Je ne possède aucun des personnages de la sérié télévisée.

Un recueil de textes courts sur l'univers de Leverage nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire

Les plans de Nathan étaient tous soigneusement préparés sauf quand un grain de sable venaient les faire dérailler.

Ce texte a été écrit sur un thème des 24 h du FoF sur la phrase "Je suis sûr(e) à 80 % que ça ne va pas nous exploser à la figure"

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


LE PARADOXE DU GRAIN DE SABLE

C'était presque une constante, Nathan faisait des plans élaborés dans lequel il oubliait invariablement une constante qui mettait tout à terre et poussait à revoir le plan dans toute sa globalité. C'était systématique ou quasiment. Eliot ne lui en tenait pas rigueur, il y avait toujours des aléas difficiles à appréhender et le plan modifié marchait souvent mieux que celui de départ.

Seulement voilà, cette fois, c'était un peu plus compliqué. Cette fois la constante dysfonctionnelle pouvait être lourde de conséquences.

Leur cible n'était pas qu'un simple escroc volant les brevets en électronique de jeunes génies pour son enrichissement personnel, non, il avait une face plus sombre, qui venait des hommes avec lequel il travaillait, des trafiquants d'armes notoires qui avaient encore moins de scrupules que lui.

La situation avait dérapé lorsque l'un de ces trafiquants, un ancien des milices privées gouvernementales avaient fait tomber la couverture d'Eliot et en même temps celle de Hardison qui jouait les génies sur le point de se faire spoiler. Les types étaient plus d'une demi-douzaine et lourdement armé. Seul, Eliot aurait bien tenté sa chance, mais il était avec Hardison et ça, c'était une autre variable qu'il ne pouvait pas négliger.

Les deux hommes se retrouvaient donc assis sur des chaises dos à dos et attachés ensemble dans la cave d'un vieux hangar désaffecté qui servait de planque à tout ce beau monde.

Eliot soupira lorsque son ami se tortilla une nouvelle fois sur sa chaise en lui lançant.

- Allez Eliot, je ne sais pas, bande-moi tous ces muscles ! Fais craquer cette corde.

- Tu me prends pour qui ?

- Je ne sais pas, Hulk ?

Eliot ronchonna tout en tentant d'essayer de se libérer, mais Jones savait comment faire des nœuds et la conversation des deux amis fut interrompue par l'ouverture de la porte. L'ancien mercenaire se tendit presque immédiatement, se demandant ce qui allait se passer et sachant très bien qu'il n'était pas en position de protéger Hardison, ce qui le mettait hors de lui, car il connaissait la dangerosité de ce type.

Son ancien partenaire se planta devant lui avec un regard satisfait.

- C'est quand même pas de chance Spencer. Elle était bien montée ton histoire, mais tout s'écroule.

- Ne chante pas victoire trop vite. Je n'ai pas encore dit mon dernier mot.

- Ah, je te reconnais bien là. Toujours ton optimisme !

- Lui ! Optimiste ! S'exclama Hardison, nous ne devons pas parler de la même personne !

Eliot roula des yeux pour marquer son agacement et Jones ricana.

- Il se traîne un boulet comme toi, c'est bien qu'il est optimiste.

- Ah, mais il est spirituel ! S'exclama Hardison, finissant d'agacer son partenaire.

- Bon sang Hardison, tais-toi !

- Si c'est pas mignon, un vrai couple, ricana Jones avant de s'éloigner. Amusez-vous bien.

Il sortit de la pièce et Eliot en profita pour enfin défaire enfin ses liens, faisant sourire Hardison.

- Ah je savais bien que tu étais Hulk.

- Ne me fais pas regretter de te sortir de là !

Hardison se redressa en massant ses poignets pendant qu'Eliot se dirigea vers la porte, mais les yeux du jeune geek se portèrent sur un objet posé une table et il sursauta.

- Euh Eliot ?

- Quoi ? S'exclama l'ancien mercenaire en se retournant vivement.

- Ne pars pas aussi vite.

Intrigué Eliot se rapprocha de son ami qu'il trouva nez à nez avec un boîtier posé sur une table par l'un des acolytes de Jones. Un boîtier avec plein de câbles, des compteurs et un minuteur.

- Attends, est-ce que c'est…

- Oui, c'est une bombe.

- Bon alors raison de plus pour que nous ne trainions pas par ici, lui répliqua Eliot en le cramponnant par un bras.

- Non, répliqua Hardison en observant l'appareil et en se dégageant de la poigne de son ami. Je pense que je peux la désamorcer.

- Tu quoi ?

- Réfléchis ! Ce hangar est en pleine zone industrielle, nous ne pouvons pas le laisser exploser.

- Alors tu veux nous faire sauter nous ? Il reste moins de six minutes.

- Ça me donne largement assez de temps pour la rendre inoffensive. Je suis sûr à 80% que ça ne va pas nous exploser à la figure !

- Et qu'est-ce que tu fais des 20% qui restent ?

- Ils vont prendre de l'ampleur si tu continues à me distraire.

Eliot ouvrit la bouche pour répliquer, mais il s'immobilisa et se contenta de soupirer. Il aurait dû comprendre que tout ne se déroulerait vraiment pas comme prévu. C'était le paradoxe du grain de sable ! Un tout petit élément qui, en entraînant un autre, le faisait se retrouver là, à regarder une bombe dans les yeux. Bien sûr, il aurait pu partir, mais il n'aurait jamais laissé Hardison derrière lui. Alors, il posa sa main sur son épaule pour l'encourager et retint son souffle. 80% ce n'était pas si mal.