voudrais surtout pas que mon jeune maître prenne un train et s'éloigne de moi maintenant qu'il est enfin là.

-Jeune maître ? Répéta Harry en croyant avoir mal entendu.

-Hé bien, tu n'as même pas un millénaire ou quelques centaines d'années d'existence. Tu n'as que 40 ans d'existence pour être juste. Alors forcément, tu es jeune. Quand au maître, je crois que nous savons tout les deux pourquoi cette appellation. Dit-elle en penchant la tête sur le côté avec un air désormais intrigué sur ces traits faciaux.

-Mais j'ai cassé la baguette de sureau. Dit Harry.

-Oui, au passage tu m'as enlevé beaucoup de divertissement par ce petit geste. Bien que je trouve amusant de voir des sorciers et des sorcières avides de pouvoirs continuer à la chercher encore maintenant sans savoir l'état de la baguette.

-J'ai légué le manteau d'invisibilité à mon fils ainé : Albus.

-Oui, un beau geste paternel je dois dire. Cela m'a beaucoup rappelé Ignotus. Une telle naïveté simpliste de donner l'un des objets les plus puissants de l'existence à un gamin de même sang que soit…

-Et j'ai laissé la pierre de résurrection dans la forêt interdite.

-Oui… Dit la mort sans plus de commentaire.

-Je ne possède donc plus aucune des reliques de la mort. Déclara Harry lentement en essayant de faire voir l'évidence à la mort.

Il ne pouvait pas être le maître de la mort. Il avait toujours voulu être juste Harry, il voulait revoir sa famille, ces parents et tous les autres. Il désirait le repos éternel et pour une étrange raison, Harry avait l'impression qu'aucun de ces désirs ne deviendraient réalité s'il ne parvenait pas à faire comprendre à la créature devant lui qu'il n'était pas son maître.

-Et alors ? Déclara tranquillement l'être devant lui en ignorant qu'Harry avait été perdu dans ces pensées pendant un court instant.

-Alors ? Je ne peux pas être ton maître ! En fait, je ne veux même pas être ton maître en premier lieu !

L'être le regarda en fronçant les sourcils et en tirant une légère grimace devant sa remarque. Puis après quelques secondes, où il semblait détailler l'ex-Auror dans les moindres détails, il se remit à sourire et déclara avec un ton rempli de sarcasme en posant une main sur son cœur :

-Si j'avais un cœur Harry, tu me l'aurais brisé en ce moment même.

Ensuite l'être éclata de rire. Le survivant ne voyait pas ce qu'il y avait de drôle dans la remarque. En fait, ce rire semblait lui taper sur le système. Il lui rappelait étrangement le rire profond et moqueur de Voldemort lors de la bataille de Poudlard.

-Je suis sérieux ! Je ne veux pas être ton maître. En fait, je ne veux être le maître de personne ! Insista-t-il avec un ton irrité dans sa voix.

En réponse à cela, l'être haussa les épaules et regarda ce qui devait être le ciel avec un air profondément moqueur avant de reporter son attention sur lui.

-Comme c'est dommage, il va falloir que tu fasses avec après tout. Mais rassure-toi, on a un bon paquet de temps pour accorder nos violons et se mettre d'accord à ce sujet ainsi qu'à quelques autres. En fait, si j'y réfléchis bien, on a une éternité pour apprendre à s'entendre jeune maître. Et d'ailleurs… Harry ? Mais où tu vas comme ça ?

Vers la moitié du discours, Harry en avait eu marre et avait décidé de partir très loin d'ici. Cet être ne voulait rien entendre et semblait même vouloir se ficher de lui. Et même après avoir passé plus de 10 ans sous le service des aurors, Harry n'avait jamais vraiment appris à supporter ce genre d'individu qui désirait juste se moquer de lui. Cela lui avait beaucoup trop rappelé l'époque où personne ne voulait croire qu'il disait la vérité à propos du retour de Voldemort, et indirectement toutes les moqueries à la fois des mangemorts et de son propre camp à sa capacité à survivre et battre le seigneur des ténèbres.

