Hello tout le monde !

J'espère que cet OS vous plaira et qu'il ait plus de succès que les deux précédents ^^

Oeuvre : Avengers.

Couple : Steeve x Tony

Note 1 : L'oeuvre et les personnages ne m'appartiennent pas. Seul Misha est le fruit de mon imagination ! Quel dommage, je dirai pas non à Tony moi !

Note 2 : Il s'agit d'un UA. Dans ce texte, les Avengers n'ont jamais existé. Tout comme Iron Man et Captain America.

Voilà, bonne lecture à vous ~


Steeve était nerveux. Ses doigts se tortillaient d'anxiété alors qu'une sueur glacée coulait le long de son dos. Il pouvait parfaitement sentir les perles glacées glisser vicieusement, lui provoquant des frémissements désagréables. Bordel ! Jamais, non jamais, son cœur n'avait battu si vite et si fort sur le champ de bataille ! Bien sûr, l'adrénaline avait cet effet, comme sur tous les soldats confrontés au danger. Mais pas au point d'avoir l'impression qu'un pique à glace lui lacérait la colonne vertébrale, le métal froid lui brûlant la peau. Au moins, sur le terrain, il savait à quoi s'attendre ! Il savait comment réagir réagir face aux attaques ennemies mais là, là, il se retrouvait désemparé, pris au piège alors même qu'il n'y avait aucune menace ! Merde !

Inspirant, expirant, le jeune homme se passa une main fébrile dans ses mèches folles, tournant dos à cette maudite porte d'un horrible vert-pomme. Non, non, non, non ! Il ne pouvait pas franchir ce foutu seuil et lui faire face ! C'était impossible ! Qu'est-ce qui se passerait si jamais il ne se souvenait plus de lui ? Si il l'avait oublié après toutes ces années ? Et si il lui en voulait encore d'être ainsi parti ? Qu'est-ce qu'il serait censé faire si ces cas de figures se présentaient ? Merde !

Et Dieu seul sait que Tony avait toutes les raisons de ne pas l'accepter dans sa chambre, de l'avoir oublier, de le haïr, il devait lui en vouloir, ce n'était pas possible autrement, il ne pouvait pas l'accueillir sourire aux lèvres et lui dire que « tout irait bien » !

Non ! Non ! Il ne pouvait pas lui faire face, cela serait trop dur. Il savait qu'il méritait le spires horreurs pour ce qu'il avait osé lui faire mais jamais il ne survivrait si jamais il lui crachait son dégoût et sa rancœur au visage. Son cœur et son esprit ne s'en remettraient jamais. C'était égoïste, mais, il n'était pas assez courageux pour faire face aux conséquences de ses actes passés. Être soldat ne voulait pas dire que l'on était l'homme le plus courageux de la planète. Il pouvait faire face à un opposant lourdement armé, se jeter sur une mine pour protéger son escouades, mais en aucun cas il était prêt à faire face à son ancien ami et amant.

« Qu'est-ce que tu fous là, Rogers ? » Lui parvint une voix chaude, profonde, sur sa droite.

Le susnommé sursauta violemment, sous le regard vicieux et amusé de son interlocuteur. Il se tourna vers la source de cette voix qui ne lui était pas étrangère, yeux écarquillés, tout instinct et sens aiguisés de soldat au placard. Il ne lui restait plus que cette sueur glacée qui lui lacérait le dos et la terreur que lui inspirait ce personnage. C'était ridicule, il était entraîné, il était Capitaine, merde ! Et pourtant, lorsqu'il fit face, son souffle se bloqua dans sa gorge. Devant lui se tenait Misha Stark, frère cadet de trois ans de celui qui avait été son meilleur ami et petit ami : Anthony Stark.

