Hey ! Ça fait longtemps :) Je reviens avec une série d'OS tirés de la nuit HPF du 14 mars 2020. Toujours pas inscrite sur HPF, mais j'adore l'organisation de ces nuits même si je n'ai pas trop l'occasion de participer malheureusement. J'ai enfin relu ce recueil donc je peux le publier sans trop de fautes d'orthographe j'espère !

Enjoy \o/

(et pensez à une petite review, ça fait plaisir !)


SECRET

Tonks n'avait pas l'habitude d'avoir des secrets, surtout vis-à-vis de sa mère. Et puis Remus était entré dans sa vie, et elle avait commencé à mentir. Ça avait été de petites omissions d'abord : elle ne racontait pas les repas partagés ni les heures passées à chercher des maléfices dans la bibliothèque Black. Puis, leur relation avançant, elle se mit à prétendre qu'elle passait toujours toutes ses journées au ministère à faire son travail d'auror.

Le premier jour où ils s'embrassèrent, elle expliqua sa joie par un gros coup de filet sur des arnaqueurs. Le jour où Remus lui annonça qu'il ne voulait plus d'elle, elle justifia ses larmes par un collègue un peu trop sexiste. Elle s'enfonçait dans le mensonge, dissimulant ses sentiments et éloignant ses parents d'elle.

Ce n'était pas qu'elle ne leur faisait pas confiance. Ils n'auraient jamais vendu Remus à un chasseur de créatures noires. Sa mère avait baigné dans une magie très noire toute son enfance, elle ne s'en était pas échappée immaculé. Son père avait dû lutter pour la sortir de sa prison, il avait lui aussi utilisé des maléfices réprouvés par le ministère. Ses parents auraient accepté un loup-garou sous leur toit sans sourciller.

Mais Tonks gardait le secret de sa relation avec Remus. Si ses parents n'en auraient pas peur, elle doutait qu'ils acceptent les sentiments qu'ils se portaient. Vivre avec un loup était dangereux. Le loup était dangereux bien entendu, mais les chasseurs l'étaient tout autant, et ils ne s'embarrassaient pas de survivant. C'étaient des brutes, toujours à la recherche d'une créature à tuer et d'ingrédients frais à récolter à même les cadavres. Ils n'étaient pas reconnus par le ministère, mais personne ne se chargeait de faire respecter cette loi. Ils étaient tolérés. Comme on tolère un enfant qui fait des bêtises discrètement et sans jamais se faire prendre.

Tonks craignait de parler de son compagnon à ses parents. Elle craignait de ne pas être suffisamment forte quand elle verrait la désapprobation et la déception dans leurs yeux. Elle craignait de céder et d'accepter de stopper cette relation dangereuse. Elle craignait d'y perdre son cœur.

Elle n'était pas comme eux. Elle n'était pas forte et indépendante. Elle ne saurait pas quitter la demeure familiale s'ils étaient en désaccord avec ses principes et ses choix de vie. Elle n'était pas sa mère, si pleine de fougue et d'amour, qui s'enfuyait sans un regard en arrière. Elle n'était pas son père courageux qui risquait tout pour la femme qu'il aimait. Elle n'était que Nimphadora, la petite fille qui détestait son prénom et réussissait à changer son nez en bec de canard. Et Nimphadora n'était pas suffisamment forte pour quitter sa famille.

Et puis, Remus partit. Il partit retrouver Harry, cet enfant perdu auquel il n'avait jamais prêté grande attention. Et il l'abandonna. Enceinte.

Elle s'effondra ce soir-là. Comme depuis des mois, elle mentit à ses parents. Elle ne savait même plus trop ce qu'elle leur avait raconté pour qu'il la laisse seule. Dans sa chambre d'enfant aux draps arc-en-ciel, elle pleura longtemps. Et alors qu'il lui semblait que toutes les lumières de la maison, de la ville, du monde, étaient éteintes, sa mère entra dans sa chambre avec une bougie. Elle s'assit au bord du lit et lui caressa les cheveux tendrement, comme lorsqu'elle était petite et malade.