-Je ne suis pas ton maître et il est hors de question que je reste une seconde de plus avec toi.

Pour une raison quelconque, l'être semblait très amusé par son initiative. Qu'à cela ne tienne, Harry s'en fichait. Tout ce qu'il voulait était d'être loin de cet être moqueur en ce moment même.

-Et où tu comptes aller exactement ? Tu sais ce n'est pas comme si ce paysage avait une fin ou même un début pour commencer. Déclara tranquillement la mort sous son apparence de fillette.

-Je m'en fiche ! Tant que cela me permet de rester loin de toi. Dit Harry en continuant d'avancer.

-Très bien, quand tu en auras marre de marcher comme une âme non-récoltée, vient me trouver. Après tout, ce n'est pas comme si j'allais bouger d'ici sinon je l'aurais déjà fait depuis un looooooooong moment.

Harry ne lui fit même pas le plaisir d'une réponse et préféra continuer de marcher. La dernière fois, il avait prit un train à King Cross, peut-être que quelque chose dans ce paysage lumineux pourrait l'amener dans l'au-delà ou dans le monde des vivants une fois de plus ?


POV HARRY POTTER

-Tiens donc ! Mais regardez donc qui revoilà ! Félicitation, ton caractère têtu t'a empêché d'abandonner pendant pas moins de 3 mois. J'applaudirai bien la performance mais je pense que ton amertume si négligemment exposé sur ton magnifique visage fera bien mieux l'affaire. Dit une voix profonde et grave bien différente de la voix d'une fillette comme Harry s'y attendait.

Cette fois, la mort ressemblait à un homme trentenaire vêtu d'un costume d'affaire qui ressemblait vaguement à celui qu'avait porté le patron de son oncle Vernon en venant une fois à Privet Drive. Il avait des cheveux bouclés d'un blanc toujours aussi pure que sur sa forme précédente et ces yeux aux couleurs changeantes étaient resté les même. Sur sa main, plusieurs bagues plus décoratives qu'autre chose semblaient se reposer et coller à des doigts à la limite de squelettique. L'homme était assis en tailleur et semblait observer quelque chose de très lointain dans le fond blanc. A moins qu'il ne soit plongé dans ces pensées, Harry ne savait pas trop.

Harry ne passa qu'une ou deux secondes à essayer de comprendre pourquoi la mort avait voulu changer d'apparence avant que son esprit ne revienne sur la raison de son retour auprès de l'entité.

-Comment sort-on d'ici ? Demanda-t-il après avoir pris une profonde inspiration.

-Hmm ? Plait-il ?

-J'ai beaucoup réfléchi pendant que je marchais vois-tu. Et je suis arrivé à la conclusion qu'il doit bien y avoir un moyen de sortir d'ici sinon tu ne pourrais pas récolter tes âmes en premier lieu. De plus, pour avoir donné les reliques aux frères Peverell, tu dois avoir été à l'extérieur. Alors, je te le redemande : « comment sort-on d'ici ? »

La mort cligna des yeux une fois, deux fois avant de claquer ces deux mains ensembles et de faire signe à Harry pour s'assoir à sa gauche. Harry ne fit aucun mouvement dans sa direction. Lorsqu'il fut évident pour l'entité que le jeune homme ne bougerait pas, la mort soupira et déclara avec son sourire habituel:

-Hé bien, il faut bien que je commence ton éducation quelque part. Mais si tu veux tout savoir, dans mon cas si particulier, je ne peux pas sortir. Néanmoins, je peux étendre ma conscience pour observer le monde mortel et de temps en temps de faucher des âmes avec mon esprit. Regardez le monde mortel et étudier les souvenirs des mourants avant de les envoyer en enfer ou au paradis est parfois… Divertissant dirons-nous.

-Mais… Le conte des 3 frères racontent que tu leur ai apparu et que tu leur a offert les reliques pour féliciter les frères d'avoir créer un pont pour échapper à la mort de la rivière. Souligna Harry Potter.

