Cette journée allait s'annoncer bien morne et bien chiante. Après s'être essayé à plusieurs tentatives d'évasions, toutes plus stupides les unes que les autres, Tony était accoudé à un balcon, fumant son troisième cigare de la journée. Il avait entre autres, essayé d'attacher plusieurs draps ensembles afin de s'en servir comme corde pour descendre l'étage par l'extérieur et essayer de sauter par-dessus la rambarde de l'escalier, au risque de se péter la cheville voir plus. Les deux tentatives s'étaient soldées par une collision avec une surface invisible qui commençait maintenant à bien connaitre la surface de son visage. Après le nettoyage de son nez qui pissait le sang et le déni sur le fait qu'il n'avait trouvé aucune issue, son seul réconfort avait été qu'il pouvait au moins accéder à un balcon et avoir un semblant de contact avec l'extérieur. Comme fumer en haut d'un balcon en contemplant la nature était propice à la réflexion et la remise en question, il s'y laissa doucement sombrer malgré lui. Mais l'introspection était une lame qui faisait glisser son plat sur des veines gonflées, se retournant lentement mais inexorablement sur son fil. Pourtant il ne pouvait s'empêcher de se glisser dans ce tunnel sans lumière au bout, comme si elle ne jaillirait que lorsqu'il aurait balayés les vieilles poussières. Et il se demanda qui l'attendait, et le simple fait de formuler mentalement cette question le fit fumer plus frénétiquement. Il préféra procédé par élimination plutôt que de faire un constat trop brutal qui lui ferait mendier une bouteille d'alcool auprès de Loki. Pepper était partie. Les Avengers n'était plus que quelques magiciens et autres supers-soldats vaguement surveillé par le SHIELD voir se baladant dans la nature, l'amitié naissante avec certains s'étant quelque peu disloqués. Si le SHIELD volait à sa rescousse ce serait simplement par intérêts et non pour ses beaux yeux. Bon la case "petite amie" était vide, celle "collègues de travail" s'était détériorée, que restait-elle de celle "amis"? Il avait toujours eut peu d'amis. Les relations humaines étaient définis par une loi de réciprocité, ainsi la haine commune définissait la rivalité et permettait de reconnaitre ses ennemis, une pulsation sous la poitrine de la même intensité folle instaurait l'amour. L'amitié elle, se reconnaissait selon le degrés d'affection similaire que se portaient deux éléments. Il prit une autre taffe. Peut-être aurait-il dû, à une époque, essayer de manifester un peu d'affection envers certaines personnes pour créer ce mouvement. S'il avait eut des amis fut un temps, ils avaient disparus, lassés de voir qu'il était le maillon manquant de la chaine qui aurait été supposé créer de l'attachement. Putain. Au final l'introspection était pire lorsqu'il essayait de ne pas prendre les constats de sa propre vie de manière brutes, à force des les analyser, il rendait les choses encore plus dures à travers le filtre de la réalité. Il éteignit son cigare et rentra à l'intérieur, l'accès au balcon faisait face au coin bibliothèque qui accédait aux escaliers. L'idée lui semblait stupide il y a quelques minutes, mais au fond il n'y avait rien d'autre à faire, si cela ne débouchait sur rien, ça aurait au moins eut le mérite de lui faire passer le temps qui s'écoulait bien trop lentement.

-Hé! J'ai encore besoin d'un truc!

Un profond soupir, un pas rapide.

-J'allais sortir Stark, dit-il

-Ok c'est cool, est-ce que tu peux juste me passer une bouteille d'alcool avant d'aller te connecter avec l'environnement ?