Tonks se pelotonna dans le giron de sa mère, s'accrochant à sa cuisse comme un bateau à la dérive à une ancre. Elle se concentra sur la main douce qui caressait son visage, sur les murmures rassurants d'Andromeda et sur la lumière apaisante de la bougie. Bientôt, elle s'endormait, les joues encore mouillées de larmes.

Le lendemain, lorsqu'elle ouvrit difficilement ses yeux, elle découvrit que sa mère avait laissé un cadeau en quittant la pièce. Elle tomba nez à nez avec une peluche en forme d'ourson, dont la bouche avait été démesurément agrandi en une gueule grotesque. Elle retomba sur son oreiller, un sourire hésitant apparaissant sur ses lèvres. Sa mère connaissait son secret, et elle l'acceptait.

Il ne restait plus qu'à lui annoncer qu'elle allait être grand-mère.


L'ANIMAGUS

La transformation en animal était un art compliqué, particulièrement mal documenté, et très contrôlé par le ministère. Autrement dit, devenir animagus rassemblait tous les critères d'intérêt qu'Hermione pouvait accoler à un apprentissage.

Comme tout ce qu'elle entreprenait, elle réussit dans un temps record. Alors qu'elle explorait son appartement sous sa nouvelle forme, les moustaches frétillant doucement à l'odeur du poulet qui tournait dans le four, elle réfléchissait à la signification de son animal totem. Elle avait d'abord pensé qu'elle serait une loutre, comme son patronus, et elle avait été étonné de se retrouver sur quatre pattes au poil hérissé. Le chat était un animal paresseux qui aimait à profiter de journées ensoleillées en étant immobile des heures durant. Elle était perplexe.

La boîte aux lettres claqua et son instinct prit le dessus un instant, la faisant courir vers l'origine du bruit. Elle glissa sa tête sous le battant pour observer la rue à travers le minuscule rectangle destiné à accueillir sa correspondance. Sous ses pattes s'amoncelait une quantité affolante de prospectus publicitaires qui ne serviraient qu'à allumer le feu. Pas une seule lettre personnelle, comme d'habitude. Le chat était un animal solitaire.

La rue était mouillée et les passants avançaient avec des parapluies au-dessus de leur tête. Les voitures projetaient de grandes quantités d'eau, aspergeant les trottoirs et obligeant les piétons à se reculer en catastrophe. L'ensemble tractait une humidité désagréable qui s'engouffra dans la maison, et elle se recula en agitant les oreilles. Le chat aimait garder son confort.

Elle flânait dans le salon, s'aplatissant contre le sol et sautant sur les meubles. C'était assez amusant d'être un chat en réalité. Son regard aiguisé s'arrêta sur le vase au goût incertain qu'Harry et Ron lui avaient offert à son dernier anniversaire. Elle bondit sur le buffet et s'en approcha lentement, sa longue queue touffue s'agitant en suivant un rythme imaginaire. Elle tourna la tête un instant et projeta malencontreusement le vase à terre d'un coup de patte. Le chat pouvait être joueur, lorsqu'il était d'humeur.

Elle descendit du meuble précautionneusement et s'approcha avec curiosité des débris du cadeau hideux. Elle y découvrit un mince morceau de parchemin qu'elle dégagea d'un coup de patte. Elle le déroula en s'aidant de sa tête et commença sa lecture.

Ma Chère Hermione,

Tu sais que je ne suis pas doué avec les mots. Je n'ai pas non plus ton courage, ni ta force, c'est pour cela que je t'écris une lettre que tu ne liras jamais. Ce pli contient mes sentiments en ce jour de ton anniversaire. Je t'aime. Je n'ai jamais cessé de t'aimer depuis que l'on s'est embrassé à la bataille de Poudlard. J'ai compris la décision que tu as prise pour préserver notre amitié, mais sache que mon affection est éternelle.