Aussitôt la mort éclata de rire avant de dire avec une voix plus qu'enthousiaste :

-Ah ! Le fameux conte des trois frères ! Je trouve cette histoire particulièrement amusante. Vois-tu, « Harry », l'auteur de ce conte a négligemment modifié son histoire déjà lugubre pour éviter d'effrayer les jeunes enfants. Mais cela tu aurais pu le deviner tout seul.

Il avait ajouté cette dernière phrase dans un murmure presque inaudible comme s'il venait tout les deux de conspirer pour renverser le ministère de la magie en personne. Harry trouvait cela un peu inquiétant à quelle vitesse la manière de parler ou les émotions que la mort affichait changeait aussi vite.

-Comment ça ? Choisit-il de demander sans vraiment y réfléchir.

-Dis-moi Harry, si je ne peux pas sortir d'ici, ni interagir avec le monde extérieur autrement qu'en tuant des gens, alors comment aurais-je pu discuter avec les trois frères ? Ou plus exactement comment en es-tu venu à pouvoir me parler ?

Le garçon qui a survécu ne dut réfléchir qu'un court instant avant que l'évidence de la situation ne l'atteigne en pleine face. Il n'y avait qu'une seule chose qui lui avait permis même pendant un petit moment de discuter avec la mort en personne.

-Les trois frères sont morts… Comprit Harry.

-Et nous avons un gagnant ! Cria la mort en applaudissant bruyamment.

Harry dut attendre que l'entité arrête son claquement de main avant de reprendre avec un ton un peu plus nerveux et incertain :

-Mais… Je ne comprends pas… S'ils sont morts comment auraient-ils pu amener les reliques dans le monde des vivants ?

Les trois frères s'étaient retrouvés ici, c'était évident. Peut-être même qu'ils avaient vu la rivière au lieu d'une gare comme Harry. Alors la vraie question était comment était-il repartit ? Selon le conte des trois frères, la mort ne semblait pas être le genre de personne à laisser aller des âmes hors de sa portée. Alors, avec un peu de chance, surtout en sachant que le conte était déjà faussé, peut-être qu'il y avait une astuce qu'il ne connaissait pas. Une forme d'échappatoire à cet enfer blanc où rien ne semblait changé…

-Parfois, je fais quelques petites exceptions à ce « statut ». Vois-tu lorsque quelqu'un va changer la face du monde, j'estime que, pour ce changement, être vivant un peu plus longtemps n'est pas vraiment une grande affaire. C'est une question d'équilibre vois-tu. Or, qu'avions-nous là à l'époque ? Trois jeunes talentueux sorciers qui construisent un pont pour échapper à la mort de la rivière… Un échec lamentable certes mais quand on sait que cet échec amènera des centaines d'années plus tard mon maître… Comment aurais-je pu laisser passer cela ?

-Tu veux dire que tu les as laissé vivre… Pour que des centaines d'années plus tard, je devienne ton maître ?!

Immédiatement, la mort prit un air vexé qui semblait plus que simuler :

-Non, je les ai laissé vivre parce que je savais que je pourrais les manipuler en flattant leur ego au point qu'il demande chacun exactement ce qu'il fallait pour déterminer mon maître idéal et qu'il pourrait par la suite amener ce petit « test » dans le monde des vivants. Petit test que tu es le seul à avoir passé avec brio je dois avouer. Mais si je dois être complètement honnête, il y avait ça et l'amusement ainsi que le chaos que cela apportait. Et quel magnifique chaos que ce fut dans le monde mortel !

Donc, ce fut la mort qui avait simplement décidé de les faire revenir à la vie. Génial, tout bonnement génial, cela voulait dire qu'il n'y avait absolument aucune chance qu'Harry quitte ce monde blanc.

Il ne reverrait plus jamais Ginny où ces trois adorables enfants. Il n'irait plus jamais au bar avec Ron et il ne discuterait plus jamais avec Hermione à propos des décrets sur les créatures magiques.

De plus, ces espoirs de revoir ces parents, Sirius, Remus, Dumbledore et tous les autres venaient de disparaitre à leur tour juste sous ces yeux.