Ce dernier était fin, presque androgyne, mais il semblait dégager une force incroyable. C'était comme si il pouvait vous mettre à terre en un claquement de doigts. Et il était là, droit, habillé, comme à son habitude, de vêtements flashy. Il n'y avait que cet homme pour porter sans complexe des bottines d'un magnifique bleu pastel, un jean slim rose qui soulignait parfaitement ses longues jambes de mannequin et ses cuisses puissantes ainsi qu'une veste en cuir jaune poussin. Allez savoir où il trouvait tous ces vêtements, mais cela n'enlevait rien à son charme. Misha était un jeune homme magnifique, ces yeux vairons -l'un d'un beau brun caramélisé et l'autre aussi éclatant que l'émeraude- vous clouaient sur place, vous hypnotisaient et il pouvait faire ce qu'il voulait de vous. C'était une technique qu'il utilisait lorsqu'ils étaient plus jeune, empêchant quiconque de le blesser par rapport à son physique frêle. C'était un manipulateur redoutable et très vicieux, s'amusant de la vie des autres. Mais, il était avant tout un Lion enragé en cet instant. Le poison qu'il pouvait voir dans son regard n'était pas pour lui plaire et surtout pour le mettre en confiance.

Reprenant pieds avec la réalité, les joues de Steeve se colorèrent d'une jolie teinte coquelicot. Il était gêné, honteux aussi de se retrouver face au jeune avocat de renom. Ses saphyrs coulèrent sur sa gauche, observant le couloir désert avec intérêt. Tout plutôt que de supporter le regard accusateur et écœuré qui pesait sur ses épaules. Il avait l'impression d'être tout petit, faisant face à un géant prêt à l'écraser à tout moment.

« Je... » Il déglutit, sa gorge se serrant sous l'angoisse tandis que ses mains enserraient son haut, tremblantes. « C'est Bruce. Il-Il m'a prévenu et... »

« Oh, je vois. » L'interrompit Misha, faussement compréhensif et pensif, se prenant le menton entre son pouce et l'index. « Bruce t'a prévenu. Bien sûr. Après tout, tu ne serais pas ici sinon. Il faut dire qu'en sept ans tu n'as pas pris une seule fois de ses nouvelles. » Susurra-t-il, laissant couler ce venin qu'il retenait depuis tant d'années, se délectant de voir le soldat contracter les mâchoires et baisser le regard.

Ce dernier, dents serrées, refrénait la verve qui grattait sa gorge ne demandant qu'à sortir pour sauter au visage de ce petit con. Mais, il se retenait. Il était celui étant en tord et il le savait. D'autant plus que l'angoisse qu'il ressentait ne s'était toujours pas atténuée, même si il commençait à reprendre le contrôle de son corps et de son esprit. De plus, débattre houleusement de sa présence maintenant et surtout ici, dans un hôpital et au service de cancérologie, n'était pas la meilleur chose à faire. Les patients avaient besoin de respect et de repos. Déglutissant, pour se donner le courage nécessaire, il plongea son regard dans ceux vairons de son vis-à-vis, déterminé, au final, à voir Tony. Il souhaitait réparer ses tords. Tout, du moins, essayer. Plaider sa cause pour lui faire comprendre, dans la mesure du possible. Et, qui sait, reconstruire un semblant d'amitié avant qu'il ne soit définitivement trop tard.

« Écoute, je veux juste pouvoir le voir et... » Tenta Steeve avant d'être de nouveau interrompu lorsque le brun, aux reflets roux, l'attrapa par le col de son maillot. L'action lui soutira une grimace d'inconfort avant qu'il n'écarquille les yeux de surprise en remarquant qu'il parvenait à le soulever légèrement de terre malgré sa grosse carrure.

« Et quoi, hein ? Tu espères quoi en revenant ainsi dans sa vie ? Et surtout maintenant ? Tu crois que tu ne lui as pas fait suffisamment de mal comme ça ? Tu veux en rajouter en ravivant des souvenirs douloureux ? Tu crois qu'il a envie de revoir ce type qu'il a aimé comme personne et qui l'a tromper avec ma salope de petite-amie pour ensuite partir rejoindre l'armée ? Tu crois, sincèrement, pouvoir réparer une relation brisée en te pointant comme ça, un jour, parce que môssieur veut se faire pardonner maintenant que son ex va mourir dans les quelques heures qui vont suivre ? Tu ne fais plus parti de cette famille, au même titre que cette putain de Potts, alors tire-toi d'ici ! Je te jure que si je te revois, je te pète ta petite gueule de catholique, Rogers ! »

Misha relâcha cette ordure, qui avait été le Grand Amour de son aîné, le poussant avec force contre l'un des murs de la réserve, cette dernière se trouvait face à la chambre de Tony. Il se passa une main sur son visage, inspirant et expirant profondément. Il ne devait pas faire usage de la violence en ces lieux sous peine d'être expulsé de l'hôpital et de ne pas être présent pour les derniers instants du centre de son monde.