-Et quel usage allez-vous en faire? Demanda Loki, surpris

-A ton avis? Je compte pas désinfecter des blessures là tout de suite

-Je ne sais pas si c'est une bonne idée, répondit le dieu

-Sérieusement? Tu vas pas me faire croire que t'en as quelque chose à foutre de mon état de santé? Par pitié lance moi une bouteille, demanda-t-il en levant les yeux au ciel

-Voyez, vous n'avez pas encore consommer votre satané breuvage que cela vous dégrade déjà. Vous qui êtes d'habitude si fier, vous voila à supplier

Il voulu répondre mais un bruit assourdissant les tirèrent de la discussion. Un grondement grave semblait provenir d'au-dessus la maison, Tony aurait reconnu ce bruit entre mille. Un bruit de moteur. Loki monta rapidement les marches d'escaliers et se posta sur le balcon sans lui prêter la moindre attention. Il le rejoignit, faisant attention à ne pas s'installer trop près de lui. Un vent féroce leurs fouetta le visage, charriant des feuilles sur le balcon, Tony plissa les yeux et ne mit pas longtemps à distinguer l'engin qui leurs faisait face. Vitres teintées, design fin et allongé, une inscription blanche ressortant sur la surface noire. C'était un hélicoptère du SHIELD. Il se tourna vers Loki, celui-ci regardait l'engin d'un air méfiant mais ne semblait pas du tout prêt à réagir, si ses mains étaient crispées et son corps tendus ses pieds ne semblait pas vouloir se décoller du sol. Bien que cela soit étrange qu'il ne réagisse pas, il se demanda ce que lui devait faire, car l'hélicoptère se contentait de vaguement tourner autour de la maison, n'agissant pas plus que le dieu. Pas de voix sortant d'un haut-parleur demandant négociations, pas de déploiement d'hommes armés autour du domicile, aucun projectile ne visant l'Ase. Peut-être qu'ils ne le voyaient pas? Pourtant il était bien en évidence. Dans un instant de doute, il agita les bras et se mit à crier.

-Hé! Je suis là! Sortez-moi de là bordel!

Mais cette démonstration n'engendra absolument rien, à part un regard foudroyant de la part de Loki. Au bout de quelques secondes de tour de plus, l'hélicoptère commença à dévier sa trajectoire, partant en sens inverse.

-Putain mais qu'est-ce que vous foutez?! Je suis là! Hurla-t-il

Mais le détachement du SHIELD s'éloignait au fur et à mesure qu'il signalait sa présence, jusqu'à disparaitre derrière les falaises. S'il avait eut assez de force, ses mains auraient brisé la barrière du balcon. Il se retourna vers Loki qui le regardait d'un air désolé.

-Qu'est-ce que t'as foutu? Demanda-t-il d'un ton tremblant

Le dieu ne répondit pas, détournant le regard. Tony se rapprocha de lui jusqu'à lui faire face, les yeux brillants, les veines pulsantes sous sa peau. Il n'y avait plus que du rouge. Il poussa le dieu, qui recula malgré lui. Son regard s'assombrit à son tour.

-Qu'est-ce que t'as fait? T'as entouré la baraque d'un de tes tours hein?

Il se sentait animé par la plus grande des colères et la plus grande des résignations. Plus personne ne viendrait maintenant. Il ne pouvait plus rien arriver. Tout était finit ici, sur un balcon avec le dieu du chaos. Il n'y a plus rien, tout ce qu'il restait à faire était d'écrire le mot "fin".

-Putain mais répond-moi espèce de taré! Pourquoi ils ne m'ont pas vus?

Contrairement à ce qu'il voulait, Loki restait stoïque face à ses provocations. Son regard était sévère mais n'émanait aucune violence.

-Vous avez deviné. J'ai attribué un sort d'invisibilité à toutes choses qui seraient capable de me faire remarquer, cette maison et tout ceux qui y entrent en font partit.

Tout était brouillé, il n'y avait plus que des pulsations qui s'accélérait encore encore encore tout s'achève il n'y a plus rien a faire il avait échoué ce n'était pas censer se terminer ainsi il n'avait rien dit mais l'odeur écœurante de la fin se répandait dans l'air il voulait juste...