Ron

Le chat était un animal digne. Il ne pleurait pas. Même si Ron était maintenant marié à une Lavande enceinte jusqu'aux yeux. Même si ses propres sentiments envers son ami n'avaient jamais été clairs. Même si elle avait l'impression d'avoir raté ce qui la rendrait heureuse dans sa vie.

Hermione s'écarta des bris de vase et retrouva son corps originel. D'un mouvement souple du poignet, elle reconstitua le vase et y déposa le parchemin sans y jeter un coup d'œil supplémentaire. Elle le connaitrait par cœur dorénavant.

Elle se dirigea ensuite vers la cuisine en suivant les effluves du poulet rôtissant. Elle piqua les pommes de terre et coupa le gaz en dessous de la casserole, satisfaite de la cuisson. Elle ouvrit ensuite, une armoire d'où elle sortit une grande nappe bleue qu'elle étendit sur la table du salon. Elle mettait la table lorsque la sonnette retentit. Ses invités étaient là.

Harry, Ginny, Ron et Lavande envahirent avec bonne humeur sa maison pour le déjeuner. Hermione sourit pendant tout le repas, profitant de la présence de ses amis. Elle ne détourna pas les yeux lorsque Ron attrapa la main de Lavande et leur annonça qu'ils souhaitaient qu'Harry et Hermione soient le parrain et la marraine de leur enfant. Elle applaudit lorsqu'ils révélèrent le sexe du bébé, et les encouragea à trouver une maison où s'installer.

Plus tard, Harry l'aida à découper le poulet, plaisantant sur son statut d'éternelle célibataire, et elle rit avec lui. Il repéra quelques poils de chat sur son pantalon et la supplia de ne pas se transformer en Miss Figg. Il lui promit ensuite de l'aider à trouver son âme sœur. Elle acquiesça sans réelle conviction et en se moquant de la vision romantique qu'il avait de la chose.

Ils passèrent une journée très agréable.

Le chat était également un animal particulièrement intelligent. Il ne renversa plus jamais le vase.


UNE CHOUETTE MISSION (j'ai osé le jeu de mot, oui ^^ )

Hedwidge quitta Poudlard sans un regard en arrière. Les hululements de la volière ne lui manqueraient pas. Les hiboux des autres humains étaient particulièrement mal élevés et crasseux. Ils ne prenaient même pas la peine de sortir de la tour pour lâcher des fientes. Le sol était ainsi dans un état déplorable et les niches creusées dans la pierre ne valaient guère mieux. La chouette était donc plus qu'heureuse lorsqu'Harry lui donnait comme mission de porter une lettre le plus loin possible de la forteresse qu'était l'école.

Sirius Black était un nom qu'elle avait appris à connaître l'année précédente. L'homme était gentil, il lui donnait souvent les restes de ce qu'il mangeait. Mais il sentait le chien mouillé constamment, ce qui dérangeait le nez fin de l'oiseau. Les chiens étaient des animaux terriblement disgracieux. Ils ne pouvaient pas voler d'abord. Ensuite, ils se reniflaient le fondement pour se dire bonjour, ce qu'Hedwidge trouvait très méprisable. Enfin, il n'était pas véritablement utile. La chouette considérait que ramener un bâton auprès de l'humain qui l'avait lancé était idiot. Si l'humain se débarrassait d'un objet, il ne désirait pas qu'on le lui rapporte. D'ailleurs, il s'empressait de le relancer au loin dès qu'on le lui rapportait. C'était simplement stupide de s'entêter. Les chiens étaient donc stupides.

Sirius Black était toujours difficile à trouver. Le nez d'Hedwidge n'était pas suffisamment performant pour qu'elle repère son odeur de chien errant à des centaines de kilomètres de distance. Harry ne lui facilitait pas la tâche en oubliant systématiquement de noter une adresse sur les lettres lui étant adressées. Bien entendu, pour l'aider dans son devoir, l'homme changeait constamment de lieu. Si elle ne le connaissait pas mieux que ça, elle aurait presque pu croire qu'il se cachait.

