Je me possède aucun des personnages de la série.

Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers de la série Leverage. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte.

Alors les mots de cette liste sont le résultat des soirées drabbles du groupe papotage, lecture, écriture et bonne humeur !

Vous trouverez un peu de tout sans ordre chronologique.

N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.


QUELQUES MOTS SUR LEVERAGE

Oreiller (188 mots)

Eliot dormait peu, quatre vingt dix minutes par nuit, mais il avait vraiment besoin de ces quatre vingt dix minutes. Alors, écouter Hardison marmonner à côté de lui sur son ordinateur, commençait à l'agacer. Leur petite planque n'était pas grande et comme tout bon gamer, le hacker avait la possibilité, lui, de ne pas dormir du tout pendant une ou deux nuits, surtout qu'il en était à sa deuxième bouteille de soda plein de sucre. L'ancien mercenaire soupira. Il lui avait demandé plusieurs fois de se taire, mais il était possédé par ses recherches. D'un geste rageur il empoigna le petit oreiller qu'il avait calé sous sa tête et lui lança à la tête.

- Aîe ! Rouspéta Hardison.

- Tu peux continuer tes recherches en silence au moins pendant quatre vingt dix minutes ?

Hardison ouvrit la bouche, prêt à protester, mais il bloqua sur le teint trop pâle de son ami et le bleu sur sa joue qui devenait violacé.

- Désolé, je suis souvent seul et si tu voyais le palmarès de ce dingue.

- Je le verrais, mais dans quatre vingt dix minutes !

...

Purée (225 mots)

C'était assez désagréable de reprendre conscience de son environnement après avoir effrayé ses coéquipiers en restant soixante douze heures dans le coma. La morphine l'aidait à ne pas ressentir la douleur, mais il se sentait affaibli, vulnérable et il avait horreur de se sentir vulnérable. Sans compter le fait qu'en plus, il n'était pas tout à fait capable de tenir une fourchette de la main droite. Le tir qui lui avait transpercé l'épaule avait touché ses nerfs et ses doigts tremblaient encore malgré lui. Malgré cela, il était absolument hors de question qu'il laisse quelqu'un lui donner la becquée, déjà qu'il devait se cantonner au bouillon, à la purée et au yaourt. Par chance, il était plutôt habile de la main gauche.

Rentré avec le médecin, Hardison se laissa tomber sur le lit d'Eliot, déjà prêt à l'aider à manger, mais ce dernier lui passa un coup de cuillère sur les doigts.

- Outch, comment tu te sens aujourd'hui ?

- Comme le jour où je me suis fait enlever les dents de sagesse !

Hardison fronça les sourcils.

- Hein ?

- Tu as vu mon repas ? Depuis quand une balle dans l'épaule t'empêcher de manger un steak !

Hardison pouffa et lui tapota la cuisse.

- D'accord le cannibale, je vais voir ce que je peux faire, mais fini ta purée d'abord.

...

Trac (215 mots)

Eliot avait été militaire puis mercenaire. Il avait traversé les zones de guerre les plus atroces de la planète. Il avait été abandonné par ses supérieurs en pleine jungle birmane et avait survécu à six mois d'emprisonnement et de torture dans ce pays où il était encore condamné à mort. Il avait un sang froid et une maitrise de soi qui impressionnaient toute son équipe. Il ne reculait jamais devant le danger, ni devant des ennemis qui pouvaient paraître plus fort et plus nombreux.

Hardison avait fini par se dire qu'il avait une faculté de super héros qui lui permettait de bloquer toutes ses émotions… et pourtant, alors qu'il allait devoir jouer de la guitare sur cette scène, devant ces gens, jamais il ne l'avait vu aussi nerveux. Il avait même fait un bond d'un mètre de haut quand il lui avait effleuré l'épaule. Hardison ouvrit de grands yeux.

- Attends, mais tu as le trac ?

- Pas du tout, ronchonna son ami en décidant de monter sur scène.

Il fit trois pas, se figea et courut s'asseoir sur son tabouret avant que ses jambes ne flageolent. Oui, il avait clairement le trac, il préférait largement les zones de guerre à la scène d'une salle de spectacle, qu'est-ce qu'ils lui faisaient faire quand même !

...

Jeu (171 mots)

Déjà, de base, Eliot n'était pas friand de jeux en tout genre, même si Hardison avait tenté de le mettre à la pêche sur sa console Wii. Il avait jouer de bonne grâce, mais il avait trouvé un peu ridicule de mouliner dans le vide… En fait, Eliot ne se rappelait par vraiment avoir joué dans sa vie. Un peu au foot avec ses copains, un peu au baseball, mais l'ambiance à la maison n'était pas au jeu et après son engagement à 18 ans dans l'armée, c'était fini pour de bon…

Oui, Eliot n'aimait pas les jeux, mais celui-là était le pire de tous… parce que ce type était sadique et c'était avec la vie de ses amis qu'il était en train de jouer. Si Eliot ne se pliait pas à ses règles, il allait les tuer un à un… alors Eliot allait devoir jouer, il ne pouvait pas faire autrement… Leur rencontre l'avait ramené à la vie, il était si normal qu'il mette la sienne en jeu pour les sauver…

...

Roulé à la saucisse (235 mots)

Hardison avait prit sa mission très au sérieux. Eliot s'occupait du plat principal et s'était donc attelé à la viande laissant son ami surveiller les roulés à la saucisse qui étaient en train de cuire dans le four. Il avait confectionné les petits amuses bouches pour l'entrée et Hardison était très fier qu'il lui laisse surveiller la cuisson, sauf qu'entre deux coups d'œil, le geek avait été happé par la nouvelle extension de son dernier RPG et que maintenant ça sentait un peu trop le brûlé. Paniqué, il sauta sur le four, mais ne parvint qu'à se brûler. Il imaginait la tête que ferait l'ancien mercenaire en découvrant le marasme quand il allait remonter de la cave à vin.

A la deuxième tentative, il parvint à ouvrir le four, mais ses yeux s'écarquillèrent, tout était cramoisie… et les pas d'Eliot qui remontait du sous sol se firent entendre. Pris de panique, il ouvrit la poubelle et mit tout à l'intérieur y compris la plaque de cuisson. Il referma le four, referma la poubelle et se mit au garde à vous pile quand Eliot entra dans la pièce. Il tenta de cacher son malaise, mais son ami fronça les sourcils.

- Bordel Hardison ! Tu es quand même pas croyable, je ne peux pas te laisser trois minutes !

- Mais non, je…

- Hardison ! La plaque de cuisson dépasse de la poubelle !