-Il n'y a donc vraiment aucun moyen de sortir d'ici. Je vais rester bloquer ici pour l'éternité. Dit-il dans un murmure de désespoir.

-Harry Harry Harry… Pourquoi même quand tu prends le temps de discuter avec moi, tu n'écoutes pas ce que je te dis ? Arrête donc d'être si dramatique ! Bien sûr que tu peux sortir d'ici. Lui dit la mort en soupirant comme pour se demander avec quel genre d'idiot elle était tombée.

Aussitôt, Harry reprit espoir, bien qu'il soit un peu confus par sa réponse.

-Mais tu as dis… Eut-il le temps de dire avant de se faire couper par une voix un tantinet agacée.

-J'ai dit que dans « mon cas si particulier », je ne peux pas sortir d'ici. Après tout, nous ne voudrions pas d'une forme d'apocalypse zombie pas vrai ? Cependant, il n'y a rien qui t'oblige à rester ici. Tu peux sortir d'ici quand tu le souhaites. Il suffit juste de me demander gentiment. Tu es mon maître adoré après tout.

-Je ne suis pas ton maître ! Dit-il presque automatiquement avant de s'excuser pour sa grossièreté.

La mort roula simplement des yeux avant de continuer la conversation en ignorant l'interruption claire :

-Si tu le dis. Quoi qu'il en soit, cela ne change rien à ma déclaration précédente.

Harry pensa à ce que la mort venait de lui dire. Tout ce qu'il avait à faire était de demander gentiment à une entité surpuissante et éternellement seul, qui avait une profonde admiration pour le chaos, de le faire sortir d'ici, lui, le maître que l'entité attendait depuis si longtemps.

-Très bien, où est l'arnaque ?

-Hmm ?

Harry avait peut-être été à Gryffondor et n'était pas la plus brillante des personnes qu'avaient abrité le ministère mais il n'était pas encore assez stupide pour croire que la mort ne lui cachait pas quelque chose, voire ne se moquait pas de lui.

-Je ne pense pas qu'un être comme toi me proposerait cela comme si de rien n'était. Tu l'as dit toi-même, tu viens de passer une éternité dans ce monde blanc à observer le monde mortel afin de passer ton ennui. Tu as créé un test pour obtenir un maître en manipulant 3 autres personnes et tu étais visiblement très excité à avoir de la compagnie la première fois qu'on s'est parlé.

-Deuxième fois. La première fois était quand j'étais sous les traits de Dumbledore. Le corrigea la mort en attendant patiemment la suite du raisonnement d'Harry.

-Deuxième fois, merci du rappel. Donc, tu as même joué avec ma tête la première fois qu'on s'est vu. Alors où est l'arnaque ? Pourquoi voudrais-tu que je passe dans l'enfer, la paradis, le monde des vivants ou je ne sais quel autre trucs dans le même genre ?

-Parce que tu n'es pas aussi divertissant que tu devrais l'être. Grommela immédiatement la mort avant de prendre un air parfaitement innocent comme s'il n'avait jamais rien dit.

-Je te demande pardon ? Demanda le garçon un tantinet stupéfait par la réponse.

« Est-ce qu'il veut me virer de là parce que je ne suis pas divertissant ? Ai-je bien entendu? » Pensa furieusement le garçon en se demandant sincèrement si la mort ne se fichait pas de lui.

-Excuse accepté ! Non plus sérieusement, je t'ai observé pendant ces trois mois. Tu passes ton temps à t'énerver puis à déprimer et ensuite à réfléchir avant de recommencer encore et encore ce petit cycle émotif. Sais-tu à quel point cela me tape sur le système ? Je ne peux pas faire trois pas dans mon monde privé sans me faire frapper par de mauvaise onde émanant de toi ! Alors si ce que tu veux, c'est juste sortir d'ici pendant un moment. Alors qu'à cela ne tienne ! Qu'est-ce que je risque de toute façon ? Tu devras quand même y revenir pour me parler par la suite. En plus, je suis connu pour ma patience à toute épreuve. Et en plus de tout ça, tu es mon maître ! Rien que cela, ça devrait suffire comme raison.

