Speculum Somnium

Miroir du Rêve

Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta

Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue, soit après la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi. Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !

De de gros kissou à lesaccrosdelamerceri, Angelyoru (pour ses 2 com'), aurel8611 et Natsu pour vos commentaires !

Italique = fourchelangue


Chapitre 71

Quand Salazar arriva dans le palais mental d'Harry, il fut surpris de voir que ce n'était pas le foutoir complet. Enfin, pour être plus précis c'était bien moins le bazar que ce qu'il craignait. Il y avait bien quelques livres qui volaient d'autres qui se pourchassaient entre eux, mais aucune autre manifestation d'un esprit troublé. Il avait bien vu que son lié semblait troublé et triste de sa rencontre avec ses amis. Il espérait qu'en retrouvant son lié ici, qu'il serait en mesure de le réconforter et peut-être de l'aider. Après tout, il avait bien plus d'expérience que son compagnon.

Il vit que le jeune sorcier était assis sur le canapé, les mains soutenant sa tête tout en semblant tirer ses cheveux, ce que confirma Salazar en s'approchant du jeune homme. Arrivé à sa hauteur, il posa sa main sur la tête brune et caressa lentement ces derniers.

- Harry, je suis là maintenant. Que puis-je faire pour toi ?

Au lieu d'une réponse orale, la tête d'Harry se posa sur le ventre du fondateur et les bras du plus jeune passèrent autour de la taille du Serpentard. Comprenant le besoin de tendresse et de câlin de son âme-sœur, Salazar continua de passer sa main dans les cheveux de son vis-à-vis. Il finit par s'assoir à ses côté, puis de faire monter Harry à califourchon sur ces jambes. C'était la première fois qu'il prenait les devants pour s'installer dans cette position, mais il savait que c'était celle que préférait son jeune ami. Et c'est ce dont il avait besoin actuellement. Une fois fait, Harry posa sa tête sur l'épaule de Salazar, tout en gardant ses bras autour de sa taille, tandis que ce dernier gardait une main dans la chevelure sombre et la seconde faisant de lent mouvement dans le dos.

Le fondateur des verts et argents sentit l'humidité dans son cou, mais ne dit rien, laissant le temps nécessaire à son lié de se reprendre et d'aborder le sujet de lui-même. Il se passa un bon quart d'heures avant qu'un effet apaisant sur Harry soit visible. Les livres qui se pourchassaient se calmèrent, et tous les souvenirs finirent par retrouver leur place calmement.

- Je t'aime Sal'.

- Je t'aime aussi Harry, dit-il en déposant un baiser sur le front de l'homme toujours calé sur son épaule. Est-ce que tu te sens mieux ?

- Oui. Grâce à toi, fit-il en embrassant la peau du cou de l'aîné à sa disposition.

- Ta journée ne s'est pas si bien passée ?

- Longue. Terriblement longue et sans toi.

- Mais je suis là maintenant mon cher. Si tu veux m'en parler n'hésites pas, je pourrais même t'aiguiller ?

- De toute façon, ça te concerne aussi.

Quelques minutes de silence passèrent avant qu'Harry ne se relève légèrement et commence à essuyer ses yeux. Il fut interrompu par Salazar qui finit de lui essuyer ses joues et de poser délicatement ses lèvres sur les siennes en un baiser chaste.

Harry vit comment il était assis et sur qui, et sourit.

- Merci.

- Pourquoi donc mon cher ? Je n'ai encore rien dit ou fait ?

- Si. Tu m'as pris sur toi et tu m'as tenu contre toi. C'est ce dont j'avais le plus besoin là maintenant.

- Et je le referais si besoin. Et même si tu n'en as pas besoin ! Juste pour le plaisir de t'avoir contre moi, se voulut taquin le vieux sorcier.

- J'en serais ravi.

Harry se pencha et quémanda un baiser tendre qui lui fut accordé. Après cela, il plongea son regard émeraude dans celui gris et raconta sa journée. Il commença par parler de son filleul qui lui avait fait deux crises dans la journée, sa discussion avec ses amis qui s'était plutôt bien passé, ce dont Salazar fut rassuré, mais vint ensuite la mauvaise nouvelle sur la santé de la grand-mère de Teddy, puis les deux échanges plutôt houleuse avec Andromeda sur leur relation qu'elle n'appréciait guère.