Son cœur s'emballait, tambourinait dans ses tempes et dans ses veines. C'était désagréable. Et, paradoxalement, ça faisait un bien fou, il se sentait revivre comme si il avait été un pantin désarticulé. Et ça le mettait dans une rage folle de savoir que c'était grâce à Rogers qu'il ressentait cette sensation grisante. Le tout atténuait les élancements de sa poitrine. Revigorant. Il allait de nouveau pouvoir faire face à Tony sans que les larmes ne menacent de dégringoler le long de ses joue telle une avalanche.

Le regard figé dans celui du blond, il sentit, avec délectation, la haine, qu'il éprouvait pour ce dernier, réchauffer son corps refroidit. C'était comme si la Mort le drainait, désireuse d'embarquer avec elle tous les descendants de la famille Stark. Une petite vengeance puisque Stark Industrie, dirigée par l'aîné, avait subventionné plusieurs laboratoires de recherches contre le cancer -bien avant qu'il ne tombe malade- le sida ou faisait des donations à des familles pour réaliser certaines opérations coûteuses et avait sauvé plusieurs vies. Oui, il était persuadé qu'il ne s'agissait que d'une simple vengeance car il s'agissait d'une mauvaise joueuse. Et cette saloperie allait réussir. Jamais il ne pourrait survivre à Tony.

Il était toute sa vie. Si on ne comptait pas Potts qui avait tété sa petite-amie durant quelques semaines, il n'avait connu personne d'autre. Bien sûr, il connaissait Bruce et Rogers, mais ils ne faisaient pas partis de sa famille. Ils étaient des étrangers, ils n'étaient pas importants. Seul Tony comptait. Il était son monde. Celui qui l'avait élevé, leur père n'en n'ayant rien à faire d'eux et leur mère préférant se faire fourrer par un quelconque amant pour se sentir aimer. Son frère était le seul être à le comprendre, qui savait qu'il avait en horreur les contacts physiques, qu'il n'avait aucune préférence, aucun intérêt pour les femmes ou les hommes (c'est d'ailleurs pourquoi il était toujours puceau et vierge -car oui selon Tony il y avait une différence- alors qu'il était âgé de 22 ans), qu'il préférait une vie tranquille en dehors des audiences et qu'il ne voulait pas approfondir une quelconque amitié n'en voyant pas l'intérêt.

Si il mourrait -et il allait mourir à cause de ces incapables de médecins qui n'avaient pas été foutus de diagnostiqué son cancer du côlon- qu'allait-il devenir ? Il ne pourrait pas juste reprendre sa vie si vide ! Merde quoi ! Il n'avait eu d'autres relations humaines ! Il n'était pas fait pour vivre parmi les autres ! Ils étaient tous bizarres, cherchant toujours des contacts, du sexe, des mots tendres, des gestes affectueux, du... des... En fait, il n'en savait rien. Réalisa-t-il avec horreur, prenant, véritablement conscience de sa dépendance envers Tony et de son incapacité sociale.

Les larmes s'agglutinèrent avant de dévaler, désireuse de le noyer. Il avait l'impression qu'elles roulaient, se glissant perversement dans ses poumons tandis que son cœur se contractait violemment, brutalement. Si puissamment que cela fit exploser une souffrance sourde dans sa poitrine, le faisant se courber sèchement en avant. Plié en deux, il ne chercha pas à se redresser. C'était comme si ce tourment le tirait constamment vers le sol. La masse dans thorax s'alourdissait de seconde en seconde tandis que ses larmes remplissaient ses poumons, l'étouffant sans pitié. Elles faisant s'élever des vagues violentes qui s'écrasaient sur ses voix respiratoires, l'empêchant de prendre de nouvelles lampées d'air.