Harry ne perdit même pas son souffle à dire qu'il n'était pas son maître et choisit à la place de demander :

-Donc, cette porte de sortie… Ce n'est pas une arnaque ? Il y en a réellement une. Ce n'est pas un jeu tordu que tu prépares où tu vas me l'enlever à la dernière seconde ? Ou bien que cette porte se révèlera juste être une sortie métaphorique ? Ou autres choses d'encore plus tordu ?

Pour une raison bizarre, cela correspondait un peu trop parfaitement au style de la mort de faire cela. Pour ce que le survivant avait aperçu du personnage qu'était la mort et ce que les histoires racontaient, cela semblait être le genre de jeu que la mort adorait joué avec les gens.

-Ola Harry, j'aime jouer avec la tête des gens. Cela m'aide à passer l'éternité. Mais tu peux me croire sur parole, il y a une porte de sortie prévu spécialement pour toi depuis de nombreuses années. Je ne voudrais pas que tu deviennes fou après tout. Donc comme je le répète depuis tout à l'heure, si tu veux sortir, demande-le, sinon… Hé bien, fais ce que tu veux. Je ne te force pas à quoi que ce soit.

Curieusement, cette déclaration n'apaisa pas les craintes du sorcier. Pour avoir été manipulé à son insu à devoir se tuer devant un seigneur des ténèbres, manipuler à devenir chef du bureau des aurors et d'autres choses… Il savait désormais reconnaitre une manipulation quand il en voyait une.

Pourtant, il avait très peu de raison de ne pas croire la mort. En plus, c'était ça ou passer une éternité dans un monde blanc sans rien faire d'autre que réfléchir. Et pour quelqu'un d'aussi libre qu'Harry, ce serait une véritable torture.

Le choix fut donc rapidement fait. Peut-être même un peu trop rapidement. Mais au moins, Harry avait choisit quelque chose.

-Très bien, Mort, peux-tu me faire sortir d'ici ?

-Avec plaisir maître. Dit la mort avec un enthousiasme un peu trop grand pour que ce soit normal.

Et pour une raison quelconque, Harry savait qu'il venait de plonger à pied joint dans l'arnaque qu'il voulait éviter depuis le début de cette conversation.


POV HARRY POTTER

Lorsqu'Harry se réveilla dans le monde blanc, il fut surpris de sentir une main caresser ces cheveux. La sensation était étrange, un peu comme si, à chaque passage de la main, un détraqueur tentait de lui effleurer son âme plutôt que de l'aspirer. La sensation le rendait mal à l'aise mais pas suffisamment pour tenter de bouger. Tout semblait flou autours de lui et le blanc de la réalité autours de lui semblait bien trop lumineux pour qu'il ouvre les yeux.

Pourtant, après quelque seconde, sa vue s'adapta à l'environnement et il vit exactement quel être lui caressait les cheveux. Et bien sûr, qui pourrait le toucher ici si ce n'est la mort elle-même.

Aussitôt, il s'écarta violemment de la créature (toujours sous la même apparence que la dernière fois) qui ne fit que le regarder avec un air vaguement amusé et une moue boudeuse… Un peu comme si Harry était un chaton qui refusait de se laisser caresser par son propriétaire.

-Et nous saluons le retour ! Alors maître, comment s'est passé cette sortie d'exactement 28 ans, 7 mois, 2 semaines, 5 heure et 43 minutes? Dit la mort sans la moindre hésitation.

-Toi… Tu m'as… J'étais… Fut tout ce que dit Harry en essayant de parler anglais sans basculer dans le grec ou le latin.

C'était étrange, un peu comme si sa gorge n'était plus habitué à dire des mots anglais. Il faut dire que, selon la mort, il venait de passer 28 ans et des poussières à parler uniquement en grec et un peu en latin.

Comme si la mort connaissait son désarroi, celle-ci finit sa phrase sans vraiment attendre.