Tout éclata. Si la vie avait fleurie ici, alors elle n'était plus. Toujours ce liquide poisseux et noir qui recouvrait absolument toutes les choses inertes et dévastées. Le balcon était à moitié arraché, la maison calcinée. La suie volait autour de lui, déposant ses particules sombres sur toutes les surfaces qu'elle rencontrait. C'était le calme après la bombe, la poussière qui retombe. Si tout était vide, tout était aussi calme. Cela faisait un moment qu'il ne l'avait pas ressentit. Cela lui sembla bon pendant quelques respirations avant que le silence ne devienne assourdissant, et que l'air devienne trop lourd pour s'infiltrer dans ses poumons. Il s'appuya sur la rambarde, la main sur la poitrine, essayant de sentir l'oxygène pénétrer sous sa cage thoracique. Ce fut laborieux, et le fait que sa respiration essoufflée soit le seul bruit aux alentours ne faisait que renforcer encore plus la panique qui déformait ses traits. Que quelque chose apparaisse, n'importe quoi. Une collision, un coup, se battre, résister, au moins ça.

-Tu m'as appelé ? Demanda Héla

Elle était derrière lui, assise sur ce qu'il restait du balcon, l'amusement dans son regard perceptible malgré quelques mèches de cheveux devant ses yeux.

-Pourquoi est-tu là? Demanda-t-il, se redressant

-Je suis toujours là. Mais je le fait savoir uniquement quand je le désire, souvent au hasard, parfois au moment importun

-Ce n'était pas le bon moment, grinça-t-il

Ce qui restait de la déesse descendit gracieusement, se rapprochant de lui. Toujours ce même sourire ou il ne manquait plus que le rouge pour que la métaphore de la lame soit complète. Ses lèvres fendant son visage voulait tout dire. Chaque moment était le moment importun depuis que sa vie n'était qu'une longue chute dans laquelle il s'était lui-même initié. Elle pouvait apparaitre quand elle le voulait, elle savait pertinemment qu'il ne prenait aucune respiration entre chacun de ses passages. Elle n'était pas une œuvre du karma qui venait pour contrebalancer les moments où elle n'existait pas, elle n'était qu'une extension de tout. Son entrave ne le violentait que pour lui rappeler que depuis la dernière fois, il n'avait pas eu d'étreintes.

-Et que tu n'en auras jamais

Elle passa doucement ses doigts sur l'une de ses joues, un geste dont elle savait la connotation maternelle qui le dégouta et le fit reculer instantanément. Un petit ricanement s'échappa d'entre ses lèvres blanches.

-Le mortel te déteste, dit-elle

-L'inverse m'aurait étonné, répondit-il d'un ton teinté d'ironie amère

-L'auto-dérision t'es contre-productive. Si tu répands ton venin sur les autres c'est pour ne pas mentionner celui qui afflue dans tes veines.

-Je ne veux pas discuter avec toi

Elle se rapprocha, entourant le visage de l'autre de ses mains. Ses ongles s'enfonçaient dans ses joues. C'était la première fois qu'il ressentait réellement la morsure du froid, un frisson parcourut son corps, ses épaules tressaillirent. Sa prise le paralysa, lui empêchant tout mouvement. Et il n'est rien de pire que de ne pas pouvoir fermer les yeux lors d'un cauchemar.

Il faisait froid. Il ne se rendait compte que maintenant de la fraicheur de l'endroit, de la sensation qui entravait légèrement sa gorge, de la brume qui s'échappait lorsqu'il respirait. Il ne faisait pas aussi froid il y a quelques minutes, ses mains étaient prises par un engourdissement soudain, de ses bras se tirèrent quelques frissons. Alors qu'il était jusque -là bouillonnant de colère, il n'avait pu s'empêcher d'être atteint par le froid qui il en était sûr, n'était pas là avant. Il réprima l'envie de croiser ses bras autour de sa poitrine revint vers Loki. Son regard ne croisait plus le sien, ses yeux semblaient perdus dans le paysage, sa bouche s'était légèrement entrouverte, comme s'il avait oublié ce qu'il voulait lui dire. Il semblait aussi désemparé que lui.

-Pourquoi? Demanda-t-il, résigné

Mais le dieu ne lui répondit pas. Son regard s'était assombri. Il passa une main sur son visage et ferma les yeux durant un court instant. Ce fut comme si l'air autour d'eux n'était juste qu'une fine paroi de verre et que passer ses doigts dessus faisait naitre des fissures. Il se demanda ce que cela ferait s'il appuyait encore un peu sur l'invisible face à lui.