Salazar écouta le jeune homme et passait de temps à autres sa main dans le dos de son lié quand il le sentait se crisper. Il comprenait désormais ce qui avait tant chamboulé son compagnon.

- Voilà tu sais tout.

- Je vois. Au moins, elle ne semble pas totalement fermée d'esprit, puisqu'elle a demandé à me rencontrer.

- Oui, mais si ta tête ne lui revient pas, elle pourrait m'interdire de voir Teddy !

Salazar laissa un sourire s'esquisser sur ces lèvres, ce qu'il déplut à son lié qui se sentait à cran.

- Pourquoi ris-tu ? Il n'y a rien d'amusant dans cette situation ! A moins que tu n'aies un côté sadique qui aime me voir souffrir !

- Harry, mon cher. Je ne souris pas pour cela, mais parce que tu n'as pas envisagé de ne plus me voir.

- Bien sûr que non ! Je n'y survivrais pas !

- Moi non plus mon cher, moi non plus. Maintenant parlons de ce que nous pouvons faire pour rassurer cette vieille dame, qui je crois tient à son petit-fils, mais à toi aussi.

- Je n'en suis plus si sûr.

- Bien sûr que si. De mon temps, on ne parlait pas de je veux rencontrer et on verra. Si le tuteur disait non, alors la discussion était close. Il n'y avait pas de retour en arrière. Elle tient à toi, c'est pour cela qu'elle veut te croire et qu'elle t'a demandé à me rencontrer. Elle veut se faire sa propre idée, ce qui est tout à son honneur. Mais je suis sûr qu'elle ne fait pas sa uniquement pour Teddy, mais aussi pour toi, car elle veut s'assurer que tu seras bien entouré après son départ.

- Peut-être. Je n'en sais rien. Mais c'était tellement dur de l'entendre dire du mal de toi. Elle ne te connaît pas comme je le fais.

- Oui, exactement. Mais c'est pour cela que l'on va organiser cette première rencontre. Et pour la rassurer, je pense qu'il nous faudra lui en proposer plusieurs par la suite.

- Mais et si dès la première, elle estime que tu es trop dangereux pour Teddy !

- Me trouves-tu dangereux ?

- NON ! Bien sûr que non !

- Alors, tu n'as pas à t'inquiéter pour ce point.

- Mais il y a tellement d'écrits sur toi négatif. C'est une image qui te colle depuis un bon millénaire !

- Harry, écoutes-moi. Il y aura toujours des personnes qui rechigneront et refuseront de te croire, même avec toutes les preuves possibles et inimaginables au monde ! Mais pour moi, le plus important, c'est que tu me crois et que tu sois le plus heureux possible. Et je crois qu'une conversation civilisée avec … Andromeda, c'est bien cela ?

- Oui.

- Merci, je pense vraiment qu'une conversation posée tous les trois pourrait l'aider à y voir plus clair. Notre situation n'est pas commune non plus.

- Hum. Si tu le dis.

- Je reste convaincu qu'elle nous acceptera, qu'elle veut te croire, sinon elle n'aurait jamais fait le premier pas en demandant à me rencontrer. Après tout, tu lui as déjà parlé de notre lien d'âme. Une preuve infaillible et incontestable que je ne pourrais jamais te faire du mal.

- Oui, mais en quoi cela peut-il la rassurer que tu n'en feras pas à Teddy ?

- Harry, si je venais à faire du mal à Teddy, m'en voudrais-tu ?

- Bien sûr ! Lien ou pas, j'aurais énormément de mal à te pardonner.

- Oui, mais cela voudrait dire que je t'ai fait du mal, et ça, ça me blesserait tout autant qu'à toi, car tu es la personne la plus importante à mes yeux et que je ferais tout ce qui m'est possible pour te protéger.

- Oui, mais ça crainte que tu nous contamine de ta magie noir sera toujours présente elle ?