-Un magnifique Hoplite sous les ordres du roi Léonidas aux Thermopyles. Félicitation maître, grâce à vous, les grecs ont pu arriver à temps pour empêcher les Perses de passer. Un brin sanglant comme première réincarnation mais il est vrai qu'après être sorti d'une guerre, pourquoi ne pas se lancer dans une deuxième tant qu'à faire ?

-Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Je croyais que j'allais revenir dans le monde des vivants et pouvoir revoir ma famille et mes amis !

Il se souvenait parfaitement de la mort qui lui avait demandé de s'assoir à côté de lui avant de lui demander de fermer les yeux pendant que celui-ci l'avait attrapé au niveau du front. Il se souvenait avec une certitude absolu d'avoir la sensation que son âme était propulsé dans le monde des vivants et que les molécules se réarrangeaient autours de lui pour former un corps. Il se rappelait avec exactitude de toute cette vie et la précédente ainsi que du lavement de cerveau visiblement temporaire lorsqu'il avait été en vie ces 28 dernières années. Et surtout, il se souvenait exactement que dans les maigres explications que la mort lui avait donné… Ne correspondait pas à ce qu'il lui avait annoncé !

-Hé bien, techniquement maître, je suis ton ami. Donc, « salut ! » ! Objectif atteint ! Déclara la créature assez contente elle-même.

-Tu n'es pas mon ami. Et je ne suis pas ton maître. Et je crois que tu as parfaitement compris ce que j'ai voulu dire la première fois !

-Evidemment ! Mais dis-moi, tu croyais sincèrement que j'allais pouvoir te renvoyer toi, une âme si spéciale sans le moindre corps pour revoir des vulgaires mortels que tu oublieras d'ici quelques siècles ? Laisse-moi rire. Même si c'était possible et que cela ne casserait pas au moins une bonne moitié des règles de l'univers entier, pourquoi le ferais-je ? Tu es tellement plus amusant comme ça ! Et tu avais l'air de le trouver aussi, vu l'empressement que tu as eu à te marier avant de t'engager dans l'armée de Sparte. Est-ce que tu vas aussi insister pour la revoir aussi cette… Comment s'appelait-elle déjà ? Demanda-t-il avec un ton moqueur et dégoûter qui ne fit qu'enrager Harry encore plus.

-Ariane. Son nom est Ariane. Dit-il sur un ton aussi glacial que la neige en hiver.

Sa belle Ariane qu'il ne reverrait plus jamais et avec qui il avait promis d'aller retrouver au temple à Athènes une fois de retour de la campagne militaire. Visiblement, sa promesse ne serait jamais tenue. Ariane vieillirait seul sans lui. Peut-être même qu'elle se remarierait et donnerait une descendance correcte pour la maison auquel elle appartenait. Une descendance qu'Harry n'avait pas pu lui fournir dans cette incarnation.

-Ah oui ! Excuse-moi mais j'ai rarement vu une mortelle aussi ennuyeuse. Elle serait morte de maladie de toute façon. Un cancer pour être exact. Désolé de te l'apprendre. Et… Rassure-moi, tu te rappelles bien de ce qu'est un cancer ?

-Bien sûr que je sais ce qu'est un cancer. Répondit Harry en essayant de contenir sa rage du mieux qu'il le pouvait.

-Tant mieux ! J'avais peur que le processus t'ait fait perdre un peu trop de souvenir pour ton propre bien. Je voulais voir comment tu réagirais sans le moindre souvenir pour ta première fois, tu comprends ? Comme ça, je saurais exactement ce qu'il se passe s'il y a un problème avec ta lanterne. Bien sûr, si jamais tu préfères que je t'efface la mémoire à chaque fois que je t'incarne quelque part dans le temps ou dans des univers alternatifs, il suffit de me le dire.

Harry avait une soudaine envie de frapper l'entité en pleine face. Toutefois, ces souvenirs en tant qu'hoplite lui permirent de rester maître de lui-même et d'éviter d'éventuelles représailles. Aussi, le garçon choisit simplement de lancer un regard reflétant parfaitement ces émotions en direction du faux homme en face de lui.

