Fanfiction: HP/Black Butler : Le grand Patron

Petite Lilian

Avertissement: Voir prologue

Localisation actuelle: Saison 3 épisode 4

Note auteur:

Alors, je ne vous dis pas la galère que fut ce chapitre! Pour commencer, je l'avais écris super à l'avance avec 3 autres chapitres mais que je l'ai ai perdu suite à un problème informatique. J'ai donc du le réécrire une première fois. Ensuite, je n'arrivais pas à retrouver l'épisode correspondant au point où on est actuellement. Puis, je me suis retrouvé respectivement en manque de temps puis en manque d'inspiration. Et une fois que l'inspiration fut de retour, je me suis retrouvée en manque de motivation… Principalement à cause du contenu de ce chapitre où vous allez me détester.

Donc, même si cela n'excuse en rien l'énorme retard de post, j'espère quand même que vous apprécierez ce chapitre. N'hésiter pas à le commenter ou à suggérer parce que, même absente, je lis chacun de vos commentaires.


POV HARRY

Si Harry devait être honnête avec lui-même, il ne savait pas trop quoi faire avec l'arrivé en ville de Jason Tiller. Comme bon nombre de figure du passé du maître de la mort, Jason était resté un personnage obscur et triste dans un coin de sa longue et vaste mémoire. Et comme beaucoup de ses personnages parfois hauts en couleurs qui s'attardaient comme une ombre dans l'esprit de l'informateur, il avait également une courte histoire en commun avec lui.

L'histoire qu'il partageait tout deux était aussi simple que triste : un jeune garçon qui mendiait avec lui et d'autres dans les rues sales de Londres avec un bras de moins. Un jeune garçon qui avait préféré resté sous la pluie et le vent dans l'espoir d'obtenir quelques piécettes supplémentaires à partager avec d'autres. A priori, on aurait dit un bref récit à la Oliver Twist. Cependant, là où leur histoire divergeait tenait plus à un changement de cap plutôt qu'à une amitié brisée. Harry, qui avait 9 ans à l'époque, avait simplement voulu explorer le monde autours de lui pendant que Jason et les autres avaient préféré rester derrière en attendant un avenir meilleur. Ce n'était rien de plus, rien de moins. Et comme souvent lorsque c'était le cas, Jason ou plutôt « Joker » était devenu un visage oubliable parmi une foule d'autre d'individu qui, d'après la longue expérience d'Harry, avait plus de chance d'être mort si jamais il venait à les visités plus tard.

C'est pourquoi ce fut un vrai choc pour le maître de la mort de revoir ce visage bien souriant… Bien vivant… Au milieu d'artistes de cirque qui eux ne seraient certainement pas resté dans une ruelle en attente d'un jour meilleur. Quelque chose avait dû se passer après le départ d'Harry. Mais quoi ? Qu'est-ce qui aurait pu arriver à plusieurs orphelins handicapés et incapable de se défendre pour les faire changer suffisamment pour en arriver à faire quelque chose d'aussi imposant qu'un immense cirque ? Qu'est-ce qui aurait pu payer un nouveau bras décent à quelqu'un qui regrettait le sien pendant des années ? Du trafic d'organes ? Une affiliation avec des gangs ? Des contrats d'espionnages ou des demandes d'assassinats ? Voilà les questions qui hantaient l'esprit pessimiste du nouveau professeur de musique du Weston Collège pendant plusieurs jours et plusieurs nuits.

Même son chat, Lucifer, qui ne le quittait jamais d'une semelle semblait être inquiet par ses réflexions intenses. En fait, cela agaçait tellement le parasite que Lucifer semblait avoir pris la décision de planter ses griffes là où il ne devrait pas quand il se mettait à y réfléchir trop longtemps. Harry ne savait pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose mais c'était certainement aussi irritant que douloureux.

-Tu sais, si mes étudiants ne faisaient pas saigner mes oreilles chaque fois qu'ils touchaient un instrument et si je n'avais pas un vice-principal sur le dos toute la journée pour oser t'amener sur mon lieu de travail… Alors qu'au passage, j'ai déjà tenter de lui expliquer un bon millions de fois que je n'arrivais pas à me débarrasser de toi ! Tes griffes auraient, à elle seule, presque pu réussir à me mettre de mauvaise humeur.

-Miouw. Fut tout ce que répondit l'infâme boule de poils comme si cette explication aurait pu être suffisante pour avoir osé ruiner une bonne partie de la peau de son avant-bras gauche.