-Pourquoi? Demanda-t-il en haussant le ton

Et Loki ne réagit pas, ses yeux s'embuèrent, il mordit l'un de ses doigts. La nervosité n'était plus que la seule maitresse des lieux, le verre se morcelait encore un peu. Si le dieu semblait au bord de quelque chose qu'il n'arrivait pas à cerner, lui était prêt à craquer. Trop de choses ravagées en trop peu de temps.

POURQUOI

Il avait pété la vitre, et maintenant ses éclats volaient autour de lui, cinglant ses membres de quelques fines coupures. Mais ce n'était que le froid. Loki avait hurler, qu'il parte, mais cela semblait plus dirigé vers la nature entière face à eux qu'à lui en particulier. Il était assis, le dos appuyé contre le balcon, sa poitrine battant sous le rythme de sa respiration qui semblait s'atrophier un peu plus à chaque seconde. Tout son corps était assaillit de tremblements incontrôlés, il voyait ses dents claquer et ses poings serrés tentant de maintenir un semblant de contrôle sur son corps. Son teint était devenu encore plus pale, il tirait vers le bleu, comme s'il allait mourir de froid, seul ses yeux étaient soulignés par un violet dessinant des cernes qui sortait des normes humaines. Tony était encore debout, le corps immobile et le visage dénué de toutes expressions. Il le regardait comme un enfant regarde un insecte se faire dévorer un par une colonie de fourmis, mélangé entre une fascination morbide et la sensation de pouvoir sur les évènements qui engendrait une satisfaction malsaine à ne rien faire. A juste regarder les soubresauts de survie de quelque chose qu'il était bien plus intéressant de laisser mourir. Peut-être serait-il resté ainsi s'il n'avait pas croisé ce qu'il restait de son regard. Il s'agenouilla pour être à la même hauteur que le dieu.

-Désactive ton bouclier de merde. Je vais descendre te chercher un truc, dit-il d'un ton ferme

L'Ase leva l'une de ses mains et les yeux tournés vers les marches, il dessina un symbole étrange dans le vide. Le brun aperçut que quelques choses bougeait sur la marche rouge, mais il ne comprit ce que l'autre avait fait. Il se leva, se dirigeant vers les escaliers dans lesquels il passa sans encombre. Il retrouva le tube orange posé sur l'une des étagères de la cuisine ouverte, il l'ouvrit et constata que Loki ne s'était pas resservit depuis la dernière fois. Il reboucha le tube en se demandant pourquoi cela l'intéressait avant que son regard ne tombe sur la seule chose qui avait de l'intérêt dans cette foutu maison. Il s'approcha de l'armoire à spiritueux qu'il ouvrit avec délectation, dévoilant un choix de plusieurs bouteilles d'alcool fort. Tiens, un bon vieux whisky. Il se saisit de la bouteille de Jack Daniel's et remonta rapidement les escaliers. Loki était toujours dans un état entre la convulsion épileptique et l'agonie. Il s'agenouilla à nouveau à ses cotés. Ses yeux étaient rouges. Il semblait à peine remarquer sa présence. Il lui tendit quatre cachets et la bouteille ouverte, le dieu s'en empara avec des gestes qui semblait ne pas être contrôlé par son cerveau et avala le mélange. Tony reprit la bouteille et s'assit complétement sur le sol. Quelques gorgées d'alcool descendirent dans sa gorge, répandant leur soulagement brulant et amer. Il laissa tomber sa tête sur le contour du balcon, les yeux vers le ciel. Il faisait gris sans que cela soit un jour de pluie, il n'y avait simplement pas d'occasions pour que le bleu soit d'office.