-J'en conclus vu le regard meurtrier que tu me lances que l'effacement de souvenir n'est pas une option. Très bien ! Je respecte cela. Maintenant à moins que tu ne veuilles discuter ou te faire réincarner une fois de plus, je retourne à mon observation si ennuyeuse. N'hésite surtout pas à me déranger, j'en serai plus que ravi.

-Ne t'inquiète pas pour ça, je ne te dérangerais plus. Je refuse de rentrer dans ton jeu comme un vulgaire divertissement à ton ennui mortel. Je ne suis pas ton pantin, je ne suis pas un jouet et je suis encore moins un pion que tu peux choisir de manipuler comme tu veux sur ton foutu échiquier. Je préfère encore passer l'éternité seul que de rester avec toi !

-Oh vraiment ? Demanda la mort en haussant un sourcil et en l'accompagnant d'un sourire moqueur alors que ces yeux viraient à un rouge cramoisi

-Oui, vraiment ! Peu importe le temps que cela me prendra, je trouverai un moyen de me débarrasser de ce statut de « maître ». Puis, je mourrais tranquillement comme je l'ai toujours voulu depuis le début. Ensuite, tu pourras te trouver un autre jouet qui ne sera pas moi.

-Ah ce que je vois Hadrien de Sparte, tu es encore un peu bouleversé par ta mort. Mais si tu veux tout savoir, tu es le bienvenu pour essayer.

Sur cette remarque, Harry James Potter s'enfonça dans le monde blanc sans même regarder derrière lui. Il allait trouver une faille dans le système de la mort, même si cela lui prendrait une éternité pour la trouver. Après tout, ce n'était pas pour rien que le choixpeau avait voulu l'envoyer à Serpentard lors de sa répartition.


POV DEATH

Depuis qu'elle existait, la mort ne s'était jamais autant amusée. Si elle avait su qu'avoir un « maître » serait si divertissant, elle aurait lancé son test bien plus tôt ! Harry James Potter, ou Hadrien de Sparte, ou encore Harriet Gregory ou bien d'autres alias, avait été une forme de divertissement absolu depuis qu'il était là.

La mort avait elle-même du mal à croire que cela ferait bientôt 1000 ans qu'elle ne s'était pas ennuyée. D'ordinaire, les rares mortels qui avaient involontairement capturé son intérêt ne l'amusaient que pendant une dizaine d'années d'existence… Mais son maître, oh son maître si têtu, il ne l'avait jamais déçu une seule fois. Entre ces 13 réincarnations soigneusement choisi par la mort et ces moments si précieux dans le monde blanc, la mort n'avait jamais été ennuyée. Et il était remarquable de voir que la résolution du garçon avait tenu même après 1000 ans d'existence et de cohabitation forcée. Une telle âme que possédait son maître…

Il était aussi étonnamment résistant à ces manipulations. La mort avait pensé qu'elle aurait pu mouler son maître dans le partenaire de jeu parfait dès les premières centaines d'années mais Harry était soit trop inconscient à ces manipulations ou alors, il les avait remarqué mais préférait tout bonnement les ignorer. Le garçon allait finir par perdre bien entendu mais cela n'en rendait le jeu que plus attrayant. Après tout, la mort n'avait que faire d'une âme qui se faisait mouler sans rien dire. Sans résistance, rien n'était drôle.

Et sa dernière réincarnation avait été si drôle ! Harry, ou plutôt, Henry avait choisi de devenir un conteur dans cette vie. Il s'était mis à raconter des histoires tirées de ces propres expériences et il avait même fait un conte à son sujet de son cru qui avait inspiré un auteur populaire. La mort pouvait déjà voir le titre de l'histoire apparaitre devant ces yeux attentifs sur le monde des mortels : «Rendez-vous à Samarcande ». Une histoire vraiment ironique sachant ce qu'Harry essayait de faire depuis un presque un millier d'année.

La mort sourit en pensant déjà au prochain endroit où elle allait envoyer son cher « maître ». Peut-être à l'époque de la peste noire ? Avec son complexe du héro, il finira par devenir un médecin ou un brillant chercheur ? A moins qu'il ne devienne lui-même malade et que la maladie ne le tue.