Tout à sa panique, Misha ne sentit pas des bras forts s'enrouler autour de son corps avant qu'il ne sombre dans les profondeurs de l'inconscience, le teint cireux et les lèvres bleuies par le manque d'air.

« A l'aide ! Quelqu'un s'il-vous-plaît ! » Appela Steeve, tenant entre ses bras le corps inanimé du frère de son ex petit-ami, les yeux hagards.


Le capitaine ouvrit doucement l'affreuse porte qui le séparait de la chambre de Tony, retenant son souffle. Le silence était d'Or dans la pièce. Seuls les bruits de l'électrocardiogramme et du goutte à goutte de la morphine troublait la sérénité de la pièce. Heureusement. Seuls ces sons lui prouvaient que l'aîné des Stark était encore en vie et repoussait les relents de mort qui imprégnaient toujours l'air dans ces chambres d'hôpital.

La première chose qu'il vit fut la forme allongée, recroquevillée sur elle même au milieu des draps blancs et qui lui faisait dos. Le malade semblait dormir puisqu'il ne s'était pas tourné lors de son intrusion. C'est donc à pas de loup qu'il s'avança, contournant le lit et se demandant à quoi il pouvait bien ressembler après toutes ces années.

A l'époque, Tony avait déjà un charme fou, attirant filles comme garçons et il s'en servait à outrance, désireux de charmer tout son petit monde. Ses mèches corbeaux étaient toujours en bataille, comme si il venait tout juste de sortir du lit ou qu'il revenait d'une chaude soirée avec une quelconque fille de son université. Imaginer cette seconde hypothèse avait toujours eu l'effet de lui retourner l'estomac et de le séquestrer pour qu'il soit sien à jamais. Ses prunelles chocolatées qui pétillaient d'intelligence, d'arrogance et de fierté -en général cette fierté était toujours dirigée vers Misha qu'il surveillait tout le temps, s'étant découvert un instinct lèvres fines, d'un joli rose pâle, étaient toujours esquissées en un sourire moqueur, supérieur -qui faisait toujours bouillir ses interlocuteurs- ou séducteurs. Sa peau, légèrement dorée, était soyeuse, sans imperfection.

Steeve se souvenait en avoir été accroc dès qu'il eut la possibilité de l'explorer plus en profondeur, avec amour et douceur. Le corps de son ancien ami était finement musclé -mais plus que celui de son frère- sans la moindre chaire en trop malgré ses repas pris à toutes heures -il perdait vite la notion du temps lorsqu'il construisait- et riches en matière grasse. Il se souvenait parfaitement de son torse qu'il aimait parsemé de baisers tandis que ses mains pétrissaient ses fesses rondes, galbées n'ayant rien à envier à la plus belle des femmes de ce côté là.

Alors, oui, il supposait que ce charme fou qu'il avait lorsqu'ils étaient adolescents n'avait pu que se développer, le rapprochant, à n'en pas douter, de la perfection d'Apollon.

Mais, lorsqu'il fit face à Tony, il tomba de haut. Son visage perdit le peu de couleurs qu'il avait récupéré lorsque Misha fut pris en charge et qu'il respirait de nouveau. Il se laissa tomber dans le fauteuil près de lit, les bras ballants et les yeux rivés sur son ancien ami.

Stark n'avait plus rien de l'adolescent qu'il avait connu sept ans plus tôt ! Celui-ci avait le teint blanchâtre, presque transparent à certains endroits. Ses joues étaient horriblement creusées, la peau semblait avoir été tirée au maximum pour épouser les os de son visage et, sûrement, de son corps tout entier. De grosses cernes violacées bordaient ses yeux clos, lui brisant le cœur. Le reste du corps caché par les draps rêches ne laissait pas de doute quant au reste de son état.