Hedwidge se posa au sommet d'un grand pin et sortit une carte routière de sous son aile. Elle faisait bien d'être prévoyante et d'avoir toujours une carte sur elle contrairement aux hiboux de pacotille qui logeaient à la forteresse. Ils avaient vraiment été mal éduqués. Les yeux ronds suivirent un instant le tracé d'une autoroute avant qu'elle ne décide de reprendre sa route. Elle avait une lettre de la plus haute importance à porter à Sirius Black. Elle ne faillirait pas.


INFIDÉLITÉS

Victoire avait couru loin de l'école et de James qui lui tirait les cheveux. Elle s'était réfugiée dans la forêt qui bordait le village, décidée à s'éloigner le plus possible du garçon et de ses camarades de classe qui se moquaient de leurs disputes quotidiennes. Les rires moqueurs des enfants résonnaient encore dans ses oreilles alors qu'elle escaladait la colline avec ses petites jambes. Les arbres l'entouraient et l'isolaient du reste du monde. Il lui sembla un instant qu'ils étaient devenus ses immenses protecteurs. Elle aimait le silence et le calme de la forêt.

De l'autre côté de la butte, elle aperçut à travers les frondaisons ce qu'elle identifia comme une immense tente aux couleurs de gryffondor. Les tentures rassurantes l'attirèrent comme le miel une abeille et elle dévala la pente sans s'arrêter. Des ronces lui griffèrent les jambes, elle marcha dans la boue et tacha ses chaussures préférées, et quelques feuilles se coincèrent dans ses tresses. Essoufflée, la petite fille longea le gigantesque chapiteau avec impatience. D'aussi loin qu'elle se souvenait, elle avait toujours aimé les cirques.

Dans la plaine s'étendait une petite ville temporaire où les badauds se promenaient déjà. La foire avait planté ses piquets le matin en prévision du carnaval qui débutait le soir même. Quelques attractions étaient ouvertes, les autres se préparant à accueillir les visiteurs plus tard dans la journée. Une petite fille solitaire n'attirait pas l'attention dans la foule bigarrée de ce début d'après-midi, et Victoire flâna longuement en longeant les étals, profitant de l'ambiance légère et bonne enfant.

Elle se doutait que l'on devait être à sa recherche mais ne s'en inquiétait guère, toute à son exploration de la foire. Un marchand lui offrit une barbe à papa violette et elle prétendit devoir rejoindre ses parents pour échapper à ses questions. La bouche pleine de coton coloré, elle s'approcha de l'enclot des chevaux. Elle tendit la main pour les caresser et un étalon se présenta aussitôt pour profiter de ses faveurs.

Le soleil commençait à descendre à l'horizon, et Victoire était fatiguée de son école buissonnière. Elle redoutait le retour à la maison et les réprimandes de ses parents, mais elle était trop lasse pour chercher une autre option. Elle se dirigeait d'un pas lent vers la route qui menait à la chaumière de sa famille quand elle s'arrêta net. A quelques mètres d'elle, perdus au milieu de la foule, deux silhouettes familières s'enlaçaient. Son oncle Harry et sa tante Hermione échangeaient un baiser passionné, comme seuls au monde. La petite fille resta un instant immobile, puis fit un pas en avant, comme pour les arrêter, mais renonça. Les deux adultes se sourirent tendrement, avant de s'éloigner main dans la main.

Victoire soupira. Elle n'avait plus envie de rentrer et de faire semblant. Harry et Hermione ne faisait que s'ajouter à une liste déjà bien trop longue d'époux infidèles. Ses propres parents étaient les premiers noms inscris dans sa mémoire de dix printemps. Ses yeux gris brillaient au soleil, mais aucune larme ne s'en échappa. Un jour, elle croirait à nouveau en l'amour, tenta-t-elle de se persuader.


