Titre : D'hier à aujourd'hui

Auteure : Hermystic

Rating : T pour la sensibilité du sujet

Pairing : Charles/Erik (même si cela reste léger)

Disclaimer : Je ne possède pas grand chose en dehors de ce que mon imagination a produit de ce fait les personnages ne m'appartiennent pas !

Notes : Hello tout le monde ! Je suis un peu nerveuse … C'est la première fois que je me lance dans le fandom X-men ! Ce texte est UA historique se déroulant au tournant de la Seconde Guerre mondiale et plus précisément à la libération des camps de concentrations. Si le sujet est sensible, vous pouvez vous arrêter ici ! De plus, je ne fais pas apparaitre la condition mutante des personnages, ils sont donc des humains âgés de 19 ans. Dernière précision et non des moindres, cette fic est écrite pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "Hier" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un MP ! Sur ce, bonne lecture ! =)

Italique = allemand


Erik n'en revenait pas. Il était libre. Libre de ses mouvements, de faire ce qu'il voulait, quand il le voulait. De cela Charles le lui avait assuré. Jamais il n'avait été aussi heureux. A vrai dire, il ne l'avait plus été depuis bien longtemps.

Dire qu'hier encore, il était cloitré entre les murs d'un baraquement. A souffrir de faim, de froid, de douleur. Ils n'étaient pas tendres avec eux. Ils ne connaissaient pas la compassion. Erik ignorait s'ils la connaissaient vraiment. Il fallait être fou pour commettre de telles atrocités durant tant d'années. Eux n'avaient rien fait. Ils étaient différents et parce qu'ils l'étaient, ils devaient être enfermés. Sans raisons. Uniquement à cause d'un homme. Qui était mort cela Erik l'avait vaguement entendu.

Hier, ils avaient été libérés. Tout le monde avait été surpris. Personne ne s'attendait à cela. Les prisonniers avaient perdu espoir de bien longtemps. Les soldats ne pensaient pas trouver des êtres humains enfermés parce qu'ils étaient différents. Ils avaient dû attendre. Crainte, peur, angoisse. Mais aussi de l'espoir à nouveau.

Le jeune homme avait suivi le mouvement. Le peu de personne encore en vie avait été transporté ici et là en Allemagne puis en France. Des camps de transit qu'ils disaient. Mais cela durait trop longtemps. Alors quand il avait entendu parler de l'Angleterre, il n'avait pas hésité. Il n'avait rien à perdre. Il s'était glissé dans un groupe de volontaires. Qui voulaient aussi tout recommencer. Ailleurs.

Mais grande fut la désillusion : ils devaient aller dans un autre camp de transit. Erik ne voulait pas être enfermé. Plus jamais. Il avait développé une certaine claustrophobie. Alors il avait fui. Il avait erré comme une âme en peine flottant dans des vêtements dix fois trop grands pour lui. Les années de privation l'avaient amaigri. Il avait continué de marcher encore et encore. Il ne savait pas où il était mais il continuait. Il était libre après tout. Ce fut d'ailleurs avec cette unique pensée en tête qu'il s'endormit sous une porte cochère.

Pour être réveillé par des secousses. Il se recroquevilla sur lui-même pensant être de retour là-bas. Il attendait que les coups viennent. Mais rien ne vint. Au contraire, une voix douce s'éleva. Il avait du mal à saisir ce qu'elle disait. C'était une voix étrangère. Il se concentra et crut reconnaitre la langue des soldats.

« Bon…jour, fit Erik en allemand la voix rauque.

- Oh ! Bonjour, est-ce que je peux vous aider ? demanda l'inconnu en répondant dans la même langue.

- Je … Non … Oui …, finit par dire Erik en mettant sa fierté de côté.

- Venez, je vais vous aider à bouger, on va aller chez moi » dit encore l'autre homme.

Le regard bienveillant, le jeune homme en face de lui l'aida à se lever. Erik vacilla mais réussit à suivre l'inconnu qui finit par se présenter comme étant Charles Xavier. Il disait qu'une personne l'avait repéré et l'avait contacté. Il recueillait les âmes errantes qui ne savait pas trop où aller. Il lui expliqua aussi qu'il pouvait rester autant de temps qu'il voudrait. Charles marchait lentement ce dont Erik lui fut reconnaissant. Il n'avait plus l'habitude de solliciter ses membres ainsi.

Ils arrivèrent devant une demeure cossue. Impressionné, Erik s'immobilisa devant la bâtisse. Il ne savait pas s'il oserait rentrer et était prêt à faire demi-tour. Il n'en eut pas l'occasion : Charles l'avait incité à avancer. Ce fut lui qui ouvrit la porte de la maison et qui tira Erik à l'intérieur.

Le jeune homme trouva l'atmosphère chaleureuse. Il ne faisait pas froid ni sombre c'en était agréable. Prudemment, il suivit son hôte qui lui présentait les différentes pièces où il pouvait aller librement. Cuisine, où un bol de bouillon chaud lui fut servi, salon, salle à manger, bibliothèque, salle de classe. Charles monta les marches tandis qu'Erik le suivit plus doucement. Il dut s'arrêter à plusieurs reprises à cause des tremblements de jambes. Ce fut en nage qu'il arriva sur le palier. Qui fut heureusement leur destination finale. Le propriétaire des lieux l'amena à une chambre libre. Qui ne fut rien que pour lui.

« J'ai des vêtements en plus si vous le souhaitez, proposa Charles.

- En attendant d'avoir les miens ? avança Erik méfiant.

- Nous irons en trouver d'autres si vous en avez envie, suggéra encore le brun.

- Je ne sais pas si je pourrai … fit Erik gêné.

- Nous verrons plus tard en attendant vous devriez prendre du repos, la nuit n'a pas dû être des plus agréables» fit Charles en allant chercher des vêtements pour Erik.

Les vêtements récupérés et enfilés, le nouvel habitant s'approcha du lit et appuya sa main dessus. Elle s'enfonça dans le moelleux du matelas. Surpris, Erik grimpa dessus et ne sentit qu'à peine le matelas s'affaisser sous son corps léger. Il cala sa tête sur l'oreiller et s'engonça dedans. C'en était presque perturbant. Il retrouvait des sensations perdues. Les draps pesants sur lui, l'oreiller et le matelas moelleux sous lui. La sécurité d'un lieu, l'aide volontaire d'un inconnu, l'estomac plein, la sensation d'être bienvenue quelque part. Tout cela fit que pour la première fois depuis longtemps, il ferma les yeux avec sérénité parce qu'il était enfin libre.


A bientôt sur ce fandom qui sait !