Hi !

Et dire que je devrais être en train de me préparer… mais bon, on ne peut pas stopper l'inspiration et, lorsqu'elle est là, autant en profiter, non ?

Bon, pendant que j'y suis, voici le disclamer :

~ Kushina et les autres personnages appartiennent à Masashi Kishimoto ; je ne fais aucun profit avec cette histoire. ~

Bonne lecture ! ^^


L'homme ne comprenait pas un seul mot qui sortait de la bouche de la femme en face de lui. Il le devait, pourtant, car c'était important. Mais les pensées de Minato étaient totalement ailleurs.

Son regard était rivé sur ces petites choses mouvantes, qui formaient chaque syllabe sur lesquelles il aurait dû se concentrer. Peintes du même écarlate que les cheveux de la femme, elles le tentaient atrocement.

Son regard dériva sur le visage de la femme. De vifs yeux bleu-gris le fixaient avec un amusement mal dissimulé, qui étirait également la tentation en un sourire moqueur. La peau pâle faisait ressortir le roux flamboyant des longs cheveux, lâchés en longues vagues sur ses épaules. Les yeux bleus du banquier se baissèrent un peu.

Le petit chemisier blanc à manche courtes, léger et ample pour résister à la chaleur estivale, ne pouvait que mettre en valeur sa respectable poitrine. Un pantalon slim noir et des ballerines complétaient sa tenue, lui donnant des airs d'adolescente. Elle avait accroché l'élégante bandoulière qui ne la quittait jamais au dossier de son siège, et en avait sorti quelques feuilles de compte, auxquelles Minato n'avait pas accordé un seul regard, envoûté par la beauté de la jeune femme dès son entrée dans la pièce.

Le blond se demanda un instant si elle accepterait de sortir avec lui, là, tout de suite. Voire d'emménager ensemble. Ou même se marier, soyons fous !

Une paire de doigts claqua devant ses yeux, tirant l'homme de ses pensées.

« Monsieur Namikaze ? Vous allez bien ? s'enquit l'objet de ses désirs d'une voix douce qui faillit le faire fondre. Monsieur Namikaze ! »

Minato cligna des yeux, revenant soudain à la réalité, et il se rendit compte qu'il avait en effet failli tomber de son siège. Il glissait pourtant depuis quelques minutes déjà. Fichus fauteuils en cuir ! D'accord, c'était confortable, mais ça devenait brûlant au soleil – et Dieu sait à quel point il pouvait le devenir ! Quoiqu'en hiver, c'était agréable ; par contre, l'été, il ne voulait même pas en parler – et ça glissait ! Ou collait, ça dépendait du moment. En bref, c'était insupportable.

« O-oui, très bien. Désolé, mademoiselle Uzumaki. »

Le visage de Kushina prit cette expression inquiète que Minato trouvait si mignonne.

« Votre siège fait face au soleil, constata-t-elle. Et vous êtes en costume ! Vous devez être mort de chaud !

- Ça va, mentit l'homme. Vous disiez ?

- Oh, non, non, non ! s'écria la demoiselle. Vous êtes en train de cuire, je le vois bien. Et puis, je sais parfaitement que vous devriez déjà être en vacances, à l'heure qu'il est, et que vous n'avez accepté ma demande qu'à titre exceptionnel. Nous reprendrons une autre fois. Ce n'est pas urgent, après tout.

- Mais, mademoiselle…

- Tss, tss ! fit-elle en agitant un doigt fin devant son nez. Prenez vos vacances. Je ne compte pas déménager tout de suite, de toute façon. »

Interdit, Minato la regarda se lever, prendre son sac et, après lui avoir offert un magnifique sourire, se diriger vers la porte.

A vrai dire, il mit plusieurs longues secondes à réaliser qu'elle partait.

Heureusement, les bureaux se trouvant au seizième étage, et les escaliers étant un peu raides, il parvint à rattraper Kushina avant que les portes de l'ascenseur ne se referment.

« Mademoiselle ! Attendez, mademoiselle ! »

Confuse, la jeune femme le regarda bloquer la porte d'un bras, et lui attraper la main.

« Mademoiselle, souffla-t-il, le cœur battant. Accepteriez-vous de prendre un verre avec moi ? »

Les yeux de la jeune s'agrandirent quelque peu, avant qu'une lueur amusée n'y apparaisse. Prenant l'homme par surprise, elle se faufila hors de l'engin, entrainant Minato avec elle.

« Nous n'avons pas besoin de l'ascenseur pour le moment, dit-elle, répondant à sa question muette, avant de se rapprocher d'un pas souple. Mais dites-moi, monsieur Namikaze… seriez-vous en train de me demander un rencard ? Je pensais que vous n'aviez pas le droit de flirter avec vos clientes dans le cadre de votre travail ? »

Minato bafouilla quelque chose d'intelligible, les joues rouges d'embarras. C'était vrai, en effet, et assez déplacé, donc. Heureusement, sa bonne étoile eut pitié de lui, et lui souffla une réponse. Il se reprit, et se saisit de la main de la demoiselle.

« Comme vous l'avez si bien dit tout à l'heure, je suis censé être en vacances. En fait, il a été convenu que, dès que vous franchiriez les portes de mon bureau, j'étais en vacances. Vous êtes sortie. Je suis en vacances, donc je ne travaille actuellement pas, et peux par conséquent vous faire une telle demande, en tant que connaissance. »

L'air amusé, et l'éclat dans les yeux de la jeune femme lui fit comprendre qu'il avait répondu juste.

« Dans ce cas, Minato, dit-elle, je suis ravie de prendre un verre avec vous.

- Je…tu… maintenant ? paniqua soudain le blond.

- Oui, pourquoi pas ? sourit la rousse, son sourire s'élargissant de plus en plus.

- Je… oui ! Faisons ça. Attendez-moi là, je file me changer, je reviens dans un instant. »

Et il disparut prestement dans son bureau. Kushina éclata de rire et, sortant un papier et un crayon de son sac, y écrivit quelque chose. Elle le remit à la secrétaire, dans le hall d'entrée et, lorsque Minato revint en courant, criant le nom de Kushina, il y lut un numéro, une heure, et l'adresse d'un restaurant renommé.

Dans la voiture qui devait la ramener chez elle, Kushina sourit. L'héritière de la plus grande chaine de restaurant de luxe du monde se laissa aller contre la confortable banquette, profitant sans gêne de l'air conditionné présent dans la voiture, en contraste avec la chaleur extérieure.

Minato avait intérêt à se tenir prêt : elle n'allait sûrement pas le laisser à une autre. Et, s'il n'était pas à l'heure… le sourire se teinta d'un air de sadisme. Elle avait toujours su faire faire aux hommes ce qu'elle désirait.


J'hésite à faire une suite... Qu'en pensez-vous ? :)