A quoi s'attendait-il après tout ? Tony était malade, victime du cancer ! Il était stupide d'avoir crû qu'il n'y aurait aucune conséquences physiques ! Ce fut à ce moment là qu'il prit pleinement conscience des paroles de Bruce :

« Steeve, Tony est malade. Gravement malade. Il... Il a un cancer du côlon. Je... Ce type de cancer se développe à partir d'un polype adénomateux. En générale, ce sont des tumeurs bénignes mais, si elles ne sont pas traitées, elles évoluent et deviennent cancéreuses. Il.. Il est en phase terminale. Normalement c'est un cancer très bien traité, seulement il touche, en général, des personnes de plus de 60 ans... C-C'est pourquoi... Les médecins ne l'ont pas diagnostiqué de suite puisque Tony n'avait que 22 ans. Ils l'ont diagnostiqué deux ans plus tard mais il était trop tard et ce peu importe les chimiothérapies ou autres traitements. Il va mourir, Steeve, tu m'entends ? Alors, putain, décroche ce téléphone de merde et va le voir ! Il a besoin de te voir avant de... avant de... Rappelle-moi, Rogers ! »

Bien sûr, le message était clair mais, la réalisation ne s'était pas faite immédiatement. Tony allait mourir. A seulement 25 ans. Merde ! Il était l'un des plus, non, le plus grand révolutionnaire en armement militaire, dans les recherches médicales et dans l'énergie verte. Il avait encore toute la vie devant lui, bordel ! Il ne pouvait pas mourir maintenant ! IL ne pouvait pas partir comme ça, juste parce que Dieu, selon ses parents, l'a décidé en le punissant de la pire des manières pour sa vie de débauché. Le cancer, merde !

Il éclata alors en sanglots, la réalité, cette terrible réalité, lui explosant brusquement au visage comme une mine sur un champ de bataille. Son amour, le seul, allait mourir, partir loin de lui sans qu'il ait pu s'excuser de son comportement stupide ! L'avoir trompé, s'être enfui parce qu'il avait eut peur de la punition Divine en aimant un homme et en ayant eu une relation sexuelle avec ce même homme avaient été les pires erreurs de sa vie. IL s'était laissé porter par les préceptes arrièristes des prêtres ! Dieu aime tout le monde, que l'on soit homosexuel, hétéro, noir, blanc, malade, handicapé, con, généreux... Et ça, il ne l'avait compris que trop tard. Ses mains vinrent recouvrir son visage en larmes, cachant sa honte, sa tristesse et son impuissance tout en essayant d'étouffer ses sanglots bruyants qui secouaient son corps tout entier.

Tout à son chagrin, Steeve n'entendit pas les bruissements des draps mais il sentit parfaitement des mains froides s'enrouler délicatement autour de ses poignets. Ceci le fit sursauter violemment, le faisant baisser ses mains dans un mouvement involontaire. Tony se présentait devant lui, le visage émacié et, contre toute attente, lui offrant un sourire fatigué mais qui faisait pétiller ses yeux. Il était heureux de le revoir, malgré tout ce qu'il lui avait fait subir.

« Steeve... » Murmura le jeune malade, étonné de le voir devant lui après toutes ces années et heureux. Cela faisait si longtemps. « Je suis heureux de te revoir. »

Sans réfléchir, le soldat oublia toute retenue et se jeta dans les bras du brun, laissant, de nouveau, libre court à ses larmes. Ses bras enserraient la taille amaigrie avec précaution, comme si il était le bijou le plus précieux et le plus fragile. Il ne souhaitait pas le blesser une seconde fois. Plutôt mourir.