-Miouw, en effet. Dit Harry au chat en désinfectant la plaie avec l'aide d'un peu d'alcool mauvais marché sur un vieux chiffon qui servait d'ordinaire à faire la vaisselle.

Il ne savait pas à quel moment précis, il avait pu autant s'habituer au comportement du chat errant au point que les visites de celui-ci en devinrent supportables. Mais ce qu'il savait de l'animal, en dehors de son habitude perturbante à disparaitre en un éclair, c'était qu'il ne parvenait pas à s'en débarrasser et qu'il semblait avoir une sorte de radar à Harry dans sa tête. Donc, le maître de la mort en était arrivé à la conclusion logique que : A) Il ne parviendrait pas à lui échapper et que B) Il allait devoir s'habituer à avoir ce diable en fourrure ruiner une bonne partie de sa vie.

Maintenant, si seulement celui-ci arrêtait de vouloir frotter son pelage noir contre sa blessure, il serait déjà plus content de sa situation actuelle. Une situation peu glorieuse certes mais il y avait quand même du positif. Comme disons par exemple… Un certain manuscrit d'un certain Arthur Conan Doyle qui l'attendait négligemment parmi un tas de factures sur son bureau. Ou encore une lettre de ce même monsieur Doyle qui lui proposait de rester en contact.

Selon Arthur, Harry avait apparemment une personnalité intéressante et surtout assez distrayante de tout les problèmes financiers dû au manque d'achat de son livre. Ce dernier détail fit sourire le professeur. Dans quelques années, Doyle aurait certainement besoin de distractions suite à la célébrité de ses histoires.

C'est donc avec ses pensées plus qu'ironique en tête qu'Harry choisit de répondre à la lettre de celui-ci :

« Cher monsieur Doyle,

Vous ai-je déjà parler de mon voisin du dessus, un certain monsieur Melas ? Un homme certainement bien plus étrange que moi. Figurez-vous que cet homme est un interprète d'une renommé sans pareille qui a l'habitude de retrouver ses clients non pas dans un bâtiment quelconque mais bien chez lui. Peut-être seriez-vous amuser d'apprendre qu'après la visite d'un de ses nombreux clients, celui-ci semble avoir une peur bleue de sortir voir le monde. Si jamais l'ennui semble vous pesez, je vous conseillerais fortement d'aller lui rendre visite.

HP »

Une fois que l'encre sécha sur le papier, Harry glissa la réponse dans l'enveloppe et choisit d'aller la poster aujourd'hui plutôt que d'attendre. Il faut dire qu'entre la perspective de devoir ranger l'appartement ou celle d'aller se balader en ville en fin de soirée, le professeur avait vite fait son choix.

Donc, sans plus attendre, Harry enfila rapidement son manteau et son écharpe et s'enfuit rapidement en direction des ténèbres qui plongeaient la ville dans une obscurité presque totale.


POV HARRY

La température qui régnait dehors était bien plus fraiche que prévue. Bon, à dire vrai, l'hiver londonien avait toujours été cruel envers les pauvres bougres comme Harry qui avait cette fâcheuse tendance à prendre des décisions impulsives et ridicules comme poster une lettre par exemple…

Cependant, il en fallait bien plus pour décourager Harry et le faire rentrer dans son appartement miteux… Surtout quand ledit appartement miteux avait besoin d'être ranger... Et que la propriétaire lui en voulait toujours pour son retard de payement… Et qu'il n'avait toujours pas mis en place des protections suffisantes contre les démons supérieurs…

La liste mentale d'excellentes raisons pour geler dehors aurait pu continuer à défiler longtemps à l'avant-plan de son esprit mais un bruit interrompit sa réflexion interne et mit instantanément l'ex-informateur sur ses gardes. Et par « bruit », Harry signifiait plutôt un air de flûte simple. Le genre d'air qui n'était pas joué normalement dans les rues austères de Londres aux alentours de 10 heures du soir. Et encore moins dans des zones aussi peu fréquentés dans laquelle Harry aimait se balader pour éviter les regards curieux des rares passants aussi fous que lui pour oser braver le froid.

Peut-être que s'il avait été quelqu'un d'autre, les notes enfantines qui résonnaient dans l'air l'auraient simplement distrait quelques secondes et ne lui aurait, par la suite, apporté qu'indifférence. Peut-être que s'il avait été plus proche d'une place quelconque, il l'aurait simplement associé à un musicien qui répétait voire à un étudiant qui avait son examen de musique demain matin.