EXPLORATION

Luna était parée pour son expédition. Elle portait sa robe cactus pour repousser les prédateurs et son sac à dos était rempli de l'essentiel pour survivre plusieurs mois en pleine nature. Plus quelques bananes, on n'était jamais trop prudent. Avoir des bananes l'avait sauvée en maintes occasions, elle en avait toujours sur elle depuis. Elle portait ses boucles d'oreilles porte bonheur en radis et des rangers militaires. Et un chapeau en paille orange vif pour éloigner les moustiques tachetés. L'ensemble lui donnait un air d'aventurier cool selon elle.

Le sentier forestier était bien dégagé. Après quelques centaines de mètres, elle identifia des empreintes dans la terre fraiche : baskets, pointure 41. Elle en déduisit que le milieu devait être fréquenté par des humanoïdes. Peut-être pourrait-elle obtenir quelques informations en les interrogeant, s'ils se laissaient approcher… Elle se félicita de sa découverte en avalant un morceau de banane. Il n'y avait pas de petites victoires.

Elle découvrit une installation étrange constituée de rondins de bois et de barres métalliques. Il y avait même un panneau explicatif sur l'usage de ce matériel. Les autochtones avaient vraiment d'étranges habitudes, songea Luna en observant les images d'humain faisant des squats. Elle sortit son appareil photo pour documenter sa découverte. Les sorciers devaient être informés de ce qu'il se passait ici décida-t-elle en commençant à réfléchir au titre de son prochain article sur le sujet.

Elle continua ensuite son chemin, ignorant consciencieusement chaque pancarte indiquant qu'elle se trouvait sur une propriété privée et une zone de chasse. Elle trouverait un Ronflak cornus cette fois-ci, elle en était convaincue.


PEINTURES

Grawp partait en guerre ce soir. Il avait tracé sur son corps massif les peintures de guerre de son peuple. Les traits rouge sang mettaient ses muscles en relief et faisaient ressortir les traits épais de son visage. Il n'était pas beau, il le savait. Trop pataud, trop gros, trop lent, trop stupide. Il avait compris ce que les sorciers pensaient de lui.

Mais Hagrid lui avait demandé son aide. Hagrid était la famille. Il l'avait protégé et l'avait gardé en sécurité depuis plusieurs années, sans jamais rien lui demander en retour. Hagrid se battrait ce soir. Et Grawp serait à ses côté. Il ne laisserait pas son frère partir au combat tout seul.

Le sorcier noir avait convaincu quelques géants encore plus stupides que lui de le suivre dans son plan de conquête. Grawp était décidé à faire honneur à son clan et à défaire les membres corrompus de sa race. Cette nuit, il montrerait au monde qu'Hagrid avait raison à son endroit, il se battrait pour la liberté.

Alors qu'ils approchaient du château, le demi-géant posa une petite main sur son épaule. Grawp se tourna vers son frère et lui fit un sourire hésitant. Les petits yeux noirs scarabées brillaient à la lumière des flammes qui détruisaient le stade de Quidditch. Hagrid l'attira dans une étreinte et tenta de lui donner quelques conseils d'une voix tremblante. Devant eux, le parc grouillait de combattants et des éclairs de lumière illuminaient périodiquement le ciel.

Grawp recula d'un pas et essuya les larmes sur les joues de son frère qui le fixait maintenant silencieusement. Il sortit de son pagne un tube de peinture bleu roi et dessina sur les joues d'Hagrid les symboles du guerrier. Le demi-géant se laissait faire sans bouger, hypnotisé par les gestes calmes de son cadet. Bientôt, tout son corps fut recouvert de symboles de combat. Il était prêt. Il ne pleurerait plus avant la fin des combats et leur victoire. Les dessins le rendaient fort.

Grawp pénétra sur le champ de bataille d'un pas sûr, son frère debout sur l'une de ses larges épaules. Ils hurlaient tous les deux pour se donner du courage. Ce soir, ils allaient gagner.