Tony vint caresser les mèches blondes, un sourire rêveur aux lèvres. Cela lui rappelait de bons souvenirs. Des journées qu'ils passaient dans sa chambre, lui flatter sa chevelure dorée pendant qu'il dessinait librement, sans contrainte. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas laissé à y repenser, souhaitant avancer et laisser son passé derrière lui. Il avait eut du mal à remonter la pente, buvant sans concession pour noyer sa peine de cœur. Ce fut l'une des causes de son cancer. Suivit de son régime alimentaire qui laissait à désirer. Il mourrait, en quelque sorte, d'amour. A cause de Steeve, dirait Misha. Certes mais il ne pouvait pas lui reprocher son état. Ce n'était pas lui qui l'avait obligé à boire plus que de raison. De plus, son cadet, bien qu'il en veuille au blond, se sentait surtout coupable de ne pas avoir réussi à le faire cesser de boire. Dieu seul savait à quel point le plus jeune faisait tout ce qu'il pouvait pour qu'il ait une hygiène de vie , ce n'était pas assez. Ce n'était pas de sa faute, mais il s'était senti responsable malgré tout. Ils avaient toujours été ensemble, se soutenant mutuellement, s'aidant dans les projets de chacun, s'aimant comme aucuns frères ne s'aimaient entre eux. C'était fort, indestructible. Et il allait laissé son frère seul. C'était ce qui lui faisait le plus peur. En un an, il avait eu le temps de se faire à l'idée qu'il ne survivrait pas. Le traitement était arrivé trop tard.

« Je suis désolé... » Lui parvint une voix faible, étouffée et étranglées par les pleurs. Elle le fit revenir sur terre. « Je suis vraiment désolé. Je... Je voulais pas te faire souffrir mais... Je... J'ai paniqué... Le prêtre... Di-disait... »

« Shhh » Murmura Tony, ses doigts glissant dans sa nuque pour l'apaiser. « C'est le passé Steeve... Je n'ai plus l'énergie nécessaire pour t'en vouloir... Je ne peux que profiter de l'instant. »

A ses mots, Steeve déglutit difficilement, resserrant légèrement son étreinte. Il n'était pas prêt à le laisser partir alors que son amour passé ressurgissait en grande vague brusquement. Il lui faisait comprendre, douloureusement, qu'il avait été stupide de l'abandonner, de le blesser. Se redressant, il vint prendre le visage de son beau brun, et ce en dépit de sa maladie, en coupe. Sans aucune hésitation, il plongea son regard dans celui terne, fatigué.

Il y voyait de la peur -qu'il savait dirigé pour son frère, comme toujours- et un soupçon d'espoir. Ce fut cette lueur qui le conforta dans sa décision. Alors, lentement, ne voulant pas brusquer les choses et désireux de laisser Tony le pouvoir de le repousser à tout moment, il vint ravir ces lèvres qui lui avaient tant manqué. Autrefois, elles étaient douces et vanillées. Désormais, elles étaient rêches et au goût médicamenteux. Toutefois, au lieu de le dégoûté, il eut une sensation de renouveau. C'était plaisant car c'était Tony. Ni plus ni moins. C'était merveilleux. Un feu d'artifice explosa dans son ventre lorsque son, de nouveau, amant enroula ses bras autour de son cou et répondait à son baiser avec ferveur.

L'une de ses mains vint se glisser sur la joue creuse, sans prendre se détail en compte, tandis qu'il basculait de nouveau l'aliter dans son lit, se retrouvant au-dessus de lui, naturellement. Leurs langues dansaient, s'enroulant autour de l'autre, se séparant pour mieux se retrouver avec empressement. Ce fut avec délicatesse qu'il brisa cette étreinte sensuelle, les joues rougies par le plaisir. Le sourire qu'il reçut fut son plus beau cadeau de la journée. D'un commun accord, leurs yeux parlant pour eux, ils se promirent de s'aimer de nouveau, intensément pour ne pas regretter ces quelques heures et les transformer en un rêve merveilleux.

C'est pourquoi Steeve s'installa aux côtés de son amant, le laissant s'installer comme il le souhaitait. C'est ainsi qu'il se retrouva avec un Tony allongé sur le ventre, entre ses jambes et sa joue reposant sur son ventre. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, il s'était toujours installé ainsi sur lui, trouvant l'endroit confortable et son estomac aussi confortable que le plus coûteux des oreillers. Il n'en était pas convaincu mais allez dire ça à un jeune milliardaire aussi têtu que tous les têtus de la planète.