Il faisait beaucoup trop chaud. Le corps moite et les yeux vagues, trainant dans le couloir de l'étage. De toutes façons il n'y avait rien d'important là, il savait même pas ce qu'il y foutait. Le mur n'était pas dur, s'enfonçait dans sa main, la tapisserie moche avait de léger reliefs qui s'incrustaient dans les lignes de ses empreintes digitales. Il cogna le mur du plat de la main, autistique, répétitif, il n'y avait pas de vide dedans, juste une horrible matière qui faisait encore rater quelque chose. Le front contre le mur trop plein, il n'y avait qu'une perspective de rien devant ce trop plein. Il s'en détacha, à peine une sensation, chemin inverse, il essayait d'avancer droit. A l'école, il fallait imaginer un fil au-dessus de nos pieds pour marcher droit, après tout il faisait comme ça les équilibristes. Finalement il s'appuya contre une paroi, avant que la rambarde-escalier arrive, est-ce qu'il fallait sauter par-dessus déjà? Il s'y appuya des deux mains, se tourna face à la descente. C'était haut mais il n'y avait forcément qu'un petitminucsculeminime risque qu'il s'écrase, les os n'étaient pas importants, tout allait finir broyés si tout ne l'était pas déjà. Quelque chose qui ricoche contre le crane, une voix, faible, dure de l'entendre, ignorable et ignorée. Elle recommence, mais les mots sont inutiles, tout peut-être résolus avec des chiffres alors pourquoi se parler? Nous ne sommes que des masses de chair, d'équations et signaux chimiques. Et si nous existons c'est par...survie...reconnaissance...

-Stark? Vous m'entendez?

Oui. Fort. L'autre était encore sur le balcon, moins mort mais pas tellement vivant non plus. Juste assis, en demi-teinte. Il se rapprocha de l'autre, bien sur que j'ai entendu, j'ai juste pas envie de t'écouter, t'es pas la parole de Dieu putain...

-Tu sais quoi? Dit-il en se laissant tomber à coté de l'autre

-Qu'y a t-il?

-J'espère que Dieu n'a jamais parlé

L'autre laissa tomber sa tête en arrière, les yeux perdus dans le ciel qui ignore tout du bleu.

-Il n'a jamais rien dit, répondit-il, la voix empreinte de flemmefatiguedéfoncé

-Tant mieux

Il reprit une gorgée de la bouteille accrochée à sa main. L'autre était pale mais moins possédé, avec la magie il avait moins un plastron en cuir et autre fioritures nordiques.

-Mais en fait...t'es défoncé aussi...marmonna-t-il

-Contrairement à vous je me qualifierai plutôt comme "apaisé"

-C'pareil

-Vous devriez lâcher cette bouteille, dit-il faiblement

-Tu t'en branles

-Pardon?

-J'ai dit tu t'en branles. T'en à rien à foutre. Laisse moi boire. Parce qu'au fond tu t'en fiches.

Si les yeux de l'autre n'avaient pas été fermés, ils auraient été durs, si un regard pouvait tuer il serait encore plus un criminel. Une main lui arracha la bouteille. Avant qu'il ait le temps de la récupérer elle volait par-dessus le balcon. Il se releva, appuyé, penché au maximum. Un cadavre de plus dans le lac. Autant aller le chercher, on n'abandonne pas les morts. Par jalousie essentiellement, c'était les seuls qui avaient droit à la quiétude. Il passa une jambe par-dessus la barrière. La main revint, le tira en arrière.

-Arrêtez, ce n'est vraiment pas une bonne idée.

Tremblotant, fébrile, un roseau sur la rive, mais toujours plus grand que lui. Lâche-moi.

-Assis-toi, ajouta-t-il doucement mais fermement

Il s'assit. Rien ne ressemblait à rien. Il n'y avait plus de sensations. Juste du vide. Et l'autre.

-Je te hais

Et ça n'allait pas mieux.


Tiens c'est vrai que la situation semble sans espoirs vu comme ça.

Reviews:

Nahy: Les talons de Loki sont des putain de talons de queen, il obéit à la règle qui stipule que "en-dessous de 10 centimètres, une chaussure à talons ne peut pas etre considérée comme telle et est donc une pantoufle"

Nita: Merci pour le qualificatif "subtilement", j'ai toujours l'impression que leurs sentiments respectifs et réciproques sont aussi subtils qu'une blague graveleuse. Ravie que ça te plaise en tout cas!