- De mon temps, il est vrai que je pratiquais la magie noir, mais pas seulement et toujours pour protéger mes amis, ma famille, Poudlard ou moi-même. C'est un art magique comme un autre ! Par exemple, lors d'un combat contre des moldus, un sort de magie noir permettant d'engourdir les membres d'un adversaire me permit de m'enfuir avec une famille sorcière sans faire couler le sang. Ce même sort m'a certes aussi permis de tuer des moldus c'est vrai. Grâce à ce sort, j'ai aussi pu sauver un jeune enfant moldu. Il avait été mordu par une vipère après lui avoir marché par mégarde sur la queue. J'ai pu engourdir son bras pour ralentir la progression du venin. J'ai réussi à concentrer le restant de venin que je ne pouvais purifier dans deux de ses doigts grâce à un autre sort de magie noir avant d'amputé ses derniers sans qu'il ne ressente la moindre douleur. Certes il avait perdu deux doigts, mais il avait toujours la vie grâce à deux sortilèges dits de magie noire. Mais j'ai aussi tué avec un simple Wingardium Leviosa ! Une pierre sur la tête, et cela peut faire énormément de dégât ! Je croyais que tu avais compris, après toutes les histoires dont je te fais les récits, que ce n'est pas le type de magie qui fait d'elle quelque chose de bien ou de mal, mais ce que l'on en fait.

- Je sais tout ça Sal' ! Mais pas Andromeda ! Elle a été élevé dans une famille de sorcier noir avant de s'enfuir et d'en être renié !

- Alors il y a encore plus de chance qu'elle comprenne ce que je viens de te dire ! De toute façon, avons-nous vraiment le choix Harry ?

- Non, mais…

- Mon cher, NOUS lui prouverons qu'elle n'a rien à craindre de moi, de NOTRE relation. Je répondrais à ces questions le plus honnêtement possible et je ne cacherais rien de qui je suis.

- Justement, je ne lui ai pas vraiment parlé de nos premières rencontres.

- Oh, oui je vois. Et si je souhaite lui en parler ? Cela te conviendrait-il ?

- QUOI ?! Mais pourquoi ! C'est prendre des risques inutiles !

- Harry, c'est lui prouvé ma bonne foi. Mais aussi que tu as aussi pris du temps pour réfléchir avant d'accepter de me rencontrer. Que tu n'as pas suivi sans te poser de questions en acceptant tout sans réfléchir.

- Hum.

- Si tu ne veux pas, alors donnes-moi ta version, afin que je ne fasse pas d'impair. Je ferais comme tu le souhaites. On le fait ensemble.

- D'accord.

- Bien, alors que lui as-tu dis ?

- Non, je te fais confiance, et si tu penses que lui raconter nos premiers échanges qui n'étaient pas très… cordiales, alors je te suis.

- Merci mon cher, ta confiance me va droit au cœur, fit-il en déposant de nouveau un baiser sur les lèvres tentatrices. Au fait Harry, quel est son nom ? Car s'il faut que je sois civilisé, il vaudrait mieux éviter de l'appeler par son prénom, sauf si elle m'y autorise, mais ça on verra plus tard.

- Thonks, mais elle était une Black avant.

- Black ? Comme ton second titre d'héritier ?

- Oui, elle est la cousine de mon parrain Sirius.

- Celui qui a donné sa vie en te protégeant ?

Harry hocha simplement de la tête.

- Bien. Il commence à se faire tard et ta journée a été bien épuisante. Je pense que tu devrais aller te reposer. Quand tu viendras demain, nous rédigerons une invitation pour lui proposer de venir mardi.

- Pourquoi pas dès demain ? Plus vite se sera fait, mieux ça sera !

- Je préfère te laisser une journée pour te concentrer et te calmer tranquillement, et pour la Lady Thonks, cela lui laisse un peu plus de temps pour réfléchir à ce qu'elle souhaite vraiment pour Teddy et toi. Cela me laissera aussi du temps pour échanger avec Helga. Ça toujours été son point fort l'empathie et savoir gérer les sujets les plus fâcheux.

- Bien, puisqu'on est d'accord, on fait ainsi, sauf sur un point.

- Lequel mon cher ?

- Je veux encore profiter de ta présence.

- Harry, tu as eu une longue journée, je cr/

Salazar ne put finit sa phrase que ses lèvres se firent réquisitionné par son aimé.

- Je crois cher Salazar que vos lèvres sont du même avis que moi, dit en fourchelangue le plus jeune.

- Oh toi alors, tu n'as rien perdu pour attendre mon cher, répondis Salazar dans cette même langue.

Le fondateur reprit les lèvres pour un baiser bien plus passionné à couper le souffle.

- Je t'aime Salazar Serpentard, si tu savais à quel point.

- Je t'aime mon cher et merveilleux Harry, et tu n'as pas idée de tout ce que tu m'as déjà tellement apporté.

Ils s'aimaient. Ils étaient ensemble. Et pour le moment, c'était tous ce qu'ils avaient envies.

Voili Voilou

Kissou

Pouika