« Je t'aime Tony. Je n'ai jamais cessé de t'aimer. » Susurra-t-il amoureusement, ne pouvant retenir ces mots et les garder pour lui.

« Tout le monde m'aime. » Vint la réponse qui lui tira son premier rire franc depuis des années.

C'était la meilleur déclaration qu'il pouvait attendre.

« Steeve... »

« Oui ? » Demanda-t-il, attentif.

« Je voudrais que tu... » Il se tut, pris d'une violente quinte de toux qui lui bloqua la respiration durant plusieurs secondes avant qu'il ne puisse reprendre sa respiration. « Je... Je te..de-demanderais juste de... de prendre soin de Misha pour... pour... »

« Shhh, Tony. Calme-toi, mon amour. » Murmura Steeve, venant bécoter les joues rougies avec tendresse. « Respire, voilà, respire. Je te promets de veiller sur lui, même si il va me rendre la vie impossible. »

Tony rit doucement, oui, c'était probable. D'ailleurs, cela faisait un moment que Misha était parti, pensa-t-il vaguement avant que cette pensée ne s'envole. Il ferma simplement les yeux, reprenant une respiration normale. Plongé dans leur cocon, ils parlèrent, riant aux éclats, parfois aux larmes, se forçant au calme pour ne pas affoler le cœur du malade. Ils s'embrassaient comme si il n'y avait pas de lendemain, ce qui était le cas mais ils évitaient d'y penser, s'aimant à nouveau, réparant leur cœur blessé.

Ils ne virent pas Misha qui les observaient au travers de la vitre de la porte avant de faire demi-tour. Bon, finalement, il n'allait peut-être pas casser la gueule à Rogers maintenant. Une prochaine fois. Lorsqu'il refera une connerie monumentale. Là, il n'avait plus d'excuse, son frère semblait parfaitement heureux grâce à ce gros con de soldat. Il était de nouveau le Anthony Stark de son enfance. Pleins de vie, heureux de vivre, énergétique et non plus cette épave qui se bourrait la gueule à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit. C'est donc avec un léger sourire qu'il quitta l'hôpital pour une petite heure, désireux de leur laisser de l'intimité, pour aller se sustenter dans le café en face de l'hôpital, le cœur léger.

Cette journée nuageuse voyait enfin poindre quelques éclaircies.


Alors, vous en avez pensé quoi ? Ca vous a plût ? Vous avez détesté ? N'hésitez pas à me donner vos avis qu'ils soient positifs ou négatifs, du moment qu'il ne s'agisse pas de méchanceté gratuite ~

Réponses aux Reviews :

Visiteur : Hey ! Merci beaucoup pour ta review ! Ça me touche que tu aimes ce que j'écris ~ Et je t'avouerai que le Thor x Tony fut le plus simple et celui auquel j'ai pris le plus de plaisir à l'écrire ^^ Alors, je suis contente que celui-ci soit ton favori ! Et, oui, il vont super bien ensemble ! Je compte d'ailleurs en écrire d'autres sur ce couple atypique mais si adorable ~ Et non, je n'aime pas Pepper ! Je la déteste mdr Et de ce que tu me dis, ça doit bien se ressentir pour que j'arrive à vous la faire détester ^_^ C'est moi qui te remercie et j'ai hâte d'avoir ton avis sur le prochain OS en espérant qu'il te plaira tout autant !

Daraen : Hey ! Je suis heureuse de te revoir sur cet écrit, ça fait vraiment plaisir ! Tout d'abord, merci pour ta review :) Je pense que Steeve va bien le regretter, d'autant plus que Misha ne risque pas de le rater à chaque occasion mdr Je suis ravie que ce personnage te plaise ! Surtout qu'il risque d'apparaître souvent dans ce recueil ! Encore merci et j'espère te revoir sur le prochain OS ^^

Visiteuse : Hello ! Je pense que oui, Steeve s'en voudra toute sa vie ! Surtout avec Misha sur le dos mdr Et oui, il y aura une suite j'espère que ça te plaira tout autant !

A la prochaine !