Mais à la place, tout ce que l'ex-sorcier parvenait à entendre à la place du morceau actuel fut :

« Faisons-là d'or et d'argent, my fair lady. »

Et une musique insolite, en pleine hiver, au soir dans une zone si curieusement placée ne faisait qu'amplifier ce sentiment de familiarité alors qu'il se mettait à courir une fois de plus après une mélodie étrange pour la seconde fois dans sa vie.

Le professeur de musique tourna au coin d'une ruelle malfamé, puis une autre et encore une autre… Il ignorait les nombreuses affiches colorées garnissant les murs et le regard curieux des rares passants qui cherchaient à se réchauffer. Harry avait l'impression que quelque chose d'horrible allait se passer s'il ne parvenait pas à rejoindre la personne qui jouait assez vite. Et cette impression fut confirmée quand l'un des spectacles les plus cruelles qui soit se déroula soudainement sous ses yeux ébahis alors que sa respiration rapide et haletante cherchait à rattraper les battements de cœurs de son corps désormais à l'arrêt.

Juste devant lui se tenait plusieurs cadavres frais de policiers qui gisaient dans des flaques rouges rubis qui s'étalaient de plus en plus à mesure que leurs camarades cherchaient à stopper ce qui ressemblait à des artistes de cirques meurtriers qui kidnappaient quelqu'un. Par-dessus les cris et les bruits de couteau qui se mêlait au claquement d'un fouet, on pouvait entendre les rires joyeux d'une fillette à l'allure pauvre qui applaudissait devant cette scène incongrue plutôt que de crier de terreur.

On aurait presque dit une scène tout droit sortie d'un film d'horreur.

Mais ce qui fit frissonner Harry d'horreur n'était pas la facilité avec laquelle les forces de l'ordre avait été battues, ni même le ridicule de ladite défaite en question. Non, ce qui l'horrifiait était qu'il connaissait l'identité de la petite fille qui rigolait encore et encore devant un tel massacre. Il reconnaissait ses yeux bruns pétillants de bonne humeur qui l'ignoraient à présent pour se retourner vers tout ce qui pouvait l'attirer au sein de cette sombre diligence.

Et c'était ce qui lui faisait le plus peur, pas la mort d'étrangers dont il se fichait totalement, pas le ridicule meurtrier de ses individus aux motivations plus que sombres et douteuses, mais le fait qu'il savait que si la fille grimpait à l'intérieur de la diligence, il risquait alors de ne jamais la revoir.

Et cette simple constatation suffisait à le rendre malade.

-Lilian ! Ne put-il s'empêcher de crier alors que son corps se remettait en mouvement dans l'espoir de pouvoir passer ses assassins et attraper la vendeuse de fleur avant qu'elle ne commette l'irréparable sans même le savoir.

Elle ne se retourna même pas au son de sa voix pourtant si proche. Tout ce qui était à l'intérieur de la voiture semblait l'intéresser bien plus que tout ce qui l'entourait. Déjà, elle faisait le premier pas alors que Jason, cet horrible traitre, l'aidait à y grimper avec un énorme sourire sur son visage.

Toujours sans ralentir, Harry passa un gars musclé et deux sortes de trapézistes aux visages pourtant lointainement familiers. Alimenté par le désespoir et accompagné par un brin de chance, il réussit miraculeusement par éviter une série de couteau qui aurait normalement dû le transpercé et le faire glisser avec le rester des corps dans les flaques de sang qui maculaient la rue. Bientôt, il ne restait plus qu'un tout petit mètre entre la petite et lui. Tout ce qu'il lui restait à faire était de tendre la main et de la saisir n'importe où avec l'espoir de la sortir de sa stupeur actuelle.

Mais alors qu'il se trouvait à un pas d'elle, il sentit quelque chose lui transpercer le cœur puis il sentit vaguement le coup de poing osseux venant d'un coin de son champ de vision avant de ressentir encore une fois une dernière pression étrangement aigüe sur son crâne.

Et alors, l'irréparable fut commis. Et la petite fille qu'Harry affectionnait tant et bien malgré lui, disparut dans les ténèbres de Londres pour ne plus jamais y revenir et ce, sans jamais se rendre compte de la présence hétéroclite du cadavre de son ami au milieu d'un groupe de policier.