Cette dernière idée intéressa profondément la mort. Celle-ci n'avait encore jamais vu son maître quand il était dans les affres de la douleur. Rien que l'imaginer être torturer par une longue agonie la faisait saliver. Comme toujours, elle lui laisserait ces souvenirs et celui-ci pourrait alors la supplier de venir le chercher en toute connaissance de cause. Il l'accueillerait à bras ouvert après tant de douleur et son maître n'en ressortirait que plus malléable pour être transformer dans son compagnon de jeu idéal. Oui, ce serait parfait.

En plus, elle avait déjà une superbe auto-excuse : elle commençait à en avoir marre d'être ignorer par celui-ci. Cela ferait bientôt 120 ans qu'Harry patientait quelque part dans le monde blanc. C'était le plus long qu'il avait tenu jusqu'alors. Elle pourrait prétendre être vexée par un rejet si visible et Harry finirait par tomber dans le panneau comme souvent.

La mort attendit encore un peu avant de se relever et d'aller chercher Harry. Elle savait qu'elle changeait leur schéma traditionnel mais elle avait vraiment envie de s'amuser en ce moment même.

-Oh jeune maître, où êtes-vous ? Chantonna la mort tout en fouillant le monde blanc de ces yeux attentifs.

Le manque de réponse d'Harry n'était pas étonnant mais la mort se trouva un tantinet vexé que son maître ne réponde pas immédiatement à son appel. 120 de solitude pour une créature si sociale qu'était l'être humain ? Harry devait être affamé pour une discussion ou un contact un minimum social, peu importe de qui cela venait. Alors, pourquoi ne lui répondait-il pas ?

-Allez Maître, je veux juste discuter. Vous n'avez pas envie de discuter aussi ? Réitéra-t-elle.

Le silence répondit simplement à la mort. L'entité fronça simplement les sourcils avant de marcher un peu. Pourquoi son maître ne répondait-il pas ? Harry n'était tout de même pas plonger dans son esprit au point d'être mentalement reculé de la réalité de ce monde ? Un être fou dans cet endroit suffisait et il avait besoin que son maître reste rationnel pour l'aider à contenir sa propre folie grandissante en l'écartant de l'ennui sinon quel était l'intérêt d'avoir un maître comme lui ?

-Maître ? Dit-elle après avoir fait le tour de l'endroit le plus rapidement possible.

Ce manque de réponse n'était pas normal. De même que le manque d'aperçu d'Harry… La mort ne l'avait pas réincarné, donc il ne pouvait être qu'ici… Ici, à ces côtés dans ce monde blanc…

-Maître ! Appela l'entité une fois de plus avec une forme d'urgence causé par son léger brin d'inquiétude.

Il ne pouvait pas s'être réincarné sans que la mort ne s'en aperçoive ? Si ? Harry ne pouvait pas avoir trouvé un moyen de traverser le voile des mondes… Il ne pouvait pas avoir laissé mort derrière… Seul… Seul dans un monde sans couleur et sans paysage… Seul avec l'ennui… Il… Il ne ferait pas… Il ne…

« Oui, vraiment ! Peu importe le temps que cela me prendra, je trouverai un moyen de me débarrasser de ce statut de « maître ». Puis, je mourrais tranquillement comme je l'ai toujours voulu depuis le début. Ensuite, tu pourras te trouver un autre jouet qui ne sera pas moi. »

-Harry ! Cria l'entité et fouillant frénétiquement chaque recoin de l'endroit avec une véritable panique.

Mais après 10 ans de recherche dans le monde blanc, la mort dû se rendre à l'évidence. Son maître était parti et elle n'avait aucun moyen de savoir où il était, ni quand il était, ni qui il était, ni s'il s'était enlevé ces souvenirs, ni même s'il reviendrait un jour.

Et cette dernière constatation marqua le début d'une folie plus que présente chez la mort qui avait pourtant réussi à tenir le coup pendant plusieurs millénaires.


Comme toujours, j'attends vos commentaire avec une impatience grandissante. Une suggestion pour la profession d'Harry?